Douce France

Je ne suis pas Charlie Par Bruno Bertez

Je ne suis pas Charlie  Par Bruno Bertez

Comme vous vous en doutez, j’ai longuement hésité avant d’écrire ces quelques lignes. Prendre le contre-pied, s’opposer frontalement à un mouvement de masse, c’est être plus que téméraire, c’est être inconscient. 

Certains diraient même que le titre que je choisis est une provocation. Je ne le conteste pas car, comme les caricaturistes et journalistes de Charlie Hebdo, je pratique moi-même la caricature. Je force le trait, j’exagère, je grossis, pour frapper, pour retenir l’attention et ainsi, mieux convaincre. 

Le grand mouvement « Je suis Charlie » a quelque chose de dégoûtant. Qu’est-ce que cela veut dire « Je suis Charlie » ? Cela veut dire, je me prends, je me mets à la place de ceux qui ont mené un combat. Je ne précise pas le combat car ce combat était multiple. Ce qui est sûr, c’est que c’était un combat contre l’esprit dominant, contre la bêtise, contre la pensée unique, contre le conformisme. Je ne retiens pas des gens de Charlie Hebdo qu’ils étaient journalistes car je n’ai pas le sentiment, mais je peux me tromper, que leur intention première était d’informer. Je pense, qu’avant tout, ils voulaient bousculer, démystifier, chambouler, ils voulaient renverser des statues, faire bouger. C’était des iconoclastes. Pour moi, plus que des journalistes, c’était des combattants. Des combattants d’une certaine forme de liberté que je confonds pas avec la liberté de la presse. Certains propos de leurs dirigeants vont dans ce sens. 

Dans le combat qu’ils ont mené, on ne peut pas dire qu’ils étaient bien nombreux. Non seulement, ils n’étaient qu’une poignée, mais leur journal était diffusé à 30.000 exemplaires, c’est peu. C’est peu pour vivre, c’est peu pour progresser, c’est peu pour influencer. Les gens de Charlie Hebdo étaient donc, pour moi, des combattants, mais des combattants relativement isolés. Qui leur a apporté du soutien dans leurs différents combats et, en particulier, dans celui qui a causé leur perte. Bien peu. La  masse, la foule, les politiques, tous ces gens ont plutôt eu tendance à prendre leurs distances avec Charlie Hebdo lorsqu’ils ont publié ces pages sacrilèges sur l’Islam. Bien peu l’ont soutenu ou popularisé son combat quand il s’en est pris à la Charia. 

Que dire sur leur protection. Inadéquate, réduite à un minimum. Leur protection était purement formelle, cosmétique, un peu comme pour faire semblant. Derrière le dispositif, si on peut le qualifier ainsi, il n’y avait nulle réflexion, nulle tentative de prévenir efficacement. 

Charlie Hebdo était bien seul quand il était vivant, mais ils sont tous là, maintenant qu’ils sont morts. Ils sont tous là, ceux qui, selon moi, ont contribué au triste destin de Charlie Hebdo. Si Charlie avait été soutenu par un milieu favorable, par une opinion publique courageuse, ils seraient certainement encore vivants. Il faut oser, me semble-t-il, trouver scandaleux ce reversement de l’opinion et des pouvoirs et dire que c’est quand on est en vie que l’on a besoin de soutien, et non pas quand on est mort. Malgré leur grande ampleur, les manifestations actuelles ont quelque chose de dérisoire et j’avoue que c’est en raison de la honte qu’elles m’inspirent que j’ai écrit ces quelques lignes. Les Français sont plus prompts à agiter des petits panneaux, ce qui ne leur coûte rien, qu’à se lever et à se battre pour les vraies libertés. 

Je suis étonné de la discrétion dont on fait preuve à l’égard de l’un des meilleurs d’entre eux, Bernard Maris, cet économiste non-conformiste. Bernard Maris était un économiste d’exceptionnelle qualité. La preuve, il s’était montré ces derniers temps capable de dépasser l’économisme et de l’intégrer dans une réflexion beaucoup plus vaste, philosophique et sociologique. Si l’on avait fait autour des travaux de Bernard Maris ou autour de ses chroniques signées « Oncle Bernard » autant de tapage que l’on en fait maintenant, le débat économique français aurait été porté à un niveau supérieur à ce qu’il est maintenant. On serait rentré dans le vif du sujet. Mais Bernard Maris, ses travaux d’économiste, la récente évolution de sa pensée, tout cela n’intéresse personne car ce n’est pas récupérable. En parler maintenant dérangerait ceux qui orchestrent la grande mystification en cours. 

La grande mystification en cours, c’est celle de l’Union Nationale. Quel rapport y a t’il entre ce qui est intervenu mercredi dernier et l’Union Nationale, Grand Dieu ? Aucun. Absolument aucun. L’appel à l’Union Nationale est une escroquerie de communiquant politique : il s’agit de saisir l’opportunité de faire oublier une politique désastreuse, aussi bien de droite que de gauche, une politique qui divise. C’est cette politique qui divise, qui fragmente, qui disloque le corps social qui, précisément, nourrit le terreau sur lequel on peut semer le terrorisme. Le terrorisme prospère si les conditions lui sont favorables. Or, précisément, les politiques actuelles isolent les gens, renforcent les égoïsmes, brisent les liens sociaux et les solidarités spontanées. Je ne vise pas cette solidarité de façade que les politiciens ne cessent d’invoquer pour justifier leurs politiques scélérates. La politique intérieure est désespérante au sens fort, elle tue tout espoir. La politique extérieure est encore pire ; elle fabrique des ennemis. Certains réels, d’autres imaginaires. Cette politique étrangère se confère le droit de bombarder, de tuer sans discernement, de démoniser des populations entières avec l’aide d’un vocabulaire et de discours irresponsables. 

Je n’ai aucune idée de la personnalité des assassins. Ce sont eux qui ont tué, cela aurait pu en être d’autres. Les conditions sont prêtes, elles sont réunies pour que la barbarie se propage. Jusqu’à présent, les Français bien-pensants ont fermé les yeux ; pour eux, la barbarie, c’est ailleurs, mais l’action criminelle de ceux qui ont opéré devrait leur rappeler que la barbarie peut aussi faire ses ravages chez nous.  

Je ne vois personne dans les milieux responsables ou dans les médias qui comprenne que ces événements terribles devaient mériter mieux qu’une action publicitaire et qu’ils imposaient au contraire que l’on fasse progresser la conscience des Français, que l’on pose les vrais débats. Que l’on s’adresse à l’intelligence. Non. Ce qui a été choisi, c’est de massifier, de resserrer les rangs du troupeau. La démarche de Charlie Hebdo, qui a toujours été de lutter contre le troupeau, contre la bien-pensance, s’est trouvée trahie dès l’instant même de l’assassinat. Ils ont été assassinés une seconde fois. Politiciens de droite, de gauche, journalistes, commentateurs, ils sont tous complices pour dissimuler et enterrer les vraies questions, tous complices pour mettre le couvercle de l’émotionnel imbécile sur les questionnements qui s’imposent. 

Aux proches des victimes, à ceux qu’ils aimaient et qui les aimaient, je veux dire toute ma compassion. Je veux dire également toute mon admiration pour la démarche  qui animait l’équipe de Charlie Hebdo, sa révolte et son courage. Les contenus de leur journal, leurs idées, leur art, étaient le leur et ils avaient choisi d’aller jusqu’au bout.  Les admirer, ce n’est pas approuver toutes leurs idées et tous leurs choix, c’est saluer avec respect leur démarche.  Ils n’étaient pas inconscients, ils connaissaient les risques auxquels ils s’exposaient. Ils avaient décidé de monter sur les barricades. Ils en sont morts.

Bruno Bertez Le 9 Janvier 2015

207 réponses »

  1. Bonjour,
    Je ne suis pas journaliste, ni politicienne, ni commentateur.
    Mais je suis Charlie aujourd’hui.
    Non parce que je fais partie du troupeau, mais parce qu’il m’arrive de penser par moi-même, ne vous en déplaise.
    Je n’achetais pas Charlie, je ne les supportais donc pas. Naïvement, j’ai pu croire que le seul fait qu’ils existent étaient suffisant.
    Mais je suis Charlie aujourd’hui.
    Pour que ceux qui ne le sont pas aient :
    – le droit de ne pas l’être
    – le droit de l’exprimer
    – le devoir de respecter l’avis et la vie de ceux qui ne pensent pas comme eux.

