A Chaud!!!!!

A Chaud!!!!! du Vendredi 18 Mai 2012 : Les enfants du Tigre par Bruno Bertez

 A Chaud!!!!! du Vendredi 18 Mai 2012 : Les enfants du Tigre par Bruno Bertez

L’Espagne en ligne de mire

Moody’s vient d’annoncer la degradation de 16 banques espagnoles. Cette dégradation très tardive ne surprendra que les gouvernements et Michel Barnier tant elle était prévisisble et justifiée.

Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, principalement des crédits immobiliers susceptibles de ne pas être remboursés, a de nouveau progressé en mars, atteignant un nouveau record depuis dix-huit ans à 147,968 milliards d’euros, soit 8,37 % du total des créances.

   La façon maladroite dont le gouvernement espagnol a traité l’affaire Bankia, démontrant qu’il ne comprenait rien au problème et était incompétent, a acceléré le mouvement de méfiance.

Les reculades successives qui consistent à nier les problèmes puis à les concéder puis à augmenter les estimations de pertes tout en restant tres loin des vrais chiffres est une erreur chronique des gouvernemennts et fonctionnaires européens.

Ils continuent de croire que le secteur privé ne sait pas lire les bilans, les footnotes, les rapports de la BRI  etc. Tant que l’on continue à prendre les opérateurs, les investisseurs, les marchés pour de imbéciles le flux des nouvelles restera catastrophique.

 La responsabilité des pseudo dirigeants dans l’aggravation continue de la crise est énorme.

Les marchés asiatiques ont chuté lourdement de 1,5 à 3% sur les nouveaux développements.

La position des anglo saxons qui prennent à la gorge les dirigeants euopéens ne facilite guère les choses. Aucune capacité de réponse et de défense de ces pseudo responsables, ils se laissent enfoncer , voire humilier sans réplique et en fait sans se   rendre compte remplissent l’agenda des anglo saxons !

 Les européens empétrés dans leur petite politique politicienne, leurs petits egos electoraux et leurs rodomontades n’ont aucune vision de l’ensemble du tableau, ils errent perdus, au jour le jour, ballotés au gré des nouvelles, des rebondissements, démentis , réactions, fétus de paille sur impuissants sur la mer de la finance .

Pour controler des mouvements, il faut d’abord les comprendre, pour guider l’économie il faut encore savoir vers ou , vers quelle direction on veut aller.

Le dernier semblant d’ancrage Sarkozy/Merkel était très insuffisant, mais il avait le mérite d’exister. Les coups de boutoir des pestiférés aux portes de l’Allemagne risquent une fois de plus de précipiter les choses dans la mauvaise direction et de faire le jeu des anglo saxons.

Le deal idiot que Merkel s’apprèterait à faire avec le SPD sur la taxation et la castration de la finance déplait aux anglais et c’est l’une des raisons de leur aggressivité Ils défendent ce qu’ils appellent leur industrie.

Au lieu de contredire sa politique en faisant alliance avec le SPD, Merkel ferait mieux de chercher la cohérence de ses actions et rechercher des alliés du coté de la finance et des marchés puisque tout le sens de la politique européenne est de sauver les banques sur le dos des peuples . Si tu veux tuer les enfants du tigre, il faut aller le dans sa taniere. Pour lutter contre la finance il faut la connaitre et la comprendre.

Quand on a choisi une politique, fut elle catastrophique autant en recueillir les fruits, à quoi sert de sauver le systeme bancaire d’une main et de le fouetter symboliquement de l’autre. On spolie les citoyens pour sauver les banques  mais on ne bénéficie meme pas de la gratitude de ceux que l’on sauve à cause d’actions symboliques, inutiles qui ne rapporteront rien et qui plus est sont totalement  inopportunes.

Les banques sont en faillite, on fait tout pour les sauver et   en mème temps on les stigmatise et on les taxe!  

La solution de la crise européenne n’a aucun rapport à ce stade avec les réglementations, les taxes, les controles etc le vin est tiré depuis longtemps, il faut le boire.

BRUNO BERTEZ Le 18 Mai 2012

EN BANDE SON :

PLUS DE PRESSION ANGLOSAXONNE EN SUIVANT :

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Sur fond d’arrières pensées politiques et économiques l’offensive anglo-saxonne contre l’Euro

Le Premier ministre britannique estime l’Europe au bord du gouffre. Il soutient l’initiative reprise à son compte par François Hollande de « project bonds ».

