1984

Mouvement Liberté : Gribouille en terre d’islam Par Bruno Bertez

Gribouille en terre d’islam 

La politique vis à vis de l’islam : les câlins, les cajoleries et presque les excuses !

« Il est Celui qui a envoyé Son messager avec la guidance et la religion de la vérité, pour la faire prévaloir sur toutes les autres religions ». (Coran 9 :33 ; 61 :9).

 Vous connaissez l’idiotie de Gribouille qui se jetait à l’eau pour ne pas être mouillé n’est-ce pas? Cette idiotie constitue la forme, le canevas, la structure du raisonnement qui sous-tend l’action de ceux qui prétendent lutter contre l’islamisme.

L’opération de constitution de l’idiotie se déroule de la façon suivante :

  • -d’abord on fait le tri entre le bon islam et le mauvais islam.
  • -ensuite on se dit qu’il faut flatter le bon islam, faire copain-copain et donc lui faire des cadeaux, on espère qu’il en sera reconnaissant.
  • -enfin on lui donne les moyens de progresser, de faire sa propagande, de préparer les âmes, de gagner du terrain sur la laïcité !

Bref, on lui met le pied à l’étrier pour galoper, sur un présupposé : l’islam modéré, le bon islam, cela existe et cela n’a rien à voir avec l’islam dit radical. Bref on fait le pari qu’il n’y a pas osmose entre les deux. Peu importe que dans tous les cas la loi de dieu soit au-dessus de celle des hommes, que la charia soit supérieure aux lois séculières etc. On fait le pari qu’il y a disjonction.

A partir de quelles données, personne ne le sait, mais les bonnes âmes le supposent parce que cela correspond à leur culture, à leur biais : ils veulent croire que c’est ainsi. Même si l’exemple de ce qui se passe ailleurs, qui montre que l’islam dit modéré est un vivier pour le développement du radical, même si l’exemple de ce qui se passe ailleurs pointe la contradiction. Nos zozos n’ont qu’à aller dans ces pays soi-disant dominés par des islam dits modérées, ils verront les évolutions. Partout où il y a islam , il a évolution vers « toujours plus », il suffit de voyager pour s’en rendre compte, en Afrique, en Malaisie, en Algérie etc.

Les théoriciens des Frères Musulmans, les disciples de Sayyid Qutb et Hassan el-Banna ont lu Marx et Lénine et Trotsky, ce que n’ont pas fait les zozos qui nous gouvernent.  Ils ont lu en particulier « le gauchisme, maladie infantile du communisme ». Ils ont compris que la Révolution se préparait secrètement, par l’intégration, par la coopération avec le Pouvoir en place, par la participation aux instances, par l’acquisition de tribunes et surtout de moyens. Ils ont compris que les gens d’en face ne demandaient qu’une chose : ne rien savoir, ne rien faire, dormir en paix.

Ce sont les idiots, gauchiste et radicaux qui font le spectacle, pour ainsi dire diversion, mais ce sont les stratèges qui discrètement favorisent l’implantation, la diffusion, le recrutement et les vrais bataillons.  La conquête se fait d’abord par celle des esprits et disposer de mosquées ou comme les communistes d’organisations de masse pour conquérir les esprits est le ba-ba de la Révolution et ce qu’elle soit islamique ou marxiste.

La première des étapes de la Révolution est la lutte contre la laïcité, il faut plonger les citoyens dans  un univers spirituel , faire en sorte qu’ils franchissent le pas ou si ils y sont déjà,  qu’ils y restent. Il faut créer un univers parallèle, concurrent de l’univers matériel, séculaire et ainsi asseoir son pouvoir sur les âmes. Après le reste est un jeu d’enfant, c’est le glissement quasi automatique, continu, subreptice mais … inéluctable.

Les prophètes Marxistes avaient raison ils ont raté la Révolution violente, brutale, mais ils ont gagné la révolution silencieuse, soft, celle du socialisme mou et pourri, celle de la social-démocratie ; les principes et les vers qu’ils ont semé et mis dans le fruit de nos systèmes se sont développés et rongent tout. Les idées socialistes ne sont même plus identifiées comme telles, donc on ne peut lutter contre un ennemi que l’on ne connait même pas comme tel. Toute l’évolution passe pour un glissement des mœurs, presque une modernité! Même quand cela constitue un retour en arrière, une régression.

