Art de la guerre monétaire et économique

Etats-Unis : Trump, futur Kennedy ? Malgré l’UMPS local 82 % des Electeurs républicains soutiennent Trump !

Trump, futur Kennedy ? Malgré l’UMPS local 82 % des Electeurs républicains soutiennent Trump !

Il a fait le bon diagnostic, puis a développé (« discours de Gettysburg ») un plan facile d’exécution, mais reste dans l’incapacité de lui donner force de loi : les parlementaires républicains, compliquant sa tâche, se limitent à satisfaire les exigences des intérêts privés qui les financent. Résultat : rien de majeur n’a été voté depuis six mois. C’est comme si, le licenciement de Trump étant déjà décidé, personne n’était intéressé à voir réussir son approche nationaliste et multipolaire.

Somme toute, Trump est un personnage tragique…

Alors il en est réduit à gouverner par décrets (qui sont immédiatement contestés par les juges qui lui sont politiquement hostiles) et à se reposer sur sa loyale coalition de tribus : les chrétiens conservateurs, les juifs conservateurs et les populistes qui, tous, se moquent de cette « affaire russe » qui terrorise les républicains mous tout en faisant les choux gras des néocons. Enfin, par-delà Twitter, il parvient à survivre grâce à trois segments de Fox News : « Fox and Friends » (tôt le matin), « Tucker Carlson Tonight » (soirée) et « Hannity » (tard le soir). Ces deux derniers déjà taxés de « suppôts de Poutine »…

Pour le reste, Trump « byzantinise ». Ainsi des budgets miliaire et diplomatique en discussion (révision 2017, et budget 2017-2018) : ses 54 milliards d’augmentation (défense) font déjà objet de l’ire des néocons du Sénat, car « insuffisants » (McCain et Graham : « Il faut 80 milliards ! »), tandis que les coupures drastiques des budgets caritatifs du département d’État ont provoqué une violente réaction de rejet de la part des mêmes. Pourquoi ? Un retour à une activité strictement diplomatique anéantit les outils « soft power » (autrement dit : ingérence et sédition) mis en place par Clinton/Obama pour monter – sur le modèle ukrainien – les « changements de régime » favoris des clans du « deep state » : Russie, Iran, Israël et Chine (en incluant son faux nez, la Corée du Nord).

Ces quatre pays sont donc ciblés par la coalition néocons/libéraux interventionnistes.

De leur point de vue, le budget militaire américain 2018 (824 milliards de dollars, source The Balance, 29 juin 2017) ne représente seulement que la somme de tous les autres budgets militaires du monde (la Chine contribuant au quart de ce montant et la Russie le 14e). Mais c’est assez pour relancer une présence au Proche-Orient, en appui sur les alliés saoudien et israélien, afin de « finir » Daech et, surtout, de semer le chaos en Iran… Bref, assez pour inquiéter la Chine et la Russie.

Le site pro-russe Strategic Culture Foundation estimait, le 17 juillet, que les États-Unis préparent une intervention contre l’Iran (« US Stumbling into War with Iran »). Ce même site avait titré, deux jours plus tôt : « Lunatic US Hawks Want War on Russia and Iran »). Intox du FSB (ФСБ : Федеральная служба безопасности Российской Федерации/Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie) ? Peut-être… Il est cependant indéniable que les représentants du « deep state » se considèrent dans le vrai, tel « Caton l’Ancien » (surnom donné à McCain par Poutine). Le général Curtis LeMay, qui prenait Kennedy pour une chiffe molle, déjà voulait préemptivement vitrifier l’Union soviétique en 1961 (The New Yorker, 16 octobre 2012 : « Waiting for World War III »).

http://www.bvoltaire.fr/budgets-militaire-diplomatique-americains-attaques-preemptives-perspective/

Trump, futur Kennedy ? 82 % des Electeurs républicains soutiennent Trump

Le président, blessé, tente de délégitimer le procureur spécial Mueller avant de reprendre les commandes… en jouant de sa seule arme disponible : le peuple.

Depuis le 20 janvier, les sondages se succèdent et tentent de prouver la mauvaise performance de Donald Trump. Sa moyenne oscille entre 30 et 35 %.

Certains faits en ressortent :

  • D’abord, Hillary Clinton est encore plus « impopulaire » que Trump. Ainsi du tout récent sondage Bloomberg cité dans le Guardian du 19 juillet : Trump rassemble 41 % d’opinions favorables, contre 39 % pour Hillary Clinton. Madame Clinton ne représente, ainsi, plus une solution de rechange, d’où le bal des requins démocrates dont les ambitieux utilisent la « trahison russe » pour se positionner vers les prochaines primaires présidentielles de 2020…

  • Ensuite, plusieurs sondages révèlent depuis trois mois une dure vérité pour le marécage : quand Trump tourne – moyenne basse – à un tiers d’opinions favorables, il surpasse les médias autant que le Congrès, dont les scores se limitent à 25 % d’opinions favorables. Les arroseurs arrosés… Trump a su délégitimer deux institutions élitistes qui prenaient le président de haut, montant contre lui un coup d’État rampant.

  • Enfin, à l’aune de l’opinion, Trump gagne ses galons. Le dernier sondage du Wall Street Journal illustre l’hiatus entre les besoins de l’opinion et la thématique médiatique. Seulement 6 % des Américains voient la question russe comme une priorité, sujet qui cependant obtient une obsessionnelle couverture médiatique de 76 %. L’économie est la priorité pour 55 % du public. Or, « ça frémit » sur ces fronts, les indicateurs économiques passant au vert.

Mais, depuis le départ du général Flynn, Trump est pris dans une double trappe Néocon/Wall Street. Pire encore : la récusation hâtive de Jeff Sessions, son ministre de la Justice dans « l’enquête russe », a ainsi livré les rouages judiciaires aux employés d’Obama encore en place. Un processus qui met aujourd’hui le président en péril.

