Art de la guerre monétaire et économique

L’Union européenne déchirée entre les USA et la Russie(Pepe Escobar)/ Les néocons états-uniens accusent Merkel d’une «inexcusable» complaisance envers la Russie/ Dédollarisation : La Russie ratifie la Banque BRICS au capital de $ 100 milliards (Zerohedge)/Paul Craig Roberts : le cancer de la répression financière (et pourquoi vous ne pouvez rien y faire)/ Stratfor prévoit la désintégration de l’UE et de la Russie d’ici 2025 !

L’Union européenne déchirée entre les USA et la Russie

Pepe Escobar
Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 18 février 2015 – Source Sputnik

L’accord Minsk 2.0 montre de facto que les deux grandes puissances européennes que sont l’Allemagne et la France cherchent à rompre avec le projet de semer le chaos des USA.

 Il n’empêche que Washington a déjà réussi à entraîner une Union européenne (UE) en difficulté toujours un peu plus dans le chaos, justement, en dressant l’Occident contre la Russie.

L’accord de Minsk est un sérieux défi pour Porochenko

L’administration Obama, qui est infestée de cellules néoconservatrices, tels des fantômes dans la machine, a toujours été persuadée qu’une série de sanctions occidentales, en parallèle avec une guerre des prix du pétrole lancée par l’Arabie saoudite, suffiraient à désorganiser l’économie de la Russie pour la forcer à modifier son comportement à l’égard de l’Ukraine et, dans le meilleur des cas, provoquer un changement de régime à Moscou.

Disons que c’est raté. Minsk 2.0 est peut-être un accord bien fragile, mais il fait ressortir le fait que l’Allemagne, avec l’appui de la France, les deux grandes puissances européennes donc, cherchent à rompre avec le projet des USA de semer le chaos.

L’Empire du Chaos [du Bien et de la Vertu, Note du Saker] ne veut pas d’accord durable concernant l’Ukraine et fera tout pour torpiller Minsk 2.0. L’impératif stratégique de l’Otan est clair: forcer Moscou à s’engager dans une guerre en Ukraine pour l’épuiser économiquement, empêcher un partenariat économique et commercial entre l’UE et la Russie, et éliminer la Russie comme concurrente des USA sur le marché mondial.

Les choses ne vont pas pour le mieux non plus du côté de la guerre des prix du pétrole. Les néoconservateurs sont au désespoir, car ils se sont rendu compte que la stratégie saoudienne saigne à blanc l’industrie du gaz de schiste aux USA.

Ils ne vont pas jusqu’à dire qu’ils veulent une hausse du prix du pétrole pour aider la Russie. Ce qu’ils veulent, c’est continuer de saigner à blanc la Russie avec des prix bas, pendant que les USA accumuleront des gains en imposant une barrière protectionniste. De la manière dont les néocons voient les choses, en procédant ainsi, ils saigneront aussi à blanc l’Arabie saoudite, et l’Iran au passage. Dire que cette combine n’a même pas été concoctée par le russophobe notoire Zbig grand échiquier Brzezinski.

NE MARCHEZ PAS SUR MES CHAUSSURES EN SUÉDINE* LOUÉES

Si, du point de vue géopolitique et énergétique, l’Empire du Chaos connaît des difficultés, tout va pour le mieux du côté du capitalisme du désastre, gracieuseté du Fonds monétaire international (FMI) une nouvelle fois.

En Ukraine, le FMI est en train de semer la même dévastation que celle qu’il a fait subir à la Grèce et à l’Irlande récemment, et à l’ensemble du Grand Sud depuis les années 1970. Les redoutables ajustements structurelss’appliquent encore, avec leur lot de privatisations sauvages au profit d’investisseurs occidentaux associés aux oligarques locaux. En font partie, bien sûr, les expropriations de terre que favorisent les prêts du FMI.

Le miraculeux prêt de 17 milliards de dollars consenti par le FMI la veille de Minsk 2.0 va certes permettre aux oligarques à Kiev de poursuivre la guerre par procuration que l’Empire du Chaos livre à la Russie. Mais il vient aussi avec une condition majeure. L’Ukraine doit accepter inconditionnellement d’être ravagée par la biotechnologie agricole pure et dure. Il faut dire que c’est un butin fabuleux du point de vue agricole, car l’Ukraine est respectivement le troisième et le cinquième exportateur en importance de maïs et de blé dans le monde. Son sol est composé d’une couche profonde de terre noire fertile, où pratiquement tout peut pousser. Les grands gagnants, c’était prévisible, seront les suspects corporatifs habituels associés aux OGM, comme les producteurs de semences Monsanto et Dupont, et le fournisseur de matériel agricole Deere.