Nos sociétés détruisent les liens entre les individus et tout se passe comme si cette destruction laissait un vide, une disponibilité, un manque. Ce que certains appellent un manque d’identité. Ce manque d’identité, ce vide ne demandent qu’a être comblés ; les liens communautaires brisés ne demandent qu’à se ressouder, ailleurs,  autrement.

Les moyens donnés au soit disant bon islam, à l’islam modéré lui permettent de se poser comme reconstructeur de ces identités et de ces liens, et ensuite… il n’y a plus « qu’ à … »

Nous creusons le trou que l’islam vient boucher

C’est cette réponse religieuse à la solitude qui est le vers dans le fruit. Ce qui compte ce n’est pas le contenu du lien, le contenu de l’association, d’ailleurs avec les bandes mafieuses de banlieues on voit que la même fonction peut être remplie autrement, non ce qui compte c’est le tissage de liens, de relations. L’homme dit moderne est à la fois séparé des autres et en même temps avide de relation à autrui. La religion constitue le moyen privilégié de reconstituer un lien à autrui et une fois pris dans les nasses de la religion, le sujet est prisonnier, il entre dans une autre névrose et il n’en sort plus. L’islam dit modéré est la porte d’entrée dans un autre monde que le laïc, dans un autre monde que le séculier, dans un autre monde de perte de libre arbitre, de fragilité, de malléabilité.

Les idiots qui nous gouvernent détruisent tout : la famille, la nation, l’église, l’histoire et donc les communautés, les liens locaux, ils créent le vide, ils libèrent un besoin.  Et donc ils préparent le terrain sur lequel vont pousser de nouvelles idéologies. Il suffit de s’interroger sur le succès de l’idéologie LGBT, pour comprendre que le vide laisse une place béante qui ne demande qu’à être occupée. Par n’importe quoi ou presque.

L’objectif des religieux : couper du monde séculier, faire habiter  un autre monde

Nous soutenons que les zozos et leurs élites préparent le terrain, sèment les graines de la progression future de la religion/idéologie islamiste, de cette idéologie qui nie fondamentalement la distinction sur laquelle repose notre société : la distinction entre la politique et la religion. Ils nient la distinction entre la Cité, les citoyens d’un côté et les croyants, les fidèles de l’autre. Cette confusion, ce refus de la distinction entre le séculier et le religieux est la clef du futur et les élites ne le comprennent pas.

La distinction entre le séculier et le religieux doit être réaffirmée, vivifiée, imposée, jamais on ne doit tergiverser avec elle. Car la moindre brèche est utilisée pour s’engouffrer, pour élargir l’espace religieux. Exactement comme l’avaient expliqué Marx et Lénine :  il faut participer, s’intégrer, faire des trous, grignoter, s’insérer pour, en tant que taupe, ronger de l’intérieur, du dessous le système que l’on veut conquérir. Quand on a réussi à faire sauter le pas de l’entrée en religion, fut-elle modérée, on a fait l’essentiel car on a coupé du monde séculier, du monde laïc, on a fait basculer les valeurs, les principes, l’autorité. La conquête, douce ou plus violente est facile, elle intervient sur un terrain favorable, voilà ce qu’il faut comprendre. Et ce qu’il ne faut jamais oublier c’est que le prosélytisme par la force est inscrit dans les gênes de l’islam.

Amadouer les islamistes en leur donnant les moyens de progresser !

En France certains réclament le doublement du nombre de mosquées, en Algérie le pouvoir gâteux est en train de construire une mosquée géante de 1,5 milliards de dollars. Qui ne voit le calcul suicidaire qui consiste à tenter d’amadouer les islamistes en leur donnant les moyens de progresser et de conquérir de plus en plus de fidèles ? Nous le répétons, la distinction n’est pas entre islam modéré,  bon islam et islam radical, mauvais islam, la distinction est entre le monde séculier et le monde religieux.

Le hall de la mosquée algérienne pourra accueillir 120 000 personnes, le minaret fera 265 mètres, et la librairie devrait contenir 1 millions de documents, nous en frissonnons d’avance! Bouteflika est vieillissant, il a fait le pacte avec le diable islamiste, tout au long de ces dernières années, mais sa cuiller est toute petite, l’islam a progressé en Algérie : les bars sont progressivement fermés, les femmes obligées de passer à de nouvelles tenues vestimentaires, la vie sociale évolue à grands pas vers le conservatisme. Tout cela confirme notre analyse ; une fois que le pas est franchi, il n’y a plus qu’à…suivre la pente. Le terrain est favorable pour la révolution islamiste : un leader épuisé, un problème de succession, une situation économique fragile car reposant sur les hydrocarbures, une armée puissante qui tient les leviers du « deep state ».