Alors qu’il devait s’entretenir dans l’après-midi avec ses principaux partenaires européens avant le G8 de ce week-end, le Premier ministre britannique, David Cameron, n’y est pas allé par quatre chemins hier matin à Manchester. « Soit l’Europe met en place une zone euro stable avec un pare-feu efficace, des banques bien capitalisées et bien régulées, un système de fiscalité commune et une politique monétaire accommodante, a-t-il déclaré. Soit nous entrons en terre inconnue avec des risques gigantesques. »

Cette leçon, qui reflète parfaitement ce que pense une écrasante majorité des économistes anglo-saxons, pourrait déplaire à ses alliés. La France s’était en effet déjà plainte de ce type de propos en fin d’année dernière. Il est vrai qu’ils peuvent jeter de l’huile sur le feu des marchés financiers.

David Cameron estime cependant que les risques de répercussion de la crise européenne sur son pays rendent « tout à fait légitime » qu’il dise ce qu’il pense. « Je suis conscient que les pays à l’intérieur de l’euro ne soient pas friands de conseils de la part de pays à l’extérieur, a-t-il noté. Mais cela nous affecte aussi. »

Intérêt politique et économique

Il est possible que le leader conservateur ait également un intérêt politique à faire de la crise de l’euro un boucémissaire au moment où sa politique est-elle-même attaquée puisque son pays est en récession -contrairement à la zone euro. « J’ai une tâche claire : protéger la Grande-Bretagne », a-t-il lancé en défendant sa stratégie de rigueur budgétaire et d’interventionnisme monétaire.

Alors que Londres semblait devoir naturellement s’aligner sur Berlin en faveur de la rigueur, David Cameron a en tout cas apporté hier de l’eau au moulin de François Hollande. En premier lieu, il soutient les « project bonds », c’est-à-dire le financement de projets d’infrastructure, que le président français a repris à son compte pour relancer la croissance. Ensuite, il estime que même si les pays fragiles de la zone euro doivent faire des efforts, « le coeur de l’Europe, dont la Banque centrale européenne », doit aussi « soutenir la demande et partager l’effort d’ajustement ». L’Allemagne est prévenue. LES ECHOS

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5 réponses »

  1. Dimanche 19 mai:

    Il est temps, grand temps de se remettre au travail. Les semaines qui viennent vont ètre agitées. Nous sommes un peu comme des funanbules sur un fil, c’est-à-dire en équilibre dans un environnement instable. C’est le moment d’abandonner les oeillères élctotorales, d’ètre rigoureux, de juger du réel en fonction non pas des opinions et de la propagande mais en fonction des éléments concrets mis à notre disposition. Plus que jamais il faut décoder, déconstruire, revenir aux faits et aux fondamentales.

    Pourquoi ?

    Parce que :

    -La crise grecque est à un tournant
    -L’Espagne a rejoint l’enfer.
    -L’offensive, la pression anglo saxonne est à son comble
    -La France est à nouveau en p2riode electorale
    -Merkel est aux abois.
    -La droite francaise est dans les cordes
    -La situation iranienne est instable
    -Les marchés sont fragiles, au bord du précipice.

    Commencons par les marchés.
    Le marché mondial a tangué la semaine derniere.
    L’indice phare mondial, le S & P 500 a chuté de 4,3% . Les cycliques de 7%, les banques de 7,2%, Mème la technologie a subi des dégagements importants avec un rétro de 5,5%.

    Le risk- on a trinqué avec une hausse du dollar index à 81,28. Le cout pour échanger des revenus en euros, emprunter des dollars a monté fortement et la hausse est la plus vive depuis 5 mois. Cela veut dire que les capitaux cherchent le refuge du dollar, pas seulement les capitaux européens mais aussi les capitaux de pays comme la Corée, l’Afrique du Sud,le Brésil. On fuit egalement la Russie. Le monde est à la courette de dollars. C’est le signe que la tension monte, que la peur gagne.

    Fait significatif le pétrole a degringolé de 7,2% , on est revenu à 91Dollars le baril.

    L’or a retrouvé un courant d’achat de protection, il ne perd que 2% , gràce a un boom des achats chinois. On se precipite sur les céréales, en très forte hausse.

    Les devises du risk-on chutent avec plus de 2% de déchets sur le dollar canadien, sur l’autralien , avec 3% sur le real bresilien, , 3,5% sur dollar neo zelandais .
    Les devises du risk off dans le sillage du dollar us sont recherchées ains le yen progresse de 1,3 %.

    Les spreads corporate se dilatent et ceux des junks s’envolent.

