Allemagne

Pangermanisme : L’avertissement de l’historien allemand Hans Peter Schwarz – l’Europe n’a pas tiré les leçons de la crise des migrants de 2015

L’avertissement de l’historien allemand Hans Peter Schwarz : l’Europe n’a pas tiré les leçons de la crise des migrants de 2015

reinformation.tv  juin 30, 2017 Anne Dolhein

L’historien allemand Hans Peter Schwarz, peu suspect d’incorrection politique, membre de plusieurs cercles reconnus, professeur aux universités de Hambourg, Cologne et de Bonn et spécialiste Konrad Adenauer, laisse un ouvrage publié mois avant sa mort le 14 juin dernier, La nouvelle migration de masse vers l’Europe. A propos de la perte du contrôle politique et des certitudes morales, qui sonne comme testament et une mise en garde. Le Pr Schwarz y lance un avertissement à propos de l’inconscience de l’Europe, qui n’a pas su tirer les leçons de la crise des migrants de 2015. Pour lui, la survenue du prochain épisode de cette tragédie est une simple question de temps. L’Europe n’est pas prête à affronter une telle répétition inévitable, elle qui a montré son impréparation il y a deux ans et qui s’obstine dans une politique dont l’échec est manifeste. L’historien a consacré ses derniers travaux à l’analyse des statistiques relatives au flux des réfugiés, mais aussi à la politique et à la démographie, déprimée en Allemagne, « explosive » au Proche-Orient et en Afrique, pour prévoir ce qui se passera selon lui forcément. 

Hans Peter Schwarz tire les leçons de la crise des migrants 2015 : limiter l’accueil en Europe

Son premier reproche : le fait que la législation européenne en la matière est totalement inadéquate face à l’arrivée de masses de demandeurs d’asile. Elle est « d’un autre temps », accuse le livre du défunt historien. « Nous ne sommes pas préparés pour cette migration », estime-t-il : les règles pour l’accueil des demandeurs d’asile ont été mises en place pour répondre à un nombre restreint de nouveaux arrivants, et ne correspondent en rien une situation où les réfugiés arrivent par des vagues massives de plusieurs milliers de demandeurs à la fois. « Tant que l’Union européenne respectera un droit des réfugiés plein de bonnes intentions mais dépassées, toute tentative visant à protéger efficacement les frontières externes de l’UE échouera parce que celle-ci sera bridée par ses propres lois », écrit Schwarz. Il ne fait pour lui aucun doute qu’Angela Merkel et le gouvernement fédéral allemand portent la responsabilité de la crise. « Jamais, en 65 ans d’histoire de l’Allemagne, un gouvernement fédéral n’a été à l’origine d’un tel chaos », condamne-t-il, rappelant que si l’Autriche n’avait pas pris l’initiative de fermer la route des Balkans, ce chaos se serait aggravé. 

L’avertissement de l’historien : considérer l’arrivée des migrants en 2015 comme un échec

La solution ? Pour le Pr Schwarz, il faut réformer l’Union européenne et démanteler l’essentiel des accords de Schengen de manière à permettre certains contrôles aux frontières, mais également imposer des quotas pour l’accueil des migrants : non pas des quotas obligatoires d’accueil mais des quotas limitatifs. Son livre recommande ainsi de ne jamais autoriser que le nombre de demandeurs d’asile dépasse les 1,5 % de la population d’un pays. Cela laisse de la marge, pourrait-on objecter. En 2015, la Suède a ainsi accueilli des réfugiés à hauteur de l’équivalent de 1,6 % de sa population, et l’Allemagne 1,2 % environ. Mais si 2015 a été une année particulièrement riche en nouvelles arrivées, il ne faut pas oublier qu’elles s’ajoutaient de manière spectaculaire à un flux déjà élevé les années précédentes, et que de nouveaux demandeurs d’asile continuent d’affluer, fût-ce à un régime moindre. Faute de réformes, l’historien né en 1934 s’attendait à ce que son pays reçoive de nouvelles vagues de migrants. 

Hans Peter Schwarz laisse un testament lucide

La prévision n’a rien d’irréaliste. Breitbart observe que si la route des Balkans a été assez largement sécurisée, d’autres voies se sont ouvertes, notamment via l’Italie et l’Espagne : objectif, le Nord. Le président du Parlement européen Antonio Tajani avertissait en mars que faute de régler les graves problèmes de l’Afrique, l’Europe pourrait voir arriver 10, 20 voire 30 millions de migrants depuis le continent noir, cherchant à échapper à la faim, à la désertification, à la persécution islamiste, et ce au cours des 10 années à venir. Il précisait en passant que la Chine est certes massivement présente en Afrique mais que la « stabilité ne l’intéresse pas » : « L’Afrique risque aujourd’hui de devenir une colonie chinoise, mais les Chinois n’y cherchent que les matières premières. » Et de la création de « villes de réfugiés » provisoires, avec hôpitaux et écoles. Aux frais de qui ? Un rapport officiel allemand fuité à la presse propose une prévision plus « modeste » qui envisage tout de même l’arrivée de quelque 6,6 millions de migrants par la mer depuis l’Afrique du Nord, la Jordanie et la Turquie au cours des années à venir. 

