Douce France

Le Risque grec sous toutes ses facettes

La mesure du risque grec au regard du cout des cds (assurances pour se couvrir contre un risque de défaut sur la dette) 

75% de risque de défaut à comparer avec le 3% germanique…

source Financial Times

Le Risque monte  et le taux long grec aussi

source Wall Street Journal

Risque de Contagion

Les Banques Françaises en pole position

source Financial Times

Un plan d’austérité drastique qui ne change rien financièrement mais fait flamber le risque social

 

L’aggravation de la situation en Grèce, les risques politiques s’ajoutant aux difficultés financières, a créé une situation sans précédent sur le marché obligataire avec des niveaux records d’écarts de taux et une hausse des rendements des emprunts des pays fragiles.

 

Vers 18H30 (16H30 GMT), les taux grecs à 10 ans se rapprochaient des 18% à 17,685% contre 17,439% la veille au soir, reflétant l’inquiétude des opérateurs alors qu’Athènes semble désormais plonger dans une crise politique.

 

Si le Premier ministre grec Georges Papandréou était mis en difficulté et venait à quitter le pouvoir, «ce serait carrément ingérable et c’est ceci que le marché est en train d’intégrer», a expliqué René Defossez, stratégiste obligataire chez Natixis. Concrètement, cela voudrait dire que les mesures promises par Athènes en échange des aides financières de la communauté internationale pourraient ne pas être respectées. Le spread, l’écart de taux entre les rendements grecs et allemands (référence en Europe), a atteint plus de 1400 points de base. «Une situation jamais vue et qui mesure l’importante prime de risque demandée par les marchés pour prêter à la Grèce», a souligné M. Defossez. Ces craintes sur la Grèce se répercutent évidemment sur les autres Etats en difficultés en Europe comme le Portugal et l’Irlande, deux pays qui ont également reçu une aide financière. Ainsi les rendements longs sur la dette du Portugal s’inscrivaient à 10,573% contre 10,388%. L’Irlande, a moins réagi aux difficultés de la Grèce.

 

2 réponses »

  1. Jeudi 16 juin 2011 :

    Portugal, Irlande, Grèce : les CDS de ces trois Etats en faillite battent des records historiques :

    Irlande : CDS à 5 ans : 804 469 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars.

    Portugal : CDS à 5 ans : 809 417 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars.

    Grèce : CDS à 5 ans : 2 073 088 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CGGB1U5:IND

    Portugal, Irlande, Grèce : les taux des obligations de ces trois Etats en faillite battent des records historiques :

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 13,074 %.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,870 %.

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 12,952 %.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,553 %.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 29,691 %.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 17,947 %.

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  2. Grèce : un défaut de paiement de plus en plus probable.

    Le chef de l’Etat et la chancelière allemande se rencontrent ce vendredi. La crainte d’une contagion d’un éventuel défaut grec, de plus en plus probable, entraîne d’autres pays de la zone euro dans la tourmente.

    Le report d’un accord sur un nouveau plan de soutien à la Grèce accroît encore les craintes d’un défaut de paiement sur la dette grecque et relance les inquiétudes d’une contagion à d’autres pays. Oli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, semble désormais convaincu qu’un défaut de paiement est inévitable.

    De même, Alan Greenspan estime qu’un défaut de paiement est «quasiment certain», dans une interview à Bloomberg. L’ancien président de la Réserve fédérale américaine ajoute que la crise de la dette en Grèce peut faire retomber les Etats-Unis en récession. De quoi expliquer les encouragements du porte-parole de la Maison Blanche hier, soulignant qu’«il est important que le gouvernement grec continue» ses efforts de réforme.

    Un défaut pourrait générer d’importantes pertes pour les banques et créer les conditions d’une panique bancaire similaire à celle de la crise financière de 2008. La France et la Banque centrale européenne préviennent également des risques d’embrasement de la zone euro en cas de rééchelonnement de la dette grecque qui suppose un engagement des banques européennes. Ainsi, Nicolas Sarkozy rencontre Angela Merkel ce vendredi pour la convaincre de faire un geste en faveur d’Athènes.

    Les craintes d’une contagion de l’accablante situation économique de la Grèce pénalisent déjà d’autres pays de la zone euro. Alors que les taux grecs ont atteint un nouveau record hier, le taux de ses obligations à deux ans a grimpé au-delà de 30%, les obligations de l’Etat espagnol s’établissaient elles aussi à des sommets.

    Le coût d’emprunt en Espagne s’est envolé à un niveau inédit depuis onze ans et Madrid a ainsi été contrainte de limiter le montant de son émission de dette. En Irlande et au Portugal, les coûts de l’assurance contre un défaut, mesurés par les CDS (Credit Defaut Swaps), se sont également envolés.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/06/17/04016-20110617ARTFIG00307-grece-un-defaut-de-paiement-de-plus-en-plus-probable.php

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