    Les Treasuries us sont bien sur achetées et surachetées, le rendement du 10 ans US perd 11 pbs à 1,72 et le rendement du 30 ans perd 31 pbs à 2,8%.

    En Europe c’est la débandade. Aussi bien sur les actions que sur les dettes souveraines.

    Le DAX abandonne près de 5%, l’Ibex espagnol fait un plongeon de 6,2%, le MIB fait encore plus mal avec un déchet de 7,1%. Pas besoin d’augmenter l’impot sur la fortune pour réduire les inégalités, la répression financière fait son travail toute seule. Et pas seulement sur les placements à risque mais aussi sur le soi disant sans risque !
    Chute de la dette espagnole, le rendement monte de 26pbs à 6,25 %;
    Chute de la dette italienne avec un rendement qui fait un bond de 30% à 5,80% . Le rendement du 10 ans grec monte à 28,54% soit un saut de 438 pbs.

    Un mot sur la France, alors que le rendement des bunds allemands est en chute de 9pbs a 1, 42 % , refuge oblige, le rendement des emprunts français monte comme celui des pestiférés à 2,84% , plus 5 pbs ce qui met le spread, franco allemand à 1,48 , record depuis novembre 2011.

    Merci messieurs, on voit les effets de votre compétence, de votre capacité à gérer et à traiter les problèmes qu’ils soient grecs, espagnols, italiens et français, La France pour ceux qui en doutaient encore a bien rejoint le camp des pestiférés et decroché de l’Allemagne. Et ce n’est qu’un début , bien sur.

    Heureusement les grands de ce monde, ce sont des grands n’est ce pas, se sont réunis ce week end à Camp David. Ils sont allés présenter leurs doléances à leur suzerain, lequel suzerain a daigné distribuer quelques bons points aux plus mauvais elèves, soucieux qu’il est de favoriser leur affaiblissement et quelques mauvais points aux Allemands qui ont le malheur de déplaire et de s’obtiner, plus pour longtemps , à refuser l’infamie de l’avilissement concerté.

    En résumé la bonne gestion des souverains a permis une nouvelle étape d’appauvrisement généralisé , ce qui est le but de leur gestion et accéléré le deleveraging, le désendettement mondial, la fuite devant le risque, ce que bizarrement et contradictoirement ils ne souhaitent pas . À moins que leur objectif ne soit que l’on prenne plus de risque pour s’appauvrir plus .

    Fin de la premiere partie , nous vous laissons déguster.

    • DEUXIEME PARTIE.

      Avant d’en venir à nos grands garçons réunis en week end à Camp David, nous voulons ètre surs que vous comprenez bien ce qui se passe, c’est essentiel , si vous ne comprenez pas eux et leurs journaux vont pouvoir continuer à raconter n’importe quoi.

      La situation globale s’aggrave. L’embellie artificielle, électorale US provoquée par l’injection de crédit d’état de crédit étudiant, de crédit automobile etc prépare la réélection de Obama , mais c’est temporaire.

      Partout ailleurs, le fond se détériore; partout on est soit à la peine, soit en crise. Cette situation provoque des mouvements contrastés, mais dont le sens est la fuite devant le risque, le désendettement, la réduction du bilan des banques privées, la liquidation de positions fragiles. On vend, on liquide et on s’en va comme sur les marchés et on va se mettre à l’abri, au parking ;

      C’est la débandade du risk-on, le retour en force du risk-off;

      Cette débandade agit comme un révélateur , comme un décapant.

      À deux niveaux :

      Au niveau micro ,

      C’est la perte de JPMorgan que l’on connait et surtout celle de tous les autres que l’on ne connait pas.

      Toutes les grandes Banques US et les autres géants mondiaux avec elles sont placés en risk-on car ils vendent tous des protections ,des hedges, des assurances soit des CDS soit des autres. Ce sont des opérations complexes , mais dont la logique est d’ètre de fausses assurances au sens ou il n’ y a pas de réserves , pas de garanties pour faire face aux sinistres.

      Cette fausse assurance fonctionne de façon dynamique c’est-à-dire que le pseudo assureur couvre son risque sur le marché au fur et à mesure que la situation évolue. Ces peudo assureurs gagnent beaucoup d’argent à vendre des assurances contre les inondations …. quand il ne pleut pas, c’est à dire en période de grande sécheresse; Mais quand les inondations arrivent ces pseudo assureurs/réels spéculateurs sont forts dépourvus , comme la bien connue cigale, ils n’ont pas de réserve pour faire face aux accidents donc ils viennent eux mème sur les marchés pour chercher à se couvrir; et ils le font dans des opérations complexes, abracadabrantes , fondées sur des analyses mathématiques, des corrélations etc.