L’islamisme est une idéologie révolutionnaire

Les politiques qui consistent à nier le caractère révolutionnaire des mouvements religieux en cours sont criminelles, l’histoire le dira et elle sera sévère. Ces politiques accélèrent le déclin de l’esprit séculier, de l’esprit de la laïcité. Elles affaiblissent les instincts de défense et de rejet. Elles acclimatent, elles banalisent, comme on l’a fait dans les années 30 avec la préparation par l’extrême droite de l’invasion allemande.  Au lieu d’être modernes et libérales, ces politiques favorisent la régression et les pertes de libertés.

Notre liberté, notre permissivité sont retournées contre nous : nous découvrons naïvement que nos principes et notre tolérance favorisent la présence d’une religion qui, permet à des individus, souvent jeunes, délinquants qui vivent à nos crochets, d’exprimer leur singularité en disant à quel point ils haïssent le pays dans lequel ils vivent, à quel degré ils méprisent notre « civilisation » et ses valeurs.

Nous favorisons le développement d’une religion qui ne voit aucun inconvénient à ce que l’on nous assassine.

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9 réponses »

  1. « La première des étapes de la Révolution est la lutte contre la laïcité, il faut plonger les citoyens dans un univers spirituel , faire en sorte qu’ils franchissent le pas ou si ils y sont déjà, qu’ils y restent. Il faut créer un univers parallèle, concurrent de l’univers matériel, séculaire et ainsi asseoir son pouvoir sur les âmes. Après le reste est un jeu d’enfant, c’est le glissement quasi automatique, continu, subreptice mais … inéluctable. »

    « Les idiots qui nous gouvernent détruisent tout : la famille, la nation, l’église, l’histoire et donc les communautés, les liens locaux, ils créent le vide, ils libèrent un besoin. Et donc ils préparent le terrain sur lequel vont pousser de nouvelles idéologies. Il suffit de s’interroger sur le succès de l’idéologie LGBT, pour comprendre que le vide laisse une place béante qui ne demande qu’à être occupée. Par n’importe quoi ou presque. »

    La laicité est une illusion de rempart, aprés la révolution française elle a crée le vide spirituel
    Détruit la chrétienté, donc toute idée de transcendance et d’ordre symbolique ..
    Il ne faut pas s »étonner du résultat..
    Ce ne sont hélas pas, il me semble, des zozos,ni des idiots, qui sont aux manettes ce sont des complices ..
    Les traités d’imbéciles les exonérent en quelque sorte..de leurs responsabiités.
    L’Islam est le cheval de Troie qui permettra aux stratéges,de réaliser leurs projets et ces stratéges ne sont pas les nains qui sont aux manettes en France et en Allemagne.
    Cela a été écrit décrit sur ce blog mille fois ..
    L’Islam n’est qu’un moyen pour aboutir et l’Islam sera le suprême » dindon de la farce » .sanglante que nous vivons et qui va aller crescendo au fil du temps
    Mais nous allons devoir payer le prix fort et le combat sera rude, tans pis désormais pour les aveugle,s les sourds, et les malentendants….ils périronts les premiers.
    Oui l’islam est un projet révolutionnaire politique et religieux mais ce n ‘est pas la laicité qui parviendra a le combattre elle le sert!!A tout les niveaux de l’Etat même pas « profond »
    Circonscrire ce combat dans ce cadre étroit :d’un coté les religieux (les islamistes de l’autre les laiques le camp du bien et de la liberté permettez moi, je m’étouffe)…!
    Les arriéres plans appartiennent à l’histoire de la France et de sa révolution ils suffiraient de les nommer …!

