1984

Mondialisme VS Souverainisme : Macron VS Marine Par Bruno Bertez

Macron VS Marine

Vous vous étonnerez à bon droit de cette simple opposition binaire. Après tout, il y a Fillon !

Mais pour l’objet de cette réflexion Fillon n’existe pas, c’est simplement un intrus dans le combat. C’est un intrus qui n’a pas compris la société française, l’époque, son état, et il a encore moins compris la situation historique occidentale. En fait c’est une sorte d’erreur de l’histoire, une manifestation de ce que l’on peut appeler l’inégal développement. Il est une sorte de résidu, une forme ancienne, dépassée de la politique.

Il se trouve sur un terrain qui n’a pas été balisé pour lui par le Système. Vous connaissez notre idée centrale sous cet aspect : le Système produit la société qui lui convient pour se reproduire, pour se perpétuer, pour nous tromper, il produit la société qui lui permet de gagner les élections, les théories, les modes, les images, les perceptions, les émotions qui vont avec. C’est dur, c’est pessimiste, mais c’est plus optimiste que de considérer que tout vient du ciel, au moins, dans notre conception, les choses, les évènements, l’histoire sont faites sur terre. Et cela nous donne une dignité et une liberté.

Si vous n’avez pas compris, alors inutile de continuer à lire. L’ensemble du Système produit la société civile, le champ politique, les idéologies, et les hommes correspondant qui en sont les honnêtes ou malhonnêtes gestionnaires.

Fillon s’est retrouvé là où il est, entre deux chaises, faisant le grand écart pour exister dans un affrontement historique, lequel n’est malheureusement pas un combat de titans.

On fait avec les chefs et les élites que l’on a quand on ne sait pas les sélectionner durement et efficacement. On n’a que ce que l’on mérite !

L’une des habiletés du Système c’est de noyer le poisson comme l’on dit : c’est à dire de mystifier en faisant en sorte que le champ politique soit brouillé, que les lignes de partage n’apparaissent pas et qu’ainsi on puisse à la fois empêcher les prises de conscience et en même temps, surtout éviter que soient formulés les choix clairs, éclairants, motivés.

Ainsi on a sur l’échiquier 11 candidats qui dispersent l’attention, qui distraient les gens, qui, surtout brouillent les perceptions. On l’a vu très clairement dans le triste spectacle organisé par la télévision : tout a été terne, soporifique, confus. Les journalistes étant les idiots inutiles sous l’aspect politique, mais utiles pour créer la confusion recherchée par le Système. Grâce à cette confusion volontaire, Macron a pu parler pour ne rien dire, Marine n’a pas réussi à formuler quoi que ce soit de convaincant. Ce qui était le but, peut-être même pas conscient, recherché. La pseudo démocratie est utilisée, elle sert de leurre pour détourner, pour empêcher une vraie démocratie fondée sur des choix éclairés, intelligents.

En fait un vrai débat démocratique, non truqué ou non biaisé aurait dû, selon nous opposer Marine à Macron. Pourquoi ? Parce que ce sont eux et eux seuls qui incarnent les choix auxquels la France est confrontée.

Eux seuls se trouvent clairement en opposition, eux seuls sont de part et d ‘autre de la ligne partage qui traverse le monde occidental. Cette ligne de partage que nul ne peut ignorer et qui a fait à la fois le vote Brexit et le vote Trump..

D’un côté un certain monde fondé sur des valeurs comme l’histoire, l’héritage, l’identité, la souveraineté réelle, concrète des citoyens, et de l’autre un monde dit ouvert, monde dominé par le soit disant universel perverti et récupéré, sans frontières, un monde de la mêmitude, de la standardisation  du rouleau compresseur de la marchandise, et surtout de la propagande sacralisée en vue de la conquête de l’Autorité.

D’un côté un monde de citoyens et de l’autre, le monde du Maître, du sujet supposé savoir, qui essaie de se faire passer pour moderne et détenant la vérité. D’un côté un monde dans lequel les choix se confrontent et de l’autre un monde ou ceux qui ne se plient pas sont soit bannis, soit rééduqués.

Le vrai affrontement, celui qui est historique et qui est le produit de la crise qu’a rencontré le Système dans sa reproduction à crédit en 2008, c’est celui-là:  celui de ceux qui veulent accélérer la fuite en avant en détruisant les formes anciennes car riches d’entropie et celui de ceux qui, sans l’avoir compris , en souffrent dans leur chair et se rebellent. Les populistes se battent à l’aveugle contre quelque chose dont ils souffrent mais qu’ils ne savent pas nommer.

C’est l’affrontement des forces de mort, des forces de l’abstraction, de la réification, du fétiche, des zombies, du capital financier, ploutocratique, mieux, kleptocratique contre les forces de vie concrètes, faites de chair de sang, de sueur  et d’urine,  mais vivantes.

Macron c’est la sainte alliance, sacrée, autour du veau d’or, des élites dirigeantes, usurpatrices, autoproclamées, cooptées, acquises à la mondialisation, standardisation, marchandisation de tout y compris de la vie. Macron c’est le règne de l’Idée. Du vide.

Marine c’est la force de vie, enracinée, bornée, limitée, mortelle, archaïque, impure, mais irremplaçable. Marine c’est la force de ce que nous sommes ici et maintenant !

3 réponses »

  1. Samedi 1er avril 2017 :

    Rencontre Macron-Estrosi comme un prélude à un front républicain face à Le Pen.

    Le candidat d’En Marche a rencontré le président LR de Paca. Un entretien « républicain » qui prépare les esprits à l’entre-deux tours.

    Dans les déclarations que Christian Estrosi et Emmanuel Macron ont bien voulu faire à La Provence avant leur entretien, on peut entendre un discours axé sur un éventuel front républicain en vue du second tour de la présidentielle.

    C’est comme si l’ancien sarkozyste préparait un affrontement entre l’ex-ministre de l’Economie et Marine Le Pen et non pas avec son candidat.

    Cela lui a d’ailleurs valu de nombreux sifflets lors d’un meeting vendredi soir à Toulon. Alors que les fillonistes concentrent désormais leurs attaques sur Emmanuel Macron, Christian Estrosi a préféré pilonner la leader du FN.

    « J’ai une vraie relation d’amitié et de respect au-delà des clivages politiques. Les Républicains de cette région n’auraient pas compris qu’à l’occasion de cette visite à Marseille, je ne reçoive pas l’ancien ministre de l’Economie », a expliqué Christian Estrosi ce samedi matin.

    Quant à Emmanuel Macron, il a rappelé que c’est grâce au désistement de l’un de ses premiers soutiens, le socialiste Castaner, que Christian Estrosi a pu être élu aux régionales de décembre 2015 face à Marion Maréchal-Le Pen. « Il ne le regrette pas », a assuré le candidat au sujet de son lieutenant.

    A l’issue de l’entretien, Emmanuel Macron en a remis une couche sur Twitter. Une manière de préparer les esprits avant l’entre-deux tours de l’élection :

    « La priorité est de battre le Front national. Christian Estrosi a été le rempart contre eux sur ces terres. Je connais mes priorités. »

    http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/01/rencontre-macron-estrosi-comme-un-prelude-a-un-front-republicain_a_22021173/

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