Syrie

Un bombardier stratégique B-1 B Lancer en action au dessus de Ain Al-Arab (Kobané) en Syrie

Un bombardier stratégique américain Rockwell B-1 B Lancer est entré en action au dessus de la localité d’Ain Al-Arab/Kobané, la plus grande ville des kurdes de Syrie où il a participé à des raids aériens contre des positions et des véhicules de l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie (Daech). Cette organisation terroriste est aux prises avec les combattants des comités de défense kurde pour le contrôle de la ville.

Selon les informations disponibles, il n’y a pas eu de tapis de bombes au dessus de Ain-Al-Arab, mais l’effet des bombes guidées larguées par le B-1 B est assez spectaculaire et suscite l’intérêt des tankistes turcs observant la ville de l’autre côté de la frontière.

L’armée syrienne est totalement absente de ce théâtre d’opération à la frontière avec la Turquie et Damas n’a pu y dépêcher qu’une petite poignée d’observateurs issus des renseignements de l’armée de l’air (renseignements militaires) et des renseignements généraux (sécurité interne)

D’après des sources kurdes, plus de 60% du matériel roulant de Daech aurait été détruit par les bombardements aériens américains. Mais cela n’a pas empếché les combattants de Daech d’avancer et de prendre le contrôle d’un tiers de la ville. Information démentie jusque là par les comités de défense kurdes et le renseignement US.

Le B-1 B Lancer est un bombardier stratégique à géométrie variable à long rayon d'action. C'est la première fois qu'un avion de ce type intervient en Syrie.

Strategika 51

Un bombardier stratégique américain Rockwell B-1 B Lancer est entré en action au dessus de la localité d’Ain Al-Arab/Kobané, la plus grande ville des kurdes de Syrie où il a participé à des raids aériens contre des positions et des véhicules de l’Etat Islamique d’Irak et de Syrie (Daech). Cette organisation terroriste est aux prises avec les combattants des comités de défense kurde pour le contrôle de la ville.

Selon les informations disponibles, il n’y a pas eu de tapis de bombes au dessus de Ain-Al-Arab, mais l’effet des bombes guidées larguées par le B-1 B est assez spectaculaire et suscite l’intérêt des tankistes turcs observant la ville de l’autre côté de la frontière.

L’armée syrienne est totalement absente de ce théâtre d’opération à la frontière avec la Turquie et Damas n’a pu y dépêcher qu’une petite poignée d’observateurs issus des renseignements de l’armée de l’air (renseignements militaires) et des…

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Catégories :Syrie

1 réponse »

  1. Bonjour,

    Une remarque sur ces bombardements.Un B1B a une capacité d’emport de 48 bombes guidées (laser ou GPS ou hybride) de 200 kg chacune (source Wikipédia). La précision des tirs est inférieure au mètre ce qui rend imbécile la notion de tapis de bombe telle qu’on a pu l’employée au cours du deuxième conflit mondial (style Dresde ou Hambourg) alors que l’efficacité de ses tirs est quasi-absolue (pour peu que l’objectif ait été clairement identifié et désigné, c’est là la seule contrainte). Potentiellement, c’est donc 10 tonnes de bombes qu’un tel avion peut larguer à chaque rotation et 200 kg d’explosif, ça fait du dégât. Le raisonnement est identique pour des chasseurs-bombardiers plus conventionnels comme le Rafale, le F16 ou le F18 avec des charges moindres (entre deux et quatre tonnes).
    Je m’interroge donc sur la « faible » efficacité de ses frappes, assez incompréhensible de mon point de vue à moins qu’un épouvantable cynisme politique (volonté de préserver l’alliance avec les pétro-monarchies et avec la Turquie d’Edrogan) l’emporte sur les considérations humanitaires élémentaires. Les assaillants sont en nombre plutôt réduits (environ 30000 à ce que j’ai compris) et bien que je ne doute aucunement de leur capacité à se dissimuler au plus près de la pauvre population de la ville, ils ont besoin de base de départ pour leurs troupes, de véhicules (blindés ou non), d’emplacements pour leur artillerie et de réseaux de transmissions, toutes choses clairement identifiables et positionnables. Comment, avec toute la technologie et la puissance dont dispose la coalition, ces infrastructures existent-elles encore? La mise en œuvre de la théorie des cercles de Warden (http://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_des_cinq_cercles) chère à nos amis américains, est assez simple et très efficace (cf le conflit entre la Serbie et l’OTAN). Je crains fort que nous soyons en présence, une fois de plus et à notre corps défendant, d’une gigantesque opération d’intoxication au profit d’objectifs assez malsains dans lesquels l’épouvantable sort qui attend les populations concernées ne compte pas.

    Bonne journée .

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