Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito spécial du Jeudi 5 Février 2015: La BCE fait de la politique, elle déclare la guerre! Par Bruno Bertez

L’Edito spécial du Jeudi 5 Février 2015: La BCE fait de la politique, elle déclare la guerre! Par Bruno Bertez

La Grèce n’est pas un pays, c’est un exemple. Un exemple qu’il faut mater.

La BCE a surpris les observateurs et les marchés mercredi 4 février. Elle a annoncé  qu’elle n’accepterait plus comme collatéral de ses opérations de refinancement  les titres adossés au gouvernement grec.  Cette décision a pour effet d’empêcher les banques grecques d’accéder au financement ordinaire conféré par la BCE. Cette annonce a fait l’effet d’une bombe et elle explique le recul des marchés ce jour, sous la conduite des valeurs bancaires.

Le refus d’accepter comme collatéral les valeurs adossées au gouvernement grec est spectaculaire mais il n’est pas dramatique. Il l’est beaucoup moins que ce qu’ont écrit les commentateurs. En effet, les banques grecques ont encore la possibilité d’accéder à l’ELA (Emergency Lending Assistance). Celle-ci est toujours disponible et elle permet aux établissements grecs d’accéder à un refinancement qui leur permet de faire face à leurs obligations. A notre avis, la principale conséquence au plan technique de la décision de la BCE est une hausse des coûts imposés aux banques grecques puisqu’elles accèdent au refinancement au taux de l’ELA qui est de 1,55% au lieu de bénéficier du taux des REPOS qui lui est à 0,05%.

L’important n’est évidemment pas dans la technique. L’important est dans la déclaration de guerre qui a ainsi été signifiée. Les responsables grecs ont entrepris un tour diplomatique dès le lendemain de l’élection et ils ont essayé soit de conquérir les bonnes grâces de certains dirigeants européens, soit d’obtenir leur neutralité. S’agissant de Draghi, il avait été assuré après la rencontre, que celle-ci avait été fructueuse  et que les conversations avaient été relativement positives. Avec l’annonce de mercredi, on voit qu’il n’en est rien et on peut même dire que Draghi plante un coup de poignard dans le dos du gouvernement grec. La mesure qu’il a annoncée n’était pas obligatoire, rien ne l’obligeait à le faire. Au plan technique, elle n’est pas très importante puisque les banques grecques peuvent toujours accéder à l’ELA. En revanche, l’effet d’annonce a été déplorable. On a assisté pendant quelques instants à une véritable panique sur les marchés. Il est évident que le moment choisi a été réfléchi et qu’il s’insère dans le cadre d’une stratégie. Un tour de piste des responsables  grecs, à l’issue de ce tour de piste, ils émettent des messages plutôt encourageants, sinon positifs. Ils vont jusqu’à suggérer que certains gouvernements européens ne leur sont pas hostiles et qu’ils sont prêts à jouer les médiateurs. Pendant ce temps, l’Allemagne enrage. Elle frappe di poing sur la table et obtient de Draghi que la fausse ambiance positive vole en éclats ; elle obtient une véritable déclaration de guerre. Car c’est ainsi qu’il faut comprendre l’annonce de la BCE et le moment qui a été choisi : il faut briser le climat que la Grèce tente d’instaurer et replacer les choses là où les Allemands veulent qu’elles soient, c’est-à-dire dans le cadre d’un combat fondé sur le seul rapport des forces en présence. C’est un grand coup psychologique qui a été joué. En quelques minutes, tout le travail diplomatique des responsables grecs  a été détruit. Alors que l’on croyait qu’il existait peut-être des possibilités de négociations dans lesquelles chacun sauverait la face, l’Allemagne, par BCE interposée, impose sa volonté et sa volonté, c’est le « niet » pur et simple, rien à négocier.

