Allemagne

Le verdict de l’économiste le plus écouté d’Allemagne

Hans-Werner Sinn explique pourquoi la France est plus proche du communisme que de l’économie de marché.

Il est allemand, économiste et porte une barbe fournie. Mais les ressemblances avec Marx s’arrêtent là, parce que Hans-Werner Sinn n’est pas vraiment du genre socialiste. Plutôt un orthodoxe pur et (surtout) dur. Président de l’institut de recherches Ifo, il est l’un des économistes les plus célèbres d’Allemagne – sinon le plus connu. Et une voix toujours écoutée, car il adore briser les tabous et cogner là où ça fait mal. De passage à Paris, à l’Institut de l’entreprise, il tape fort sur l’euro, sur l’Europe. Et, sur la France, encore plus fort.

Voir le point

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RAPPEL- Allemagne/France: Des modèles de croissance distincts Par Philippe Waechter (NATIXIS)

La dynamique de la croissance de chacun des deux pays est différente. La vision divergente de la politique économique en résulte.
Pour appréhender ces différences j’ai décomposé le PIB en une composante de dépenses privés (consommation des ménages plus investissement des entreprises et des ménages), une composantes dépenses gouvernementales et une composante demande externe.
J’ai calculé la contribution de chacune de ces composantes à la croissance trimestrielle du PIB. J’ai ensuite cumulé chacune de ces contributions en prenant comme point de départ le démarrage de l’euro au premier trimestre 1999.
Les deux graphes qui suivent montrent le profil français d’abord puis le profil allemand

En France, le profil du PIB est déterminé par la demande interne privé.
.

France-2014-T2-Contrib-cum-croissance

En Allemagne, le commerce extérieur est aussi important que la demande privée.

Allemagne-2014-T2-Contrib-cum-croissance

Le profil du PIB français est conditionné par la demande privée. C’est elle qui modèle le profil du PIB. Les dépenses du gouvernement ont un impact linéaire sur l’activité française. Le commerce extérieur a une contribution négative sur l’ensemble de la période même si plus récemment le la contribution s’est stabilisée..
Le profil du PIB allemand est lui conditionné par la contribution du commerce extérieur et à part égale par la demande privée. La demande publique est beaucoup plus réduite que ces deux premiers facteurs.

Divergence: La France s’appuie sur la demande interne et l’Allemagne sur la demande externe

En Allemagne la dynamique des exportations est la clé du modèle….
En allant chercher des marchés dynamiques (les émergents par exemple notamment l’Asie), l’Allemagne se garantit une impulsion forte sur son économie. Ce choc en provenance de l’extérieur se transforme en production et se diffuse ensuite en emplois et en revenus. La source d’impulsion provient de la capacité de l’Allemagne à capter des marchés dynamiques à l’exportation.
En France, le commerce extérieur n’est spontanément pas une source d’impulsion forte et persistante pour la croissance.. La demande privée est l’élément clé. C’est elle qui conditionne le profil du PIB.
…mais des difficultés lorsque le commerce mondial piétine
Pour l’Allemagne la difficulté surgit lorsque les échanges mondiaux progressent lentement. L’impulsion sur l’activité est alors plus réduite. Depuis 2011 le profil du commerce mondial est moins dynamique, cela ne favorise pas l’économie allemande et de façon plus récente le dynamisme moindre de l’Asie (via la Chine) est un handicap conjoncturel outre-Rhin.
Pour retrouver une activité plus robuste, il faut que l’Allemagne renforce son marché intérieur pour compenser la faiblesse du commerce extérieur. Une hausse des salaires ou une politique budgétaire plus volontariste (investissement en infrastructure) pourraient avoir cet impact positif. De telles mesures devront être prises si la croissance globale ne retrouve pas une allure plus robuste.

