Art de la guerre monétaire et économique

Voici l’arme de destruction des périphériques/émergents/concurrents:compétiteurs stratégiques qui prétendent porter le challenge aux USA : le Dollar , c’est l’arme atomique suprême des Etats Unis ! Par Bruno Bertez

Voici l’arme de destruction des périphériques/émergents/concurrents:compétiteurs stratégiques qui prétendent porter le challenge aux USA : le Dollar , c’est l’arme atomique suprême des Etats Unis !

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Trump  considère que les USA, par leur laxisme ont été exploités, pillés par le ROW et singulièrement la Chine. Ils ont, selon lui  créé leur propres compétition stratégique.

Vous savez que nous pensons que cela est à la fois vrai et faux.

Vrai parce que la politique de création de crédit US a permis au ROW de bénéficier de son laxisme et de constituer des réserves, de créer du crédit domestique, permis de  se développer plus vite, mais faux parce que cette fuite en avant américaine a permis de limiter la chute tendancielle du taux de profit du système américain qui s’est dessinée il y a plusieurs dizaines d’années. (Années 60)

La Fed avec la normalisation et Trump avec le rapatriement/protectionisme ont ou vont signer la fin des largesses, la fin de la récréation du ROW.

Ceci a commencé dès 2014 c’est bien sur le lien avec le Taper.

Le ROW souffre maintenant du « dollar short », de la raréfaction du « dollar » : la vraie liquidité mondiale se contracte. Le flux des capitaux qui se dirigent à nouveau ver les USA à l’occasion de la Grande Divergence  masque la contraction de la liquidité  globale. La perte de capacité bancaire dans le ROW, la contraction du Shadow Banking vont finir par se faire sentir chez les vassaux.

Les autres pays du monde,  auront ils des miettes ou bien seront ils exploités, pillés? Les gains de Valeur américains seront fait au détriment du ROW comme le semble indiquer le discours « America First » de Trump et de Navarro?

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La dialectique du roi Dollar, la hausse du dollar n’est pas un sous produit non voulu de la normalisation des taux, c’est une nécessité, une arme des USA pour maintenir le système monétaire actuel qui est en sa faveur. La hausse du dollar a à voir avec « The World America Made ». La hausse du dollar équivaut à une mise au pas.

Voici l’arme de destruction des périphériques/émergents/concurrents:compétiteurs stratégiques   qui prétendent porter le challenge aux USA  : le dollar , c’est l’arme atomique suprême des Etats Unis.

La Nouvelle Phase sera celle de la préparation du Grand Reset. C’est notre hypothèse de travail. Nous en ignorons bien sûr le contenu et la forme, mais nous sommes certains de sa Nécessité. La Nécessité est logique, dialectique, surdéterminée. Peu importe les discours et les intentions affichées. C’est elle qui gouverne. Il est évident que la pensée logique est incapable de fournir un calendrier, le temps logique n’est pas le temps des humains mais celui des Dieux.

Le graphique le plus important, celui de la valeur relative du dollar

Les USA ont monté les taux 2 fois, les marchés considèrent qu’il y aura trois nouvelles hausses en 2017.

Les USA réduisent la stimulation interne, domestique, mais ils bénéficient des entrées de capitaux venant d’ailleurs, ils assèchent le reste du monde, le ROW . Ils réussissent le paradoxe de réduire la stimulation tout en maintenant l’aisance.

Les USA drainent la richesse mondiale! La normalisation de la Fed coïncide fort opportunément avec les espoirs que le Paria, Trump, a fait naître sur la stimulation. Il sert les visées du système malgré lui! Comme quoi, quand la Nécessité est là, elle gagne.

Le ROW, lui est obligé de pratiquer l’inverse, les QE et l’avilissement. Les USA drainent la richesse mondiale, les idiots inutiles de la BCE la lui servent sur un plateau, en dévalorisant votre euro, en « trashant » votre droit à prélever dans le monde! Seuls les Allemands comprennent les enjeux, mais l’idéologie de Merkel l’empêche de prendre les mesures qui permettraient de contrer Draghi.

Objectivement, n’écoutez pas leurs cris d’orfraie, les USA recherchent un regain d’attractivité du dollar comme ils l’ont fait au début des années 80, par Volcker.

C’est l’arme suprême pour réaffirmer l’ordre du monde qu’ils ont produit, « The World America made ». Comme par hasard il coïncide avec le slogan publicitaire de Trump: « Make America Great Again »; et comme hasard, il déclare tout de suite les hostilités avec les compétiteurs stratégiques: les Chinois!  En projetant complémentairement de saper leur rapprochement avec les Russes.