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La BCE pouvait, bien entendu, choisir de patienter trois semaines avant d’annoncer pareille décision. Rien ne l’obligeait, ni à la faire, ni à la décider. La raison officielle qui a été donnée fait sourire : « il n’est actuellement pas possible d’envisager une conclusion positive à la revue du programme en cours ».  Il n’a jamais été possible d’envisager quoi que ce soit sur la Grèce, tout le monde le sait depuis longtemps. Nous disons clairement et nettement : la BCE a agi politiquement. Aucune règle ne l’obligeait à se comporter de la sorte et si elle l’a fait et qu’elle a choisi de le faire et c’est qu’elle a choisi son camp.

Nous reviendrons sur cette analyse politique ben entendu.

Le gouvernement grec est dans une situation délicate à deux niveaux. Et c’est là où l’on voit la malignité des Allemands et de la BCE. En effet,  l’annonce spectaculaire de la BCE ne peut que précipiter la panique des déposants grecs. Les banques sont soumises à un « run », c’est-à-dire à des retraits continus, et la décision de la BCE  a pour objectif d’accélérer encore ces retraits pour les mettre exsangues. C’est la politique du pire, bien évidemment. On disloque, on provoque le chaos, on tord le bras pour mettre le gouvernement grec à genoux et obtenir que quelques jours après son élection, il se déjuge.

La seconde conséquence de la décision de la BCE est de rendre délicate la situation de financement de la Grèce. Selon Bloomberg, le gouvernement sera en cessation de paiements autour du 15 février.  Pour tenir, il lui restera la cagnotte des fonds de la Sécurité SOCIALE. C’est une pratique courante des gouvernements que de puiser dans ces réserves lors des crises.  Cette décision de puiser dans les réserves de la Sécurité Sociale pourrait assurer une liquidité suffisante pour deux ou trois semaine supplémentaires. Au-delà, il n’existe plus de ressources visibles même si l’imagination des gouvernements est, bien souvent dans ces conditions, sans limite. La Grèce a besoin dans une perspective de court terme d’environnement 15 milliards.

Les dirigeants grecs sont maintenant dans le dur. L’avaient-ils prévu ? Sont-ils préparés ? Nous l’ignorons. Il est normal que dans la guerre qui est maintenant déclarée, ils gardent secrète leur stratégie.  Mais en-ont-ils une ? Ne se sont-ils pas faits des illusions ? Comme nous le disons souvent, l’espoir n’est pas une stratégie, peut-être ont-ils fait preuve de naïveté.  Ce que nous observons, c’est que les Allemands ont choisi la position la plus dure. Pendant que les responsables grecs faisaient leur tournée diplomatique,  ils n’ont pas bougé d’un iota. Tout ce qu’ils ont fait, c’est diffuser sous le manteau à titre de fuites un ensemble d’informations et de documents extrêmement sévères et rigoureux. Selon ces documents, l’Allemagne refuse tout. Elle n’accepte rien. Pire, elle veut imposer au gouvernement de Tsipras de perdre la face et de revenir en arrière sur la hausse du salaire minimum, sur le treizième mois des retraités pauvres et sur les effectifs de la Fonction Publique. Sur ces bases, aucune négociation n’est possible. C’est : vous vous mettez à genoux, vous nous apportez les clés de la ville et vous rentrez chez vous vous faire lyncher par le peuple que vous aurez trahi. Cette position allemande est tout à fait cohérente avec ce que l’on sait : Merkel veut faire un exemple, elle veut donner une leçon, elle veut briser les tentatives populaires qui refusent la politique qu’elle impose. Comble de l’humour, ou peut-être du mépris, Merkel, dit-on, accepterait… un changement de nom de la troïka et une modification de sa composition !