Michael Hudson a suivi la piste de cette forme de néolibéralisme turbo-propulsé de façon concluante, ce qui nous fait réaliser qu’à l’instar des ventes massives du rouble orchestrées récemment, la finance est la nouvelle forme de guerre et la finance et les ventes forcées constituent un nouveau type de champs de bataille.

Juridiquement, Christine voyez mon nouveau Chanel Lagarde, qui est à la tête du FMI, en plus de contribuer à traiter la Grèce comme une colonie de la dette (c’est le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis qui le dit), ne saurait comment justifier les prêts qu’accorde le FMI à l’Ukraine, qui est plongée dans la guerre civile, en plus d’être complètement ruinée.

C’est que Madame Lagarde n’est pas aux commandes. Ce sont les très secrets Maîtres de l’Univers de l’axe Washington-Wall Street qui tirent les ficelles.

L’UE EST DÉPASSÉE, PLACE AUX BRICS ET À L’OCS

L’Empire du Chaos a certes des raisons de jubiler à propos de la coupure douloureuse qui s’est faite entre l’UE et la Russie. L’hypothèse de travail de Moscou, c’est que les sanctions ne seront pas levées de sitôt. Vous pouvez aussi oublier un retour à la normale avant longtemps. Ce qui fait fulminer les grands industriels allemands.

Pourtant, il y a quelques années à peine, le président Poutine avait proposé, en Allemagne d’ailleurs, un élargissement de l’Europe s’étendant de Lisbonne à Vladivostok. La tragédie ukrainienne a eu pour effet de turbo-propulser le mouvement vers l’Est, sous la forme du partenariat stratégique russo-chinois, une sorte d’Eurasie s’étendant de Shanghai à Saint-Pétersbourg, qui s’avère être aussi l’une des pierres de touche du projet d’infrastructure massif piloté par la Chine que sont les nouvelles routes de la soie, qui relieront la Chine à l’Europe en passant par l’Asie centrale, notamment au moyen d’une version TGV du Transsibérien.

Le mythe que font circuler Washington et ses vassaux à propos del’isolement de la Russie est une mauvaise blague. La guerre froide 2.0 imposée par l’Empire du Chaos n’est pas la fin du monde en Russie. La diplomatie russe s’active sur tous les fronts, de l’Asie du Sud (Inde) au Moyen-Orient (Égypte). Cet été, la Russie va accueillir deux sommets d’une importance cruciale : le sommet des BRICS et le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Les BRICS progressent dans leur volonté de créer un monde multipolaire, en créant une banque de développement et en commerçant dans leurs propres devises. L’OCS va bientôt accueillir l’Inde et le Pakistan comme membres et, dans un proche avenir, l’Iran, ce qui l’enracinera encore plus en tant qu’alliance politico-économique de l’Asie.

Les obsessions de l’Empire du Chaos empêchent l’UE d’en tirer le moindre avantage. Si l’on fait abstraction de Gazprom, la Russie a été mise de côté comme partenaire commercial, dans un proche avenir du moins. L’UE peut aussi difficilement tirer quoi que ce soit de l’Ukraine. Elle ne versera pas le moindre euro dévalué pour la sauver de la faillite et ne jouera pas avec le feu en facilitant son intégration dans l’Otan. Je soutiens que tout dépend de l’Allemagne. Les sociétés allemandes veulent faire des affaires avec les puissances eurasiatiques que sont la Russie et la Chine. Quant à l’Allemagne politique, elle cherche encore quelles sont ses priorités stratégiques.

À Bruxelles, où la scission est complète, les diplomates laissent entendre officieusement que Moscou a envoyé un message clair. Soit que tous profitent d’une occasion gagnante-gagnante à la chinoise de Lisbonne à Vladivostok, soit que l’UE suive aveuglément l’Empire du Chaos, choisisse la confrontation en Ukraine et reçoive comme cadeau empoisonné une guerre, vouée à l’échec, à l’est de son territoire .

