Les Clefs pour comprendre du Mardi 9 Octobre 2012 : L’or, un achat démocratique par Bruno Bertez


Vous serez étonné, bien sûr, de nous voir défendre l’idée selon laquelle l’achat d’or est un achat d’amoureux inquiet de la démocratie. Confusément, vous sentez bien qu’il y a quelque chose de cet ordre, vous sentez bien que les monnaies de papier, tout en étant commodes, ne vous laissent pas tout à fait libres; vous sentez bien que ces mystères du crédit, de la Banque et de l’origine de la monnaie, ces mystères vous dépassent… et que ce n’est pas pour votre bien. Confusément, lorsque vous constatez votre appauvrissement, la perte de votre pouvoir d’achat, vous vous dites, mais, si moi je perds, il y a bien quelqu’un qui gagne, ce quelqu’un, qui est-ce? Comment fait-il, par quel tour de passe- passe, le produit de mon travail, de mon ingéniosité ou de mon épargne finit-il dans sa poche? Toujours aussi confusément, vous vous doutez bien que cela a à voir avec le Pouvoir et ceux qui en sont proches.
Il faudrait un livre entier pour étayer cette idée sous ses différents aspects.
Le fil conducteur qui guiderait ce livre serait que l’or est un symbole. Un symbole qui traverse les siècles, un symbole universel qui a à voir avec, à la fois la richesse, l’échange entre les individus, le sacré, l’éternité, le divin. Et que ce symbole, les Pouvoirs ont toujours voulu s’en rendre maîtres. Soit pour s’approprier le métal qui le représente, soit pour imposer autre chose, en remplacement, afin de se rendre maîtres des richesses réelles et de leur répartition.
L’or est un symbole de ce qui est désirable, précieux, partout, tout le temps. Il nous rappelle qu’au-delà des relativismes et des manipulations des Pouvoirs, il existe des choses « en soi »; valeurs absolues qui valent, qui importent, qui s’échangent au-delà des modes, des caprices, parce que leur symbole, leur empreinte, leur forme, sont gravées dans l’âme humaine. Ce n’est pas l’or métal qui vaut ce qu’il vaut comme le croient les imbéciles tels que les banquiers centraux, non c’est l’empreinte, à ce jour indélébile, de l’or dans l’esprit des hommes. L’or est une forme primaire, un très lointain ancêtre de la forme valeur, de la forme échange. Pas seulement entre les hommes, entre les peuplades, mais aussi avec les dieux, l’or participe du sacré. De tout ce que nous avançons, témoigne son rôle dans les fêtes, les cérémonies, les religions.
Vis à vis des dieux, l’or est offrande, gaspillage suprême de ce qui est le plus précieux, le travail, la peine cristallisée de l’homme. L’or a sa place, à ce titre, à côté des grands archétypes qui nous font être ce que nous sommes, amoureux de la Lumière, de la Vérité, de la Perfection. Retenez bien ceci, c’est central: l’or a à voir avec du travail cristallisé.
Et le fait que le travail soit mal payé, que les richesses soient mal réparties et autres balivernes démagogiques n’a rien à voir avec l’or, tout cela a à voir avec la folie et la malhonnêteté des gens.
Personnellement,je ne crois pas aux dieux banquiers centraux et aux gouvernements mal élus au point de leur faire offrande de ce que j’ai de plus précieux sur terre, le produit de mon activité. Je réserve cela pour les vrais dieux, ou à la rigueur mes enfants, pas pour les imposteurs.
L’or est éternel, en tant que quelque chose de difficilement définissable, détenteur de valeur d’échange qui a franchi toutes les frontières, tous les siècles, toutes les guerres et révolutions. Il n’y a pas plus amoureux et respectueux de l’or d’ailleurs que les peuples qui ont souffert de la tyrannie et de la barbarie.

Comment acheter les armes pour se révolter alors que les Pouvoirs peuvent saisir vos avoirs d’un coup de clavier d’ordinateur?