En France, l’activité est conditionnée par la demande interne privée. Or depuis 2011, celle ci se contracte. Les dépenses de l’Etat compensent et servent de soutien à la croissance. L’enjeu de la politique économique est de relancer la demande privée  tout en maintenant une politique budgétaire accommodante afin de ne pas déprimer la croissance à court terme. Cependant on peut aussi imaginer que la dépense publique excessive puisse déprimer le dynamisme de la demande privée. Le jeu politique en France est ici sur la priorité qui est mise par les uns ou par les autres.

L’activité mondiale manquant de dynamisme, l’homogénéité limitée des modèles de croissance est pénalisant.
Les ressorts qui avaient porté l’Allemagne ne seront plus aussi robustes.
En France, le recours à la dépense publique touche ses limites.
Les deux modèles ne sont plus aussi opérationnels que par le passé. Ce qui est évoqué ici doit être étendu au-delà de l’Allemagne et de la France.L’Italie et l’Espagne ont un profil de croissance plus proche de celui de la France que de celui de l’Allemagne.
La leçon des années d’avant crise est que l’hétérogénéité des politiques budgétaires avec une monnaie commune n’est pas tenable.

http://philippewaechter.nam.natixis.com/2014/10/23/politique-economique-la-france-et-lallemagne-peuvent-elles-sentendre/#more-4002

Hans-Werner Sinn : « La politique de la BCE encourage les États à s’endetter toujours plus » 

Le Monde.fr | 07.10.2014

Hans-Werner Sinn, le président de l'institut de conjoncture IFO.

Président de l’IFO, l’institut de conjoncture de Munich, Hans-Werner Sinn est l’un des économistes les plus influents d’Allemagne et, l’un des plus critiques envers la zone euro. Il vient de publier The Euro trap, Le piège de l’euro, aux presses universitaires d’Oxford. Selon lui, la Banque centrale européenne (BCE) outrepasse dangereusement son mandat. Il explique pourquoi au Monde.

La BCE a lancé un programme d’achat d’actifs titrisés, les « ABS », pourcontrer la menace de la déflation. Cela peut-il fonctionner ?

Oui, peut-être. Mais le risque de déflation est exagéré. L’inflation est en effet temporairement faible du fait de la baisse du prix de l’énergie, mais cela ne durera pas. En vérité, la BCE cherche surtout à soutenir les banques, afin que celles-ci passent sans dommage les tests de résistance, préalables à la construction de l’union bancaire. Comme nombre d’entre elles détiennent des actifs problématiques dans leur bilan, la BCE va racheter une partie de ces actifs. Ce faisant, elle ne respecte pas la mission qui lui a été confiée par les traités européens.

La BCE outrepasse selon vous son mandat. Est-ce si grave ?

C’est très grave. Beaucoup de mesures prises par cette institution depuis la crise visent en vérité à renflouer les États, les banques et le secteur privé. Certains programmes, comme le SMP (achat de titres souverains sur le marché secondaire) sont une forme à peine masquée de mutualisation des dettes, faisantcourir un risque majeur aux contribuables européens. Cette politique est dirigiste et ne correspond pas au cadre d’une économie de marché. La BCE agit comme un prêteur en dernier ressort, comme la Réserve Fédérale [Fed] pour l’Etat fédéral américain. Cela ne relève pas de son mandat ! Par ailleurs, même la Fed n’achète jamais les emprunts des états américains, les laissant ainsi faire faillite, ce qui faitporter le poids d’un tel développement aux investisseurs. 

Les mesures de la BCE ont pourtant permis, en 2012, d’éteindre la crise des dettes souveraines.

Oui, bien sûr, même si cela ne s’est pas fait dans le respect des traités européens. Et il y a eu des effets secondaires. Le principe de base de la zone euro était celui du non-renflouement des États (non « bail-out ») par la BCE. Les pertes devaient porter les investisseurs au lieu des contribuables, mais cela n’est pas respecté. Prenez l’OMT, cette promesse qu’a fait le président de la BCE, Mario Draghi, aux investisseurs en septembre 2012, à savoir que l’institution rachèterait tous les titres de dette publique qu’ils détiennent en cas de problème. Une forme d’assurance gratuite, en somme. La BCE estime que cela a stoppé l’envolée des taux d’intérêt souverains, qui ont chuté depuis. Sauf qu’en déclenchant cette baisse, l’OMT a en vérité encouragé les États à continuer de s’endetter plutôt que d’agir pour redresser leurs finances publiques. Les remèdes de la BCE sont une aide à court terme, mais à long terme ils mènent l’Europe dans une crise de dettes encore plus grande.

