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Politique friction du Mercredi 2 Octobre 2013: « La gauche et l’argent ». Document Par Bruno Bertez

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Politique friction du Mercredi 2 Octobre 2013: « La gauche et l’argent ». Document Par Bruno Bertez

Le titre ne nous convient pas vraiment. Il suggère que seule la gauche française a des problèmes avec l’argent. C’est faux, c’est toute la France qui a des problèmes avec l’argent. Et la droite politique en particulier a autant de problèmes avec  l’argent que la gauche. Pourquoi ? Tout simplement parce les Français et leur classe politique ne comprennent rien à l’argent. Pour eux, c’est un fétiche. La France ne comprend pas que l’argent est un voile, un rideau de fumée, qui masque des rapports de production, des rapports d’échange, des rapports de pouvoir, des transferts de richesse.

   François Hollande n’a pas véritablement, lors de son élection, rallié une majorité sur un programme politique. Il a rallié une majorité de Français contre Sarkozy, lequel, maladroitement, par manque de sens politique, par manque de connaissance de la société civile, s’est laissé épingler comme représentant du monde de l’argent, du Fouquet’s et du bling-bling.

L’autoroute a été toute tracée pour François Hollande. Il lui a suffi de chausser les patins de Mitterrand et de proclamer sa haine de l’argent et des riches.

L’ennui est évidemment que, dans la réalité, l’argent est inséparable de la production des richesses. La production des richesses est inséparable de la vie économique, la vie économique est inséparable de la marche des entreprises. La marche des entreprises va la main dans la main avec l’emploi. Il suffit de remonter la chaine. On s’aperçoit à l’évidence combien était suicidaire le positionnement de Hollande en tant qu’ennemi de l’argent et des riches.

Voici quelques citations qui éclairent cette question de l’argent et du rapport que les Français ont avec lui.

–          « La haine dirigée contre ceux qui en gagnent beaucoup par leurs propres moyens épargne ceux qui en reçoivent tout autant  sous la forme de prébendes et de sinécures distribuées par l’Etat »

–          « Une place lucrative et improductive obtenue par favoritisme ou par népotisme choque moins que la richesse amassée par la création économique, c’est-à-dire en enrichissant aussi les autres »

–          « On s’offusque à peine quand un haut personnage utilise les avions de l’Etat pour partir en villégiature, couler des vacances fastueuses sans qu’il lui en coûte un centime de ses deniers propres, c’est-à-dire en les faisant payer par la masse de ses compatriotes. En revanche, si un citoyen aisé s’offre les mêmes vacances en les réglant avec son argent personnel, c’est une insulte aux défavorisés, à ceux qui ne peuvent pas prendre de vacances »

–          « La passion égalitaire des Français se concentre sur la richesse produite dans le secteur économique et par l’activité économique. Elle ne se déchaine aucunement au spectacle du protocole d’opérette qui entoure les moindres faits et gestes de nos dirigeants, à toutes ses mises en scène bouffonnes qui auréolent leurs apparitions d’une pompe désuète »

–          « Les Française méprisent l’argent comme le méprisaient les nobles de l’Ancien Régime, estimant que c’était déchoir que de travailler pour le gagner, mais non de le recevoir sous forme de pensions pour le dilapider ».

–          « Quand on me dit que tel chef d’Etat « méprise l’argent » et que je le vois mettre au service de ses plaisirs personnels des moyens publics qu’aucun milliardaire n’oserait étaler en les  payant lui-même, je songe à un vieux dessin du caricaturiste Maurice Henry. A la terrasse d’un café, deux poules de luxe bavardent : « oui, c’est vrai, murmure l’une d’elles, il n’y a pas que l’argent dans la vie, il y a aussi les bijoux, les fourrures, les voitures » »

–          « Les nomenklatura méprisent l’argent, elles se contentent de palais, de villas, de transports, de vêtements, de soins médicaux, de villégiatures et de festins gratuits »

–          « Autour des nomenklatura, gravitent les clercs proches du pouvoir. Leurs protecteurs politiques les comblent de sinécures. Ils sont à la Société française ce que les abbés de cour étaient à celle du 18ème siècle. Au sein de leur oisiveté dorée par les fonds publics, ils ont le loisir de composer force livres contre la société de l’argent »

–          « Les Français exècrent les fortunes capitalistes, fruit d’une croissance du patrimoine national, mais ils tolèrent les fortunes politiques, fruit d’un argent qu’on leur a dérobé ».

Nous arrêtons là les citations. Elles parlent d’elles-mêmes. Elles sont tirées d’un article paru au printemps 1989. Mais nous nous en voudrions de ne pas rappeler l’un des plus beaux scandales de la République.