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  2. J’ai lu avec attention votre article, mais je ne partage pas votre réflexion.
    Vous écrivez : « Qu’est-ce que cela veut dire « Je suis Charlie » ? Cela veut dire, je me prends, je me mets à la place de ceux qui ont mené un combat ». Je ne le crois pas. Les Français qui ont défilé hier ne se sont pas mis à la place de ces combattants, car là, je vous rejoins, ils étaient bien plus que des journalistes, ils étaient des combattants, d’une cause dont nous n’avons pas pris toute la mesure. C’est facile de dire après, « on savait »; et bien non, moi, je ne savais pas. A 800 km de Paris, quand on ne baigne pas dans le microcosme de la presse nationale dont vous faites partie, on est loin d’imaginer que des caricaturistes vivent 24h/24 sous protection policière depuis plusieurs années. Non, on ne soupçonnait pas qu’ils pouvaient faire l’objet d’un attentat odieux. Un attentat terroriste, c’est une bombe dans un lieu public, une personnalité politique qu’on assassine, mais ce n’est pas une tuerie au petit matin lors d’une conférence de rédaction pour des dessins.
    Alors oui, les Français ont pris conscience du véritable danger qui menace notre pays, de ce terrorisme qui maintenant peut frapper aveuglément n’importe où, n’importe quand, n’importe qui. La menace est maintenant clairement identifiée. Jusqu’à présent, je crois qu’elle ne l’était pas. En tout cas, pas comme ça. Alors hier, les millions de personnes qui ont défilé dans les rues ne se sont pas mises à la place de ces combattants; elles leur ont rendu hommage, rendu hommage à des visionnaires qu’on n’a pas assez écouté, assez entendu, c’est sûr… Les Français sont aussi descendu dans la rue car ils ont sans doute mesuré combien la liberté d’expression était importante. On ne se rend plus compte au quotidien de cette chance que nous avons ici en France, de pouvoir dire, écrire ce que nous pensons, ce que nous voulons. Cet évènement a agi comme une piqûre de rappel. Enfin, « Je suis Charlie » ne signifie pas seulement « Je soutiens Charlie hebdo » parce que comme vous l’écrivez, 30 000 exemplaires, c’était un tirage confidentiel; c’est un mouvement beaucoup plus vaste qui signifie aux terroristes : « nous ne nous laisserons pas faire… » Comme aux temps les plus sombres de notre Histoire, nous lutterons pour notre liberté, car finalement, c’est peut-être notre tempérament à nous Français, de nous élever quand les fondements même de notre Nation sont menacés.
    Hier, nous étions dans le recueillement. Aujourd’hui, c’est une autre page qui se tourne. celle de la réflexion. Chaque chose en son temps…

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  3. Merci de ce texte. Je crois que tout est dit… Moi aussi je trouve tout ceci obscène (au sens étymologique)… Pleurer un journal que peu lisaient, que beaucoup critiquaient… À mes yeux, c’est à la fois l’horreur de cet acte et la peur qui ont provoqué cette espèce de communion d’un instant mais qui restera dans un premier temps fragile et dans le temps suivant futile…. On ne peut pas rester sur le long terme très unis malgré l’horreur …. L’avenir ne sera pas simple…

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  4. Le vrai message est orienté « on ne tue pas sur un simple fait que nous ne partageons pas les mêmes idéologies » on est Charlie n est pas axé sur le journal mais la symbolique d un combat pour une atrocité pareille dans notre pays pour le fait d exprimer, même de manière arrogante nos pensées sur la religion la politique l économie les moeurs et coutumes. ..
    ne perdons pas notre énergie pour savoir quel est le courant de pensée le plus adéquate. on ne sera jamais tous d accord. C est le propre de l homme. par contre nous avons les moyens d être uni pour un même objectif! ne pas terroriser notre pays nos familles nos amis nos voisins. et la s il faut que je sois solidaire avec mon pire ennemi de tous les jours je le ferai pour la bonne cause!. C est ça le message nous sommes Charlie

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  5. Beaucoup de choses à dire sur tout cela. Pour ma part je retiendrais J. Bougrab, dévastée sans doute par la mort de son compagnon, affirmer avec toute la force des Zélites en poste, qu’il fallait donner plus de moyens, de contrôler les réseaux sociaux, internet, etc….

    Si ceux-là sont morts pour la liberté, ceux qui les pleurent en sont les fossoyeurs.

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  6. Par delà tous les détails, toutes les hypocrisies qu’on peut relever, énumérer et critiquer, toutes les pitoyables et pathétiques récupérations politiciennes, aujourd’hui je suis Charlie. Pourtant, je n’ai jamais lu Charlie Hebdo, mais savoir que je vis dans un pays où Charlie Hebdo a le droit d’exister me rassure beaucoup. Je suis Charlie parce que ce droit doit être défendu à tout prix

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    • Voilà, donnons nous bonne conscience.
      Personne ne lisait ce « journal », mais soyons fiers, c’était français.
      Par contre ne questionnons pas les responsables, faisons l’autruche.
      Merci à B.Bertez pour ce texte, j’imprime et diffuse à ma petite échelle.
      En espérant qu’il y aura moins de mougeons.
      Bonne année en passant.

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  7. Lundi 12 janvier 2015 :

    Cent Houellebecq pour cinq Zemmour !

    « Soumission », le dernier livre de Michel Houellebecq, s’est écoulé à 250 000 exemplaires depuis sa sortie le 7 janvier, jour de l’attentat contre « Charlie Hebdo ».

    Profondément affecté par la mort de son ami Bernard Maris, l’un des journalistes assassinés à Charlie Hebdo, Michel Houellebebq avait décidé jeudi 8 janvier de suspendre la promotion de « Soumission », son nouveau roman.

    Le livre, sorti le 7 janvier, le jour même du passage à l’acte des frères Kouachi, était promis à une polémique sans fin. Et pour cause, l’écrivain y décrit une France dirigée par le chef d’un parti musulman. Un sujet rendu encore plus sensible par les événements tragiques de ces derniers jours.

    Reste que le livre fait un véritable carton dans les librairies. Le premier tirage de 150 000 exemplaires est déjà épuisé. Un deuxième de 50 000 exemplaires a été livré vendredi 9 janvier. Et un troisième de 50 000 exemplaires est diffusé depuis ce lundi matin.

    http://www.lepoint.fr/culture/cent-houellebecq-pour-cinq-zemmour-12-01-2015-1895752_3.php

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  8. A reblogué ceci sur 1969 : Génération perdue ?et a ajouté:
    « Malgré leur grande ampleur, les manifestations actuelles ont quelque chose de dérisoire et j’avoue que c’est en raison de la honte qu’elles m’inspirent que j’ai écrit ces quelques lignes. Les Français sont plus prompts à agiter des petits panneaux, ce qui ne leur coûte rien, qu’à se lever et à se battre pour les vraies libertés. « 

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  9. Voilà une réaction nette, propre directe.
    Vous m’enlevez les mots de ma pensée et votre réaction est louable.

    C’est toujours un peu comme ça on va en faire beaucoup tout de suite (même si l’intention est saine au premier abord) et puis on va remettre le couvercle et tout va s’estomper.
    C’est une caractéristique de notre pays de s’émouvoir sans chercher à approfondir le sens d’un mal comme celui que nous avons connu la semaine dernière, pour l’éradiquer sur le long terme.
    Quand aux dessinateurs et humanistes de Charlie disparus aujourd’hui, vous soulignez très bien leur existence : de petits gauchistes anarchistes qui vendaient quelques exemplaires et qui vivez un combat en marge de nos priorités.
    Effectivement « être Charlie » ça se mérite !

    Frédéric

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  10. Avoir de la compassion ou pas. Se sentir concerné ou pas. Défiler dans les rue ou pas. Pas toujours facile de se positionner dans un monde où trop d’information tue l’information ! La seule question que je me pose, et que nous devrions peut-être nous poser : « A qui profitent ces crimes ? ».

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  11. Malheureusement, aujourd’hui probablement comme hier, on ne rassemble que sur des slogans surtout si l’on peut leur faire dire ce que l’on veut et faire union sans implication. Mais aujourd’hui avec l’avalanche des scoop, du tout info paramétré ou disloqué (internet) il est encore plus difficile d’écouter si le discours d’appel dépasse 10 mots même si la complexité ne le permet pas. Les dessins, … n’échappent pas à ce qui devient une chape de plomb sur l’éveil des consciences, l’éducation, la controverse, le vrai débat ou l’échange d’idées.

    Ce n’est pas un hasard que le slogan est celui d’un publicitaire (qui a pignon sur rue).

    Alors, exploitons la dynamique pour essayer d’en tirer quelque chose en faisant fi des cons, des hypocrites et des opportunistes.

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    • Vous rejoins totalement quant à exploiter la dynamique de mobilisation contre la violence, le respect de la vie et des idées quelque soit l endroit sur cette planète.
      Quant à moi,tout simplement, vais prêter plus d’attention à mes proches, à ceux qui m entourent, à aider les gens en situation moins aisée que moi et bien d autres en France ou dans le monde. Être plus tolérante me semble aussi essentielle. Transmettre ces idees à mes enfants
      Ne suis qu un grain de sable dans cet univers… Et n ai jamais cru aux politiques.

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  12. j’avoue que lisant vos commentaires, je ne sais dans quelle « case » me loger… ou plutôt, vous loger. Et puis doit-on se loger dans des cases ? J’achète régulièrement Charlie Hebdo, et pourtant je n’ai pas défilé, et pourtant j’exhibe « Je suis Charlie » sur mon profil Facebook. C’est vrai que l’accroche de votre article est bien dans l’esprit Charlie, apprécions là pour cela. Ce que vous dénoncez ensuite est sans doute vérifiable chez bon nombre de nouveaux “Charlie”, et puis après… ? Resterons les images de cet impressionnant rassemblement qui fera date. Qui restera une référence. Combien de temps ? Nous verrons… à nous d’entretenir la mémoire de “Charlie” !

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  13. Et si « je suis charlie » voulait tt simplement dire « je ne veux pas que mon pays perde cette chose si précieuse qu’est la liberté d’expression »…non ?