Il est évident que nous sommes dans une situation extrême qui dépasse très largement ce que représente la Grèce réellement. La Grèce est un petit pays. Les sommes sont importantes, certes, puisque sa dette totale est de 315 milliards d’euros, mais il faut savoir, et tout le monde le sait que cette dette est portée à 80% par les institutions officielles européennes ou le FMI et par conséquent, elle ne met pas le système en danger. Chacun sait aussi que les aides dont a bénéficié la Grèce sont allées non pas au peuple grec mais à hauteur de 82% au système bancaire international. Il n’y a jamais eu de bail-out de la Grèce, il n’y a eu, par subterfuges interposés, que bail-out du secteur bancaire. Non, la Grèce est importante non pas en tant que pays ou que peuple, elle est importante en tant que symbole. L’Allemagne veut à tout prix que le principe de la politique qu’elle impose soit maintenu. Elle veut que l’agenda des réformes soit respecté. Elle veut qu’il n’y ait pas de mesures de retour en arrière dans les domaines fiscaux, dans les domaines de la Fonction publique, dans la gouvernance, dans les privatisations, dans la protection sociale et, bien sûr, dans la lutte contre la corruption. Bref, l’Allemagne veut qu’à l’occasion de la révolte grecque il soit dit et réaffirmé que la voie de l’austérité et des réformes est la bonne.

Pourquoi une position aussi dure, aussi intransigeante, ou aussi inhumaine ? Pour une raison simple et évidente que l’on se garde bien d’énoncer : la Grèce est un exemple et il ne faut que cet exemple soit mauvais.  Il faut que cet exemple soit sans lendemain en Europe.

 Or, ce qui se profile à l’horizon de quelques mois, ce sont les élections espagnoles. Elections dans quinze régions d’abord, élections générales ensuite en fin d’année. Et l’Espagne, c’est autre chose que la Grèce. L’Espagne, c’est une dette colossale, c’est un système bancaire lourd et fragile. C’est une pièce maitresse du dispositif européen. Personne n’imagine que l’euro et l’Europe puissent résister à un tremblement de terre espagnol. Or, il se trouve qu’en Espagne, en moins d’un an, un parti d’extrême gauche nommé Podemos s’est hissé au tout premier rang de la scène politique.  Dans les derniers sondages publiés par l’institut CIS, Podemos dépasse maintenant le parti socialiste, le PSOE. Et oui, Podemos est devenu le second parti en termes d’intentions de vote avec 23,9% tandis que le PSOE n’est plus qu’à 22,2%. Le parti de Rajoy reste en tête mais sa marge de sécurité ne cesse de se rétrécir, il n’est plus qu’à 27,3%. L’écart entre Podemos et le PP ne cesse de se rétrécir et bien entendu c’est cela qui inquiète Merkel. Les dirigeants de Podemos, au lendemain des élections grecques, ont rappelé leur position. Ils veulent obtenir que la dette publique espagnole de 1,1 trillion soit restructurée.  On comprend qu’une restructuration de 1,1 trillion effraie les élites européennes, la BCE et les grandes banques. On pourrait digérer une restructuration grecque ; on ne peut avaler une restructuration espagnole.  L’enjeu grec, nous le répétons, nous y insistons, c’est l’Espagne. S’il s’agissait d’un gouvernement social-démocrate à la botte de l’Europe et de la BCE, nul doute que le gouvernement grec obtiendrait beaucoup. On sauverait la face, on habillerait, on maquillerait, et on ferait en sorte que ce gouvernement tienne. Syriza est tout sauf social-démocrate. Derrière sa volonté de restructurer la dette, se profile une volonté de changer le système grec et le système européen et cela est inacceptable.  Le jeu stratégique des eurocrates, de Merkel, de la BCE et de la banque en général est de briser Syriza, Tsipras et Varoufakis. De le faire durement et dans des conditions humiliantes. A l’inverse, le jeu stratégique consiste à favoriser l’Espagne, à accepter tous ses dérapages, à tout tolérer à proclamer le retour de la croissance, à claironner la baisse du chômage, afin de dissuader les Espagnols d’accorder leur confiance à Podemos.  Aux petits Grecs, le bâton ; aux Espagnols, la carotte. 