Les flux de capitaux dont on a bénéficié le ROW lors de la période de faiblesse des USA se renversent, les capitaux retournent au bercail avec les conséquences que cela a sur l’affaiblissement des banques mondiales, type Deutsche Bank. C’est un coup de semonce. Le refinancement en dollars  de gros devient serré, partout, le leverage, dans le ROW devient de plus en plus difficile à maintenir. Et c’est à ce moment que l’on trie, que l’on compte les amis fidèles, les vassaux, les tièdes et les ennemis. N’oubliez jamais ce dont on ne parle quasi jamais, les SWAPS. La hausse des taux, la grande divergence entre les USA et le ROW, l’insécurité, la fragilité du « dollar short », le risque de « run », de ruée,  sur le marché de gros du refinancement, la meilleure situation relative des banques américaines, tout se conjugue pour que soit réaffirmé le leadership américain ou peut être, le leadership anglo-saxon.  Tout est en place pour défier ou pour répondre à ceux qui voudraient lancer/ ou répliquer à la guerre des monnaies.

Ce que nous voulons dire, c’est que l’avenir est politique, pire/mieux, géopolitique.

La situation qui s’est construite à partir de la Grande Crise Financière (le déversement des capitaux des Etats-Unis vers le monde )  n’a pas affaibli les USA, elle a mis les pays tiers, le ROW dans une situation de pré-faillite. Qu’il suffise de se rappeler que le leverage chez les émergents est maintenant supérieur à celui des pays développés et singulièrement très supérieur à celui des Etats Unis. Il suffit maintenant de tirer le tapis, de faire ressortir le « mismatch », le désajustement, de faire en sorte que la mer se retire pour faire apparaître qui se baigne nu. Les Etats- Unis ont la possibilité de demander  à chacun dans le monde: « qui t’a fait roi! »

On comprend que le ROW se soit donné les moyens de faire face à la banqueroute potentiellement assurée de ses banques par le pillage légal des ressources des déposants ! Plus le dollar va devenir rare et plus les dépôts des citoyens, en Europe et ailleurs vont devenir menacés. Songez y en 2017.

C’est exactement le sens de l’avertissement récent, dont nous nous sommes fait l’écho, des analystes de la BRI, lesquels soutiennent comme nous que l’indicateur, le baromètre du stress mondial est le niveau dollar. Ce n’est pas le VIX, la volatilité du prix des assets, non c’est le cours du dollar.

Ce sont les USA qui ont pris le contrôle du rythme de deleveraging du système bancaire mondial, du rythme d’activité et donc des marges de manoeuvres des gouvernements et des élites! Accessoirement notez que les banques américaines se refont une santé florissante à la fois par le regonflement de la valeur de leurs actifs bilantiels, par l’afflux des capitaux qu’elles peuvent « tondre », par les réserves qu’elles peuvent constituer et pour certaines d’entre elles  par les augmentations de fonds propres que la situation va autoriser. Ce qui s’est passé il y a quelques mois sur la Deutsche Bank et ce qui se passe sur les banques Italiennes ne sont que des avertissements précurseurs. Le coup en cours sur les banques italiennes est un coup de billard compte tenu de l’imbrication.  L’eurozone ferait bien de ne pas trop faire le malin en titillant la Grande Bretagne sur les conditions du Brexit, les anglo-saxons sont frères ou cousins et ils ont des cartes en mains…

Si notre logique n’est pas prise en défaut, l’année 2017 pourrait être l’année ou la question du leverage et du deleverage se pose enfin avec acuité. Autant préciser tout de suite que cette question concernera surtout les pays tiers, le ROW.

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EN BANDE SON : 

1 réponse »

  1. en parlant de l ‘euro , il est evident que cet ovni n ‘est qu ‘un variable d’ajustement economique pour les USA maitres de l ‘europe , car protecteur militaire via l ‘OTAN et via son protectorat …allemand dont la BCE qui est basée à francfort . de plus les banques UE sont obligés de passer par wall street pour pouvoir trader globalement et beneficier de tous les parametres et fonds avec une licence pour pouvoir y exercer , un symbole de dépendance et directement de vassalité obligée, d’où leur silence et soumissions totales aux amendes abyssaux infligées à BNP etc….un désastre que personne en europe veut prendre le risque de s’y attaquer . encore une erreur fatale

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