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    • Cela ne veut rien dire s’il n’y a pas le respect de l’autre. Si vous êtes tolérant avec Charlie Hebdo, vous devez l’être aussi avec Eric Zemmour, etc. Il n’y a pas deux libertés d’expression…

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  14. Bonjour,
    Je suis d’accord avec beaucoup de choses qu’écrit Bernard Bertez, sauf dans son mépris de l’Union nationale. Je ne vois pas en quoi il serait négatif qu’il y ait une union nationale (ou autre chose), disons un rassemblement du corps social contre, pour aller vite et clair, l’utilisation des kalachnikov dans les débats. Ce point est quand même le fond du problème de la semaine derrière et, en France, la question date de l’affaire Calas en tant que question intéressant l’opinion publique. La liberté d’expression n’est ni un luxe ni une ânerie, ni un gadget.
    Par ailleurs j’admire beaucoup Bernard Maris comme vous, mais je n’ai pas trouvé que les médias avaient été spécialement discret sur lui. Peu importe. Mais essayons de ne pas tout sacrifier à sa propre obsession personnelle, toute respectable qu’elle soit.
    Bien à vous
    Renaud Degrève

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  15. ALERTE A LA VEISALGIE !!!
    plus connue sous le nom populaire de : « Gueule de Bois »
    Nous avons subi la haine… nous avons fait l’amour !

    Après cette semaine très riche en émotions contradictoires (peur, angoisses, anxiété, tristesse, colère, soulagement, fraternité, amour, espérance…) nous sommes comme enivré : sa flotte, sa vibre… Nous avons subi la haine… nous avons fait l’amour !
    Attention au lendemain de la veille…

    La semaine prochaine sera celle de nos avant-dernières semaines ?

    (D’après le site : http://www.mongénéraliste.be pour combattre la veisalgie :
    1) Faire la chasse aux toxiques
    2) Le temps de l’élimination
    3) Éloigner la crise
    4) Les vertus du temps)

    Moi je veux partager ce que je pense, sans langue de bois !

    Aujourd’hui : Charlie c’est aussi « le droit au Blasphème »!

    De quoi parlons-nous ? Du blasphème dans une société démocratique.

    Définition du Larousse : « Parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré »
    Oui, étant avant tout démocrate, je réclame « le droit au blasphème » dans la société dans laquelle je vis avec bonheur. Et je l’ai dit en criant avec « quelques » autres : « Je suis Charlie »

    Et cela même, si PERSONNELLEMENT, donc dans ma sphère privée, je suis chrétien (et même engagé comme diacre permanent). Que je sois blessé, outragé parfois, je le partage avec vous.
    Mais il m’arrive aussi d’avancer, de marcher avec eux… les blasphémateurs. Car quelle a été, en son temps, l’accusation portée contre Jésus de Nazareth : « C’est un blasphémateur !».
    Basphème contre l’ordre établi, contre la religion dominante… – Non ?
    De mon point de vue je partage cette opinion : « La notion de blasphème n’a de sens que du point de vue des religions. Ce sont les religions qui interdisent le blasphème. Ce sont les religions et elles seules qui considèrent comme des injures ou des diffamations envers le religieux, ce que les non religieux considèrent comme des critiques ou des moqueries qui relèvent seulement de la liberté d’expression quand ils s’autorisent à faire preuve d’irrespect. De sorte que les critiques, même si elles sont irrespectueuses, y compris les caricatures, ne sont pas un délit du point de vue du droit commun. Seuls les croyants sont attachés à cette notion de blasphème, comme à d’autres notions et valeurs qui appartiennent à leur religion. (Wikipédia)(Notez que ce n’est pas ma Bible!)
    Je partage donc aussi le point de vue de Sophia Aram, 41 ans, humoriste et chroniqueuse sur France Inter lorsqu’elle déclare: «Je suis athée, donc pour moi, le délit de blasphème n’existe pas»
    Oui, par définition, le blasphème NE PEUT EXISTER, dans une société LAÏC, il n’existe que dans un rapport à Dieu, de même que le péché. Eh oui, point de pécheur dans le monde véritablement athée !
    Mais rassurez-vous dans notre démocratie VOUS N’ÊTES PAS OBLIGE d’acheter le prochain numéro de Charlie Hebdo de mercredi prochain. Et nous savons déjà qu’il comportera « évidemment » des dessins sur Mahomet et des moqueries sur les politiques et les religions,cela a été dit aujourd’hui sur France Info par l’avocat de l’hebdomadaire, Richard Malka. « On ne cédera rien », « l’état d’esprit ‘Je suis Charlie' » cela veut dire aussi le « droit au blasphème », a-t-il déclaré.
    Moi, en tout cas, j’ai déjà réservé mon numéro : Car si nous chrétiens devons êtres « le sel de la terre » les « charlistes » sont assurément : « les poils à gratter des institutions »

    Et ce point de vue que je viens de vous partager, c’est ironiquement, le chroniqueur conservateur du New York Times Ross Douthat qui a émergé comme le principal défenseur américain de Charlie Hebdo et du blasphème. Pour lui, s’il y a bien un type de blasphème à défendre, c’est particulièrement celui qui était pratiqué par Charb et ses collègues:
    «Si un groupe important de gens est prêt à vous tuer parce que vous avez dit quelque chose, il est alors presque certain que ce quelque chose doit être dit, parce que sinon, les personnes violentes ont un droit de veto sur la civilisation démocratique, et si elles gagnent ce droit, il n’y a plus de civilisation démocratique.»

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    • La liberté d’expression est un leurre réservée à une élite. Au nom de quoi est-elle réservée aux artistes et aux journalistes ? Si je commets un salut nazi dans la rue, je serais condamné. À raison. Si je suis un « artiste », je ne serais pas condamné. Je m’abriterais derrière un pseudo « Happening ». Lire la presse de ces derniers mois. Idem si je publie une caricature sur mon site Web avec le niveau de Charlie Hebdo. Je serais condamné. La presse n’a jamais été condamnée car il y a consanguinité entre elle et la justice. Il n’y a qu’à voir les nombreuses « fuites » lors des affaires…
      Charlie Hebdo exige le droit au blasphème. Toutefois, ce sont ces mêmes journalistes qui condamnent à mort Eric Zemmour, Denis Tillinac, Michel Houellebecq, etc. pour leurs écrits. Deux poids, deux mesures.
      Quel citoyen accepterait d’être caricaturé à la Charlie Hebdo ? Je ne pense pas que la plupart qui revendique la liberté d’expression accepterait d’être caricaturé par Charlie Hebdo comme, par exemple, se faisant sodomiser par le pape ou n’importe qui d’autre.
      Je ne pense pas non plus que les journalistes auraient réagi autant s’il s’était agi d’un attentat contre Minute avec autant de morts. France 2, France 3, France 5, Canal Plus, etc. nous imposent un logo Charlie sur leurs chaines TV mais n’oublient pas de le retirer lors des publicités. BUSINESS IS BUSINESS.
      Au nom de la liberté d’expression, quel citoyen ou journaliste descendra dans la rue si Eric Zemmour, Denis Tillinac, Michel Houellebecq sont assassinés ? VOUS ?

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  16. Je comprends votre point de vue mais non…
    Je pense qu’effectivement, dans un élan d’union nationale (ou quel que soit le nom qu’on veuille lui donner), certains se sont sentis pousser des ailes et devenir des Charlie, au nom de valeurs très louables et belles, au nom de la liberté d’expression, de la liberté de la presse, etc…
    Mais que disent ces mêmes personnes face aux derniers propos de Dieudonné? quand l’état doit payer une rançon pour un journaliste pris en otage? pourquoi ces libertés ne s’appliquent pas systématiquement? et dans ce cas, quelles sont les limites? en fin de compte, que disent ces mêmes personnes quand on s’en prend à ce qu’ils sont? Ces mêmes personnes qui se sentent aujourd’hui Charlie ne les auraient effectivement pas soutenus dans un autre contexte.

    Et pourtant je ne suis pas d’accord avec vous.

    Personnellement, je ne lis pas Charlie Hebdo, je trouve qu’ils vont parfois trop loin, je n’adhère pas à leur idées politiques. Je ne pense pas que la liberté d’expression ne doive avoir aucune limite. Et pourtant, maintenant que je suis en train d’écrire ça, je me sens Charlie.

    Pour moi, être Charlie, c’est, bien évidemment, une marque de respect envers toutes ces personnes qui de toute façon ne méritaient pas de mourir (et je dis ça en me sentant vraiment concerné puisqu’un membre de ma famille – éloignée certes – est un des 2 rescapés); mais surtout refuser de se laisser intimider. C’est un façon de dire : « Si tu veux nous réduire au silence, si tu nous rejettes parcequ’on ne pense pas comme toi, regarde le nombre de personne que tu devras tuer » même si ça reste très futile face à la mort d’innocents, et même si tout ça fait un peu peur. Je pense que plus qu’une adhésion à toutes les idées des journalistes de Charlie, c’est ça que les gens ont voulu exprimer sans peut-être trouver les mots. C’est le fait qu’on veuille les faire taire qui personnellement m’a le plus touché. Pour moi, c’est pas tant la liberté d’expression en soi qui me fait réagir, mais plus le fait qu’on veuille nous mettre à genou à travers leur mort atroce, et je pense que je suis loin d’être le seul à penser ainsi.

    Et puis même s’ils doivent un peu se marrer en voyant ce qu’ils ont provoqué, je suis sûr qu’ils ont une part de fierté d’avoir pu susciter cet élan; parceque l’union nationale d’hier, c’était quand même super beau

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  17. Bravo Mr Bertez! Ce qui a motivé le peuple à venir dans la rue avec leur pancarte, c’est la peur, aucun serai venu avec cette même pancarte avant la tragédie. Aujourd’hui Luz, dessinateur à Charli a dit’ « être Charli c’est être contre l’obscurantisme, c’est d’être contre toute intolérance et être contre le libéralisme et toute la réflexion est la….

