Douce France

Vue de Suisse : Mais où va la France? Par Pierre-Marcel Favre (Avec commentaire de Bruno Bertez)

Vue de Suisse :  Mais où va la France? Par Pierre-Marcel Favre (Avec commentaire de Bruno Bertez)

La question devient lancinante. Certes, on ne demande pas au président Hollande d’être l’ombre de De Gaulle. Et pourtant, les temps se prêteraient justement à la prise de décisions radicales à la Gerhard Schröder, seules en mesure de permettre au bateau France de tenir le cap et non pas de prendre l’eau, chose possible pour une nation disposant d’une omnipotence étatique, même s’il est toujours difficile de faire front avec cette étrange culture de la grève…

Nous aimons ce cher pays voisin. Et nous sommes meurtris d’observer une lente descente aux enfers, sans qu’aucune décision sérieuse, efficace et logique ne soit prise.

Le gouvernement a promis d’alléger l’invraisemblable appareil législatif hexagonal, encombré d’articles de lois qui s’empilent les uns sur les autres. Rien ne se passe… bien au contraire. On met, tout petit exemple, en place une loi et un comité pour vérifier que les «artistes» qui œuvrent dans les couloirs du métro parisien sont de qualité!!!

On institue un péage pour une promenade sur le pont du Gard (construit par les Romains…).

On permet à la jeune Leonarda de donner son avis au sujet du ministre français de l’Intérieur. Et le chef d’Etat demande qu’on s’occupe de trouver un appartement pour les parents de la jeune fille, et lui assurer les cours de français qu’elle séchait largement lorsqu’elle était du côté de Montbéliard.

Le Ministère annonce une baisse du chômage et avoue peu après que les sources statistiques étaient fausses. Les ravages des licenciements dus à la fermeture d’usines se développent et le chef de l’Etat continue de garantir une prochaine inversion de la courbe des sans-emploi…

Le chef des Armées intervient au Mali extrêmement tardivement. De même, il laisse d’abord des bandits islamistes envahir la Centrafrique, y semant la terreur, au lieu de les stopper avant les massacres en n’intervenant que dix mois trop tard.

Laurent Fabius a tenté de saboter un accord avec l’Iran qui devrait permettre de calmer les tensions au Proche-Orient.

Des réformes fiscales sont étudiées, sans alléger les innombrables niches et avantages fiscaux de plusieurs castes.

Les fameuses et désastreuses 35 heures demeurent intouchables, tandis que les petites entreprises sont écrasées par de nombreux nouveaux impôts.

De fabuleux contrats de vente du trop excellent Rafale sont régulièrement annoncés et à chaque fois démentis. Et c’est maintenant le petit Gripen qui suffira aux Brésiliens: ils n’ont pas besoin de haute technologie pour contenir l’Argentine et le Chili!

Et maintenant, la Suisse, elle pragmatique, devient un bouc émissaire un peu facile pour nos excellents voisins, qui jamais ne s’attaqueront de la même manière à Singapour, par exemple…

Bref, nous souhaitons tous une France fière et prospère qui reste une très grande nation disposant de tous les atouts. On ne peut donc que déplorer ce qui nous apparaît comme des décisions contre-productives et souhaitons chaleureusement un tournant, par une prise de conscience collective enfin favorable au plus beau pays du monde! 

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Pierre-Marcel Favre, éditeur/ Le Matin.ch 5/1/2014

http://lecercle.bleublog.lematin.ch/archive/2014/01/05/mais-ou-va-la-france-1255505.html

A PROPOS Par Bruno Bertez

 

Mais où va la France? 

Bonne question, à laquelle la réponse n’est que trop tristement évidente: dans le mur!

Mais encore? Quel mur? 

Celui de l’appauvrissement, de l’affaissement, du découragement sans sursaut?

Celui des révoltes stériles et des affligeantes jacqueries ?

Celui de la répression, usage de la contrainte et de la force étatique? 

Il y a encore beaucoup d’autres possibilités. 