Vous remarquerez en passant que les Italiens ont la chance de se trouver dans la même situation que les Espagnols ; eux aussi, bénéficient de la carotte. Plus de réprimandes, rien que des encouragements et des flatteries. Les nouvelles en provenance d’Italie sont bonnes. Renzi a accompli ses réformes à la faveur du pacte qu’il avait passé avec Berlusconi, et si l’on en croit la presse européenne, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes italien. L’analyse des chiffres, largement bidonnés, montre qu’il n’en est rien, mais tant que cela passe…

Nous avons développé l’idée, à plusieurs reprises, qu’une brèche était ouverte dans le dispositif européen. La question n’est plus du tout de sortir de la crise et de préparer l’avenir, la question est de tenir coûte que coûte, de se préparer à affronter de rudes combats et de se replier derrière les fortifications.  Dans ce contexte, on comprend beaucoup mieux la mise en place du Quantitative Easing de Draghi et son calendrier. L’Allemagne l’a accepté car elle est parfaitement consciente du fait que l’année 2015 est l’année de tous les dangers. Cela craque de partout. Il faut obtenir que les troupes serrent les rangs et pour ce faire, il ne faut pas hésiter à châtier, voire à exécuter les récalcitrants.

Ce qui est frappant,  c’est la faiblesse et la versatilité de Hollande. Un jour, pressé par Mélenchon et son aile gauche, il se dit proche de Syriza et de Tsipras ; le lendemain, certainement après un coup de fil de Merkel, il va à Canossa et déclare que la France restera ferme sur les réformes : « des réformes et encore des réformes » vient-il de dire jeudi. Il est immédiatement récompensé puisque l’on murmure que l’Europe se montrerait plus tolérante dans son appréciation du budget Français.

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 5 Février 2015 

illustrations et mise en page by THE WOLF

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28 réponses »

  1. Au moins elle est cohérente politiquement.cela change des élus qui N ont qu une opinion .comment rester aux affaires

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    • Plus les choses avances, et la je pense a ce qui se passe vers l’ukraine, plus je me dit que nos zelites vont nous faire sortir de la crise par un coup de torchon comme je l’ai tellement entendu dans mon enfance, Une bonne guerre fraiche et joyeuse pour effacer l’ardoise… je ne pensais pas que j’aurais vu ça, mais ça me semble désormais un scénario plausible. Ce qui se passe avec la grêce démontrant bien que rien ne les arrêtera dans leur délire mégalomaniaque et surtout pas le bien être des peuples.

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  2. Bonsoir,

    Quelques remarques rapides (il est tard):
    1) l’armée de l’air grecque met en œuvre un peu moins de 300 cents avions de combat dont 195 modernes (c’est légèrement plus que l’armée de l’air française). Pourquoi? Il y a peut être là du gras quand on est dans pays endetté jusqu’au cou (au passage, qui paye?),
    2) l’Europe aurait voulu que Syriza gagne qu’elle ne s’y serait pas pris autrement indépendamment du fait que les partis traditionnels sont complètement discrédités (corruption, clientélisme, etc…),
    3) En forçant ainsi la main, l’Allemagne et les pays vertueux ne veulent-ils pas, in fine, pousser la Grèce vers la sortie de la zone euro pour tenter de sauver cette dernière (très mal barrée de mon point de vue. L’euro, brillante idée politique, est un échec économique patent) ?
    4) L’inconsistance et la médiocrité de notre président s’exprime une nouvelle fois pleinement. Combien de temps le tango français va-t-il continuer à être accepté et toléré? Au passage, je note que le commissaire européen Moscovici tacle le pouvoir français sur la mollesse des réformes engagées: « Moscovici : La France doit réduire encore son déficit » (http://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0204136322589-moscovici-la-france-doit-reduire-encore-son-deficit-1090470.php). Clownesque et risible quand on connait son action au même poste. De qui se moque-t-on?
    5) La Suède ne préfigure-t-elle pas le devenir de ce continent après ce qui vient de s’y passer: « Coup d’État en Suède ? » (http://www.contrepoints.org/2015/01/27/195862-coup-detat-en-suede).

    Bonne soirée

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  3. Merci de nous expliquer et de constater avec votre bagage Mr Bertez mais la vrai question et que ? Que faire à la place du 1 et ministre Grec ?