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    • Etes-vous conscient de ce que vous écrivez ? « Et puis même s’ils doivent un peu se marrer en voyant ce qu’ils ont provoqué »
      Je ne vois pas ce qui est drôle dans le fait d’avoir provoqué 17 morts au total. Les morts juifs ne sont que des dégâts « collatéraux » pour vous ????

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  18. j’approuve! je ne dirais pas forcement que les 3 millions de personnes descendues dans les rues comprenaient les choses telles que vous les décrivées, mais pour moi plutôt que de la honte j’ai un sentiment d’inquiétude. tout d’abord et contrairement a ce que pourraient nous faire croire les journaux l’opinion ou le slogan porté ici n’était celui QUE de 3 millions de français quid du positionnement des 63 autres millions qui ne sont pas descendus? peut être devrions nous appeler a une marche « nous ne sommes pas Charlie »!? mais revenons en a mon inquiétude. ce sentiment diffus s’éclaire peu a peu au travers des dialogues que je peux avoir ici et là avec des personnes favorable a la marche de dimanche…et j’ai l’impression d’être face a des murs engoncés dans une bizarre fierté de se sentir soutenus par une soi-disant majorité qui leur dirait « s’est bon nous avons la légitimité de défouler nos instincts « sadiques » sur tout ce qui n’est pas nous et qui oserait lever le petit doigt contre nous…et vous en faite partie puisque vous avez hésité a faire entendre votre voix!. ce qui m’inquiète donc c’est la capacité future a voir plus loin que le bout de son nez et a trouver des solutions nouvelles. ces derniers jours nous avons eut la confirmation que ce que nous faisions (le positionnement français en matière de politique religion éducation etc…) continuait à produire des résultats négatifs mais bon c’est pas grave on va quand même continuer sans changer d’un iota ou plutôt si on va accélérer le processus. Einstein disait « est idiot celui qui reproduit sans cesse la même expérience dans les mêmes conditions en espérant un résultat différent »… nous sommes dans une expérience de société qui produit du terrorisme et nous alimentons cette expérience donc nous aurons inévitablement d’autres actes du même genre et a en croire les journaleux les futurs jihadistes sont déjà là parmi « les p’tits cons qui ne voulaient pas faire la minute de silence dans les écoles… »
    aussi que pouvons NOUS changer dans les paramètres de notre expérience de société?
    tout d’abord écoutons
    écoutons les mots les appels les témoignages etc…partout ou presque l’émotion parlait et exprimait le chagrin pour les 17 victimes…moi j’en compte 20. moi qui suis contre la messe sur une chaine publique j’ai été agréablement surpris d’entendre le curé au zapping qui disait « je prie pour les terroristes car je pense que c’étaient eux les plus égarés » enfin un, me suis je dit, qui nous amène sur un nouveau terrain de réflexion…car en fin de compte comment considérons nous la valeur d’une vie humaine?hé bien désolé mais tous les charlie expriment l’idée que la vie d’un « djihadiste » a moins de valeur que celle d’un « innocent » qui plus est si il meurt près de chez soi par ce que s’i c’est loin ça compte pas (pour info : Il s’agirait du massacre “le plus meurtrier de l’histoire de Boko Haram” selon Amnesty International.
    Seize villages détruits, 2000 morts et 20 000 personnes en fuite. C’est le bilan catastrophique de l’attaque perpétrée par la secte islamiste Boko Haram au Nigeria du 6 au 8 janvier 2015. La ville de Baga et une quinzaine de villages situés au nord-est du pays ont été dévastés par les fanatiques qui ont tué sans discernement. vous en avez entendu parlé??) perso je peux condamner les actes mais je ne peux me résoudre à condamner leur vie entière. se refuser l’idée la possibilité même de pouvoir faire entendre raison à son pire ennemi c’est se résoudre à vivre dans la souffrance et dans la peur de cet ennemi.
    Égalité: Charlie ne considère pas les 3 terroristes français comme un autre citoyen français
    Liberté: chacun est libre d’exprimer ses opinions tant que cela reste dans le cadre des lois républicaine mais entendons nous vraiment bien la question : « pourquoi la France ne pourrait-elle pas être gouvernée selon les principes musulmans?
    réponse: par ce que depuis 1905 le peuple a choisi de vivre sur le principe de la séparation des églises et de l’état!… Ah bon? même en Alsace? même dans son quotidien? avec les jours fériés issus de la tradition chrétienne le repos hebdomadaire le jour du seigneur et j’en passe…ou encore comme le rappelait D.Cohn-bendit ce week-end « ça veut dire quoi une assemblée nationale qui refuse qu’une élue « vert » musulmane se présente voilée (visage visible) alors qu’elle a reçue en son temps l’Abbée Pierre en soutane » …alors on me dira oui mais les temps on changé depuis ce n’étaient pas les mêmes députés présents etc…ok mais cela pose alors la question de la légitimité des décisions et des lois posées par le passé dans d’autres contextes et qui continuent a orienter notre présent, notre future et celui de nos enfants! n’y aurait-il pas quelques questions a se poser ici?
    Fraternité: je vous renvoie à l’extrait de l’info d’amnesty
    Laicité: c’est quoi? dans un pays qui répond à cette question par un formidable « c’est l’égalité ou l’impartialité des religions a partir du moment ou on ne touche pas aux privilèges de l’histoire judéo-chrétienne…
    alors aux 3 millions de charlie êtes vous prêts a relire tous les articles et toutes les attaques « laïcardes » de charlie-hebdo et d’en comprendre réellement la substantifique moelle? a faire l’effort d’ouvrir vos cœurs et vos esprits jusqu’à englober vos « ennemis »? je l’espère mais je reste septique et inquiet!

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    • et mon inquiétude grandit… après juste un siècle M Valls nous déclare en guerre l’histoire se répète dit-on hé bien les « va-t-en guerre » de tous bords (unanimité a l’assemblée) ont eut leur « attentat de Sarajévo » se réjouissent de la mobilisation « unitaire » pour « partir la fleur au fusil » combattre les djihadistes et ceux la même pleureront lors de futures commémorations en souvenir des prochaines boucheries organisées que nous ne manqueront pas de voir car « tous » les appellent et frétillent d’impatience de pouvoir leur montrer qu’on se laisse pas faire! bref les mêmes discours qu’en 1914 à ceci près qu’il n’ont même pas eut besoin d’assassiner Jaurès en tant que défenseur acharné de la paix 3 millions de français s’en sont chargé avant même qu’il n’ait eut le temps d’ouvrir la bouche…même si aujourd’hui sa voix peut s’entendre un peu a travers le message de Bruno Bertez. La question aujourd’hui est donc sommes nous capable de ne pas suivre la voie de nos anciens poilus? sommes nous capable de créativité et de raison? sommes nous capable de voir dans un assassinat un assassinat et pas un acte de guerre qui ne fera que plus de victimes encore et encore? sommes nous enfin capable de voir la valeur de la vie humaine telle qu’elle est ?
      ne tuez pas le messager ne tuez pas l’oracle mais écoutez même si il annonce un futur sombre, surtout si il annonce un futur sombre car c’est le premier pas pour changer ce futur…

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  19. Le #JeSuisCharlie n’est pas issu d’une volonté politique mais le résultat d’un acte reflexe sur réseau social, donc essentiellement un effet de groupe. Il n’y avait aucune malignité la dessous. Sa signification est assez précise : se positionner exactement à l’opposé de ce pourquoi les terroristes ont agi ce 7 janvier. Cela n’est donc pas adhérer à la pensée de Charlie-Hebdo, c’est s’opposer aux idées qui ont motivé les terroristes. Un pur reflexe de rejet.
    Le choix du nom était bon, suffisamment simple, concis et précis pour exprimer cette opposition. Et on n’allait pas se mettre à discutailler des heures pour le choix d’un meilleur hash-tag. Je l’ai donc, comme beaucoup de gens, adopté sans réticence.

    Ensuite l’oligarchie intervient, les journalistes pour interpréter les événements et le slogan à leur gout et les politiques pour monter dans la locomotive et essayer d’en tirer partie, Il n’y pas vraiment de trahison de quoique ce soit, juste de la récupération ordinaire par les gens dont c’est le métier. Pour moi c’est ainsi que fonctionne notre système, ce n’est pas cela qui va m’empêcher d’exprimer mon opposition diamétrale aux thèses des terroristes.

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  20. « c’est quand on est en vie que l’on a besoin de soutien, et non pas quand on est mort »

    Certes… mais pas que…
    Pour connaitre cela de très près, lorsque quelqu’un est mort, ceux qui ont besoin de soutien, ce sont ceux qui sont autour, un besoin vital, un besoin régénérateur…
    C’est à mon avis ce dont « les Charlie » ont eu besoin, malgré les politiques, les polémiques, les récupérations… C’est déjà pas mal.

    Et dans la politique du pire, qu’auriez-vous dit s’il ne s’était rien passé après? Pourquoi ces veaux de français ne sont-ils pas dans la rue, que font les politiques, que fait la communauté internationale…. Que faisons-nous pour le Nigéria. 2000 morts là-bas vs 17 ici. La théorie du mort kilomètre….

