Cycle Economique et Financier

Economie mondiale : La « combinaison toxique » d’une dette élevée et d’une croissance faible va-t-elle provoquer une nouvelle crise ?

La combinaison de dette et de faible croissance

Le ratio global de dette rapporté au PIB a grimpé depuis le début de la crise financière. Pour atteindre 212%. Il atteint 151% pour les pays développés.

L’économie mondiale est confrontée à une «combinaison toxique» de dette élevée et de faible croissance qui jette les bases d’un processus de désendettement douloureux, voire d’une autre crise, dont l’épicentre pourrait se trouver cette fois dans les pays émergents, selon un rapport d’experts.

Contrairement à une idée répandue, l’économie mondiale est loin d’avoir pris le chemin du désendettement, a pointé le rapport de l’ICMB (International Center for Monetary and Banking Studies) sur l’économie mondiale, réalisé pour le Centre international d’études monétaires et bancaires.

Depuis la crise financière, le ratio de dette global rapporté au PIB, en excluant le secteur financier a continué de grimper pour atteindre de nouveaux sommets, ont pointé les auteurs de ce rapport. Selon leurs estimations, ce ratio a grimpé de 38% depuis le début de la crise financière, pour atteindre 212%. Les auteurs de l’étude, qui incluent notamment Luigi Buttiglione, directeur de la stratégie au sein de la société de fonds alternatifs Brevan Howard, et Philip Lane, professeur d’économie politique à Trinity College à Dublin, ont mis en garde contre le cercle vicieux de la dette dans un contexte de croissance nominale modeste et de faible inflation.

La faible croissance économique rend en effet le processus de réduction de la dette plus difficile tandis que la dette, elle-même, exacerbe le ralentissement économique.  

Dans ce contexte, le taux d’intérêt d’équilibre est appelé à se maintenir à des niveaux historiquement bas alors même que la capacité à contracter des emprunts sera sous pression si le taux d’intérêt réel devait se stabiliser au dessus de ce niveau d’équilibre.

Le niveau d’endettement est actuellement plus élevé dans les pays développés, où le ratio de dette par rapport au PIB a atteint 272%, que dans les économies émergentes, où il se situe à 151%.

Dans les pays développés, les auteurs du rapport notent une stabilisation depuis 2010 à un niveau proche des sommets historiques.

Aux Etats-Unis et au Royaume Uni, les ajustements ont notamment concernés les ménages et le secteur financier. Ce désendettement du secteur privé s’est toutefois accompagné d’une hausse de la dette du secteur public, et en particulier des bilans des banques centrales qui vont se poser comme un des défis de premier plan dans les années à venir. Mais les auteurs de l’étude notent également une accélération de l’endettement dans les économies émergentes depuis 2008, en particulier en Chine. «Bien que le niveau d’endettement soit plus élevé sur les marchés développés, la vitesse du récent processus d’endettement dans les économies émergents, et en particulier en Asie, est en effet une source d’inquiétude grandissante», ont jugé les auteurs de l’étude. 

Olivier Demeulenaere - Regards sur l'économie

economie-mondiale-nouvelle-crise[Article publié par Audrey Duperron dans l’Express.be]

La «combinaison toxique» d’un montant record de dette et du ralentissement de la croissance signifie que l’économie mondiale se dirige vers une autre crise, affirme le 16ème Genova report, un rapport annuel écrit par un panel d’économistes pour le compte du Centre international d’études monétaires et bancaires, et qui est publié ce lundi.

Les auteurs, parmi lesquels on trouve trois ex-patrons de banque centrale, expliquent que les taux d’intérêt devront rester faibles à l’échelle mondiale pendant « très très longtemps », pour permettre aux différents agents économiques de continuer à payer leurs intérêts et éviter une nouvelle crise grave. L’avertissement intervient alors qu’aux Etats-Unis, la patronne de la Fed, Janet Yellen, vient d’annoncer une remontée progressive des taux d’intérêt.

Le rapport indique que l’endettement global, privé et public confondu, est passé de 160% du PIB en 2001 à près de 200% en 2009 et…

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