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  4. Cette histoire doit être remise en perspective avec la personnalité de Merkel (le tocard hollande est heureusement hors jeu) et bien entendu podemos:

    Il faut rappeler que le succès de l’allemagne ( qui va bientôt arriver à son terme à cause de la Chine) n’est en rien la conséquence de Merkel mais de Schroder qui lui est pro Poutine à fond.

    La politique de merkel a toujours était nulle: pour revenir à la Grèce, c’est elle qui a dealé avec les ecolos l’arrêt des centrales contre leur soutien dans la premiere phase de la crise de l’euro. Actuellement, l’enjeu est comme vous le dîtes podemos.

    Cela s’appelle de la politique à l’américaine ou umps de gribouille
    Dans le cas grec, les variables de décision sont toutes sauf Grecs sauf l’euro sauff le moyen terme

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  5. « La BCE fait de la politique, elle déclare la guerre! », vous n’y êtes pas Mr Bertez, Europe = paix on vous dit! 😉

    Concernant le refinancement des banques grecques via ELA, Jacques Sapir précise dans un article titré « L’ultimatum de Francfort » que ce premier ne coure que jusqu’au 28 février.

    adresse de l’article en question qui à mes yeux, fait honneur réciproquement au votre:
    http://russeurope.hypotheses.org/3397

    Un cailloux de plus dans la sandale grecques qui abonde dans le sens du timing, il faut rapidement faire de la Grèce un exemple à ne pas suivre et contraindre leur nouveau gouvernement à se désavouer!

    Bonne continuation aux contributeurs de ce blog et à vos lecteurs!

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  6. Bonjour,

    En complément du premier point que j’évoquai hier soir, Philippe Dessertines, invité ce matin des Experts sur BFM Business, vient de préciser que jusqu’en 2011 la Grèce était le troisième importateur d’armes derrière l’Inde et la Chine. D’après ses dires, je n’ai pas le temps de vérifier, les factures d’armes ont toujours été payées rubis sur ongle et les forces armées grecques (je connais plus la partie aéronautique mais c’est une force conséquente, bien équipée et bien entrainée) n’ont pas fait jusqu’à aujourd’hui l’objet de restriction de budget ou si peu.
    Pourquoi un tel surarmement (la traditionnelle opposition à la Turquie n’explique pas tous) et qui paye ou fait en sorte que ce soit payé (du travail pour les journaleux)?

    Bonne journée

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    • Pourquoi parce que le plus gros vendeur: allemagne + france.

      sinon la premiere guerre mondiale a aussi débuté dans cette zone par des ventes d’armes par Basile zaharoff(facile à retenir il a eu sa legion d’honneur le même jour que l’assassiant de Jaures) qui a une coresponsabilité aussi importante que JPM et walls street…
      Zaharoff va voir ou les turs ou les grecs et leur propose un sous marin et le lendemain en vend deux à l’autre.

      il n’ya aura pas de guerre dans cette zone , les ventes d’armes sont juste des malversations abus de biens sociaux de l’allemagne et de la france financés par le contribuable grec

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      • ni Zaharoff ni les frères Pâris ne sont relatés dans les livres d’histoire

        la question est de savoir si dans 20ans GS apparaitra dans les livres d’histoires comme Pecora a permis que JPM un temps y apparaisse

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    • Vos remarques, H., sont toujours très pertinentes, savez-vous si la Grèce a un sous-sol très riche? Comment se fait-il qu’ils n’en aient jamais profité alors?

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  7. Moi j’avais dans l’idée que les banques grecques complices de la BCE se serviraient de l’ELA pour refiler leur papier à leur banque nationale… Tout en déposant auprès de la banque centrale européenne (facilités de dépôt) ce cash… Le problème ne serait pas un problème de surcoût… Mais en cas de « rupture diplomatique entre Athènes et Bruxelles »… Et bien l’argent serait…. parti… évaporé… à l’abri à Bruxelles…

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  8. Je continue mon idée… mais cela devient de plus en plus fumeux… Utilsation de ce « matelas » pour faire pression sur le gouvernement grec… Si aucun accord possible et rupture complète… remise au banques grecques non pas de leur dépôt mais swap avec des titres détenus par des organismes publics (BCE), etc… En quelque sorte une menace de politique de terre brulée…

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  9. > Ce qui est frappant, c’est la faiblesse et la versatilité de Hollande.