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  21. Merci pour cette excellent billet que je partage complètement.
    partager entre cette putain d’hypocrisie générale et le devoir malgré tout de rendre hommage a Charlie.
    Je me suis donc rendu au rassemblement, mais surtout pas question pour moi de chanter cette maudite marseillaise mais plutot oui celle réécrite par Gream Allwright, pas question non plus pour moi d’applaudire les forces de l’odre même si effectivement elles ont fait leur boulot.

    Je me suis permise de mettre en avant vos écrits sur Médiapart.

    Merci à vous

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  22. Merci à vous tous pour vos réactions.

    Nous venons de vivre des moments forts, très forts sur de nombreux aspects, et qui continueront à nous affecter directement ou indirectement un certain temps…celui que met le canon à refroidir !

    La bonne nouvelle, nous posons de nombreuses questions.

    La mauvaise nouvelle, le logiciel des politiques persiste et signe dans le bug, rien n’a changé.

    Pourtant, nous assistons à la faillite magistrale des idées et idéaux de nos républiques dites démocratiques.

    1) Être ou ne pas être Charlie, n’est pas une question, encore moins une réponse !

    2) La méthode de la surenchère ne peut qu’envenimer la situation déjà complexe.

    3) Nous sommes toujours, hélas, dans la politique du fait divers. En effet, les dramatiques conséquences de cet acte barbare venant de personnes endoctrinées ne méritent pas une telle audience.

    4) Cette politique masque de réels dysfonctionnements sociétaux, au plus haut niveau de l’État.

    5) Les problèmes géopolitiques du Proche et Moyen Orient, insoluble depuis plus de 50 ans, ne le seront pas plus demain.

    6) La religion et les différents cultes ne sont qu’un chiffon agité par des partisans qui prônent toujours plus de radicalité.

    7) Une marche n’a jamais empêché des actes violents.

    8) Un « patriot act » relève de la pure machination politicienne, et n’empêchera en rien un hypothétique acte barbare.

    9) L’échec démontré de tels politiques amplifient la dérive, dit autrement, l’abcès n’est pas percé, nous continuons le même chemin de cette faillite, non seulement financière, mais maintenant sociétal qui produit des dysfonctionnements majeurs.

    10) La politique du sondage ne prendra pas en compte le flux inversé que personne ne relève: vous n’êtes pas dupes, et ils le savent.

    11) La douleur insupportable hier va devenir insurmontable demain, si le débat équilibré ne s’instaure pas rapidement.

    12) Les instances européennes vont devoir afficher un peu plus d’honnêteté. Quoi, j’ai dit un gros mot ?

    L’amour sans la paix est un fruit sans saveur, et si nous ne savons pas montrer l’exemple ne demandons pas aux autres de nous suivre…

    Au plaisir de vous lire.

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  23. Je suis africaine, j’aime parler politique raison pour laquelle je m’informe, je cherche. Il faudrait que ceux qui sont des journalistes, ceux par qui nous obtenons des informations encore plus les caricaturistes comprennent que malgré leur liberté d’expression, aussi vaste qu’elle soit, ne leur permet pas de manquer de respect à autrui. Je ne suis pas Charlie pour la simple raison que les journalistes de Charlie n’ont pas eux ce respect dont je parle. Informer, partager, réveiller les consciences, ouvrir les yeux de monsieur tout le monde face aux problèmes qui l’entoure c’est ça le but. Provoquer pour moi n’en fait pas partie à la rigueur choquer les gens est acceptable. Je ne suis pas charlie parce que ce mouvement à plus tendance à endormir les gens plutôt que de les réveiller. SVP, il y’a pire que 12 morts ne vous focalisez par sur le faîtes qu’ils sont journalistes. La vie de 12 personnes vaut elle mieux que celle des milliers d’autres qui meurent chaque jour dans des conditions plus infâmes que celle du 07 janvier.

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  24. j’ai lu attentivement ce texte et à part le chapitre relatif à la politique extérieure qui « fabrique des ennemis » et qui « tue sans discernement » (mes amis du Mali n’ont pas cette opinion) il correspond presque parfaitement à mon ressenti.
    Or, je me sens « Charlie ». C’est en moi, viscéralement. J’ai baigné dans leur humour. Je pratique tous les jours ce type d’humour mordant, décalé, noir parfois. Je l’utilise pour désarmer, pour provoquer ou attendrir, pour ensuite pouvoir dialoguer.
    Je trouve donc le titre de cet article complètement inadapté. Je ne comprends donc pas cette négation. Il aurait été plus intéressant d’écrire « je suis vraiment Charlie » pour se distinguer du « je suis Charlie » dont s’est emparé une grande partie de la population sans se soucier de savoir s’il correspond aux valeurs défendues par les combattants de Charlie Hebdo.

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    • Sauf votre respect, il me semble que l’irrespect et la provocation sont des façons de réveiller les consciences. C’est d’ailleurs pour partie le résultat de Par ailleurs, comme écrit dans le texte à l’origine de ces posts, il ne s’agissait pas de journalistes mais de « combattants contre l’esprit dominant, contre la bêtise, contre la pensée unique, contre le conformisme ».

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      • Puis-je vous manquer de respect et vous provoquer pour réveiller votre conscience comme vous le déclarez si bien ? À la manière de Charlie Hebdo ?

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    • En disant « Je suis Charlie », je crée une hiérarchie dans les attentats. Cela veut dire que le premier est plus important que le second. Le second attentat est lié au racisme, à l’antisémitisme. Le premier a été perpétré par des intégristes religieux contre des intégristes laïques. Les juifs de France n’ont jamais provoqué les musulmans de France. Intégristes ou pas. Charlie Hebdo, OUI…
      Charb, Cabu, etc. sont RESPONSABLES des 17 morts de cette semaine. C’est tout…
      Dire « Je suis Charlie » signifie que l’on cautionne la liberté de dire n’importe quoi qui à entrainé les deux attentats de cette semaine. Comme je suis indigné par les attentats, je dis « Non aux Attentats », je dis « Non à l’Antisémitisme », je dis « Non au Racisme », je dis « RESPECT DES AUTRES ». Je ne dis pas « Je suis Charlie ».

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  25. « La vie de 12 personnes vaut elle mieux que celle des milliers d’autres qui meurent chaque jour dans des conditions plus infâmes que celle du 07 janvier »

    C’est exact mais qui supplicie ce continent? Boko Haram et AQMI!
    Entités qui ont plus d’un point commun avec les trois crapules qui viennent d’ensanglanter la France…

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  26. ÉTAT-CIVIL

    (aux Monuments aux Patates
    et leurs vivifiants charniers)

    Je suis charlie pas Tintin
    Mon corps déchiré n’est pas papier
    Sous le couteau et les bombes
    Il tremble, en état de choc
    Ses larmes, le tout-à-l’égout
    Idéologique les ravale
    Son esprit n’est pas,
    Juif, chrétien, musulman…
    Carnage et carnaval
    Il aspire au genre humain
    Alors tintin ! Bien fait pour moi !
    Ça m’apprendra à vouloir vivre
    Sans couteau ni bombes
    Tous envoyés du ciel
    Dont voici le message global :
    Enragez-vous les uns les autres
    Et étripez-vous au nom
    De Coca et Nikov

    Je suis charlie, salut !
    Enchanté ! Moi ! C’est charpie !

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  27. Une vérité qui fait mal ,notre République qui accepte tous mais a leurs risques et périls,et diviser les gens pour mieux les contrôler un état apprentie sorcier .

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  28. Le plus malheureux dans tout cela, c’est qu’au prochain sondage, François Hollande va prendre au moins dix points de plus de personnes favorables à lui (son action?!)

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  29. Attention les amis:a 0,38 la dame dit »il faut repérer ceux qui ne sont pas Charlie »
    Une pensée,un peuple,…ein….on y va!!!!!!!!

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  30. et moi j’ai connu hara kiri, j’ai continué avec charlie, j’ai lu tant de BD de ses auteurs… et je dis oui je suis CHARLIE, juste parce que tu aies le droit de dire je ne suis pas Charlie, même si je ne suis pas d’accord, voilà c’est juste ça dire « JE SUIS CHARLIE » donner le droit à tout le monde de s’exprimer mais avec des mots et des stylos et des crayons ou de la peinture ou…. la culture la liberté le droit d’expression, bref c’est juste ça dire je suis charlie, ce n’est pas forcément adhérer aux idées de chralie c’est juste dire « ON A LE DROIT DE S’EXPRIMER LIBREMENT ET PERSONNE NE NOUS EN EMPECHERA » voilà je suis triste mais fière de ce peuple qui ne bougeait plus et qui s’est levé et réveillé, ça ne durera peut-être pas mais en tous cas ça aura réveillé certaines consciences endormies depuis trop longtemps, voilà merci à tous d’exister, merci de ne pas penser comme moi, c’est ça la France !!!

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    • « ON A LE DROIT DE S’EXPRIMER LIBREMENT ET PERSONNE NE NOUS EN EMPÊCHERA »
      Ah bon? Alors on ne doit pas vivre sur la même planète.

      Moi j’habite sur la Terre, et ici, on est « libre » de dire ce que l’on veut mais il faut penser aux conséquences malgré tout, puisque les interlocuteurs sont aussi « libres » de répondre comme ils le souhaitent.

