Chinamerica

La Chine avoue son impuissance face au ralentissement mondial

La Chine avoue son impuissance face au ralentissement mondial

La Chine avoue son impuissance face au ralentissement mondial Selon le Ministère du commerce, le pays aura grand peine à atteindre ses objectifs de croissance du commerce extérieur cette année. Les exportations chinoises devraient encore baisser d’ici à la fin de l’année

Les exportations tout comme la croissance chinoise ont ralenti. On se pose désormais la question de la réalité de la seconde: dans quelle mesure a-t-elle été concrète? «Authentique» dans le sens où elle était le reflet de la grande consommation (sans doute oui) mais aussi de l’investissement productif (ce qui paraît plus douteux). La BBC a récemment relevé d’énormes «moutons à cinq pattes» en Chine: des projets de construction de villes entières, des centres commerciaux, parcs de loisirs et même des répliques de villages anglais. Bien sûr, cette activité en a ajouté au PIB, mais le doute s’installe quand on sait que tous ces bâtiments sont vides! Comment cette virtualité peut-elle avoir augmenté la richesse?

La Chine entame un nouveau virage tandis que simultanément, ses dirigeants vont être renouvelés. La réorganisation de son système de retraite est désormais à l’ordre du jour et, qui sait, la Chine pourrait se mettre à respecter ses obligations comme tout membre de l’OMC se doit de le faire, en particulier sur la propriété intellectuelle.

Alors que débute  le sommet annuel entre l’Union européenne (UE) et la Chine, à Bruxelles, Pékin a reconnu qu’elle aurait «d’énormes difficultés» à atteindre son objectif de 10% de croissance du commerce extérieur pour 2012, dans un contexte de ralentissement économique mondial.

«Nous devons encore nous efforcer de réaliser les objectifs fixés au début de l’année, mais nous sommes confrontés à d’énormes difficultés», a déclaré le porte-parole du Ministère du commerce, Shen Danyang, lors d’un point de presse mensuel. «La demande extérieure va probablement devenir encore plus faible que ce que nous avons vu durant les huit premiers mois de l’année.»

PLUS DE CHINAMERICA EN SUIVANT :

Entre janvier et août, le commerce extérieur chinois a connu une expansion de seulement 6,2% en rythme annuel, tandis qu’au mois d’août, les exportations n’ont progressé que de 2,7% et les importations ont chuté de 2,6%, selon des chiffres publiés en début de semaine dernière par le Ministère du commerce. L’an dernier, les exportations chinoises avaient encore progressé de plus de 20% et les importations de près de 25%. La plus faible croissance du commerce extérieur chinois pèse sur la hausse du produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale, qui a ralenti pour tomber avec 7,6% au deuxième trimestre à son plus faible niveau en trois ans.

Les exportations chinoises vers l’UE ont reculé de 4,9% cette année pour la période janvier-août, tandis que les importations en provenance de l’UE ont crû de 3,1%, selon les douanes chinoises. Les exportations chinoises vers l’Italie sont en recul de 26%, celles vers la France de 8,6% et celles vers l’Allemagne de 7,9%.

Le gouvernement chinois a annoncé récemment des mesures destinées à «stabiliser» les exportations, prévoyant notamment des baisses de taxes pour les exportateurs ainsi que des procédures douanières simplifiées. Ces derniers mois, Pékin a également laissé s’affaiblir le yuan par rapport au dollar pour soutenir les exportateurs en difficulté. Toutefois, après la timide émergence de signes de reprise, l’indice PMI flash HSBC a atteint sa plus faible valeur depuis neuf mois – 47,8 – (une valeur inférieure à 50 indique une contraction de la croissance). Ce résultat contredit les attentes d’une reprise modérée. Une stagnation de l’économie est manifestement à craindre.

Sep19_China PMI

«Pékin souhaite sans doute voir un rebond de l’économie, surtout à l’approche de la transition au sommet [c’est-à-dire le 18e Congrès du Parti communiste en octobre]», souligne Michael Pettis, professeur de finance à l’Université de Pékin. Or, la pompe à crédit donne des signes de fatigue. «Mon sentiment, c’est que le gouvernement central a bien fait mine d’autoriser, et même d’encourager davantage les dépenses en infrastructures, mais a refusé de les financer. Et que les gouvernements locaux sont en train de réaliser que ça sera bien plus difficile qu’ils ne le croyaient», poursuit ce spécialiste de l’économie chinoise.

A Bruxelles, l’enjeu est double. L’UE est la première destination des exportations chinoises et le deuxième fournisseur de la Chine, derrière le Japon. La Chine est aussi le deuxième partenaire commercial de l’Union, juste derrière les Etats-Unis. Mais outre les discussions sur l’état de ses relations commerciales et des tensions qui en découlent, l’Europe espère aussi voir Pékin la soutenir en achetant de sa dette.

source AFP sep12

1 réponse »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s