    Ça me rappelle une petite histoire racontée par un Jésuite (le père de Mello)…

    Connaissez-vous l’histoire du supérieur Jésuite que tout le monde appréciait? Les gens lui demandaient:

    « Comment se fait-il que vous ayez tant de succès en temps que supérieur?

    – C’est très simple, répondait-il, la recette du succès n’est pas compliquée : je suis tout simplement d’accord avec tout le monde. »

    On lui rétorquait:
    « C’est absurde, comment pouvez-vous avoir du succès en tant que supérieur en étant d’accord avec tout le monde? »

    À quoi il répondait :
    « Exactement. Comment pourrais-je réussir en tant que supérieur si j’étais toujours d’accord avec tout le monde ? »

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  10. Ce week-end serait un bon moment pour réintroduire la drachme par surprise et mobiliser l’armée grecque à la frontière.

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  11. Si Syriza baisse son pantalon le parti des indépendantistes grecques s’il ne veut pas perdre la face sera obligé de quitté la coalition et nous nous retrouverons avec de nouvelles élections à la clé et tout peut arriver une coalition Aube dorée et les indépendantistes grecques par exemple…

    Quand à l’Allemagne elle n’a jamais été fine politiquement et militairement c’est plus tôt du rentre dedans et rapport de force donc personnellement cela ne m’étonne pas….

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  12. « Or, ce qui se profile à l’horizon de quelques mois, ce sont les élections espagnoles. Elections dans quinze régions d’abord, élections générales ensuite en fin d’année. Et l’Espagne, c’est autre chose que la Grèce. L’Espagne, c’est une dette colossale, c’est un système bancaire lourd et fragile. C’est une pièce maitresse du dispositif européen »

    Donc Tsipras doit gagner du temps chez lui et aller faire campagne en Espagne pour que « Podemos » remporte les élections.
    Ensuite… Merkel sort de l’Euro « nous » (la France) laissant seuls avec cette pétaudière?

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  13. bon scénario Nanker, a ne pas écarter, nous sommes a un moment clé de l’Europe (de la fin de l’Europe) .
    Avec une telle humiliation, je n’ose penser a la facture que l’europe aura à payer en frais de transfert pour le passage du gaz Russe de South Stream livré et acheté par la Turquie et devant traverser la Grèce lors de sa revente a l’Europe.
    si Syriza est toujours au pouvoir, ce ne sera pas 1 milliard par an comme l’Ukraine, pour frais de passage, mais en plus il y aura rachat aux Turcs du gaz et revente avec marge aux autres états Européens.
    Mais les Grecs feront sûrement une ristourne a ceux qui en ont le plus besoin, les Allemands !!!!
    Achete des poeles a bois) KAMINOFEN ANGELA !!!!

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  14. Après l’ultimatum de la BCE, voici maintenant l’ultimatum de l’Eurogroupe.

    Vendredi 6 février 2015 :

    La Bourse de New York a perdu près de 0,5% vendredi, plongeant dans le rouge en fin de séance après que Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a dit que la Grèce avait jusqu’au 16 février pour demander un prolongement de son programme d’aide, faute de quoi le pays risquait d’être privé de soutien financier.

    http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20150206.REU9325/lead-1-wall-street-finit-en-legere-baisse-avec-la-grece.html

    En clair :

    Lundi 16 février, si la Grèce ne demande pas officiellement un prolongement de son programme d’aide, la Grèce n’aura plus aucun soutien financier de la zone euro.

    Et si la Grèce ne reçoit plus aucun soutien financier de la zone euro, elle sera obligée d’en sortir.