Nous avons écrit récemment sur les docteurs Folamour qui veulent non seulement manipuler les marchés, les prix, mais aussi les lois de l’économie qui ne sont rien d’autre que les lois éternelles du comportement humain face à la rareté. Avec l’or, nous sommes au cœur du problème, au cœur de la folle manipulation.
La disjonction qu’avec l’aide des médias, ils pratiquent entre le réel et ses signes, cette disjonction est le scalpel qu’ils utilisent pour pratiquer la lobotomie qui doit faire de vous de sujets.
Des sujets au sens féodal, mais des objets au sens moderne.
Vous êtes devenu le paramètre d’une corrélation qu’ils essaient de briser parce qu’elle les gêne; la corrélation entre la monnaie de papier dont ils sont maîtres -croient-ils- et la valeur des choses, les prix, les taux d’intérêt.
Lorsque, récemment, nous avons pointé la comparaison avec des rats de laboratoires, hélas, cela n’avait rien d’exagéré. Lorsque les analystes de la Fed de New York et ceux de la BCE, étudient les effets quantifiés, modélisés des politiques de communication et de publication de leurs patrons démiurges, il est évident que l’on est au cœur du sujet.
Le sujet de votre robotification, de votre plavlovisation, car il s’agit de vous faire saliver au bon moment; de vous faire aboyer sur les marchés, de remuer la queue pour apprécier que l’on vous donne le nonos… qui va servir à vous appauvrir.
A diluer votre travail, votre épargne, votre retraite, votre capital.
Ils sont tellement forts et sans scrupules qu’ils vous font tendre la patte et redemander de ce papier sans valeur dont ils ont la maitrise et qui leur sert à rendre plus rares les richesses réelles -c’est cela l’inflation- face à toujours de plus en plus de papier sans autre valeur que le sceau méprisant de leur pouvoir.
Il faudrait un livre, disons-nous, mais nous pensons cependant qu’en attendant, il est possible d’éclairer, par un article en quoi l’or est un achat de défense de la démocratie.
L’or, dans l’ensemble de ses fonctions sociales, met une limite aux mensonges, aux démagogies, aux dérives, à l’arbitraire et aux illusions entretenues par les Pouvoirs. L’or réintroduit la règle, là où il n’y a que la tyrannie de l’arbitraire, la limite là où il n’y a que le délire enfantin du free lunch, du repas gratuit, la valeur du réel là où il n’y a que l’infini de la manipulation des signes et des claviers d’ordinateurs. L’or, c’est l’anti clic.
Il n’y a pas de démocratie sans règle qui limite le pouvoir des représentants du peuple.
Il n’y a pas de démocratie sans Vérité, recherche de Vérité et Vote Eclairé, car seule la Vérité unit .
Il n’y a pas de vraie démocratie solidaire dans l’extorsion.
Il n’y a pas de démocratie sans sanction des menteurs .
Il n’y a pas de démocratie sans punition des faux monnayeurs .
Il n’y a pas démocratie dans l’usure qui entretient le retour à l’âge des ténèbres.

BRUNO BERTEZ LeMardi 9 Octobre 2012
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EN LIEN : L’Edito du Dimanche 30 Septembre 2012 : L’or, statue du commandeur Par Bruno Bertez
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Un principe de base de la démocratie est la séparation des pouvoirs et l’existence des contrepouvoirs afin d’empêcher l’un de dominer les autres, d’avoir un monopole qui le transformerait en prédateur.
L’or est un contrepouvoir.
C’est pour cela qu’il gêne les kleptocrates qui ont cherché au cour de ce siècle à dominer les pouvoirs et les contrepouvoirs, que ce soient la justice, la famille, l’école, l’église, l’entreprise, le clan, la coutume…
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Mercredi 10 Octobre: Alerte boursière
Le bon sens nous recommande de ne pas écrire ce papier. Les marchés financiers sont des pièges dont la seule fonction depuis la crise est de réaliser ce que nous appelons la répression financière. Dans un monde qui s’appauvrit et va continuer de le faire, intervenir sur les marchés de risk , aussi bien de On que de Off est téméraire. L’un comme l’autre a pour fonction systémique de vous séparer de votre argent et de vous le confisquer. De vous faire miser sur des billets de loterie alors que le tirage a déjà eu lieu et que les billets sont perdants.
