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Emploi US : « Resurrection Joe » ou vapeur d’alcool ?

Emploi US : « Resurrection Joe » ou vapeur d’alcool ?

C’est finalement Goldman Sachs qui a vu juste avec sa prévision de 100 000 emplois nouvellement créés.L’économie américaine a enffet ajouté 103 000 emplois en décembre, ce qui reste  inférieur au consensus des économistes qui s’articulait entre 150 000 et 175 000.

Ainsi la mise à jour mensuelle du marché américain de l’emploi est inférieure au consensus des économistes pour un deuxième mois de suite.Le taux de chômage officiel recule cependant à 9,4%, ce qui est mieux que prévu.Les données des mois d’octobre et de novembre sont par ailleurs révisées à la hausse. Mais comme d’habiture au delà des effets de manche(tte) et effet de (t)richesse oblige c’est une baisse en trompe l’oeil du chômage en décembre…

PLUS /MOINS DEMPLOIS AUX US EN SUIVANT :

L’économie américaine a créé 103 000 emplois en décembre 2010 alors que les analystes tablaient sur un chiffre de 175 000. Mais le taux de chômage est tombé à 9,4% contre des estimations de 9,7% en Octobre et 9,8% en Novembre. Par ailleurs, le chiffre de création d’emplois de novembre a été révisé à la hausse à 71 000, contre 39 000 annoncé initialement. De même, la statistique pour le mois d’octobre a été portée à 210 000 créations de postes contre 172 000 en précédente estimation. Le seul secteur privé a créé 113 000 postes en décembre contre 79 000 (révisé de 50 000) en novembre. Le rapport indique que les États-Unis ont regagné 1,1 million d’emplois en 2010. Le pays en a perdu 8,5 millions en 2008 et 2009. Le nombre moyen d’heures travaillées dans le secteur privé américain est resté stable en décembre, à 34,3 heures. A cause d’une hausse du salaire horaire moyen, le salaire hebdomadaire moyen a quant à lui  progressé de 0,1%, ce qui est conforme aux prévisions des analystes.

David Ader, CRT Capital: «C’est clairement décevant. Du moins, quand on compare avec les attentes moussées par le rapport d’ADP publié mercredi.»

À propos d’ADP et du taux de chômage

adpbls

 Le tableau ci-dessus vient d’être publié par la firme Brockhouse Cooper et montre que sur un horizon à long terme, les données d’ADP se rapprochent de celles du gouvernement. Brockhouse Cooper tient à rappeler que les données présentées dans les derniers mois par le gouvernement ont par la suite été révisées à la hausse et souvent de manière importante.

Ça n’empêche toutefois pas les critiques de se manifester.En Effet, le chiffre dévoilé par le cabinet privé ADP mercredi a entraîné la révision du consensus à la hausse d’ou la déception de vendredi. Le chef économiste de Goldman Sachs qui a remis en question la méthode de calcul de ADP, a donc bien eu raison d’émettre quelques réserves….Mais c’est David Rosenberg qui a fait le plus preuve d’acuité en la matière

«À quel moment est-ce que les gens de la firme ADP vont lancer la serviette et arrêter de publier leurs sondages? Quand vont-ils enfin se rendre compte que leur méthodologie cause plus de mal que de bien aux marchés? Ils n’aident pas à prédire correctement les données du gouvernement américain. Si ce n’était pas du rapport publié mercredi par ADP, les investisseurs traiteraient les données du jour comme étant relativement conformes aux attentes», commente David Rosenberg, chez Gluskin Sheff.

Il est de son côté très méfiant et qualifie de «surréel» le chiffre publié par ADP. «La réalité est que le marché du travail américain est en déroute. Environ 6,3 millions d’Américains cherchent activement sans succès un emploi depuis au moins six mois. Il s’agit d’un record», souligne-t-il.

«Tout le monde croit par ailleurs qu’une amélioration du marché de l’emploi va hausser les perspectives du marché boursier. Mais c’est le contraire qui va se produire alors que les marges bénéficiaires des entreprises vont se compresser en raison des coûts liés à la main d’œuvre qui vont augmenter. Il faut se souvenir de ce qui est arrivé en 1994. Faites bien attention à ce que vous demandez.»

À propos en particulierdu taux de chômage qui recule à 9,4%, David Rosenberg souligne que le nombre de gens «découragés» de chercher un emploi vient d’atteindre un nouveau record.

