Cycle Economique et Financier

Immobilier : Le piège des bulles immobilières

Immobilier :  Le piège des bulles immobilières ou la lévitation perpetuelle

Lorsque les prix de l’immobilier ont beaucoup augmenté (qu’il y a bulle immobilière), la situation devient inextricable :

soit la bulle immobilière éclate (aujourd’hui : Etats-Unis, Espagne, Irlande) et ceci crée un problème de solvabilité, un risque de crise bancaire, une perte de richesse qui fait reculer la demande ;

 – soit les autorités essaient d’éviter le recul de la bulle immobilière (aujourd’hui : France, Royaume-Uni) (incitations fiscales, politique monétaire très expansionniste…) et la crise financière est évitée mais au prix du maintien de la bulle, c’est-à-dire d’une pénalisation des acheteurs, d’un transfert anormal de richesse des « jeunes » vers les « vieux », d’une utilisation inefficace de l’épargne… Dans l’idéal, il aurait fallu toujours éviter les bulles immobilières.

(source Natxis)

PLUS DIMMO ET DE JEAN PIERRE PETIT EN SUIVANT :

Immobilier – La bulle qui ne crève jamais  par Jean-Pierre Petit, économiste

  Au moment où les instances internationales souhaitent un rebalancement de l’économie mondiale, la France regonfle sa bulle immobilière. On aurait pu penser que les effets pervers et destructeurs des bulles immobilières freineraient cette dynamique infernale. Le caractère irrationnel du subventionnement public à la rente ? La nature improductive d’un surinvestissement dans un actif non productif ? L’approfondissement des inégalités intergénérationnelles ? Le désastre américain, irlandais ou espagnol (sans parler du Japon depuis vingt ans) ? Non. Rien n’y fait.

C’est le propre d’une bulle « réussie » que de faire croire aux perdants qu’ils sont des gagnants potentiels ou virtuels.

La baisse des taux longs a artificiellement resolvabilisé les acquéreurs. Heureux de prendre la vague, les primo-accédants confondent l’amélioration de leurs conditions de logement et le fait de devenir propriétaire. C’est d’ailleurs le propre d’une bulle « réussie » que de faire croire aux perdants qu’ils sont des gagnants potentiels ou virtuels. Peu importent les paris implicites qu’ils font sur l’ensemble de leur cycle de vie. Peu importent les risques de moins-value (baisse de 50 % de la valeur des logements dans plusieurs grandes villes américaines), d’illiquidité et d’excessive concentration du patrimoine. Peu importe, enfin, le pari insensé fait sur la perspective de taux durablement très bas.

USA

 

Source Bespoke 

Le long terme n’intéresse personne. Ni les politiques, ni les banques, ni la presse, ni – cela va de soi – les professionnels de l’immobilier. Les bulles immobilières camouflent et entretiennent notre déclin. Au lieu de donner une impulsion à une croissance portée vers l’innovation et la compétitivité, elles fabriquent de la fausse croissance à crédit, « calment » provisoirement les angoisses des possédants sur le financement des retraites et de la santé et leur permettent de mieux endurer la quasi-stagnation des revenus réels.

La bulle immobilière est aussi le reflet de notre déclin car, indépendamment de la financiarisation et des incitations publiques procycliques, elle est alimentée par la peur et les illusions dangereuses et, à la fin, perdues.

source L’expansion .com jan11

EN BANDE SON :

 

1 réponse »

  1. En France les banques ont été plus prudentes que leurs consoeurs américaines, et les indemnités chômage suffisamment longues et élevées pour éviter des reventes dans l’urgence…
    Mais une remontée brutale des taux d’intérêts sera probablement l’aiguille qui fera éclater la bulle

Laisser un commentaire