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Politique Friction/ Manuel Valls et la guerre civile : Les coups de gueule de Natacha Polony et de Périco Légasse

Manuel Valls et la guerre civile : Les coups de gueule de Natacha Polony et de Périco Légasse

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On peut prétendre « faire barrage » au Front national, dénoncer son programme. Tant que l’on n’offrira pas d’alternative crédible à ces politiques, une perspective à la France pour retrouver son tissu industriel, agricole, social, pour permettre à sa jeunesse de se loger, de trouver un emploi, de vivre de son travail et de progresser dans l’échelle sociale, tant que l’on prétendra continuer sur la même lancée, on développera les germes, au mieux de l’insurrection, au pire de la guerre civile. Bruno Bertez

Ainsi donc, la France est au bord de la guerre civile. C’est notre premier ministre qui le dit. La vision du Front national « peut conduire à la guerre civile », a-t-il affirmé vendredi avec le sens de la mesure qui le caractérise..

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On savait déjà en lisant certains journaux qu’une vague brune avait déferlé sur la France. On découvre que la seule urgence, celle qui justifie les agitations solennelles de Manuel Valls, est d’empêcher qu’un parti qui recueille en moyenne 30 % des votes exprimés, 40 % par endroits, ne puisse diriger une région..

Reprendre jusqu’à la caricature les vieilles recettes qui nous ont conduits là où nous en sommes peut sembler absurde. La marque d’un désarroi idéologique absolu ? Les relents tacticiens d’une gauche de gouvernement qui voit là l’unique façon de ne pas assumer par une débâcle électorale l’immensité de ses renoncements ? Le chaos, quel bonheur ! On pourra gagner quelques points dans les sondages ! Qui, au juste, manipule les peurs ?.

Alors posons-nous la question : où en sommes-nous exactement ? Au point d’aboutissement d’un processus de destruction de la démocratie par ceux qui s’en prétendent les défenseurs, et qui préfèrent accréditer la thèse de leur collusion, par-delà le clivage gauche-droite, pour défendre un système qui les sert, plutôt que d’affronter les raisons qui font que le Front national atteint cet étiage. Mais qui, dimanche soir, osera pérorer si le Front national n’emporte pas une seule région ? Qui pourra croire que c’est un bienfait pour la démocratie ? Manuel Valls comprend-il que c’est cette morgue à persister dans la sécession vis-à-vis d’un peuple qui vote mal qui porte les germes de la guerre civile ? Peut-il ignorer que le vote Front national est aujourd’hui un vote de classe, au sens le plus pur de l’analyse marxiste, qu’il relève de la révolte contre les nantis, les enfants chéris de la mondialisation. Lui opposer Pierre Gattaz, c’est lui faire le plus beau cadeau qui soit. Rameuter le ban et l’arrière-ban des universitaires, des journalistes, des « gens bien » pour lui « faire barrage », quelle aubaine !.

On ne fait que démontrer un peu plus que tous ces braves gens ont un intérêt commun et qu’il se définit grosso modo comme la perpétuation d’un système économique dans lequel il est plus rentable, au niveau actuel de rendement qu’exige le capital, d’entretenir ici un chômage de masse et de chercher des débouchés ailleurs en contrôlant l’accès à l’énergie, aux semences, aux matières premières….

La question n’est pas de savoir si les solutions contradictoires et floues portées par le Front national sont immorales ou catastrophiques. La question, la seule qui s’impose face à la violence qui monte, est de savoir ce qui explique que des ouvriers, des employés, des artisans, des commerçants, et désormais des patrons de PME, des professeurs éprouvent le besoin de voter contre tout ce qui semble devoir perpétuer les politiques menées depuis trente ou quarante ans. Lesquelles ? Celles qui ont ruiné des pans entiers de l’industrie française en la mettant en concurrence avec des pays qui n’avaient pas les mêmes contraintes, et qui s’apprêtent à faire de même avec l’agriculture. Celles qui ont laissé la grande distribution organiser une prédation violente sur les producteurs au nom du « pouvoir d’achat », vidant les villes et les villages de leurs commerces, transformant en déserts culturels et sociaux tous les territoires éloignés des grandes métropoles (on ne rappellera jamais assez la corrélation entre le vote FN et le taux de vacance des commerces dans les centres des villes de 10 000 à 20 000 habitants). Celles qui enrôlent l’écologie, les avancées de la science, la défense des réfugiés et la préservation des droits de l’homme sur la planète pour simplement continuer à défendre la rentabilité du capital. Quitte à éviter de regarder du côté des réalités trop gênantes, les décapitations et le financement du wahhabisme mondialisé en Arabie saoudite, ou la complaisance de la Turquie envers ces cadres de l’État islamique qui passent sur son territoire et dans ses aéroports pour rallier la Libye et étendre le cancer. Quitte aussi à faire semblant de ne pas voir la communautarisation de l’espace public après des décennies à laisser se déliter la nation et l’idéal du bien commun, seuls remparts contre les appétits individuels..