En 1982, l’Elysée de François Mitterrand oblige la CGE, fraîchement nationalisée, à racheter, plusieurs fois sa  valeur (1), une société, Vibrachoc, appartenant à un ami du Président de la République. Société tellement mal en point que la CGE devra, peu après, en éponger le déficit avec l’argent de la nation. 

(1)    Précision de Bruno Bertez, Vibrachoc n’a pas été racheté à plusieurs fois sa valeur mais à une infinité de fois sa valeur puisque la société valait zéro.

Tenez-vous bien, ce n’est pas fini. Le Trésor Public, par dérogation, a autorisé l’ami du Président à transférer en Suisse une partie du produit de sa vente alors que toute exportation de capitaux pour le commun des mortels était rigoureusement interdite.

Comme l’a dit Mitterrand : « l’argent corrupteur ».

La vérité française, c’est que le pays est malade. La moitié de la nation, sinon plus que la moitié, est nourrie par ceux qu’elle méprise. Les hommes politiques aux idées courtes servent de porte-parole aux profiteurs et gaspilleurs parmi lesquels nous incluons, vous le savez, la classe qui a conquis le pouvoir : la kleptocratie.

L’essentiel de cette réflexion a été publiée la revue Commentaire N°45 au printemps 1989 sous la plume de Jean-François Revel auquel nous rendons un respectueux hommage.

BRUNO BERTEZ Le Mercredi 2 Octobre 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

A PROPOS Par Bruno Bertez

Ce document, qui montre que rien n’a changé, que l’histoire se répète, vise à déplacer le problème de l’argent du niveau politique à celui de la société française dans son ensemble.

Imputer la sur taxation, le découragement des agents productifs au seul monde politique et singulièrement la Gauche est inefficace. Le problème est enraciné dans la société française, dans la société civile ,il se reproduit par l’éducation. L’école avec son personnel frustré, mal considéré, à la fois pléthorique et sous payé est le lieu de reproduction de la névrose française, anti-argent, anti production de richesse. La mal vient de loin. Les gens qui ne produisent pas , qui reçoivent par la répartition ne peuvent penser comme ceux qui se coltine le poids de la production de richesses. Ce qui les fait vivre détermine leur culture, leur vision du monde. Ce n’est pas un  hasard si le Maitre à ne pas penser de la France, Jean-Jacques Rousseau, n’a jamais travaillé -au sens production de richesses-si il a toujours été un gigolo infidèle en plus, vivant de pensions et de subventions honteuses. Celui que se coltine n le monde ne peut jamais avoir la même vision que celui qui  bénéficie de la tombée du ciel des surplus et surproduits; Jamais la comparaison avec les abbés, avec la part maudite que s’attribuaient les prêtres dans les religions anciennes n’a été plus justifiée.

Toute société produit un surplus et ceux qui reçoivent ce surplus sans participer à sa production gèrent les mystères de cette société, en contrepartie de cette gestion il ont droit au pillage. Confère le mystère de l’argent créé à partir de rien par les Banques Centrales, ses grands prêtres kleptocrates ne se gênent pas pour piller ….. en tout bonne alliance avec ceux qui dénonce l’argent verbalement.

Voici un autre extrait de Jean-François Revel à méditer:

« Ce n’est pas l’argent qui corrompt l’homme, c’est toujours l’homme qui corrompt l’homme, avec l’argent ou autre chose. La grand source de corruption dans le monde, ce n’est pas la propriété privée, c’est la propriété publique ».

D’ou vient l’affaire Cahuzac? Réponse du secteur public et politique. Il a échangé son influence et ses relations contre des rémunérations de sociétés pharmaceutiques.

D’ou vient l’affaire Tapie?:  Du Crédit Lyonnais, de Bérégovoy, de Mitterrand, puis de Sarkozy et de Lagarde.

D’ou vient l’affaire Sarkozy?: De l’échange d’influence politique -et fiscale- contre un financement politique.

Dou vient le mariage pour tous?: De la dette de financements politiques à l’égard de généreux donateurs homosexuels.

Et tout absolument tout est à l’avenant.

Le politique monnaye son influence et son pouvoir, voila le fond de la corruption.

PS    Post scriptum , PS c’est le cas de le dire, nous vous conseillons de suivre la nouvelle affaire marseillaise, l’affaire de Samia Ghali , la sénatrice , cela vaut son pesant de moutarde , encore un exemple de ce que nous soulignons plus haut: le public, avec l’argent des autres et le pouvoir corrompt beaucoup plus que le privé.

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