On se prend quelquefois à rêver d’être irresponsable et l’on souhaite le pire, le pire afin que la situation devenant insupportable, elle ne soit plus supportée. 

La raison heureusement dissuade de telles tentations car beaucoup de choses sont irréversibles, irréparables et si elles adviennent qui sait si le retour en arrière ne s’avérera pas impossible. Déjà, les dégâts dans le tissus social, dans « le vivre avec », sont visibles, on les constate maintenant à longueur de journée. Nous visons bien sûr, les clivages de la société, les rejets, les haines, bref la dégradation des relations entre les personnes, mais aussi la dégradation des personnes elles-mêmes. Ces gens nous pourrissent, ils sèment le mal en nous. Ils détruisent jusqu’à l’image que nous avons de nous-mêmes. Ils salissent jusqu’aux gens de bonne volonté. 

Dresser les citoyens les uns contre les autres est l’axe quotidien de leur action.

Mentir, travestir, mystifier est leur pain quotidien. Aucun respect pour la Vérité, seule catégorie pourtant qui soit noble, unifiante dans un corps social. 

On a du mal à espérer quelque chose des citoyens. Le mal vient de loin, tellement loin que c’est presqu’à bon droit que les criminels et les coupables actuels s’exonèrent en lançant, ce n’est pas moi, ce sont les autres. 

La France vit avec, dans une mémoire collective truquée, truquée sur la Révolution de 89, truquée sur les révoltes de 48 et 70, truquée sur ses grandes guerres etc etc. La France vit dans le mensonge d’elle-même et sur elle-même.. L’école de la République est depuis longtemps école d’endoctrinement qui forme des sous-citoyens tout juste bons à râler. 

Sur qui s’appuyer pour un redressement ? C’est l’une des questions les plus importantes de la période. 

La droite est une simple tendance de l’UMPS. Mélenchon ne représente rien qu’une coalition de petits chefaillons qui veulent exister. Marine Le Pen, empêtrée dans le passé de son père et de son parti n’en finit pas de chercher la doctrine et les principes qui lui manquent et lui permettraient d’offrir autre chose qu’une impasse de défoulement. Quant aux corps intermédiaires, ils ne sont intermédiaires qu’entre le Pouvoir et l’argent. 

La France n’est pas seulement malade de sa tête et de ses pseudo élites, il faut oser le dire, elle est aussi malade de son peuple.

6 réponses »

  1. Encore jeune suisse que je suis, je n’en veux pas de leur façon de faire. Le gros problème c’est que chez nous il y a autant de rois que de citoyens. Alors que chez nos voisins les rois se comptent sur les doigts de la mains. En clair, en Suisse la pyramide du pouvoir est inversée. En Suisse ce n’est pas l’élite hyper instruite sur l’efficience économique qui conduit le pays, mais bien les citoyens rois. J’ai un rêve (comme Martin), le rêve d’une Europe de rois et non une europe de cerfs. Il est effectivement grand temps (trop tard à mes yeux) que ce la change.

    Bonne année à vous tous jeunes aspirants rois.

  2. hollande la petite baleine ! il se réfugie dans la bouffe ou quoi avec un bide pareil. C’est vrai que c’est gratuit la bouffe à l’élysée 🙂 🙂

  3. Mais où va la France?

    Bonne question, à laquelle la réponse n’est que trop tristement évidente: dans le mur!
    Mais encore? Quel mur?

    Celui de l’appauvrissement, de l’affaissement, du découragement sans sursaut?
    Celui des révoltes stériles et des affligeantes jacqueries ?
    Celui de la répression, usage de la contrainte et de la force étatique?

    Il y a encore beaucoup d’autres possibilités.

    On se prend quelquefois à rêver d’être irresponsable et l’on souhaite le pire, le pire afin que la situation devenant insupportable, elle ne soit plus supportée.