Jamais la France n’a été à ce point humiliée par un pouvoir exécutif – démocratiquement élu – à ce point lamentable.

http://brunobertez.com/2015/12/12/un-beau-textede-natacha-polony-chapeau-ch/

Manuel Valls et la guerre civile : le coup de gueule de Périco Légasse

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FIGAROVOX/HUMEUR – «Le FN peut conduire à la guerre civile» a déclaré Manuel Valls sur France Inter. Pour Périco Légasse, le Premier ministre n’est pas habilité à donner des «leçons de morale».


Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l’hebdomadaire Marianne.


Manuel Valls a parlé ce matin de guerre civile?

Un peu facile de crier au loup pour sauver les meubles et de prédire le pire pour remonter dans les sondages. Faire peur, en appeler à la panique nationale, quitte à mentir un peu et à trahir beaucoup, pour détourner la colère populaire, c’est la base même du fascisme. Quelle est la politique qui peut aujourd’hui conduire à la guerre civile? Qui est au pouvoir depuis 40 ans en général et 4 ans en particulier et nous a conduit à la situation actuelle? Qui s’est essuyé les pieds sur le référendum de 2005 quand 55% des Français avaient voté non à un traité constitutionnel mettant l’Europe sous l’emprise de Goldman Sachs et des marchés financiers dirigés depuis Wall Street? Qui a réduit l’école de la République à une machine à fabriquer des analphabètes? Qui a maintenu la suppression du service national pour que l’on ne mesure pas concrètement le niveau d’ignorance de la jeunesse? Qui a éradiqué la classe paysanne en laissant un syndicat agricole transformer nos campagnes en usines? Qui a installé sur tout le territoire des cités ghettos où l’en entasse l’immigré pour qu’il ne s’émancipe pas et devienne de la main d’oeuvre bon marché pour le patronat? Qui a autorisé les grandes surfaces à coloniser les grandes agglomérations et à s’emparer de 90% du marché de la consommation en étranglant les petits producteurs et les artisans créateurs d’emploi? Qui a autorisé la grande distribution à s’installer dans les centre ville, avec la bénédiction de M. Macron, pour éradiquer les derniers commerces de proximité?

On ne peut pas imputer tous ces échecs au seul premier ministre!

Qui avait dans ses rangs Jérôme Cahuzac au Ministère du budget? Qui appelle à voter pour les amis de Patrick Balkany et consorts au prix de la démission de ses militants? Qui fut si proche de Dominique Strauss Kahn en fermant, des années durant, les yeux et les oreilles sur des comportements indignes? Qui a supprimé les 60.000 places de prison qui devaient permettre à une population carcérale d’avoir des conditions moins inhumaines de détention pour ne pas transformer les cellules en école du crime? Qui a applaudi l’intervention en Libye avec les intellectuels de gauche pour faire de ce pays le futur Etat Islamique de l’Afrique du Nord? Qui au lendemain du 7 janvier a refusé de parler d’islamisme pour ne pas stigmatiser une religion? Qui après le 7 janvier a refusé de rétablir les contrôles aux frontières et dans les aéroports pour ne pas créer un climat d’insécurité? Qui au lendemain du 7 janvier a refusé d’intervenir dans les mosquées où des imams intégristes prêchent quotidiennement leur haine de la France? Qui s’acoquine et vend son âme contre les deniers du Qatar et de l’Arabie Saoudite? Qui refuse d’interpeller publiquement la Turquie à propos du pétrole de contrebande qui enrichit Daech? Qui a refusé de discuter avec la Russie pour étudier les moyens de combattre ensemble le terrorisme islamique? Qui a démantelé les services secrets au Ministère de l’Intérieur pour créer une cellule de statistique sur la baisse de la criminalité en France, empêchant des milliers de fonctionnaires compétents d’être sur le terrain? Qui n’a pas rétabli la police de proximité déconstruite par Sarkozy, seul instrument efficace de prévention contre la délinquance? Qui a laissé des lignes de bus du réseau nord de la RATP aux mains de militants islamistes? Qui durant le discours au Congrès de Versailles le 16 novembre n’a pas une seule fois utilisé le mot islamiste? Qui a promis une baisse assurée du chômage pourvu que l’on accepte de renoncer aux promesses électorales de la campagne présidentielle de 2012? Qui nous a vendu en grandes pompes une COP21 retentissante pour sauver le climat de la planète et qui va finir en flop magistral? Qui rackette les PME, les artisans, les commerçants avec le RSI? Qui saigne les classes moyennes avec une fiscalité qui appauvrit le pays et décrédibilise l’Etat? Qui, enfin, est entrain de négocier en douce et à l’insu des peuples le Traité transatlantique (TATFTA) qui veut mettre l’Europe à genoux devant le marché américain? Qui, qui, qui?