Traduit par Daniel, relu par jj et Diane pour le Saker francophone

http://lesakerfrancophone.net/lunion-europeenne-dechiree-entre-les-usa-et-la-russie/

Note
*allusion à une chanson d’Elvis: « You can do anything, but lay off of my blue suede shoes. »

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

Les néocons états-uniens accusent Merkel d’une «inexcusable» complaisance envers la Russie

Le 18 février 2015 – Source RT Allemagne

Dans un communiqué de presse, les sénateurs républicains états-uniens, John McCain et Lindsey Graham, accusent la chancelière allemande, Angela Merkel, de faiblesse politique. Pendant qu’aux États-Unis, les néo-cons réclament des armes pour l’Ukraine et des sanctions contre Moscou, Angela Merkel et le président français François Hollande seraient trop tendres dans leurs relations avec la Russie.

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McCain à Munich: des armes pour l’Ukraine, parce que Poutine ne veut pas d’une solution diplomatique

Les experts militaires trouvent  absurdes les plans qui prévoient d’équiper les forces gouvernementales ukrainiennes en matériel de guerre plus moderne, attendu que l’armée ukrainienne n’est pas loin de la dissolution. Cela n’empêche pas les sénateurs républicains états-uniens, John McCain et Lindsey Graham, de critiquer la chancelière allemande Angela Merkel de manière acerbe dans une communication commune. La récente défaite de l’armée ukrainienne dans Debaltsevo et la lassitude de la population, qui n’est plus disposée à combattre les Ukrainiens de l’Est, confirment le jugement des experts militaires.

Les idéologues néocons ont échoué dans leur politique interventionniste, mais cela ne les retient pas de continuer à jouer avec le feu. Et ainsi les sénateurs accusent Merkel d’un prétendu manque de fermeté dans le différend qui oppose   l’Ukraine à la Russie et jugent ce comportementinexcusable.

Le communiqué se poursuit:

La Chancelière allemande et le président français légitiment, avec l’appui du président des États-unis, pour la première fois en sept décennies[McCain oublie opportunément le Kosovo, NdT], approuvent la séparation d’une nation souveraine en Europe. Il est inexcusable de s’accrocher à une tentative de cessez-le-feu qui a échoué.

Mc Cain excuse l'usage par Kiev des bombes à sous munitions. Nous aurions du fournir les armes plus appropriées
Mc Cain excuse l’usage par Kiev des bombes à sous munitions: «Nous aurions du fournir les armes plus appropriées.»

Parce que le sénateur McCain est connu pour ses positions généralement dures et son militarisme à tout crin – de son point de vue, toutes les crises du monde devraient être résolue par les armes –, ses exigences ne sont perçues qu’au conditionnel. Plus important, en revanche, apparaît le fait que le parti républicain agit comme le porte-parole officieux et le baromètre de l’humeur des néocons. Ceux-ci, avec cet appui des républicains au règlement militaire des conflits, sont souvent décrits comme des jusqu’au-boutistes et comme les architectes d’un interventionnisme états-unien unilatéral.

Malgré des transferts déjà considérables d’armements de l’Ouest à l’Ukraine, les néocons (le terme se réfère principalement aux conservateurs états-uniens qui pensent qu’imposer au niveau mondial les intérêts de la puissance états-unienne est une sorte de mission divine) exigent la livraison d’armes supplémentaires pour la guerre civile en Ukraine, et encore plus de sanctions contre la Russie.

Selon les médias US, les conservateurs état-suniens ont récemment présenté au nouveau ministre de la Défense, Ashton Carter, leurs arguments pour délivrer plus d’armes à Kiev. De cette manière, ils augmentent la pression sur l’administration Obama, qui avait jusqu’à présent laissé la question ouverte. La proche Conseillère à la sécurité du président, Susan Rice, perçoit cette suggestion comme une source d’inquiétudes et a rejeté les livraisons d’armes à l’Ukraine.

Traduit par Toma, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

 http://lesakerfrancophone.net/les-neocons-etats-uniens-accusent-merkel-dune-inexcusable-complaisance-envers-la-russie/

Dédollarisation : La Russie ratifie la Banque BRICS au capital de $ 100 milliards (zerohedge)

Une banque de bric – comme alternative au FMI et permettant aux nations de devenir moins dépendantes de la monnaie de réserve mondiale– avait été initialement discutée lors du sommet des BRICS de 2012. Puis lors du sommet des BRICS de 2014, le cadre de la Banque des BRICS a été approuvé comme « un système de mesures qui pourraient aider à prévenir le harcèlement des pays qui ne partage pas certaines décisions de politique étrangère faites par les Etats-Unis et ses alliés. » Avec son siège à Shanghai et présidée par la Russie, cette semaine a vu ce qui semble être la dernière étape dans la création de la Nouvelle Banque de Développement des BRICS, selon un rapport de RT. La Douma russe a ratifié la Banque BRICS de $ 100 milliards qui va servir de réserve d’argent pour des projets d’infrastructure en Afrique du Sud, Inde, Russie, Chine et Brésil. Elle devrait commencer à devenir pleinement opérationnelle à la fin de 2015. Isolée, la Russie ?