      Et quelquefois compte tenu de l’étroitesse des marchés , de l’absence de liquidité ils font des opérations tellement complexes qu’elles deviennent impossible à dénouer, en tout cas à dénouer discrètement. C’est ce qui est arrivé à JP Morgann et c’est ce qui est arrivé à au moins six autres grands etablissements du mème genre.

      Donc il faut surtout bien comprendre que cet accident, ces accidents ne sont pas exogènes, ils sont intrinsèques au système et les Banquiers Centraux et la BRI les connaissent.

      Le passage brutal au risk-on au risk-off ces dernières semaines alors que la grande communauté spéculative mondiale est unanimement dans le meme sens et joue le risk-on crée un risque systèmique; Nous disons bien systémique ; Ils sont tous du mème coté du bateau. Inutile de dire que des grands hedge funds bien gérés et sans scrupules profitent de cette situation pour jouer contre ces banques géantes, les requins sont attirés par l’odeur du sang des grosse baleines.

      Au niveau macro

      Il faut savoir que les prises de position risk-on des grands établissements de la communauté spéculative mondiale sont fondées sur une croyance : la croyance que toujours en cas de grippage du système les complices des Banques Centrales les sauveront.

      Bernanke n’arrète pas de rappeler ses promesses, on fera ce qu’il faut ne vous en faites pas , sous entendu on arrosera de liquidités pour rétablir le risk -on ; Donc allez y refaites des profits, refaites du capital en vendant des assurances bidons, nous joueront le role de réassurreur; Gratis bien sur. Et puis Draghi /Goldman , pas de problème on sait qu’il connait la musique et il sera là quand on aura besoin de lui.

      Le problème est que tout ne fonctionne pas comme sur des roulettes, les comparses des Banques Centrales sont un peu génés aux entournures, ils n’ont pas les mains libres en ce moment;
      Ils aimeraient pouvoir repratiquer une politique aggressive de reflation, création monètaire, printing, mais il y a des empècheurs d’inflater en rond.

      Aux USA les Gouverneurs de la Fed sont loin d’ètre unanimes sur un nouveau Quantitative Easing et montrer, étaler les dissensions serait une catastrophe;

      Et puis il y a les conservateurs, c’est-à-dire les 15 % de personnes, généralement de très haut niveau qui sont proches des idées de Ron Paul , le candidat aux Présidentielles anti-FED lequel a une audience, une tribune , malgré la censure . Ses idées se propagent, les prises de conscience se font ; Ce serait un risque politique considérable pour la Fed que de passer outre, tant que la campagne bat son plein et que les conservateurs ne sont pas neutralisés. La FED ne peut sauver en ce moment ses complices.

      Draghi/Goldman est dans la mème situation, il ne peut refaire un LTRO si proche du dernier, il n’a pas les mains libres because les Allemands. Ces monstres responsables de tous les maux européens qui prétendent imposer au monde rigueur, honneteté, bon sens ,vision du long terme.

      Le système bancaire anglo saxon , américain et britannique est en position périlleuse; c’est lui le plus exposé à ces produits toxiques d’un nouveau genre , ces hedges , fausses assurances, réelles spéculation sur la possibilité infinie de printer.

      Si vous nous avez suivi jusque-là, et vous y avez intéret si vous ne voulez pas ètre le gogo perpétuel que l’on gruge, si vous nous avez suivi jusque là vous comprenez:

      -Pourquoi les Anglo saxons sont à fond pour la croissance à tout prix , c’est vital leur système financier périclite si le risk -off dure un tant soit peu

      -Vous comprenez pourquoi ils font semblant de mettre en avant leurs soi disant priorité sur l’emploi et le chomage, c’est le masque de la kleptocratie, son alibi pour ètre sauvée. Car qui dit politique, noble , en faveur de l’emploi dit alibi pour refaire un tour de mesures monétaires non conventionnelles , alibi puisque on sait bien qu’il n’y a plus d’autres ressources disponibles pour financer la croissance, les dettes étant au maximum.
      Peu importe le cynisme qui consiste à utiliser l’alibi de l’emploi pour spolier les travailleurs, peu importe qu’il soit prouvé que toutes ces mesures sont inéfficaces et se réduisent à de la poudre aux yeux ;

      -Vous comprenez l’alliance anti Merkel, les accouplements contre nature Obama-Cameron-Hollande, Hollande sert de cheval de Troyes, de bélier pour fissurer l’édifice européen dominé par les Allemands ;

      -Vous comprenez pourquoi nous avons écrit il y a quelques jours que les Socialistes sont les idiots utiles pour faire progresser l’agenda des Anglo saxons, des kleptocrates , et vive l’eurobond qui permettra à la klepto de faire son plen et à l’Europe de revenir au statut qu’elle n’aurait jamais du quitter, celui de vassal obéissant , content , fier de sa place de second rang.