Le tableau du gouvernement US à cet effet se trouve en cliquant ici.

«Si le niveau de participation n’avait pas piqué du nez de cette façon en décembre, le taux de chômage s’établirait à 9,7%, ce qui est conforme au consensus», souligne le stratège torontois.

 ■Une Croissance US en réalité sans emploi

En 2010, l’économie américaine a créé environ 100 000 places de travail par mois. Or il en faut 150 000 pour faire baisser le taux de chômage qui, à présent, est à 9.4%. A ce niveau, il grève les finances publiques, la consommation et l’épargne. Les entreprises freinent les investissements, voire délocalisent la production. Selon les prévisions, le taux du chômage restera élevé en 2011 Le rapport sur l’emploi publié vendredi indique que les Etats-Unis ont regagné 1,1 million d’emplois en 2010.Le pays en a perdu 8,5 millions en 2008 et 2009, ce qui laisse une idée du chemin restant à parcourir jusqu’à un rétablissement complet de l’économie, d’autant que le chômage n’est jamais resté aussi longtemps au-dessus de 9,4% depuis 1948 au moins.

 

Etats-Unis: baisse trompeuse du chômage en décembre

 Le taux de chômage américain a chuté en décembre à son plus bas niveau depuis mai 2009 mais cette baisse est trompeuse et n’apporte aucun espoir d’amélioration rapide de la situation de dizaines de millions d’Américains contraints à l’inactivité ou au sous-emploi.

Malgré une hausse des créations d’emploi décevante, le taux de chômage a baissé de 0,4 point par rapport à novembre pour s’établir à 9,4%, indique le rapport sur l’emploi du ministère du Travail publié vendredi. Les analystes tablaient sur une baisse beaucoup moins marquée, de 0,1 point, selon leur prévision médiane. 

Selon le ministère, l’économie américaine a créé 103.000 postes de plus qu’elle n’en a détruit en décembre.Cela traduit une hausse des embauches nettes de 45% par rapport à celles de novembre, mais les analystes attendaient un chiffre de 150.000, seuil à partir duquel il est généralement convenu que l’on puisse commencer à espérer une baisse du chômage.

  • Des chiffres à prendre avec des pincettes et à relativiser
  1. Le chiffre du chômage et celui des créations d’emplois sont obtenus à partir de deux études différentes, la première portant sur un échantillon de ménages, la seconde sur un échantillon d’entreprises, ce qui entraîne parfois une aberration entre les deux données.

Ce décalage pourrait avoir été amplifié en décembre par des questions d’ajustement des facteurs saisonniers.

 

source zero hedge

2   Un examen détaillé du rapport du ministère montre de plus que la baisse du chômage a résulté pour moitié d’une baisse de la population active provoquée entre autres par la non-comptabilisation d’un certain nombre de personnes sans emploi sorties des statistiques pour diverses raisons. Ce qui donne en réalité un taux de chomage de 16.6% un plus haut depuis juillet 2010

Même s’il a augmenté de 0,1 point par rapport à novembre, le pourcentage d’Américains en âge de travailler ayant un emploi apparaît tout juste égal à ce qu’il était en octobre: 58,3%.

source Zero Hedge

« Nous avons des raisons de penser que le taux de chômage empirera de nouveau dans un avenir proche avant de s’améliorer », a indiqué Nigel Gault, économiste du cabinet IHS Global Insight.

Témoignant devant la commission du Budget du Sénat après la publication des chiffres du ministère, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a redit qu' »un temps considérable », peut-être « quatre ou cinq ans », « devrait s’écouler avant que le taux de chômage ne revienne à un niveau plus normal ».

« Les entreprises continuent d’embaucher à un rythme prudent », fait remarquer Joel Naroff, de Naroff Economic Advisors, pour qui le chômage ne devrait pas baisser véritablement avant l’été.

source pressaffaire, le temps +agences janv11

EN BANDE SON :

 

2 réponses »

  1. Je voudrais insister sur une courbe très très importante.

    Etats-Unis : quel est le pourcentage de la population qui travaille réellement ?

    Réponse :

    Le pourcentage de la population qui travaille réellement est la courbe noire sur le graphique ci-dessous :

    Autrement dit :

    En janvier 2000, le pourcentage de la population qui travaille réellement était de 64,8 %.

    En décembre 2010, le pourcentage de la population qui travaille réellement est de 58,3 %.

    J'aime

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