  2. Magnifique c’est exactemetn ce que je viens d’écrire sous une autre forme ..(post pas encore passé)!!!

  3. Editorial sur brunobertez.com: il est temps de se révolter, on va franchir une nouvelle étape

    La presse et les marchés sont à courte et très courte vue. Les autorités également, elles qui se sont toutes ralliées à l’idée que »le long terme est une succession de courts termes »;

    Nous ne mangeons pas de pain là. Nous faisons du court terme certes presque de façon didactique pour permettre au lecteur de faire le lien entre ce qu’il voit et ce qui se déroule. Mais notre démarche est une vraie démarche de long terme: nous mettons à jour des forces, des élements qui gouvernent le long terme.

    C’est ce qui nous permet depuis le début de la GFC puis de la GEC de ne pas nous être trompé. Dès 2009, puis encore en 2011, lorsque nous n’avons pas cru à l’Exit. Nous avons vu juste, à la fois sur le fait que la crise allait durer très très longtemps, sur le fait que la politique engagée n’avait pas d’issue et que l’on ne retournerait pas en arrière et enfin sur le fait que la crise allait remonter aux institutions, aux structures, au politique, au social et au géopolitique. L’enjeu de toute crise est conflictuel, il s’agit toujours en dernière analyse de savoir: qui va payer?

    La crise va même modifer nos façons de penser , pas seulement les théories, mais la culture.

    Au passage nous avons seriné que les bulles n’en étaient pas vraiment car il n’y avait nulle « mania », mais un entonnoir, l’entonnoir de la répression financière, mis en place cyniquement qui visait à forcer les détenteurs de capitaux à rechercher le rendement à tout prix, au fur et à mesure que les banques centrales le rendaient plus rare.

    Nous avons soutenu que tout ceci était là pour durer. Ce n’était pas un intermède, non c’était une nouvelle phase de l’histoire. Il n’y a pas de « bulles » avons nous sans cesse écrit tant que les politiques monétaires restent ce qu’elles sont: c’est la masse de liquidités dans le monde et les taux administrés, nuls ou négatifs qui, mécaniquement font gonfler la valeur des assets financiers. C’est un monde nouveau que celui ou les autorités ont unifié et pris le contôle du champ des assets financiers et réussi à faire en sorte que leur valeur ne soit plus que relative et non plus fondamentale; que leur valeur dépende de la valeur des autres assets et non pas du Réel sous jacent. La Bourse est un jeu à l’intérieur d’un univers dont les Banques cenrtales ont pris le contrôle.

    Nous avons soutenu que nous étions entré dans un autre système politique et social au dela, par dela le capitalisme et le socialisme, dans un système de capitalo-socialisme monétaire administré, piloté par un quarteron monopolistique de Maîtres auto proclamés, cooptés, libérés de tout contrôle et par conséquence privés de toute légitimité. Les débats pour les contester ne suffisent plus, car ils ont tué toute critique, ils ont imposé une parole dite « d’autorité » qui évacue toute remise en question. Non seulement , ils sont dans une névrose, comme les mouches dans une bouteille, mais ils ont réussi à y faire pénétrer une masse colossale de complices qui font l’opinion.

    Nous soutenons que le problème est maintenant politique et que cette prise de pouvoir par un « quarteron d’individus félons » doit être traitée au niveau ou elle se situe: le niveau politique.

    Ils font de la politique, ils ne gèrent pas la monnaie. Et nous sommes dans une mécanique infernale; leurs théories sont fausses, ils échouent, mais leur échec ne leur sert qu’à une chose: aller plus loin, en faire plus, s’octroyer plus de pouvoir et rendre l’évolution irréversible.

    Ils ont échoué, c’est une évidence puisque l’on ne peut retourner à la situation qui prévalait avant la crise de 2008, on a besoin des béquilles même pas pour marcher, pour stagner. Et pourtant Yellen ose dire en substance: « comme nous approchons de nos buts, il est temps de tirer les leçons de ce que nous avons appris, pour conduire la politique monétaire future ». Mais attention ces leçons ne servent pas à revenir en arrière, mais à fournir des justifications … pour aller encore plus loin!

    Ce que fait Yellen au dela d’agiter le chiffon rouge pour la Communauté Spéculative Mondiale qui attend de savoir si elle doit acheter ou vendre, ce que fait Yellen, c’est poser les bases d’une politique monétaire durablement « dovish », durablement inflationniste! D’une politique monétaire qui rationalise le fait que l’on ne peut plus en sortir. Le long terme, c’est une succession de courts termes, le long terme c’est la ratification, l’enracinement des politiques, des outils, des idées de court terme. Et personne ne lit, personne ne va au dela de l’attrappe nigaud que constitue le montera/montera pas les taux, alors que Yellen dans son intervention , bien titrée, bien annoncée, parle, écrit pour l’Histoire, elle pose méthodiquement les bases, les bases analytiques, d’un système dans lequel les banques centrales conservent et entretiennent un bilan de dimension colossale et n’envisagent plus de le contracter.