L’action de Mario Draghi a également contribué à faire baisser l’euro face au dollar depuis le mois de mai. Faut-il s’en réjouir ?

Il est vrai qu’un euro plus bas facilitera les ajustements à l’œuvre dans le sud de la zone euro, et il importera plus d’inflation en l’Allemagne. En tant qu’économiste, je trouve cela bien. Mais là aussi, agir sur le taux de change ne relève pas du mandat de la BCE.

M. Draghi estime que si elles s’accompagnent de réformes structurelles et de plus flexibilité budgétaire, les mesures prises par la BCE permettront derestaurer la croissance. Cela suffira-t-il ?

Mario Draghi a raison de pointer la responsabilité des gouvernements, qui n’en font pas assez en matière de réformes. Mais il a tort d’imaginer que sa politique d’assouplissement monétaire les incitera à poursuivre les réformes. Bien au contraire, elle les incitera à relâcher les efforts ! C’est un fait : les gouvernements qui prétendent aujourd’hui lancer des réformes en font trop peu, ils profitent surtout des largesses de la BCE pour se reposer sur leurs lauriers. Poursuivre dans cette voie nous conduira droit dans le mur.

La zone euro ne pourrait-elle pas s’inspirer des mesures prises par le Japonpour sortir de la déflation ?

Il est vrai que le plan du premier ministre Shinzo Abe, cumulant relance monétaire, budgétaire et réformes, est ambitieux. Mais pour l’instant, les résultats sont très décevants. Le yen a baissé face aux autres devises, mais l’économie japonaise ne va pas mieux. C’est en partie dû à la grande erreur commise par l’Archipel après la crise de 1997 : il a laissé ses banques survivre, même celles affichant un bilan dans un état lamentable. Les pertes ont été dissimulées alors qu’il aurait falluassainir le secteur. Les taux d’intérêt ont été abaissés à zéro et la dette publique s’est envolée au-delà de 240 % du PIB. Plus de relance budgétaire et monétaire dans ce pays est aujourd’hui inconcevable.

Assainir le secteur bancaire : c’est bien ce que la zone euro est en train defaire, avec les tests de résistance et la construction de l’union bancaire !

Oui, l’union bancaire est un pas dans la bonne direction. Je crains seulement que l’on ne traite les banques avec trop de ménagement. Comme le Japon, la zone euro a sauvé ses banques au lieu de laisser les plus fragiles mourir, comme l’ont fait les États-Unis : plusieurs centaines d’établissements y ont fait faillite depuis 2008 et désormais, la croissance repart ! Nous avons aujourd’hui trop de banques en Europe. Là aussi, la zone euro a emprunté la mauvaise voie en confiant la supervision bancaire à la BCE. Celle-ci ne peut pas être le juge des établissements à qui elle distribue par ailleurs des crédits bon marché. Elle ne se montrera jamais suffisamment stricte à leur égard. Il aurait mieux valu confier cette mission à une nouvelle institution.

La France est-elle l’homme malade de l’Europe ?

Disons qu’elle fait partie d’un groupe de pays malades, mais qu’elle n’est pas le plus mal au point d’entre eux. Néanmoins, comme les principaux clients desentreprises et les banques françaises sont au sud de la zone euro, son économie est aujourd’hui en péril.

L’Allemagne n’est pas non plus un exemple dans tous les domaines : le FOnds monétaire international (FMI) estime qu’elle n’investit pas suffisamment dans ses infrastructures. Êtes-vous d’accord ?