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  15. M.draghi a miné la Grece à l’époque ou il etait patron de Goldman sachs Europe pour que celle ci puisse entrer dans la zone euro, tandis qu’autour, avec complicité, on fermait les yeux… Le berceau de la démocratie et de la culture europeenne se devait d’etre de la partie.
    Dans un second temps, la Grece devint le cobaye des « Menguele » de la troika en pratiquant des cures d’austerité ad nauseam facon grenouille dans la marmite que l’on chauffe jusqu’a l’ébulition; et les grecs, eux, continuent encore et encore de penser que l’euro vaut mieux que la drachme et qu’une souveraineté troquée est le meilleur pari pour une future sortie de crise. Le syndrome de Stockolm dans sa version économique ne connait pas encore son point de retournement psychologique… le coup de pied au cul, pas vu arriver, à Tsipras par la « botte centrale europeenne », fournit violemment par Merkel, pourrait changer les choses.

    Symboliquement la Grece « berceau de la démocratie » a été sacrifiée sur l’autel du 4eme reich. L’Europe pangermanisée dont revaient les collabos francais (entre autre) de 1940, par déchéance pragmatique, avaient le désir de notre zone euro actuelle bien qu’aujourd’hui excreté de son racialisme antisémite mais relayé, comme contre poids historique, par une islamophobie tout juste contenue (pour le moment). Humilier la Grece c’est aussi bafouer la culture démocratique, c’est donner le coup de grace de la servitude absolue envers les gueux frondeurs que représente le peuple face à une oligarchie apatride et hégémonique… les « mange peuple » d’Etienne de la Boetie. Le sacrifice se fait dans le sang pour les dieux de la finance, en signe de soumission bien sentis tout autant que d’exemplarité.

    Une autre symbolique, qui a son poids de signification, concerne l’Italie et par extension l’Union europeenne:
    Il s’agit de l’affaire Costa Concordia qui était troublante, et, peut etre nous montre t elle le futur couronnement de l’épopée peu glorieuse de cet avatar unioniste. En effet, le « titanic » italien, par l’hybris de son commandant de bord, s’en était allé s’échouer sur des récifs qu’il pensait éviter. Son orgueil valant sa couardise, il fut le premier à quitter le navire, laissant les passagers à leur triste sort… Tel des peuples laissés à l’abandon par leur élite paniquée… Mais le critere symbolique est tout entier compris dans les noms donnés aux ponts et segments du navire:
    – Allemagne, Portugal, France, Irlande, Belgique, Grande Bretagne,Italie, Belgique…Grece!
    Le voyagiste nous vendait : « LE PARADIS SUR MER », les eurodolatres sur la terre promise europeenne (1992).

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  16. Il ne faut jamais compter sur les pouvoirs et leurs élites pour mettre les choses au clair. Ce qui est simple, ils le rendent complexe. Ce qui est droit, ils le rendent obtus. Et nous affirmons que ceci est au cœur des difficultés de nos sociétés.

    On aurait tort, cependant d’imaginer que tous ces gens pensent faux. La plupart oui, cela est vrai car ce sont des idiots, mais il a des super-élites, des stratèges qui élaborent et conseillent.

    Aux Etats-Unis, pour simplifier on dit que ce sont les PHD des grandes Universités Privées. C’est presque vrai. En Europe c’est moins net, le recrutement des super-élites de l’ombre, des tireurs de ficelles, est plus diversifié. Donc ils sont plus difficiles à identifier.

    La fonction de ces gens est de réfléchir, d’analyser, d’élaborer des stratégies politiques et sociales au service de l’ordre dominant. Au service des ultra-riches. Ils sont passés maitres dans l’art de la communication laquelle consiste non pas à informer et transmettre une connaissance ou un savoir, mais à influencer et à dicter ce que le public concerné doit penser.

    Leur art suprême c’est l’embrouille, la mystification, les vessies pour les lanternes.

    En voici un exemple à propos de la dette. Vous savez que nous sommes en Europe Unie, et donc en bonne logique les problèmes doivent être abordés et réglés en termes économiques globaux, unitaires qui dépassent les frontières nationales. Surtout si l’objectif est de sauver le fameux euro.