Le risk on vous ruine par la volatilité récurrente.
Le risk off par la confiscation pure et simple lorsque les taux vont remonter.
Le risk on représenté par le S& P 500 est hors de prix. Ne croyez pas les banquiers et le gérants de fortune, tout est trop cher. Trop cher sur des bases historiques sérieuses et non pas, bien sur, sur les attrape gogos de multiples cours/bénéfices prévisionnels.
Le risk on est trop cher par rapport aux normes historiques, par rapport au seul guide de l’investissement à long terme que constitue le PE normalisé de Shiller. Le PE de Shiller est au dessus de 18 cela a toujours été une recette de catastrophe. Par ailleurs les marges bénéficiaires des entreprises, gonflées par les déficits et l’absence d’épargne sont 67% au dessus de normes historiques. Dans la mesure où ces marges sont la cause de la crise, on ne peut à la fois anticiper leur poursuite et en même temps la résolution de la crise. Les actions sont prés de 30% trop chères dans une perspective d’investissement.
Le risk off est en bulle. Il y a une bulle de la recherche de sécurité. A la faveur des taux ZIRP et des QE, les cours des fonds d’état sont artificiels et ne traduisent ni l’inflation future ni les capacités de remboursement des gouvernements. La Fed s’est substituée aux Chinois, lesquels n’achètent plus de dette américaine, sauf de temps a autres sur les échéances courtes.
L’Europe étant un marché dérivé du marché américain n’est pas en meilleure posture, tout est trop cher, à la fois en relatif et en absolu.
Tous les chiffres sont trafiqués, partout, tous les conseils sont biaisés. Selon les autorités, les banques euros sont en bonne forme. Selon le FMI elles doivent pour assainir leurs positions deleverager, c’est à dire vendre pour plus de 4 trillions d’assets.
Croyez qui vous voulez. A vos risques et périls. Croyez les stress tests espagnols, français etc… …
La probabilité de fortes pertes à court terme sur le risk on est élevée.
La probabilité de fortes pertes à moyen terme sur le risk off est de 100%.
Le mois d’Octobre est un mois terrible pour les bourses. Beaucoup de catastrophes, beaucoup de revirements de tendances sanglants et fondamentaux. Voir ce qui s’est passé en 2002 et ce qui s’est passé en 2007.
Jamais la divergence entre la situation fondamentale et la situation boursière n’a été aussi énorme. Le fondamental ne constitue pas un parachute avant 30% de baisse.
Donc tout repose sur la capacité de manipulation des autorités et la poursuite par les institutions financières complices de la politique de » don’t fight the Fed ».
Les autorités monétaires tentent un coup de poker colossal, en partie déraisonnable, afin de faire réélire Obama.
C’est un véritable pari. Si le pari échoue, la sanction sera énorme et c’est vous, qui paierez comme d’habitude.
Le comportement des marchés depuis quelques jours est inquiétant, en particulier, le dollar est trop fort et le pétrole trop faible, cela ne cadre pas dans le tableau.
Le Nasdaq et Apple vacillent. Le Nasdaq est le vrai, l’authentique refuge du risk.
Le bilan de la Fed est une catastrophe en attente, avec près de 3 trois trillions, pas de fonds propres et un leverage de 50 fois au moins. Une perte de confiance qui se traduirait par une hausse des taux balayerait ce bilan et exposerait … le vide.
Les indices sont à la croisée des chemins.
D’habitude les manipulateurs laissent s’enfoncer les marchés sur les seuils critiques afin de mieux prendre à contrepied les shorts, ils favorisent les fausses sorties baissières.
Voila, nous avons tout dit.
Risk maximum, dans les deux sens.
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