      Je peux dire à mon boulanger qu’hier, son pain n’était pas très bon. Il ne sera pas forcément ravis, en prendre compte ou non, c’est son choix. Mais s’il est très susceptible, il peut aussi me tirer une balle dans la tête. Au fond, qu’est ce qu’y l’en empêche? Il ira très probablement en prison pour son acte, mais rien ne l’a empêcher de le réaliser.
      L’exemple du Boulanger a une très très faible probabilité de se produire (enfin je sais pas, je ne mange pas de pain, du coup :P), mais allez insulter verbalement un mafieux Colombien, Russe ou autre, violemment, sous le sigle « c’est la liberté d’expression » , il va très certainement vous exécuter sur place, no kidding.

      Nous ne pouvons pas non plus nous exprimer librement envers n’importe qui. Il existe une « protection de l’image publique » attribuée à certaine personnes (exemples, un président). Vous ne pouvez pas dire tout et n’importe quoi contre un président librement, il y a des sanctions selon les propos s’ils sont diffamatoire ou autre.
      Par exemple, je pense sincèrement que si un habitant de Corée du nord lance une méchanceté envers Kim Jong-un sur internet ou autre (ouais j’écris son nom j’ai peur de rien…), il peut potentiellement disparaître.
      En France ce ne sera probablement une bonne amande.

      A partir de là, oui, on est libre de dire ce que l’on veut, mais non, pas sans en subir les conséquences. De ce fait, je dirais que « non », la liberté d’expression n’existe que partiellement dans notre monde.
      Et l’événement Charlie Hebdo est un des Nombreux rappels qui se déroulent dans le Monde.

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  31. Les français ont le courage facile ces temps-ci: pas très dur en effet de protester après trois méchants garçons qui, après avoir étés très méchants, ont eu la bonne idée de mourir! Rangeons précieusement ces image de foules, de République, de Marseillaises, et ressortons-les quand les allemands reviendront, ou les russes, ou les chinois, ou les islamistes! Et à ce moment-là nous leur dirons: tiens, si on descendait tous dans la rue à chanter la Marseillaise?

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  32. Bien sûr, oui, pour tous les arguments. Bien sûr. Ce sont des questions qu’on se pose avant d’aller rejoindre la « masse ». Mais… « Je ne marche pas avec le troupeau de veaux », dit le troupeau de moutons à cinq pattes, se croyant affranchi du berger.
    Quand je marche dans la rue, au quotidien, je la partage avec un incroyable nombre de gens qui pensent différemment de moi. Certains sont même de purs salauds. Je partage quand même la rue avec eux, tous les jours. Il n’y avait rien de différent dimanche dernier ; on était peut-être un peu plus serrés. Peut-être que personne n’était là pour la même chose. Pour certains, c’était sans doute même la curiosité de voir ce qui allait se passer qui les a fait venir. On peut tout imaginer de ce que pensent les gens. Ca, c’est facile.
    Les manifestations n’ont pas d’autre sens que de conjurer le sentiment d’impuissance. D’exorciser le besoin de « faire quelque chose » quand on se sent privé d’autres moyens. Et de savoir qu’on est pas tout seul à ressentir ça. D’accord, c’est purement émotionnel, irréfléchi. Mais je préfère mille fois ceux qui choisissent ce moyen, soient-ils moutonniers, hypocrites, récupérateurs, plutôt que ceux qui ont choisi d’aller jeter des pavés sur les mosquées pour défouler leur rage.
    Et dans le tas de manifestants, peut-être que certains de ces « moutons » ont pu échanger avec d’autres. « Et vous, vous êtes là pourquoi ? ». Le début d’une réflexion ; il faut bien commencer quelque part. J’en ai entendu, et rien que pour ça, ça valait le coût de passer derrière la clique d’innommables.
    Quant au slogan… « Je suis touché », ç’aurait sans doute été plus juste pour illustrer l’état d’esprit de ceux qui arboraient leur « je suis Charlie ». Mais sans doute moins porteur, et ça aurait sans doute trop fait plaisir aux soutiens des trois débiles. De toute façon, on sait ce que valent les slogans. Ce n’est pas grave ; les survivants se débrouilleront sans doute très bien avec ça, et même, et surtout, avec ceux qui passeront très vite de « Je suis Charlie » à « Je suis Apple » ou « Moi je suis plutôt Figaro ».
    Enfin, Bernard Maris. Et que dire d’Honoré ? – j’avoue avoir un sourire cruel à chaque fois qu’un type se reprend, un peu gêné aux entournures d’avoir oublié de le mentionner. Les émotions sont sélectives, c’est vrai, et c’est assez humain. On peut aussi voir le verre moitié-plein ; on n’a jamais autant parlé d’eux. Si ça se trouve, rêvons, des gens qui ne les connaissaient pas vont chercher à connaître leur travail. On peut dire dommage que ça n’ait pas été suffisamment le cas de leur vivant, mais les cas de reconnaissance posthumes sont légion, en art comme en journalisme.
    Quoi qu’il en soit, « en avoir été » ou pas n’est en rien un motif de fierté, ni un test de Q.I. Il n’y a aucun jugement à avoir, ni dans un sens, ni dans l’autre. L’essentiel, c’est que chacun connaisse à peu près les raisons de son choix, l’assume et se remette des émotions fortes qui ont traversé beaucoup de monde, sans doute bien plus que les 4 millions annoncés dans la rue.

    PS : j’ai lu dans les commentaires qu’il y avait une liberté d’expression à deux vitesses. Je rappelle que Zemmour, Houellebecq ou Dieudonné ont encore toute capacité d’argumenter leur point de vue, et qu’une critique même virulente n’a jamais tué personne.
    Le FN et l’Agrif ont tenté d’étouffer Charlie Hebdo financièrement en multipliant les procédures judiciaires ; là, personne, ou si peu, ne les a défendus en achetant le journal. Et pourquoi pas ? C’est l’état de toute la presse papier. Si Charlie n’intéressait plus, qu’il crèvât en tant que journal ! Triste, mais juste, au regard de la réalité des autres. Les talents qu’il recèle auraient pu trouver une place ailleurs. La grosse différence aujourd’hui, c’est que le silence des morts est prématuré et définitif.
    Et puis, effectivement, il n’y aurait pas eu autant de monde pour s’émouvoir si l’attentat avait visé Minute. Pour moi, la différence notable est que les types de Charlie sont tombés de manière absurde. Par erreur. Comme si les fanatiques – des p’tits français des quartiers – voulaient se tuer eux-mêmes. Leur prochaine couv’ sur le pardon me semble sincère et prouve un peu ça, à mon sens.
    Qu’aurait titré Minute ?

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  33. Charlie n’a pas été soutenu à l’époque des caricatures, c’est un fait. Je ne pense pas qu’on soutienne plus aujourd’hui le fait qu’ils aient dessinés ces caricatures. Aujourd’hui je pense que la majorité des gens « Je suis Charlie » expriment le refus, le dégout, que de tels actes de barbaries se passent pour un dessin.Ils sont sous le choc et se rassemblent pour le dire et soutenir ceux qui ont été tués, leurs familles. Point final.

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  34. Les Français sont connus pour être faibles en langues étrangères surtout en anglais. Le mot  » Charlie » en argot londonien veut dire  » Charlot », naïf » presqu’idiot.Je suis Charlie a alors une autre signification. C’est pourquoi les humoristes avaient choisi ce mot de Charlie d’après les dessins de  » Charlie Brown » qui se définissait comme l’innocent, le bête ( sans être forcément méchant).Pour eux ils voulaient utiliser cette idée de naïfs pour taper tous azimuts sur tout le monde: religions, politiques, en se disant que l’on les prendrait pour les ravis du village, les bouffons du roi, les humoristes du pays. Le pays les a laissé faire, histoire de montrer la liberté de la presse car ils n’étaient pas pris au sérieux.
    Pour ces raisons je ne peux être Charlie

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  35. Cher Monsieur,

    Je comprends bien le réflexe anti-pavlovien et sain de certains qui prennent, comme vous, le contrepied de l’unanimisme ambiant.
    Pourtant je vous l’affirme, je suis Charlie et j’approuve pleinement l’atmosphère d’union nationale de ces derniers jours. J’étais présent à la manif que j’ai trouvé digne et émouvante. Que n’aurait-on dit si, après de tels évènements, seuls quelques dizaine de milliers de personnes s’étaient rassemblées ?Cela aurait été pour moi un signe très inquiétant sur l’état de la société française.
    Vous dites qu’il faut être nuancé, très bien. Alors, tout en étant parfois caricatural pour les raisons d’efficacité, soyez nuancé sur le fond. L’anti-conformisme peut aussi devenir une posture aux effets délétères. Oui, l’union nationale sur la liberté d’expression est indispensable et on peut y adhérer tout en continuant à faire fonctionner notre cerveau. Oui il ne faut pas être dupe :
    – de la tentation de récupération politique d’un gouvernement aux abois
    – des tentations liberticides genre patriot act à la française et je compte bien sur les rescapés de Charlie Hebdo pour être vigilants
    – des atteintes à la démocratie beaucoup plus insidieuses et dangereuses que représentent le système économiques et financiers actuel et l’Union européenne en particulier.

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    • Tout à fait d’accord.
      Là où je ne suis pas d’accord c’est quand vous dites que Charlie Hebdo luttait contre la pensée unique. Ils sont des représentants de la pensée unique. Dites-moi svp une seule idée rééllement subversive, hors de la pensée unique, défendue par Charlie Hebdo?
      Ils sont allés loin (dans la provocation notamment) pour la défense de leurs idées, mais leurs idées ne sont ni plus ni moins que celles de la pensée unique. Ils sont morts pour avoir été des défenseurs acharnés de la laïcité, n’est pas une notion qui fait partie intégrante du petit manuel illustré de la pensée unique française..?

