Conspirationisme

Etats – Unis : Et maintenant, les médias inventent une collusion Russie/ Donald Trump Jr ! Ou comment cravacher un cheval mort !

Et maintenant, les médias inventent une collusion Russie/ Donald Trump Jr ! Ou comment cravacher un cheval mort !

 

PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 12 JUILLET 2017 Dreuz Info

Ces derniers jours, le New York Times (et les médias qui le prennent comme référence) s’acharne sur cette histoire bidon de collusion de Trump avec les Russes pour battre Hillary Clinton à l’élection présidentielle.

Cette fois, c’est le fils de Trump, Donald Trump Junior, qui sert de tête de Turc au journal. Les médias font tout pour détourner l’attention du fait que si les Russes ont effectivement tenté d’influencer l’élection présidentielle américaine –ce qui reste à prouver– c’est Barack Obama qui devrait faire l’objet d’une enquête.

(D’après le New York Times, après avoir reçu un courriel de la part de Rob Goldstone, un relationniste, Donald Trump fils a rencontré en juin 2016 une avocate liée au Kremlin. Le courriel l’informait que l’avocate détenait des renseignements qui pouvaient aider la campagne présidentielle de son père. Le New York Times s’est basé sur trois sources ayant eu accès au courriel. Une des sources soutient toutefois qu’il ne sait pas clairement si M. Goldstone connaissait l’origine des renseignements ou s’il était une simple courroie de transmission. Rob Goldstone prétend avoir organisé cette rencontre à la demande du chanteur et homme d’affaires moscovite, Emin Agalarov, qui a déjà voulu s’associer à Donald Trump pour un projet hôtelier. Il n’y a toutefois aucune preuve suggérant que les renseignements promis étaient liés au piratage informatique du gouvernement russe.)

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Wesley Pruden*, paru dans le Washington Times, le 10 juillet dernier.

Une autre séance de fouettage médiatique sur un cheval mort

Opinion de Wesley Pruden

Nous y sommes enfin. Les chevaux morts ne servent à rien à la plupart des gens, mais les Démocrates, leurs fuiteurs complices et leurs disciples dans certains journaux sont bien décidés à ergoter sur ce cadavre puant.

Le dernier «scoop» : des intrépides chasseurs de canassons du New York Times ont dégoté une histoire de rencontre entre Donald Trump et des Russes qui auraient eu des secrets intéressants à révéler concernant Hillary Clinton.

C’était lors d’une réunion survenue à un moment qui selon le journal était un point tournant de la malheureuse campagne présidentielle de 2016 (NdT: malheureuse pour les Démocrates).

Dommage pour les cracks du scoop du New York Times, ce n’était pas vraiment Donald Trump, mais Donald Trump Jr., le fils du Président, qui gère les intérêts immobiliers de la famille, qui a rencontré les Russes. De quoi ont-ils parlé? De l’adoption de bébés russes par des Américains et d’un concours Miss Univers, une franchise détenue par les intérêts de Trump, qui doit avoir lieu à Moscou.

Le New York Times n’a pas précisé s’il a été question de la taille des chaussures et des soutiens-gorges des concurrentes, ou si les Russes avaient promis de présenter des concurrentes aux mesures parfaites de 38-24-36, si appréciées par les juges des concours de beauté.

Peut-être que le journal réserve ces détails croustillants pour de prochains scoops.

On ne saisit pas vraiment ce que The New York Times cherche à faire avec cette fausse nouvelle. Peut-être apporter la preuve que M. Trump avait envoyé une équipe de campagne afin de livrer aux Russes une pastèque creuse remplie de microfilms donnant des spécifications concernant la prochaine génération de la bombe H.

Après des mois de reportages haletants, à brûle-pourpoint, promettant d’apporter des révélations renversantes concernant un vrai complot, nous ne voyons toujours ni feu, ni fumée ou quoi que ce soit qui pourrait apporter des preuves susceptibles de causer l’annulation des élections, l’annulation de la nomination de Gorsuch à la Cour suprême des États-Unis, et l’installation, enfin, d’Hillary Clinton à la Maison-Blanche. Ou quelque chose du genre.