    Yellen pose les bases d’un système durable, qui repose sur l’utilisation du bilan des banques centrales pour résoudre tous les problèmes, faire face à toutes les incertitudes et traiter tous les accidents. C’est une institutionnalisation de l’exceptionnel. Ce qui n’était qu’une Expérience, si on la suit, va devenir la régle, le modus operandi régulier et commun. Le chèque en blanc signé, sous l’emprise de la panique de 2008, va être perpétuel, sans limite de validité, sans montant, il va être vraiment chèque en blanc. Les pleins pouvoirs. La tyrannie. Ils vont jongler avec les trillions, pire que « le capitalisme, qui joue aux dès notre royaume! »

    En 2008, les banquiers centraux ont pris le pouvoir, ils ont déplacé, transferé plus de ressources que jamais les guerres et les politiciens n’avaient réussi à le faire. En 2011, ils devaient stopper, rendre leur mandat, rendre le chèque en blance, non seulement, à cause de leur échec ils ne l’ont pas fait, mais ils ont doublé et quadruplé; le bilan de la Fed a explosé à 4,5 trillions et plus! Nous prenons date: dans l’état actuel de fragilité des marchés financiers, dans l’état actuel des déséquilibres économiques de toutes sortes, dans l’état actuel d’incurie des hommes politiques, dans l’état actuel des risques disimulés, il faudra dans le moyen terme passer à un bilan de la Fed de … 10 trillions. C’est mathématique c’est à dire prudent, cela ne tient pas compte des risques supplémentaires « d’overshooting » lors d’un accident. Nous prenons date: 10 trillions de « backstop » il faudra. Et on achètera la pourriture qui s’est accumulée tout au long de ces années de « search for yield », toute la pourriture qui ne peut résister à un simple ralentissement , même modéré. On achétera tout, les emprunts Corporate, les créances bidons de l’ingénierie malthusienne qui s’est développée comme un cancer. On continuera d’enrichir les plus riches et piller les autres…

    La Fed s’est mise dans un corner, elle n’a plus de marge de manoeuvre sur les taux, elle le dit elle même. Les simulations faites par Reifschneider, reprises pat Yellen « Gauging the ability of the FOMC to respond to future récessions »sont claires: « si on n’a pas la possibilité de couper radicalement les taux d’intérêt, il faut compenser par des achats d’assets beaucoup plus agressifs et des « forward guidances », (des promesses de taux longs trés bas.) « . Les simulations sur lesquelles Yellen s’appuie avancent une estimation de 4 trillions d’achats de titres, nous, nous les évaluons à 10 trillions minimum. Et ce ne sera que le début car l’absence de flexibilité sur les taux dont la Fed se plaint, ne va pouvoir que s’accentuer, plus le bilan de la Fed sera gigantestque, plus le marché financier sera surévalué, plus la pourriture sera répandue dans le crédit et l’ingénierie, plus la rigidité va augmenter, on ne pourra supporter le moindre soufle de vent de normalisation, l’édifice sera trop fragile avec des fondations pourries.

    La Fed s’est trompée sur tout, absolument tout, voila la vérité. Elle a été incapable de voir venir la crise, elle a été incapable d’en analyser les causes, elle a été incapable d’en apprécier les effets de contagion, elle a reflaté une bulle immobilière, elle a souflé une bulle des fonds d’état, elle a supprimé toute fonction de découverte des prix du risque, elle a produit une croissance lente, déséquilibrée, elle a raté ses objectifs d’inflation, elle a alimenté la plus grande vague d’inégalités jamais élévée dans l’Histoire. Elle a propagé l’immoralité, le « moral hazard », provoqué la montée du populisme et finalement disloqué le système politique. Voila le résultat de son action et il est tel que beaucoup se rallient aux thèses conspirationnistes et croient que cela est volontaire, que cela est la manifestation d’une stratégie de chaos. Un des gouverneurs le plus honnête n’y est pas allé par quatre chemins, il s’agit du dissident Eric Rosengreen: « L’économie et les marchés financiers ne sont pas aussi stables que nous l’avions assumé ». On ne peut mieux dire, en langage bien sur diplomatique, que le jugement de ces gens est défaillant et qu’ils nous le font payer.