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  36. Curieux comme les autorités, après avoir défendu la liberté d’expression après les attentats, mettent comme énergie en propagande avec les pravdas pour dire qu’elle contient des limites…

    Cette oligarchie aurait-elle peur d’avoir ouvert une boite de pandor qui se retournerait contre elle ?
    Il est certain que si la population commence à parler de liberté, elle pourrait y prendre gout et remettre en question une certaine utilisation des pouvoirs…

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  37. Ne pensez vous pas que d’empêcher les gens de s’exprimer ou d’isoler quelqu’un pour ces idées provoque justement le terrorisme ?
    Lorsque l’on empêche quelqu’un de s’exprimer soit il se taira soit il trouvera un autre moyen d’expression et comme nous sommes tous différents chacun réagit avec son expérience de vie, ce qui est dangereux c’est de ne s’exprimer qu’avec ceux qui pensent comme soit, ce qui fait de l’homme ce qu’il est c’est ça capacité d’empathie, de se mettre à la place de l’autre, comment le faire si on a peur d’être catégorisé et isolé par les autres pour cela.

    Ce que je constate de mon expérience de vie c’est que l’homme d’aujourd’hui veut vivre sa propre vie à fond, sans se soucier de l’autre voire au dépend de l’autre, pourquoi ?

    La réussite « sociale » et financière.

    Je mes « sociale » entre guillemet car ce qu’il croit être une réussite sociale, c’est à dire avoir des amis, n’en n’est pas du moins cela n’est pas une réussite en soit.

    Je rêve d’un monde où l’argent ne serait qu’un outils de comparaison de valeur afin d’organiser les échanges, et où la réussite signifierait avoir tout fait pour acquérir et transmettre le savoir quelque soit le domaine pour avancer toujours plus loin. L’homme seul ne peut acquérir tout le savoir du moins tant que l’on aura pas résolu le problème de la mort.
    Internet devait pallier à ce problème, mais hélas il a été détourné pour la réussite personnel.

    Je commenterais également l’action d’Anonymous qui est un groupe auquel on aurait attendu qu’ils réagissent différemment. Plutôt que de censuré les sites de ces hommes qui crient au désespoirs au point de ne plus rechercher la vie et cherche la mort comme délivrance. S’il vous plait Anonymous envoyés leur un message : « On vous aime, votre savoir et votre vie son précieuse, aidez nous à comprendre votre désespoirs. »

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  38. Merci pour votre analyse. Par les temps qui courent et la manipulation à tout va elle est la bienvenue. Etant musulman et ayant vécu en Algérie aussi bien le terrorisme que la manipulation et la récupération, j’ai été très touché par cet attentat. Mahomet (celui des caricatures) avait annoncé il y a 14 siècles  » Parmi les signes annonciateurs de la fin des temps, la multiplicité des meurtres. Les gens tueront pour un oui et pour un non au point que la victime ne saura pas pourquoi elle a été tuée et l’assassin ne saura pas pour quelle raison il tue »
    Aurions nous toute notre tête (raison) ce jour là? s’est exclamée l’assistance (ses compagnons).
    Ce qu’il voulait dire c’est que nous croirons tous avoir raison mais au fond nous raisonnons en fonction de ce que l’on nous vend.

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  39. Hier aux Etats-Unis était le jour de la célébration du Docteur KING, MLK

    Le mood général était le suivant, porté par les médias:

    -Profitez de la baisse des prix du carburant pour acheter!

    -Profitez du jour de MLK pour acheter, faire du tourisme!

    -Nous nous occupons des « lone wolves’, des loups solitaires terroristes qui menacent votre sécurité.

    Tout est récupéré, retourné en son contraire, c’est cela la formidable dialectique du Pouvoir.

    Le Docteur King avait un sermon préféré, c’est celui sur l’attitude face à ses ennemis.

    Pour ceux qui pratiquent l’anglais, qui ont envie de réfléchir, je reproduis ce texte car, pour moi il est d’une actualité brulante.

    Il pointe dans une direction morale, au sens d’une morale authentique, supérieure, éclairée par l’intelligence.

    Il pointe dans un sens philosophique car il dépasse les apparences et introduit une pensée dialectique paradoxale qui bouscule et renverse.

    Il pointe dans une direction politique en cette période de fabrication intensive de l’ennemi, afin de dépolariser politiquement et de diriger vers les Troisième Voies fascistes dites d’Union Nationale.

    C’est la fameuse phrase honteuse de Hollande, « l’esprit du 11 Janvier doit inspirer les réformes »,
    Chercher l’amalgame inconscient, le transfert de l’émotion du 11 Janvier sur les réformes scélérates qui organisent la régression sociale est une vilénie sans nom.

    Ces gens ne respectent rien.

    Personnellement, je ne m’exprime pas en termes religieux, ce texte est offert pour alimenter la réflexion personnelle, comme une occasion d’élévation de l’esprit et de l’intelligence.

    Personnellement, je m’exprime en termes politiques, vous le savez.

    Martin Luther King:

    « I want to use as a subject from which to preach this morning a very familiar subject, and it is familiar to you because I have preached from this subject twice before to my knowing in this pulpit. I try to make it a, something of a custom or tradition to preach from this passage of Scripture at least once a year, adding new insights that I develop along the way out of new experiences as I give these messages. Although the content is, the basic content is the same, new insights and new experiences naturally make for new illustrations.

    “So I want to turn your attention to this subject: « Loving Your Enemies. » It’s so basic to me because it is a part of my basic philosophical and theological orientation—the whole idea of love, the whole philosophy of love. In the fifth chapter of the gospel as recorded by Saint Matthew, we read these very arresting words flowing from the lips of our Lord and Master: « Ye have heard that it has been said, ‘Thou shall love thy neighbor, and hate thine enemy.’ But I say unto you, Love your enemies, bless them that curse you, do good to them that hate you, and pray for them that despitefully use you; that ye may be the children of your Father which is in heaven. »

    “Over the centuries, many persons have argued that this is an extremely difficult command. Many would go so far as to say that it just isn’t possible to move out into the actual practice of this glorious command. But far from being an impractical idealist, Jesus has become the practical realist. The words of this text glitter in our eyes with a new urgency. Far from being the pious injunction of a utopian dreamer, this command is an absolute necessity for the survival of our civilization. Yes, it is love that will save our world and our civilization, love even for enemies.

    “Now let me hasten to say that Jesus was very serious when he gave this command; he wasn’t playing. He realized that it’s hard to love your enemies. He realized that it’s difficult to love those persons who seek to defeat you, those persons who say evil things about you. He realized that it was painfully hard, pressingly hard. But he wasn’t playing. We have the Christian and moral responsibility to seek to discover the meaning of these words, and to discover how we can live out this command, and why we should live by this command.

    “Now first let us deal with this question, which is the practical question: How do you go about loving your enemies? I think the first thing is this: In order to love your enemies, you must begin by analyzing self. And I’m sure that seems strange to you, that I start out telling you this morning that you love your enemies by beginning with a look at self. It seems to me that that is the first and foremost way to come to an adequate discovery to the how of this situation.

    “Now, I’m aware of the fact that some people will not like you, not because of something you have done to them, but they just won’t like you. But after looking at these things and admitting these things, we must face the fact that an individual might dislike us because of something that we’ve done deep down in the past, some personality attribute that we possess, something that we’ve done deep down in the past and we’ve forgotten about it; but it was that something that aroused the hate response within the individual. That is why I say, begin with yourself. There might be something within you that arouses the tragic hate response in the other individual.

    “This is true in our international struggle. Democracy is the greatest form of government to my mind that man has ever conceived, but the weakness is that we have never touched it. We must face the fact that the rhythmic beat of the deep rumblings of discontent from Asia and Africa is at bottom a revolt against the imperialism and colonialism perpetuated by Western civilization all these many years.

    “And this is what Jesus means when he said: « How is it that you can see the mote in your brother’s eye and not see the beam in your own eye? » And this is one of the tragedies of human nature. So we begin to love our enemies and love those persons that hate us whether in collective life or individual life by looking at ourselves.

    “A second thing that an individual must do in seeking to love his enemy is to discover the element of good in his enemy, and every time you begin to hate that person and think of hating that person, realize that there is some good there and look at those good points which will over-balance the bad points.

    “Somehow the « isness » of our present nature is out of harmony with the eternal « oughtness » that forever confronts us. And this simply means this: That within the best of us, there is some evil, and within the worst of us, there is some good. When we come to see this, we take a different attitude toward individuals. The person who hates you most has some good in him; even the nation that hates you most has some good in it; even the race that hates you most has some good in it. And when you come to the point that you look in the face of every man and see deep down within him what religion calls « the image of God, » you begin to love him in spite of. No matter what he does, you see God’s image there. There is an element of goodness that he can never slough off. Discover the element of good in your enemy. And as you seek to hate him, find the center of goodness and place your attention there and you will take a new attitude.

