Asie hors émergents

Nouvel An Chinois : Risque d’atterrissage brutal de l’ économie chinoise par Dylan Grice ( SG)

Nouvel An Chinois  : Risque d’atterrissage brutal de l’ économie chinoise par Dylan Grice ( SG)

Zod

 Afficher un ratio investissements/PIB de plus de 50% ne semble guère normal. Pas plus que maintenir des taux d’intérêt à 5% lorsque l’économie enregistre une croissance nominale de 15% chaque année.

Des conditions monétaires aussi accommodantes ont contribué à une envolée des prix fonciers de 800% au cours des sept dernières années, selon les économistes du National Bureau of Economic Research.

 Et lorsque vous y réfléchissez bien, des exemples plus récents d’inflation immobilière alimentée par des taux d’intérêt réels négatifs (Irlande, Espagne, Etats-Unis) ont connu une triste issue.

Pour autant que je sache, tous les pays industrialisés ont subi des krachs financiers. Cela semble faire partie du processus de maturation. Pourquoi la Chine serait-elle différente ?

 Une crise du crédit ne signifierait pas nécessairement la fin de la prospérité chinoise, pas plus que la panique de 1873 a mis un terme à celle de l’Amérique (même si la démographie outre-Atlantique à la fin du XVIIIe siècle était bien plus favorable que celle de la Chine aujourd’hui…). Je pense même que les Chinois ont un bel avenir devant eux. Mais quand j’examine les chiffres, je ne peux m’empêcher de penser qu’un krach est inévitable et que nous allons le sentir passer », estime Dylan Grice de SG Cross Asset Research.

Lorsque le krach se produira, l’économie australienne subira un sévère contrecoup et les rendements de ses titres d’Etat s’effondreront. Lors du mouvement de panique de 2008, les taux swaps 10 ans AUD ont baissé d’environ 3%, à 4,40%. Si cet épisode a déjà déclenché une bonne crise pour l’Australie, un krach en Chine aurait des conséquences plus sérieuses encore.

La dégradation des taux AUD peut receler des opportunités attrayantes. (…) je pense, par ailleurs, qu’il serait intéressant de jeter un oeil à la structure financière des banques et des sociétés immobilières australiennes, et des groupes très endettés du secteur des matières premières.

source AOF / Funds/Zerohedge/SG Jan11

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