En lisant le reportage du Times, on n’arrive pas à savoir si l’avocate russe, Natalia Veselnitskaya, a réellement donné les informations compromettantes promises sur Mme Clinton. Mais avec une espionne russe prénommée « Natalia » et portant un nom de famille imprononçable, John le Carré pourrait bâtir un sombre roman à suspense qui tournerait autour d’une série d’intrigues, avec ou sans microfilm dissimulé dans une pastèque creuse.

M. Trump, Junior non senior, a déclaré qu’il avait accepté la rencontre avec l’avocate russe, tenue à la Trump Tower de Manhattan, à la demande d’un ex-collègue, organisateur dans le passé d’un concours Miss Univers.

« Après les échanges de politesse», a-t-il déclaré avec précision, la femme a prétendu détenir des informations selon lesquelles des individus liés à la Russie finançaient le Comité national démocratique et soutenaient Mme Clinton. Ses déclarations étaient vagues, ambiguës et n’avaient aucun sens. Aucun détail ou information à l’appui n’a été fourni ou même proposé. Il est vite devenu clair qu’elle n’avait pas d’information significative.»

M. Trump Jr. a déclaré que la conversation avait ensuite porté sur l’adoption d’enfants russes et sur une loi américaine qui permet de tenir une liste noire de Russes soupçonnés de contrevenir aux droits des personnes. Le Président russe, Vladimir Poutine, a été tellement outré par cette loi qu’il a mis fin aux adoptions américaines d’enfants russes.

« Il est devenu clair que c’était là le véritable sujet de discussion de cette rencontre», a déclaré M. Trump, « et que la prétention de détenir des informations potentiellement dommageables [sur Hillary] n’était qu’un prétexte.»

Jusqu’à présent donc, l’histoire n’est qu’un autre «hamburger -sans-viande» servi comme amuse-gueule avant le gros bifteck d’aloyau promis au sujet de la collusion des Russes avec Donald Trump, Senior non junior, tant attendu par les jacasseurs des médias.

Pour mémoire, le reportage précise que les avocats du président ont déclaré que Trump Senior n’était pas au courant et n’avait pas assisté à la rencontre. Mais si un lecteur veut croire qu’il y était, le journal s’en tamponne le coquillard. Si ce n’est pas vrai, ça pourrait l’être.

Finalement, il était temps d’ajouter à ce reportage, un emballage affriolant : « Des agences de renseignement américaines [non identifiées, bien sûr] ont conclu que les pirates et les propagandistes russes ont travaillé pour aider l’élection de Donald J. Trump [au cas où il y aurait confusion concernant de quel Trump il s’agit], d’abord en volant, puis en fournissant à WikiLeaks les courriels internes du Parti Démocrate et de Clinton qui étaient embarrassants pour Mme Clinton.

Ça faisait au moins, une tranche de cornichon à l’aneth pour consoler les lecteurs déçus par un autre burger vide.

M. Trump Junior n’a enfreint aucune loi en acceptant la rencontre. Il ne fait pas partie de l’Administration Trump, il n’a pas de cote de sécurité et il n’est pas tenu par la loi de divulguer ses contacts avec des étrangers.

Aucun enquêteur, fédéral ou congrès, n’a demandé la divulgation de ses contacts.

Il était apparemment engagé dans de la “recherche d’opposition”, c’est-à-dire la recherche d’un peu (ou de beaucoup) d’information sensible qui est le carburant de toute campagne politique.

Les médias jacasseurs sont incapables de lâcher cette histoire de collusion entre Trump et les Russes, peu importe combien de canassons déterrés se révèlent être bel et bien morts.

Peut-être que le reportage du siècle se cache dans l’ombre de Donald Trump, mais ce n’est pas celui-là.

Le New York Times valait mieux que cela.

* Wesley Pruden est rédacteur en chef émérite du Washington Times.

 © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

http://www.dreuz.info/2017/07/12/en-inventant-une-collusion-russie-donald-trump-jr-le-new-york-times-et-les-medias-francais-continuent-de-cravacher-un-cheval-mort/

Tout allait mieux pour le camp Trump, de retour de son voyage en Europe : les médias étaient dans les cordes, l’on découvrait que James Comey (l’ex-patron du FBI) risquait lui-même des ennuis judiciaires pour avoir « fuité » des informations top-secret, Trump avait marqué l’Europe centrale, le président Macron et Madame May marquaient Trump à la culotte au G20, et sa rencontre avec Poutine avait été « constructive ». Péché mortel…

En Europe, Trump, se présentant en champion de la « civilisation occidentale », a utilisé une seule fois le mot « démocratie », mais des dizaines de fois ceux de « volonté »« foi »« liberté »« menaces »« prospérité »« croissance ». Bref, selon les médias, un message fascisant. Mais c’est sur la politique étrangère que le président a reçu le plus de fiel. La fauconnerie néocon/gauche-interventionniste lui avait pourtant donné des directives avant de rencontrer Poutine. Il ne les a pas respectées…

D’où la fuite sur la « collusion russe » de Donald Trump junior.

Rappel : la « thématique russe » avait été inventée au départ par les #NeverTrump républicains. La quadrature du cercle, pour eux, a toujours été de se débarrasser de Trump sans heurter ses 63 millions d’électeurs. Mais si l’affaire Junior fait basculer l’opinion, il sera possible alors d’évincer Trump…

Évincer? Pas si vite! La firme Malanski et Partners vient de réaliser un sondage, le 11 juillet, donc au plus fort de la « crise ». Verdict du « pays réel » : 57 % des sondés veulent surtout entendre parler d’économie, d’emploi, de croissance. Cependant que 55 % veulent entendre parler moins de la Russie, et que 51 % du public voit la réforme fiscale comme le projet principal à lancer. Trump, a-t-il conspiré avec les russes? Réponse : 47 % de « non », 24 % de « oui », et 29 % de « sans opinion ».

http://www.bvoltaire.fr/russie-trump-junior-met-futur-de-pere-peril/

Washington rugit depuis 48 heures sur le « scandale Donald Trump Junior », à contre-courant de l’opinion prévalant au « pays réel ». L’on se demande maintenant si ces « révélations » n’étaient, somme toute, qu’un piège tendu par le clan Trump aux médias pour les discréditer une fois pour toutes… et faire le tri entre amis et ennemis au sein des républicains.

Trump n’a pas mis les pieds à Paris que, déjà, l’on réveille une nouvelle qui avait été étouffée. Le 11 janvier dernier, le magazine Politico (« Ukrainian efforts to sabotage Trump backfire ») notait le pari perdu par le gouvernement ukrainien, visant à saboter, en symbiose avec le parti démocrate, la campagne de Trump…

On compte donc maintenant deux partis ayant eu connivence avec l’étranger.

Trump n’a pas fait la bise à madame Macron aux Invalides que, déjà, l’on découvre que la journaliste russe Veselnitskaya (cause des malheurs de Junior) était comme un poisson dans l’eau à Washington. Elle avait ses entrées au Congrès et au ministère de la Justice d’Obama, la ministre Loretta Lynch lui ayant accordé une dispense de visa de séjour avant sa rencontre avec Junior. (The Hill, 13 juillet : « Exclusive : DOJ let Russian lawyer into US before she met with Trump team »).

Avant son départ pour Paris, Trump s’est fait interviewer par la chaîne chrétienne CBN de Pat Robertson, lançant un nouvel argumentaire : « C’est Clinton que Poutine aurait préféré ! » Trump explique qu’il a transformé les USA en pays exportateur d’énergie à bas prix (en démantelant les règles écologiques chères aux démocrates) et qu’il va augmenter massivement le budget militaire. Le contraire de ce que veut Poutine… Et il conclut que, maintenant en position de force, le pays peut et doit tenter de s’entendre avec Poutine.