Anne Dolhein

http://reinformation.tv/hans-peter-schwarz-europe-lecons-crise-migrants-2015-avertissement-historien-dolhein-72170-2/

Jusqu’à trois quarts des réfugiés qui bénéficient de l’asile en Allemagne sont toujours sans travail cinq ans plus tard, et parfois même 10 ans plus tard, pour certains. Ce constat est celui dont Aydan Özoğuz,  le commissaire pour les réfugiés, l’immigration et l’intégration, a fait part au journal britannique Financial Times.

C’est une mauvaise nouvelle pour la chancelière Merkel, qui brigue un quatrième mandat, et dont la cote avait déjà chuté dans les sondages, quand elle avait décidé d’ouvrir la frontière à l’été 2015.

Depuis, le sujet de l’immigration s’était fait plus discret dans l’actualité, mais cette question préoccupe toujours les électeurs. Ces derniers ne savent toujours pas comment le pays pourra intégrer les 1,3 millions de réfugiés qui sont arrivés en Allemagne depuis le début de l’année 2015.

Les nouveaux arrivants hautement qualifiés ne sont pas si hautement qualifiés…

Au départ, l’Allemagne s’était enthousiasmée pour cet afflux d’arrivants, et la perspective qu’ils allaient résoudre le problème de pénurie de main d’œuvre et celui du vieillissement de la population que connait le pays.  Mais cet espoir s’est rapidement évanoui : car si les premiers réfugiés à arriver avaient plutôt le profil d’ingénieurs ou de médecins,  ils ont été rapidement suivis par des masses de migrants non qualifiés, qui ne parlent pas l’allemand.

Aujourd’hui, 484 000 réfugiés sont en recherche d’emploi, contre 322 000 l’année dernière, soit une hausse de 50 %.

L’Allemagne a plus de 1 million d’emplois à pourvoir, mais 5 sur 6 d’entre eux nécessitent des compétences particulières. Parmi les demandeurs d’asile, seulement un sur trois aurait reçu une formation professionnelle, selon les chiffres de l’Institut pour la recherche sur l’emploi (Institut für Arbeitsmarkt- und Berufsforschung, IAB). En outre, la langue est une barrière importante.

Selon Joachim Möller de l’IAB, « On pourra parler de succès si 50 % de ces personnes parviennent à trouver un emploi qui leur assure leur subsistance d’ici 5 ans ».

«Ce serait une illusion de croire que nous parviendrons à trouver un emploi pour une bonne proportion de réfugiés dans des secteurs à hauts salaires tels que l’industrie automobile».

Le dernier rapport de l’IAB indique que seulement 17% des réfugiés ont un emploi.

Selon Özoğuz, la priorité du gouvernement allemand n’est pas tant de leur trouver un emploi le plus rapidement possible, que de s’assurer qu’ils apprennent l’allemand et qu’ils aient des formations pour pouvoir réellement s’adapter au marché du travail d’une économie avancée :

« Nous ne prenons pas les réfugiés parce qu’ils possèdent certaines compétences. Le seul critère devrait être celui d’aider ces gens à fuir la guerre et la persécution politique ».

La Belgique

Les chiffres dans notre pays, qui a accueilli beaucoup moins de réfugiés que l’Allemagne, sont encore pires. À peine 3,5 % des 57.000 réfugiés qui sont arrivés en Belgique l’année dernière occupent maintenant un emploi. Mais on ignore s’il s’agit d’un emploi stable. C’est la conclusion d’un rapport publié récemment par le think tank Itinera.

Il expliquait que l’une des raisons pour lesquelles l’intégration de ces nouveaux arrivants sur le marché du travail était aussi modeste était l’absence de mise en place d’une politique spécifique s’adressant à ces demandeurs d’emplois particuliers :

« L’absence de cartographie du profil des réfugiés et de monitoring correct empêchent de disposer de données cohérentes. (…) Environ trois quarts des réfugiés arrivant en Belgique n’ont pas suivi de formation supérieure, et une part substantielle (près d’un sur cinq) est même analphabète. »

https://fr.express.live/2017/06/29/allemagne-refugies-emploi-chomage-qualifications/

EN BANDE SON : 

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