Comme le rapporte RT,

La Douma russe a ratifié la Banque des BRICS de $ 100 milliards qui vont servir de reserve monétaire pour des projets d’infrastructure en Afrique du Sud, Inde, Russie, Chine et Brésil et concurrencer la domination de la Banque mondiale et du FMI pilotés par l’Occident.

La nouvelle banque de développement devrait commencer à être pleinement fonctionnelle à la fin de 2015, selon le ministère russe des finances.

La Russie a accepté de fournir 2 milliards de dollars sur le budget fédéral pour la Banque au cours des sept prochaines années.

Il y aura trois niveaux de gouvernance avec, avec un Conseil d’administration, Conseil de direction et un président.

Le Conseil de direction de la Banque tiendra sa première réunion à Ufa en Russie en avril. Le ministre des finances russe Anton Siluanov est susceptible de devenir le premier président du Conseil des gouverneurs de la Banque, selon le vice-ministre des Finances Sergei Storchak s’exprimant sur Russia 24 TV channel.

La décision de créer la Banque des BRICS, avec un panier de monnaie de réserve de $ 100 milliards, a été effectuée en juillet 2014. Chacun des cinq membres pays devrait allouer une part égale du capital de démarrage de $ 50 milliards qui sera étendu à $ 100 milliards.

La Banque sera basée à Shanghai, et l’Inde assurera la première présidence tournante de cinq ans, tandis que le premier président du Conseil de direction proviendra du Brésil.

En termes simples, comme le disait Simon Black, « lorsque vous verrez ceci arriver, vous saurez que c’en est terminé pour le dollar… Je lui donne 2-3 ans. »

http://www.zerohedge.com/news/2015-02-21/de-dollarization-russia-ratifies-100-billion-brics-bank

https://resistanceauthentique.wordpress.com/2015/02/27/dedollarisation-la-russie-ratifie-la-banque-brics-au-capital-de-100-milliards-paul-craig-roberts-le-cancer-de-la-repression-financiere-et-pourquoi-vous-ne-pouvez-rien-y-faire/

Paul Craig Roberts : le cancer de la répression financière (et pourquoi vous ne pouvez rien y faire)

Le docteur Paul Craig Roberts est extrêmement méticuleux quant à l’examen des problèmes auxquels font face l’Amérique et les économies développées aujourd’hui. Vous pourrez être en désaccord avec ce qu’il dit mais en tant qu’ancien sous-secrétaire au trésor, professeur académique et éditeur au Wall Street Journal, il sait de quoi il parle…

La répression financière Elle est menée sur plusieurs fronts et conduite par différentes personnes qui suivent leurs propres agendas bien qu’elles semblent toutes s’entraider.

1 La financiarisation de l’économie par les grandes banques :

« Cela signifie concrètement qu’elles convertissent tous les surplus économiques dans le paiement des intérêts de la dette. Elles siphonnent toute la vitalité de l’économie. Il ne reste plus rien pour alimenter la demande des consommateurs, l’investissement, et les systèmes de retraite. La financiarisation exproprie le surplus économique, qui est créé à travers le maintien du niveau de vie actuel, au profit des intérêts de la dette. »

2 La délocalisation des emplois de la classe moyenne par les multinationales et Wall Street.

« C’est ce que les multinationales et Wall Street ont réussi à accomplir en délocalisant le travail manufacturier et les compétences professionnelles, comme dans le secteur de la programmation informatique et des technologies de l’information. En délocalisant ces emplois, elles ont recréé les conditions du marché du travail et de l’exploitation qui avaient cours au 19ème siècle. »

3 La manipulation des marchés de l’or par les banques sur les marchés à terme.

« Il n’y a plus de mécanismes de libre-marché sur les marchés à terme, ils sont entièrement manipulés. »

La collusion entre les participants« Je pense que la collusion est gigantesque. Par exemple, le gouvernement a collaboré avec les grandes banques au niveau de la dérégulation du système financier. Ils ont révoqué le Glass-Steagel Act. Ils ont affirmé cette idée absurde que les marchés financiers étaient auto-régulés. Ils ont transformé le système financier en un gigantesque casino où les paris sont couverts par les contribuables et les banques centrales. »

Le cancer qui a pris naissance dans le système financier US a contaminé l’ensemble des économies. Les métastases de ce cancer ont été les grandes banques internationales.