Absolument. L’Allemagne n’a pas investi suffisamment en la matière pendant longtemps : elle doit aujourd’hui faire plus. Mais cela ne signifie pas qu’il fautfinancer les nouveaux investissements par de l’endettement ! Il faudrait plutôtréduire nos dépenses de consommation. Il y a de la marge.

Les velléités d’indépendance en Écosse ou en Catalogne, la montée des eurosceptiques, ne représentent-elles pas, pour l’Europe, un risque politique plus élevé encore que les problèmes économiques ?

Oui, c’est en grande partie le résultat de la situation misérable en Europe. Même la Grande-Bretagne souffre car ses voisins souffrent. L’Espagne est la grande victime de l’euro. Et la France est en passe d’être engouffrée. Les mouvements eurosceptiques ou indépendantistes se nourrissent justement des problèmes économiques. La faible croissance et le chômage élevé conduisent certains àenvisager des solutions radicales.

L’émergence des anti-euro en Allemagne peut-elle conduire Angela Merkel àdurcir ses positions envers ses partenaires ?

Oui. De la même façon qu’avant les élections législatives allemandes, la chancelière s’était rapprochée des partis de centre-gauche pour séduire leurs électeurs, il est possible qu’elle se montre beaucoup moins conciliante envers les largesses de la BCE, et beaucoup plus réticente à toutes les formes de mutualisation des dettes publiques, pour rassurer les électeurs de l’AfD, le parti eurosceptique. Jusqu’à présent, elle a donné son blanc-seing à l’OMT, mais elle pourrait ne plus le faire à l’avenir, d’autant que la cour constitutionnelle allemande juge ce programme non conforme à son mandat.

Comment imaginez-vous le futur de l’Europe ?

Si elle adopte les bonnes solutions, avec une sortie temporaire des États qui le souhaitent, et une discipline budgétaire renforcée pour les autres, nous pourrions à terme, dans le scénario idéal, construire les États-Unis d’Europe, sur le modèle de la confédération Suisse. Il y aurait un vrai parlement élu par les citoyens, un budget commun, une union monétaire renforcée. Mais avant d’en arriver là, il faudra également bâtir une armée commune : historiquement, c’est par là qu’ont commencé toutes les confédérations étatiques, et c’est par là que nous aurions dûcommencer.

L’Union européenne a-t-elle encore un projet politique ?

Oui. Il est de créer les bases d’une paix durable, comme le voulaient François Mitterrand et Helmut Kohl : c’est toujours d’actualité. Mais il devrait aussi êtred’établir une prospérité économique durable. C’est ce que souhaitent et ce dont ont besoin tous les citoyens.

Alors que la France et l’Italie réclament des mesures pour soutenir la croissance, l’Allemagne se montre plus prudente. Pourquoi ?

Parce qu’elle redoute que cela ne soit qu’un prétexte, de la part de certains Etats, pour s’endetter plus, en toute mauvaise foi. Il est vrai que l’Europe a besoin de plus d’investissements. Mais ceux-ci ne devraient pas être financés par de nouvelles dettes. La priorité doit être, en effet de stopper la spirale de l’endettement public. Il s’agit du plus grand danger menaçant la zone euro – bien plus que le prétendu risque déflationniste.

Les gouvernements français, italien et espagnol ont pourtant comme priorité de réduire déficit et dette publics. Ne peut-on pas leur faire confiance ?

Non. Les gouvernements cherchent toujours à s’endetter le plus possible lorsque les taux sont bas et qu’il n’y a pas de contraintes budgétaires pour les en empêcher. Prenez l’Italie. Avant l’entrée dans l’euro, ses taux d’emprunt à dix ans étaient d’environ cinq points plus élevés qu’en Allemagne. Depuis, ils ont formidablement baissé. En a-t-elle profité pour réduire son endettement ? Non. En 2000, sa dette publique était de 120 % du PIB, contre 135 % aujourd’hui. Si le pays avait profité de la baisse des taux pour redresser ses finances publiques, il aurait pu ramener son endettement à 60 %.