Vous balayez tout le spectre politique et géopolitique, il parlait en l’occurrence du Front National…

Qui veut la guerre civile? Celui qui s’accroche par tous les moyens à un pouvoir honni et discrédité ou 30% d’un électorat (+ 45% d’abstentionnistes) qui essaye de faire comprendre aux gouvernants de ce pays, qu’il n’en peut plus, qu’il n’en veut plus et qu’il est exaspéré d’avoir voté pour des menteurs et des tricheurs? Le meilleur moyen d’éviter la guerre civile, Monsieur le Premier Ministre, c’est de vous excuser d’avoir conduit ce grand pays là où il en est aujourd’hui et d’en tirer les conséquences politiques. Vous avez tout fait pour que cette partie du peuple Français en arrive à ce degré d’indignation et son égarement vous sert. Vous êtes le meilleur allié et le principal pourvoyeur en voix du Front National. Vous n’êtes pas habilité à donner des leçons de morale à ceux que vous avec jetés dans le désespoir. Silence Manuel! Et un peu de pudeur en ces heures difficiles. La guerre civile, c’est de votre discours dont elle se nourrit.

 http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/12/11/31001-20151211ARTFIG00302-manuel-valls-et-la-guerre-civile-le-coup-de-gueule-de-perico-legasse.php

France : élections régionales et guerre civile

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guerre-civile-1L’Europe ne parviendra pas à contenir l’islam, si elle ne revient pas à certaines valeurs fondamentales, qui, au demeurant, sont aussi des questions de simple bon sens. Je pense notamment à la natalité, au respect du droit à la vie et à la légitimité de la famille, au sens judéo-chrétien du terme. Le fait est que l’Europe en général et la France en particulier creusent leur propre tombe.C’est d’autant plus affligeant qu’il suffirait de peu de chose pour mettre fin à ce suicide collectif. Face à ce qui est devenu une colonisation mahométane de peuplement, les pays européens seraient parfaitement capables, s’ils le voulaient vraiment, de prendre des mesures efficaces qui n’ont strictement rien à voir avec le racisme, l’ostracisme et l’exclusion.A cet égard, les élections régionales françaises sont assez révélatrices. L’hystérie politico-médiatique contre le Front National (FN), avant le second tour de dimanche qui vient, dépasse l’imagination. L’on va jusqu’à accuser le FN de risquer de plonger le pays dans la guerre civile. Le débat, on le voit, vole bas. C’est le salafisme, et, non pas, le FN, qui risque de mener la France à la guerre civile.Le FN va sans doute perdre dimanche, puisque la gauche et la droite, lors de ce scrutin, ne feront qu’un. Même chose pour le second tour des présidentielles en 2017. De ce fait, la vraie question est, peut-être, de savoir comment réagiront les électeurs du FN, en clair, comment réagiront les 28% de Français qui se sentiront, une fois de plus, exclus de la scène politique nationale.Il y a, certes, un risque de guerre civile. Mais il n’est pas le fait du FN. Ce risque est le fait de l’union gauche-droite contre le FN et il est le fait du refus de barrer la route à l’islam radical. La droite française refuse de s’allier au FN et elle adopte, vis-à-vis de l’islam radical, la même posture que la gauche. Et c’est cela, le risque de guerre civile.

Michel Garroté, 11 décembre 2015

Source : http://lesobservateurs.ch/2015/12/12/elections-regionales-guerre-civile/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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