La réponse de Washington à Wall StreetLa répression financière passe également par la collusion du gouvernement qui sert les intérêts financiers. Wall Street est en effet un important bailleur de fonds électoral qui place les politiciens dans une situation de dépendance pour être réélus. Ils répondent donc de préférence aux intérêts de leurs donateurs par rapport à l’intérêt public qui lui ne rapporte rien.

Ils répondent principalement aux intérêts :

– de Wall Street

– du complexe militaro-industriel

– de l’agro-business, comme Monsanto

– des industries extractives

Ce sont les groupes d’intérêt les plus puissants qui utilisent le gouvernement à leur profit.

Il n’y a plus de contre-pouvoirs à WashingtonAvec la destruction des emplois manufacturiers aux USA du fait des délocalisations, le pouvoir des syndicats est devenu très réduit, ainsi que les sources de financement indépendantes du parti Démocrate.

« Vous avez maintenant deux parties avec la même tête et qui répondent aux mêmes maîtres. Il n’y a plus de contre-pouvoir. »

L’opposition traditionnelle entre les démocrates soutenant les travailleurs contre les républicains pro-business n’existe plus. Les deux parties représentent les intérêts financiers.

C’est la raison pour laquelle vous ne pouvez rien faire contre la répression financière !

Le contrôle néo-conservateur de la politique étrangère6 billions de dollars de dette de guerre

Cela fait 14 ans que nous sommes en guerre et nous avons ajouté 6 billions de nouvelles dettes à la dette nationale afin de financer ces guerres « sans dépenser 5 cents d’investissements pour le pays.

« Les néo-conservateurs sont à l’origine de la confrontation avec la Russie (qui est insensée ), avec la Chine (ce qui est également insensé). Les états-unis n’ont pas la puissance nécessaire pour dominer la Russie et la Chine. Particulièrement depuis que les deux pays ont noué une alliance stratégique.

La majeure partie du monde se détourne des états-unis à cause des abus de Washington :

  • abus dans la gestion du dollar comme monnaie de réserve mondiale
  • abus dans la gestion du système de paiement en dollars
  • l’utilisation de sanctions unilatérales comme moyen de guerre économique
  • l’instrumentalisation du mécanisme d’apurement des dettes comme moyen de pression
  • les BRICS mettent ainsi en place leur propre substitut au FMI
  • le scandale du système de surveillance massif de la NSA qui conduit certains à vouloir construire leur propre réseau Internet

Tout ceci n’affectera pas seulement le business mais le pouvoir mondial américain. Ce dernier va commencer à péricliter.

Si vous mettez en parallèle la volonté des néo-conservateurs de dominer le monde avec le déclin de la puissance américaine, vous ne savez pas où cela peut conduire ! C’est une situation très dangereuse. Je suis surpris que les autres nations aient mis si longtemps à réaliser à quel point les états-unis étaient une menace pour le reste du monde.

Le système de paiement international basé sur le dollar est destiné au pillage des autres économies. Le dollar, la globalisation et le néo-libéralisme, sont les outils de l’impérialisme économique américain. Certains pays ont commencé à en prendre conscience. Le pillage des nations par l’impérialisme économique américain à atteint un point où ce dernier devient contre-productif et se retourne contre lui-même – la Grèce en est un bon exemple. »

Traduction Guillaume Borel

Source : Zero Hedge

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/02/24/paul-craig-roberts-le-cancer-de-la-repression-financiere-et-pourquoi-vous-ne-pouvez-rien-y-faire-zero-hedge/ 

 Stratfor prévoit la désintégration de l’UE et de la Russie d’ici 2025 !

Carte de l'Europe

Selon la société privée américaine Strategic Forecasting (Stratfor), la Russie et l’UE n’existeront plus d’ici 2025 sous leur aspect actuel.