Le plan de 300 milliards d’euros d’investissements de Jean-Claude Juncker, futur président de la Commission européenne, permettra-t-il de relancer l’activité sur le Vieux Continent ?

Cela dépendra des détails, encore inconnus. Si ces 300 milliards correspondent à des sommes de programmes déjà prévus et redirigées vers des projets utiles, pourquoi pas. S’ils sont financés par de la nouvelle dette, on court à la catastrophe.

Vous estimez que la monnaie unique est responsable des troubles aujourd’hui traversés par la zone euro. Pourquoi ?

L’entrée dans l’euro, en 1999, a tiré vers le bas les taux d’emprunt des pays du sud. Ces taux bas y ont alimenté une monstrueuse bulle de crédit. Trop de capital inutile a été injecté. L’endettement de ces Etats, mais aussi celui du secteur privé, comme en témoigne la bulle immobilière en Espagne, ont explosé. Cela a poussé les salaires et les prix à la hausse, laminant au passage la compétitivité. Lorsque après la chute de Lehman Brothers, en 2008, le robinet de crédit facile s’est tari, la crise des dettes souveraines a éclaté. En ce sens, l’euro est un désastre. Il a conduit le sud de l’Europe au naufrage.

Comment sortir de ce piège ?

Si on ne change rien, les pays du Sud seront contraints d’amplifier leurs politiques de dévaluation interne pour restaurer leur compétitivité. L’Espagne a déjà baissé ses prix de 6 % : c’est bien, mais il faudrait aller au moins jusqu’à 30 % ! Et au moins autant en Grèce. De tels efforts seraient peu supportables pour la population. Il faut donc envisager une autre voie, combinant un plan d’allégement des dettes et la possibilité, pour les pays les plus mal au point, de sortir temporairement de la zone euro afin de restaurer leur compétitivité. Les pays seraient bien sûr libres de décider s’ils veulent rester en zone euro ou pas, mais ils n’ont pas le droit de demander des garanties sans limite à leurs partenaires. Ce potentiel a déjà été utilisé outre mesure.

Autoriser des pays à sortir de la zone euro ne relancerait-il pas une terrible crise de confiance sur les marchés, comme en 2010 ?

C’est en effet un risque. Il y aurait probablement un « bank run », un mouvement de panique bancaire, comme on l’a observé lors de la crise chypriote. Il faudrait mettre en place un strict contrôle des capitaux pour limiter les fuites, transformer les contrats en euros en monnaie locale. Mais cette sortie serait temporaire, un peu comme un séjour à l’hôpital. Elle permettait aux pays de dévaluer leur monnaie, de réduire le chômage et de poursuivre les réformes structurelles dans de meilleures conditions, avant d’envisager un retour dans l’union monétaire. Délicat, mais rien d’impossible à gérer. Surtout, le scénario qui attendrait l’union monétaire sans cela serait bien pire : chômage de masse et spirale de l’endettement, qui nous conduiraient à un lent dépérissement accompagné de l’éclatement de nouvelles crises d’endettement.

Vous suggérez d’alléger les dettes des Etats : encore faut-il que leurs créanciers l’acceptent !

Mais ils n’auront pas le choix, comme ils n’ont pas vraiment eu le choix lorsque l’on a restructuré la dette grecque, en 2012 : c’est la meilleure option pour repartir sur des bases saines, car on parle ici de dettes publiques suivant de toute façon une trajectoire insoutenable.

Les solutions que vous préconisez sont extrêmes. Qu’est-ce qui pourrait convaincre les gouvernements de les adopter ?

L’aggravation de la situation actuelle et le maintien du chômage de masse, catastrophique pour nos sociétés. Cela conduira probablement à un renouvellement des dirigeants politiques lors des prochaines élections. Et à une prise de conscience : autoriser une sortie temporaire de la zone euro est, de loin, la moins mauvaise des solutions.

http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2014/10/07/hans-werner-sinn-la-politique-de-la-bce-encourage-les-etatsa-s-endetter-toujours-plus_4501971_1656955.html

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