C’est probablement de cette position de force que Trump aura discuté avec Macron, ce dernier paradoxalement moins contaminé par Obama qu’Angela Merkel, et qui réalise que l’état de ses finances publiques ne permet plus à la France de faire le poids face à l’Allemagne. Et qui aura probablement retenu de son voyage en Algérie que la mort de Bouteflika déclenchera l’implosion du pays (The Spectator, décembre 2016 : « How Algeria could destroy the EU »), libérant une bombe thermonucléaire migratoire sur l’Europe, ce qui préoccupe la Maison-Blanche.

http://www.bvoltaire.fr/trump-reprend-forces-a-paris/

Le Pot aux roses qui implique Hillary Clinton

Newsweek fait remarquer que toute l’affaire– qui remonte à juin 2016– pourrait avoir été montée de toutes pièces par l’équipe de Clinton pour piéger Donald Trump.

  • Mark Corall, un porte-parole d’un des avocats du Président Trump Marc Kasowitz a déclaré à NBC que cette avocate a en fait des connexions avec la société d’investigation Fusion GPS, qui a été chargée par les Démocrates de faire des recherches contre Donald Trump en 2016 !
  • C’est également Fusion GPS qui a commandité le faux dossier Steele accusant Donald Trump, et que le New York Times a jugé tellement caricatural qu’il ne l’a pas publié et n’en a parlé.

En janvier dernier, Politico, un média qu’il serait aussi difficile d’accuser d’être de droite que Libération, révélait que des dirigeants ukrainiens de l’ancien bloc soviétique ont collaboré avec la campagne d’Hillary Clinton pour saboter l’élection de Trump. (politico.com/ukraine-sabotage-trump)

Voici ce que Politico écrivait :

«Des officiels du gouvernement ukrainien ont tenté d’aider Hillary Clinton et d’ébranler Trump en questionnant publiquement son aptitude à diriger le pays. Ils ont également disséminé des documents qui impliquaient un proche collaborateur de Trump, et ont suggéré qu’ils enquêtaient sur le sujet, puis ont fait marche arrière après l’élection. Et ils ont aidé le camp Clinton à trouver des informations préjudiciables sur Trump et ses conseillers, a découvert une enquête de Politico.»

Politico poursuit :

«Un Américano-Ukrainien qui était consultant pour le Comité national démocrate a rencontré des dirigeants [de la campagne Clinton], à l’ambassade d’Ukraine de Washington.»

Conclusion

Les expressions «double standard» et «deux poids deux mesures» sont largement insuffisantes pour décrire l’ampleur de cette différence de traitement entre deux dossiers identiques, le premier sur Trump– dont les multiples enquêtes du Congrès et du FBI n’ont produit aucune preuve, a été couvert des milliers de fois depuis 6 mois, et l’autre, qui repose sur des témoignages précis, n’a jamais été évoqué.

Les Démocrates et les médias, ou dirais-je plutôt, les médias et les démocrates, encore que la différence n’existe plus, accusent le Président d’avoir commis exactement le crime qui accuse Clinton : avoir rencontré des officiels Russes durant la campagne. Et ils réclament à ce titre sa destitution pour haute trahison.

Nous avons là un vrai dossier de collusion entre Hillary Clinton et une puissance étrangère, mais comme les médias sont tous dans le même lit que Clinton, aucun n’en a parlé, aucun n’a enquêté, et aucun ne le fera.

Comment expliquer qu’ils se déclarent «très inquiets» pour la démocratie de l’immission de pays étrangers dans la campagne électorale américaine de 2016, et qu’ils ne font aucune enquête sur le dossier Clinton. Ni sur la nouvelle affaire des rapports entre l’avocate russe Natalia Veselnitskaya et Fusion GPS…

Belle hypocrisie…

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

http://www.dreuz.info/2017/07/12/lavocate-russe-innocente-donald-trump-jr-et-la-collusion-russie-hillary-clinton-se-precise/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

Sources :

http://www.nbcnews.com/news/world/russian-lawyer-who-met-trump-jr-i-didn-t-have-n781631

http://www.politico.com/story/2017/01/ukraine-sabotage-trump-backfire-233446

EN BANDE SON : 

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