    “Another way that you love your enemy is this: When the opportunity presents itself for you to defeat your enemy, that is the time which you must not do it. There will come a time, in many instances, when the person who hates you most, the person who has misused you most, the person who has gossiped about you most, the person who has spread false rumors about you most, there will come a time when you will have an opportunity to defeat that person. It might be in terms of a recommendation for a job; it might be in terms of helping that person to make some move in life. That’s the time you must do it. That is the meaning of love. In the final analysis, love is not this sentimental something that we talk about. It’s not merely an emotional something. Love is creative, understanding goodwill for all men. It is the refusal to defeat any individual. When you rise to the level of love, of its great beauty and power, you seek only to defeat evil systems. Individuals who happen to be caught up in that system, you love, but you seek to defeat the system.

    “The Greek language, as I’ve said so often before, is very powerful at this point. It comes to our aid beautifully in giving us the real meaning and depth of the whole philosophy of love. And I think it is quite apropos at this point, for you see the Greek language has three words for love, interestingly enough. It talks about love as eros. That’s one word for love. Eros is a sort of, aesthetic love. Plato talks about it a great deal in his dialogues, a sort of yearning of the soul for the realm of the gods. And it’s come to us to be a sort of romantic love, though it’s a beautiful love. Everybody has experienced eros in all of its beauty when you find some individual that is attractive to you and that you pour out all of your like and your love on that individual. That is eros, you see, and it’s a powerful, beautiful love that is given to us through all of the beauty of literature; we read about it.

    “Then the Greek language talks about philia, and that’s another type of love that’s also beautiful. It is a sort of intimate affection between personal friends. And this is the type of love that you have for those persons that you’re friendly with, your intimate friends, or people that you call on the telephone and you go by to have dinner with, and your roommate in college and that type of thing. It’s a sort of reciprocal love. On this level, you like a person because that person likes you. You love on this level, because you are loved. You love on this level, because there’s something about the person you love that is likeable to you. This too is a beautiful love. You can communicate with a person; you have certain things in common; you like to do things together. This is philia.

    “The Greek language comes out with another word for love. It is the word agape. And agape is more than eros; agape is more than philia; agape is something of the understanding, creative, redemptive goodwill for all men. It is a love that seeks nothing in return. It is an overflowing love; it’s what theologians would call the love of God working in the lives of men. And when you rise to love on this level, you begin to love men, not because they are likeable, but because God loves them. You look at every man, and you love him because you know God loves him. And he might be the worst person you’ve ever seen.

    “And this is what Jesus means, I think, in this very passage when he says, « Love your enemy. » And it’s significant that he does not say, « Like your enemy. » Like is a sentimental something, an affectionate something. There are a lot of people that I find it difficult to like. I don’t like what they do to me. I don’t like what they say about me and other people. I don’t like their attitudes. I don’t like some of the things they’re doing. I don’t like them. But Jesus says love them. And love is greater than like. Love is understanding, redemptive goodwill for all men, so that you love everybody, because God loves them. You refuse to do anything that will defeat an individual, because you have agape in your soul. And here you come to the point that you love the individual who does the evil deed, while hating the deed that the person does. This is what Jesus means when he says, « Love your enemy. » This is the way to do it. When the opportunity presents itself when you can defeat your enemy, you must not do it.

    “Now for the few moments left, let us move from the practical how to the theoretical why. It’s not only necessary to know how to go about loving your enemies, but also to go down into the question of why we should love our enemies. I think the first reason that we should love our enemies, and I think this was at the very center of Jesus’ thinking, is this: that hate for hate only intensifies the existence of hate and evil in the universe. If I hit you and you hit me and I hit you back and you hit me back and go on, you see, that goes on ad infinitum. It just never ends. Somewhere somebody must have a little sense, and that’s the strong person. The strong person is the person who can cut off the chain of hate, the chain of evil. And that is the tragedy of hate – that it doesn’t cut it off. It only intensifies the existence of hate and evil in the universe. Somebody must have religion enough and morality enough to cut it off and inject within the very structure of the universe that strong and powerful element of love.

    “I think I mentioned before that sometime ago my brother and I were driving one evening to Chattanooga, Tennessee, from Atlanta. He was driving the car. And for some reason the drivers were very discourteous that night. They didn’t dim their lights; hardly any driver that passed by dimmed his lights. And I remember very vividly, my brother A. D. looked over and in a tone of anger said: « I know what I’m going to do. The next car that comes along here and refuses to dim the lights, I’m going to fail to dim mine and pour them on in all of their power. » And I looked at him right quick and said: « Oh no, don’t do that. There’d be too much light on this highway, and it will end up in mutual destruction for all. Somebody got to have some sense on this highway. »

    “Somebody must have sense enough to dim the lights, and that is the trouble, isn’t it? That as all of the civilizations of the world move up the highway of history, so many civilizations, having looked at other civilizations that refused to dim the lights, and they decided to refuse to dim theirs. And Toynbee tells that out of the twenty-two civilizations that have risen up, all but about seven have found themselves in the junk heap of destruction. It is because civilizations fail to have sense enough to dim the lights. And if somebody doesn’t have sense enough to turn on the dim and beautiful and powerful lights of love in this world, the whole of our civilization will be plunged into the abyss of destruction. And we will all end up destroyed because nobody had any sense on the highway of history.

    « Somewhere somebody must have some sense. Men must see that force begets force, hate begets hate, toughness begets toughness. And it is all a descending spiral, ultimately ending in destruction for all and everybody. Somebody must have sense enough and morality enough to cut off the chain of hate and the chain of evil in the universe. And you do that by love.

    “There’s another reason why you should love your enemies, and that is because hate distorts the personality of the hater. We usually think of what hate does for the individual hated or the individuals hated or the groups hated. But it is even more tragic, it is even more ruinous and injurious to the individual who hates. You just begin hating somebody, and you will begin to do irrational things. You can’t see straight when you hate. You can’t walk straight when you hate. You can’t stand upright. Your vision is distorted. There is nothing more tragic than to see an individual whose heart is filled with hate. He comes to the point that he becomes a pathological case. For the person who hates, you can stand up and see a person and that person can be beautiful, and you will call them ugly. For the person who hates, the beautiful becomes ugly and the ugly becomes beautiful. For the person who hates, the good becomes bad and the bad becomes good. For the person who hates, the true becomes false and the false becomes true. That’s what hate does. You can’t see right. The symbol of objectivity is lost. Hate destroys the very structure of the personality of the hater.

    “The way to be integrated with yourself is be sure that you meet every situation of life with an abounding love. Never hate, because it ends up in tragic, neurotic responses. Psychologists and psychiatrists are telling us today that the more we hate, the more we develop guilt feelings and we begin to subconsciously repress or consciously suppress certain emotions, and they all stack up in our subconscious selves and make for tragic, neurotic responses. And may this not be the neuroses of many individuals as they confront life that that is an element of hate there. And modern psychology is calling on us now to love. But long before modern psychology came into being, the world’s greatest psychologist who walked around the hills of Galilee told us to love. He looked at men and said: « Love your enemies; don’t hate anybody. » It’s not enough for us to hate your friends because—to to love your friends—because when you start hating anybody, it destroys the very center of your creative response to life and the universe; so love everybody. Hate at any point is a cancer that gnaws away at the very vital center of your life and your existence. It is like eroding acid that eats away the best and the objective center of your life. So Jesus says love, because hate destroys the hater as well as the hated.

    “Now there is a final reason I think that Jesus says, « Love your enemies. » It is this: that love has within it a redemptive power. And there is a power there that eventually transforms individuals. That’s why Jesus says, « Love your enemies. » Because if you hate your enemies, you have no way to redeem and to transform your enemies. But if you love your enemies, you will discover that at the very root of love is the power of redemption. You just keep loving people and keep loving them, even though they’re mistreating you. Here’s the person who is a neighbor, and this person is doing something wrong to you and all of that. Just keep being friendly to that person. Keep loving them. Don’t do anything to embarrass them. Just keep loving them, and they can’t stand it too long. Oh, they react in many ways in the beginning. They react with bitterness because they’re mad because you love them like that. They react with guilt feelings, and sometimes they’ll hate you a little more at that transition period, but just keep loving them. And by the power of your love they will break down under the load. That’s love, you see. It is redemptive, and this is why Jesus says love. There’s something about love that builds up and is creative. There is something about hate that tears down and is destructive. So love your enemies.

    “There is a power in love that our world has not discovered yet. Jesus discovered it centuries ago. Mahatma Gandhi of India discovered it a few years ago, but most men and most women never discover it. For they believe in hitting for hitting; they believe in an eye for an eye and a tooth for a tooth; they believe in hating for hating; but Jesus comes to us and says, « This isn’t the way. »

    “As we look out across the years and across the generations, let us develop and move right here. We must discover the power of love, the power, the redemptive power of love. And when we discover that we will be able to make of this old world a new world. We will be able to make men better. Love is the only way. Jesus discovered that.

    “And our civilization must discover that. Individuals must discover that as they deal with other individuals. There is a little tree planted on a little hill and on that tree hangs the most influential character that ever came in this world. But never feel that that tree is a meaningless drama that took place on the stages of history. Oh no, it is a telescope through which we look out into the long vista of eternity, and see the love of God breaking forth into time. It is an eternal reminder to a power-drunk generation that love is the only way. It is an eternal reminder to a generation depending on nuclear and atomic energy, a generation depending on physical violence, that love is the only creative, redemptive, transforming power in the universe.

    “So this morning, as I look into your eyes, and into the eyes of all of my brothers in Alabama and all over America and over the world, I say to you, « I love you. I would rather die than hate you. » And I’m foolish enough to believe that through the power of this love somewhere, men of the most recalcitrant bent will be transformed. And then we will be in God’s kingdom.”

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