    La raison heureusement dissuade de telles tentations car beaucoup de choses sont irréversibles, irréparables et si elles adviennent qui sait si le retour en arrière ne s’avérera pas impossible. Déjà, les dégâts dans le tissus social, dans « le vivre avec », sont visibles, on les constate maintenant à longueur de journée. Nous visons bien sûr, les clivages de la société, les rejets, les haines, bref la dégradation des relations entre les personnes, mais aussi la dégradation des personnes elles-mêmes. Ces gens nous pourrissent, ils sèment le mal en nous. Ils détruisent jusqu’à l’image que nous avons de nous-mêmes. Ils salissent jusqu’aux gens de bonne volonté.

    Dresser les citoyens les uns contre les autres est l’axe quotidien de leur action.
    Mentir, travestir, mystifier est leur pain quotidien. Aucun respect pour la Vérité, seule catégorie pourtant qui soit noble, unifiante dans un corps social.

    On a du mal à espérer quelque chose des citoyens. Le mal vient de loin, tellement loin que c’est presqu’à bon droit que les criminels et les coupables actuels s’exonèrent en lançant, ce n’est pas moi, ce sont les autres.

    La France vit avec, dans une mémoire collective truquée, truquée sur la Révolution de 89, truquée sur les révoltes de 48 et 70, truquée sur ses grandes guerres etc etc. La France vit dans le mensonge d’elle-même et sur elle-même.. L’école de la République est depuis longtemps école d’endoctrinement qui forme des sous-citoyens tout juste bons à râler.

    Sur qui s’appuyer pour un redressement ? C’est l’une des questions les plus importantes de la période.

    La droite est une simple tendance de l’UMPS. Mélenchon ne représente rien qu’une coalition de petits chefaillons qui veulent exister. Marine Le Pen, empêtrée dans le passé de son père et de son parti n’en finit pas de chercher la doctrine et les principes qui lui manquent et lui permettraient d’offrir autre chose qu’une impasse de défoulement. Quant aux corps intermédiaires, ils ne sont intermédiaires qu’entre le Pouvoir et l’argent.

    La France n’est pas seulement malade de sa tête et de ses pseudo élites, il faut oser le dire, elle est aussi malade de son peuple.

    • Vous n’avez pas totalement tord en disant cela. Le Français vit dans l’illusion d’une histoire a laquelle il n’a pas contribué, pour laquelle il ne s’est pas battu, il n’était pas né. C’est comme ces enfants qui vivent aux travers des contes de fée et qui aiment à se prendre pour les héros. Mais dans la réalité ce ne sont que des enfants qui subissent et qui se réfugient dans leur imaginaire.
      Valls est un bon exemple de cet enfant qui croit qu’il peut comme un héros, quand même, outrepasser les lois. Alors que sa mission consiste à veiller à se qu’elle soit appliquée. Il est le premier flics mais rêve d’être juge tout puissant.
      La France vit de ses illusions perdues, bien que certains tentent tout pour que ses illusions puissent se frayer un chemin vers la réalité. Le problème c’est qu’il y a beaucoup de travail à fournir pour y arriver et que beaucoup n’ont soit pas le temps soit pas l’envie. Il n’y arriveront donc pas sans choisir à leur tête des hommes ou femmes de mérite.

  4. Ou va la France ?
    Demandez à Merkel;Après un coup de fil à Obama vous aurez votre réponse.
    A chaud je dirais rien de plus qu’un pied à terre, un port de commerce en europe aux USAtans dans LEUR projet translatlantique, afin de contenir l’extansion chinoise.

  5. Le Vaisseau D’or

    Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l’or massif:
    Ses mâts touchaient l’azur, sur des mers inconnues;
    La Cyprine d’amour, cheveux épars, clairs nues,
    S’étalait à sa proue, au soleil excessif.
    Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
    Dans l’Océan trompeur où chantait la Sirène,
    Et le naufrage horrible inclina sa carène
    Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.
    Ce fut un Vaisseau d’Or, dont les flancs diaphanes
    Révélaient des trésors que les marins profanes,
    Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.
    Que reste-t-il de lui dans la tempête brève?
    Qu’est devenu mon coeur, navire déserté?
    Hélas! Il a sombré dans l’abîme du Rêve!

    Emile Nelligan, Poésies complètes, p. 44, Fides, Montréal et Paris.1952.

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