    Sur ces bases, il ne vous échappe pas que la distinction majeure, opérationnelle, est entre débiteurs et créanciers. A la faveur de l’excédent de leur balance des paiements certains pays, certaines catégories de personnes ont accumulé une épargne, des créances, un capital sur les pays qui eux avaient un déficit de leur balance des paiements; c’est à dire des dettes. La responsabilité est collective, on ne peut séparer l’œuf de la poule car excédents des uns et déficits des autres sont inséparables, On n’a pas le choix, c’est une équivalence comptable. C’est un système. Donc il est inutile de chercher qui est plus responsable que l’autre, cela c’est de la morale. Ce qu’il faut, c’est trouver une solution économique et financière à ce problème de la dette.
    La solution au problème de la dette est simple, claire, il suffit de trouver « qui va payer ? ». De tous temps, depuis qu’il y a des dettes, on n’a jamais pu sortir de cette évidence: Trouver une solution au problème des dettes équivaut toujours à trouver « qui va payer? ».

    Si la classe politique était honnête, ce qu’elle n’est pas, depuis 2008, tout le débat politique devrait être centré sur cette question. Et la question dans un espace que l’on prétend unifier se pose de la façon suivante: est ce que l’on va faire payer les créditeurs, les créanciers, les classe sociales qui ont tiré et tirent profit des dettes ou bien est ce que l’on va faire payer les citoyens, les classes moyennes? La vraie et seule question de la solution au problème des dettes que l’on ne peut honorer est celle-là, qui fait-on payer? Et il faut y réponde en fonction de l’intérêt général européen. Il faut faire le choix qui fait le moins dégât.

    Il est évident que le choix de politiques d’austérité est en soi une réponse: On choisit de faire payer les masses, les citoyens, les classes moyennes. L’autre branche du choix c’est de faire payer les créditeurs, les créanciers et ceux qui bénéficient du système de la dette. Faire payer ceux que Tsipras veut qu’ils paient.

    Poser les questions en ces termes, ne convient pas aux élites dominantes et pour cause, cela fait apparaitre un choix inique, injuste, spoliateur, renforçateur d’inégalités. Au lieu de poser les choix en termes économiques, ce que tout européen authentique, de bonne foi ferait, on les biaise. On escamote le fait que l’on spolie des catégories sociales et on fait croire que c’est un problème National, Nationaliste. Ainsi on a maintenant un problème en ce moment entre la Nation Grecque et la Nation Allemande. Ainsi pour éviter de dire la vérité qui serait désagréable aux dominants on met en avant le concept dangereux à manier de Nation. Et on le fait au risque de ranimer les antagonismes, les haines et les revendications comme celle de Tsipras qui veut des indemnités de guerre nazies de la part des Allemands.

    Ou au risque de faire monter Podemos dans les sondages ou Marine Le Pen. Ce contre quoi on prétend lutter.

    La dette est un problème de classe et de groupes sociaux que par cynisme, irresponsabilité et avidité on transforme dangereusement en un affrontement de Nations. Tout comme en 1914 on a transformé un problème d’impérialisme et d’hégémonie en un affrontement National dont a vu l’issue.

    Ce choix des dominants est destructeur, il casse en profondeur tout esprit Européen, il monte les peuples les uns contre les autres au lieu de les rapprocher.

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  17. Comment lisez-vous la décision de la BCE, hier, d’augmenter le montant de l’ELA (Emergency Liquidity Assistance ) pour les banques grecques ?

    +5 milliards d’euros pour atteindre un total de 65 milliards.

    On nous dit : « unexpected move ».

    Est-ce raccord avec l’idée selon laquelle la BCE aurait déclaré la guerre ?

    Personnellement, j’ai plutôt l’impression que le théâtre se poursuit, sur le mode « moteur à deux temps ».

    On dit « nein », on fait les yeux noirs, on psychodrame, on fait des grands mouvements des mains… et derrière on se couche, on s’arrange pour que le blé arrive là où il faut.

    + et – s’annulent ? Que faut-il penser de ces mouvements contradictoires ?

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