      Vous comprenez pour quoi nous n’avons pas besoin de vous commenter le G8 puisque ce G8 donne à voir, maintenant que vous y ètes préparés, les manigances, les alliances malsaines qui tentent de se nouer entre les contraires, entre ceux que tout oppose, alliances Obama-Cameron-Hollande contre notre véritable allié et partenaire, l’Allemagne.

    • Poutine a voulu montrer comme De Gaulle en son temps que ce Machin international qu’est le G8 n’était qu’un faire valoir americain , il reste fidèle à sa nouvelle ligne très nationaliste, il montre aux américains qu’il n’est pas dupe et qu’il sait que les manifs dans les rues contre lui sont financées par eux. Il n’est pas du genre à tendre l’autre joue quand on lui donne une gifle.

  2. Lundi 21 Mai : La raison d’Etat ou le droit du plus fort?

    Quand nous étions jeune, nous avons planché sur d’interminables dissertations de philo sur les thèmes bien connus: tout est-il permis pour faire le bien? La raison d’Etat justifie-t-elle tout ? A-t-on le droit de mentir en démocratie? Que pensez-vous de Machiavel, ses préceptes peuvent ils s’appliquer quand c’est le peuple qui est souverain?
    Ah! Et les fameuses mains sales de Jean Paul Sartre, elles en auront fait couler de l’encre!
    Vous savez, pour nous lire régulièrement que nous considérons que le mensonge, la dissimulation, la non transparence en démocratie sont des crimes qui méritent d’être sanctionnés, punis, par autre chose que la non réélection.
    Nous refusons le mensonge d’Etat, l’histoire abonde de ces mensonges et des horreurs ainsi produites, la dernière, énorme, en date étant la guerre d’Irak de George Bush.
    On ne peut à la fois prétendre que le citoyen vote libre, éclairé, supposer son intelligence, prétendre que son opinion a de la valeur et, en même temps, lui mentir, lui dissimuler l’essentiel; entretenir l’opacité. Comme nous l’avons écrit il y a peu, dès lors qu’un consentement démocratique est obtenu de façon trompeuse, on est dans le domaine de la violence, lequel justifie la violence en retour. Nous aimons le livre de Chevènement, le Pari de l’Intelligence, même si nous le prenons dans un autre sens que lui, et nous soutenons que la démocratie est un pari sur l’intelligence des peuples à condition de ne pas avoir pour objectif de les maintenir dans l’ignorance.
    L’Europe a été construite sur des mensonges, sur des agendas non explicités, sur des non-dits. C’est structurellement, fondamentalement, qu’elle est pseudo élitiste et anti démocratique. Nous disons pseudo élitiste car nous avons le souci de l’exactitude: si, au sommet européen, il y avait de vraies élites, cela se saurait, cela se verrait, cela donnerait des résultats. A la tête de l’Europe, il y a tous ceux qui ont flagorné efficacement, qui n’ont pas réussi à décrocher des mandats électifs, ceux qui ont eu la chance de faire partie de la négociation de marchands de tapis qui a réparti les postes entre les pseudo élites autoproclamées et cooptées.
    Le projet européen que l’on a vendu aux peuples sur une idée de grandeur, de rang, presque héroïque, comme un dépassement de l’histoire, était en réalité un projet de petits boutiquiers soucieux d’augmenter leurs profits et de museler les travailleurs en faisant valoir que toute avancée sociale était impossible puisque l’on était soumis à la concurrence et aux lois européennes. Le projet européen a ensuite l’objet d’une OPA par la finance mondialisée, la classe de la ploutocratie kleptocratique ayant supplanté les boutiquiers. La loi de la mondialisation, pour faire faire tenir tranquilles les peuples et les priver des bénéfices du progrès, a remplacé la loi de l’Europe.
    Vu sous cet angle, nous soutenons que l’Europe est devenue inutile au capital kleptocratique et que c’est le sens profond des attaques des Anglo-saxons pour la faire s’effondrer ; elle est un obstacle, comme dans les années 30, à la reproduction qu’ils veulent et même à l’extension du système qu’ils veulent. Et pour en finir avec l’Europe, il faut en finir avec son bastion de résistance, son ancrage, c’est à dire l’Allemagne. Et c’est le rôle historique des idiots utiles, les socialistes de faire ce travail.