 La Russie et l’UE devraient cesser d’exister sous leur aspect actuel d’ici 2025 alors que les Etats-Unis resteraient le pays le plus stable du monde, estime la société privée américaine Strategic Forecasting (Stratfor), qu’on appelle parfois « cabinet fantôme de la CIA ». »L’UE traverse une crise qu’elle n’arrive pas à régler (…). Selon nos prévisions, l’Union européenne ne retrouvera jamais son unité. Même si l’UE surmonte la  crise, son fonctionnement sera réduit et fragmenté », a indiqué Stratfor dans un rapport consacré au développement des régions et pays du monde à l’horizon 2025.

Stratfor prévoit le renforcement de la Pologne et de la Roumanie qui prendront le contrôle de plusieurs régions russes. « Il est peu probable que la Russie continue d’exister telle quelle ». Parmi ses problèmes, Stratfor évoque la dépendance russe envers les prix du pétrole et de gaz et le rôle central de Moscou dans le partage des revenus du pays parmi les régions.

Selon Stratfor, la Russie n’arrivera plus à contrôler le Caucase du Nord, la république russe de Carélie souhaitera adhérer à la Finlande et les régions de l’Extrême-Orient deviendront indépendantes. « Il n’y aura pas de révolte ouverte, mais l’incapacité de Moscou de contrôler l’Etat créera un vide dans lequel existeront des fragments de la Fédération », est-il indiqué dans le rapport.D’après les auteurs de l’analyse, les Etats-Unis conserveront leur hégémonie économique, politique et militaire pendant la prochaine décennie.

Selon l’ancien premier ministre slovaque Jan Carnogursky, « les prévisions de Stratfor ne sont pas originales ».

« Zbigniew Brzeziński a écrit dans son livre Le Grand échiquier, au milieu des années 1990, que la Russie serait divisée en quatre parties. Toutefois, son dernier livre n’évoque plus ce scénario. La Russie a un système de gestion régionale permettant de partager les ressources naturelles de manière efficace et équitable. Stratfor ne fait qu’appliquer les normes anglo-saxonnes à la Russie sans tenir compte des liens puissants qui garantissent l’intégrité de la Russie depuis des siècles. Les leçons de l’histoire russe montrent que l’argent ne fait pas tout. Il y a d’autres lois pour le système américain. Si une crise financière provoque l’effondrement du système américain, il sera impossible de préserver l’unité de la société hétérogène américaine, puisqu’il n’existe pas de liens historiques », a indiqué M.Carnogursky à Sputnik.Fondée par le politologue américain George Friedman en 1996, la société Stratfor œuvre dans le domaine du renseignement. M.Friedman, qui dirige toujours cette « CIA privée », donne des conseils à l’administration américaine et aux dirigeants de grandes sociétés internationales en matière de sécurité. 

Les think tanks américains accusent la Russie de tous les maux

En janvier 2015, les think tanks américains n’ont pas ménagé leurs efforts pour déclencher une guerre en Ukraine et convaincre l’opinion publique que la Russie n’avait pas de droit de riposter à la progression des forces de l’OTAN vers ses frontières.

Alors que les responsables russes, ukrainiens, français et allemands tentaient des’accorder sur un cessez-le-feu en Ukraine et des mesures de règlement du conflit, les diplomates américains promouvaient leur vision de la situation par le biais des centres analytiques les plus connus de Washington.

D’après eux Vladimir Poutine élargit rapidement les frontières russes, ce qui menace non seulement l’indépendance de l’Ukraine mais aussi la paix et le bien-être dans le Caucase et les pays baltes. Ils ne faisaient en réalité que justifier l’extension agressive de la zone d’action de la machine de guerre des États-Unis et de l’OTAN, ainsi que le « gonflement des muscles » de l’alliance atlantique.

Steven Pifer, ancien ambassadeur américain en Ukraine, et Strobe Talbott, ancien vice-secrétaire d’État américain, étaient à la tête de cette attaque de propagande au sein de la Brookings Institution.

En évoquant sa carrière, Strobe Talbott a fait remarquer qu’il avait rencontré Vladimir Poutine dans les années 1990. A l’époque, ce dernier lui avait semblé être un agent classique du renseignement russe, qui voulait protéger son pays des services secrets étrangers voulant détruire son État. Une préoccupation tout à fait logique: M. Talbott en sait sans doute beaucoup sur les opérations de ce genre.

Strobe Talbott apprécie la politique d’Eltsine — « un homme d’État très positif du point de vue historique » — mais dénonce la « vision paranoïaque de l’histoire » de Poutine. D’après lui, cela s’explique par  le « ressentiment de la Russie qui est sûre que l’Occident l’humiliait sans cesse, se montrait complaisant et se servait de ses faiblesses ».