  4. Le « prolétaires de tous les pays, unissez-vous » .. »c’est la lutte finale » a été remplacé par déshérités de tous les pays, unissez-vous. Sauf qu’il ne s’agit plus du prolétariat contre le capitalisme, mais de la coalition fantastique entre les soi-disant déshérités et les pouvoirs politiques contre
    les nations.
    Le droit abstrait, l’idée générale, (droits de l’homme etc) donne droit à des avantages bien concrets. On sait qui paie la facture.
    On a toujours payé la facture : celle des turpitudes des financiers, celle de la colonisation, celle des guerres idéologiques ou impérialistes, celle de la démographie galopante, (grâce à la médecine occidentale) celle des droits de l’homme.
    Et pour faire digérer la pilule, il y a toujours eu les grandes idées : la dernière en date étant la fraternité avec les migrants. Tellement fraternel qu’ils doivent supplanter la culture locale, religion comprise.. (Ce sont les autres qui doivent nous dicter notre conduite à l’égard des signes religieux par exemple, peut-être bientôt d’autres pays musulmans. La seule solution pour que ces signes ne posent aucun problème, c’est qu’ils se manifestent dans les pays musulmans. Promis, juré : on ne leur dira rien)

  5. « Nous soutenons que le problème est maintenant politique et que cette prise de pouvoir par un « quarteron d’individus félons » doit être traitée au niveau ou elle se situe: le niveau politique.

    Ils font de la politique, ils ne gèrent pas la monnaie. Et nous sommes dans une mécanique infernale  »

    Combat politique et métapolitique ?

    Le mot de métapolitique est apparu pour la première fois en français sous la plume de Joseph de Maistre qui le reprenait lui-même des philosophes allemands Christoph Wilhelm Hufeland (1762-1836) et August Ludwig Schlözer (1735-1809) en ces termes :

    « J’entends dire que les philosophes allemands ont inventé le mot métapolitique, pour être à celui de politique ce que le mot métaphysique est à celui de physique. Il semble que cette nouvelle expression est fort bien inventée pour exprimer la métaphysique de la politique, car il y en a une, et cette science mérite toute l’attention des observateurs1 ».Joseph de Maistre

    Dans cette acception traditionaliste, les développements politiques internationaux sont la traduction d’un plan archétypal divin, supra-politique, qu’il s’agit de comprendre et d’interpréter pour en saisir la signification, pour enfin l’implémenter concrètement et en prédire le déploiement à venir. Seule la métapolitique permet à l’Homme de conformer la société au logos universel (, pour le bénéfice de tous et de chacun, vivant ainsi, si ce n’est en harmonie durable avec le monde, en bonne intelligence avec celui-ci. »..

    « La métapolitique se situe en dehors et au-dessus (meta) de la politique « politicienne », laquelle – aux yeux de ses promoteurs – serait devenue théâtrale et ne constituerait plus le lieu de la politique. La stratégie métapolitique diffuse une conception-du-monde (Weltanschauung) de sorte que les valeurs de cette dernière acquièrent une portée historique et produisent un résultat à long terme. .. »

    Je trouve des similitudes entre ce que nous vivons et ce que démontre Abellio

    « Dans Ma Dernière Mémoire, Raymond Abellio affirme que les enjeux ésotériques du Troisième Reich au cours de la Seconde Guerre mondiale ne peuvent s’expliquer que par la « métapolitique » à l’œuvre dans le nazisme. Il écrit: « Toute métapolitique s’enracine au plus bas dans ces régions troubles, ces nuits ancestrales de l’inconscient des peuples où les complexes d’agressivité et de culpabilité gravitent ensemble. (…) Aussi bien ne peut-on pas comprendre la Deuxième Guerre mondiale si l’on ne sort pas de la politique banale pour accéder à la métapolitique (…) Quelles qu’aient été ses motivations immédiates, le génocide de 1942-1945 lui-même a constitué à cet égard une véritable opération de magie noire où le fol orgueil luciférien des nazis et leur besoin de possession satanique conjoignaient leurs effets. »

    Ou une continuité?

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