    L’enjeu de la crise de la reproduction du système capitaliste dévoyé par la finance, c’est le suivant:
    Est-ce que l’on réussit à le sauver par son extension, par l’austérité imposée aux travailleurs et aux classes moyennes, aux petits producteurs nationaux.
    Est-ce que, au contraire, on capote, on échoue, et un système neuf, plus efficace, moins spoliateur, voit le jour, avec une répartition différente des pouvoirs et des richesses.
    Vous comprenez que, face à un tel enjeu, tout est permis, les mensonges, mystifications, alliances contre nature… et la social-démocratie a une mission essentielle, celle de faire passer la pilule aux peuples, celle de les faire tenir tranquille en détournant leur colère, en masquant les enjeux. La social-démocratie, c’est le second fer au feu de la kleptocratie pour canaliser et détourner l’indignation des peuples.
    Il n’y a que les extrêmes qui ont fonction systémique de contester le jeu politique dominant.
    Celui de droite qui défend l’identité, le spécifique, le national, est stigmatisé et rejeté hors du jeu par la démonisation. La démonisation de l’extrême droite permet de ne pas tenir compte de ce que demandent ses électeurs, permet de les mener dans un cul de sac, avec la complicité des soi-disant démocrates de droite ou de gauche.
    Celui de gauche est reconnu socialement et même politiquement à condition qu’il serve de force d’appoint à la social-démocratie de gauche, à condition qu’il soit ce qu’il est, le fourrier, l’alibi du maintien du système qu’il fait semblant de combattre. C’est tout le sens profond de la position du PC, des dissidents de la LCR etc. A condition d’être invité à la table électorale et syndicale, ils acceptent de servir de caution à ceux qu’ils affichent combattre. Les autres, ceux qui refusent cette compromission, comme Besancenot ou Poutou, sont mis hors du jeu comme l’extrême droite.
    La vraie solution politique au problème français, c’est évidemment une recomposition politique, une clarification fondée sur les vraies communautés d’intérêt, de valeurs, de principes, voire d’identité.
    Le rôle des partis actuels et de leurs médias est d’empêcher toute prise de conscience qui favoriserait cette recomposition. Comme les socialistes dans leur parti, le centre de Bayrou est là pour jouer le rôle des idiots utiles et mystifier les aspirations à une recomposition.
    Tout ceci à propos d’une information sortie ce week-end, bien sûr non traitée par les
    médias MSM et les TV klepto:
    « Il y a un an et demi, il y avait un risk d’effet de dominos en cas de sortie de la Grèce. Aujourd’hui, il y a des gens à la BCE et à la Commission qui travaillent sur la mise en place de scénarios pour le cas où la Grèce n’y arriverait pas ».
    « Une sortie de la Grèce ne signifie absolument pas la fin de l’euro comme certains le proclament ».
    Interview du Commissaire Karel de Gucht au journal belge, De Standaard.
    Aussitôt, les propos de Karel de Gucht ont été démentis par la Commission. La crédibilité de notre ami Karel est extrême et intacte, il a été le premier en Mai 2010 à révéler ce que la Commission savait depuis 2006, à savoir que la Grèce trichait sur ses comptes et que tout était bidon.
    C’est important de savoir où en est l’affaire grecque, où sont les risques, quelles sont les alternatives, car vos sous, votre patrimoine, vos impôts futurs, la valeur de ce que vous avez dans votre porte-monnaie en dépend.
    Mais vous n’êtes pas autorisés à faire partie des initiés, des happy few banquiers et familles klepto qui jouent, spéculent, transfèrent leurs fonds dans les pays anglo-saxons ; non, vous, vous êtes censés être les victimes du sacrifice sur l’autel de l’euro, vous êtes censés boucher les trous financiers et fiscaux et surtout sans réagir, sans défense. Et si vous vous défendez, on vous stigmatisera, vous montrera du doigt, on vous contrôlera, vérifiera votre coffre de voiture comme en Italie en ce moment! Le gouvernement italien vient de mobiliser 25.000 policiers et militaires pour protéger 500 personnes et des milliers de cibles considérées comme susceptibles d’être attaquées par les révoltés fiscaux.

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