D’après lui, pour « lutter contre le nationalisme très agressif et intolérant » de Poutine, l’alliance atlantique a besoin de « réanimer la politique d’endiguement », créer des liens avec le secteur privé russe et les « élites au pouvoir » afin de former une alternative politique capable de s’intégrer entièrement aux institutions internationales. Sans la protection de l’OTAN, la Russie aurait déjà envahi l’Estonie et la Lettonie, affirme-t-il.

Mais aujourd’hui, ce sont bien les chars de l’OTAN qui sont dans les pays baltes. L’alliance renforce les positions conquises lors de la guerre froide et Talbott ne voit aucun rapport entre cette tactique et la vision de la Russie, qui est de plus en plus certaine que l’Occident veut profiter de ses avantages.

La Brookings Institution a également publié l’analyse de Steven Pifer intitulée « Le cessez-le-feu dans l’est de l’Ukraine: les sanctions peuvent-elles changer les plans de la Russie? » Ce texte est consacré à l’efficacité des sanctions comme moyen d’obtenir des concessions de la part de la Russie sur la question ukrainienne. Pifer décrit un paysage idyllique selon les maquettes des autorités ukrainiennes et rappelle leurs propositions: « La décentralisation des pouvoirs aux gouvernements régionaux, un statut spécial pour la langue russe, le dialogue entre l’UE, l’Ukraine et la Russie concernant l’allègement des conséquences de l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine pour les relations économiques russo-ukrainiennes, un renoncement temporaire à toute tentative de s’intégrer à l’OTAN ».

Puis il accuse Moscou d’adopter une « attitude peu sérieuse envers ces idées », malgré la signature récente par le président Porochenko de la loi sur l’annulation du statut non-aligné de l’Ukraine permettant de lancer le processus d’intégration de Kiev à l’OTAN, qui pourra durer quelques années. Ensuite, il condamne la position de la Russie qui n’est pas d’accord avec la décision qui « permettra à Kiev de reprendre le contrôle total de Lougansk et de Donetsk », une perspective de moins en moins populaire en plein bombardement de ces villes par Kiev.

En conclusion, Pifer fait plusieurs affirmations hypothétiques qui montrent qu’il ne sait rien sur l’efficacité des sanctions en tant que moyen capable de garantir l’adoption de telle ou telle décision ou d’autres options de résolution de la crise.

Mais ce n’est pas seulement la Brookings Institution qui présente une vision si déformée des événements. Ian Brzezinski, fils de Zbigniew Brzezinski et ancien assistent du ministre américain de la Défense pour l’Europe et l’Otan, fait remarquer que janvier 2015 est « un mois important pour former le rôle des Etats-Unis en Europe ». Un milliard de dollars pour l’initiative de soutien à l’Europe octroyés en décembre par Obama, un rapport sur la politique russe élaboré par le Conseil de sécurité nationale, une étude de la réorganisation des forces européennes qui a pris deux ans et a été présentée en janvier, la prochaine rencontre des pays de l’OTAN pour évoquer un « plan d’action visant à augmenter l’aptitude au combat »… Tout cela témoigne, selon lui, de la « volonté du président Obama de répondre à l’agression militaire et la pression de la Russie ».

Cette peur de l’agression russe pousse Brzezinski à soutenir « l’élargissement de la présence des forces américaines en Europe à l’aide d’entraînements, de manœuvres et de rotation des unités », ainsi que « l’augmentation du nombre et de l’envergure des exercices, le renforcement des patrouilles aériennes de l’OTAN en Baltique, la consolidation des forces de réaction de l’Alliance ».

D’après Brzezinski, Pifer et Talbott, les troupes des États-Unis et de l’OTAN ont le droit d’être présentes dans n’importe quelle partie de l’Europe mais, tout de même, c’est bien la Russie qui est la seule source d’une pression militaire défavorable.

Une telle négligence par rapport à la réalité ne fait que pousser l’Ukraine vers la guerre. Les autorités de Kiev, soutenues par l’Occident, savent parfaitement que leurs sympathisants américains continueront d’accuser la Russie de tous les échecs des tentatives d’arrêter la guerre civile en Ukraine.

http://fr.sputniknews.com/opinion/20150125/203490247.html#ixzz3T7P1dUwP

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