In cauda venenum : la nomination d’un procureur spécial, indépendant, au budget illimité, transforme le sujet russe initial en « affaire Trump & Co. » Une guerre, officielle, qui va frapper Trump en son cœur : sa famille comme son business. Que font les républicains ? Ils attendent son départ, jouant la montre, misant sur le vice-président Pence. Le président, blessé, tente actuellement de délégitimer le procureur spécial Mueller avant de reprendre les commandes… en jouant de sa seule arme disponible : le peuple.

Car le dernier sondage ABC montre que 82 % des républicains soutiennent toujours Trump. Mais, surtout, CNN révèle que dans toutes les circonscriptions (démocrates ou républicaines) qu’il avait remportées, Trump collecte toujours 50 % ou plus d’opinions favorables. Pas surprenant : les sondeurs qui ne retiennent que les électeurs motivés observent un soutien de l’ordre de 48 % (parfois plus de 50 %) en faveur du président.

Bref, Trump a su diaboliser les médias et désacraliser les républicains du Congrès, cafouilleux dans la réforme du système de santé. Les fait-il exploser (certains disent qu’il veut « reconstruire » un parti), cependant que les démocrates implosent ? Ou est-ce Mueller qui va faire exploser Trump ? Les paris sont ouverts…

http://www.bvoltaire.fr/82-republicains-soutiennent-trump/

Andre Archimbaud Le 20/22 Juillet 2017

Les médias ont consacré le plus clair des 7 derniers mois à critiquer le président Trump.

Ils y ont gagné un surnom — en plus de Fake News : « Hate Trump media », « les médias de la haine de Trump », et une réputation épouvantable : près de 70% des Américains ne leur font plus confiance. Mais ils ont également terni la perception qu’ont de lui les Indépendants (quoi qu’il arrive les gauchistes le détesteront, quoi qu’il arrive les Républicains le soutiendront, quant aux Démocrates…)

Les Démocrates, les médias, ne lui accordent strictement aucun crédit, aucun bénéfice du doute, et ne lui épargnent aucune critique. Aucune réussite ne lui est reconnue, et lorsqu’il n’est pas possible de la nier, ils la cachent, comme ceux de l’économie, de la bourse et de l’emploi. Aucune bonne action avérée ne lui est créditée, rien, strictement rien de positif ne lui est jamais accordé.

Les journalistes l’accusent de tous les maux, de tous les vices, de toutes les fautes. Ils réclament sa destitution, son impeachment, sous tous les prétextes légaux que leur imagination fiévreuse et ressentimentale invente ou leur passe entre les doigts.

Pour les médias et les Démocrates, pour la gauche progressiste, Donald Trump est coupable. Ils ne savent pas de quoi est coupable le président, mais comme il est forcément coupable, ils cherchent.

Le Président Bush a été traîné dans la boue pendant toute la durée de son mandat, tout comme le président Reagan (qui est depuis reconnu à gauche comme un grand président). Avec Trump, ils sont montés d’un cran : ils sont là pour le détruire.

Et pourtant, je n’ai jamais entendu aucun commentateur politique, aucun des grands journalistes et des personnalités politiques de premier plan dire de Trump qu’il est débile, abruti, stupide, comme on se plaît, en France, à le décrire.

Les Démocrates qui accusent Donald Trump et veulent sa destitution ont parlé d’obstruction à la justice dans le dossier James Comey (ex-patron du FBI licencié), trahison, de collusion avec les Russes concernant l’élection présidentielle et le piratage des comptes emails de la campagne démocrate fuités par WikiLeaks, et enfin de trahison dans les liens qui lui sont prêtés, à lui et à ses proches, avec Vladimir Poutine !

Inutile de vous dire que juridiquement, il n’y a pas plus d’obstruction à la justice que de collusion, de trahison que de beurre en branche.

Mais les médias américains et les Démocrates ne disent pas que Donald Trump est stupide, qu’il est lâche ou idiot, comme cela se dit couramment en France, en Belgique et au Québec.

Les médias de gauche en France reproche à Donald Trump d’être nationaliste — de faire passer l’Amérique avant tout — tandis que les médias américains réclament sa tête parce qu’il est un traître à la nation et qu’il a vendu l’Amérique aux Russes, qu’il est « complice » de Vladimir Poutine.

Les médias français disent de lui qu’il est bête à bouffer du foin, tandis qu’aux États-Unis, ils le voient comme le plus dangereux manipulateur de la politique américaine.

Les journalistes français disent qu’il ne fait strictement rien, qu’il n’a absolument rien accompli depuis qu’il est élu, alors que leurs confrères américains et les Démocrates lui reprochent d’avoir détruit le pays avec les lois qu’il a validées et les décrets qu’il a signés.

En France, on le dit isolationniste, aux États-Unis, on le critique pour son interventionnisme en Irak, Syrie, Afghanistan, Corée du Nord.

Les spécialistes français disent qu’il a été mangé tout cru par la Chine. Les experts américains affirment qu’il est allé trop loin dans ses menaces directes.

Etc., etc., etc.

Cela donne finalement un jeu à somme nulle : la somme des perceptions négatives fabriquée par les médias français, soustraite à celle des médias américains, est égale à 0. Et CNN a été contrainte de publier une brève dépêche disant que la bourse a ouvert à son plus haut de l’histoire — encore.

Des deux côtés de l’Atlantique, les médias seront j’en suis certain d’accord sur un point : Donald Trump a tout de même commis un crime, celui de se faire élire.

Un sondage publié cette semaine par Blomberg a choqué les médias américains : la cote de popularité de Trump, largement influencée par une presse qui cherche à donner de lui une image extrêmement négative, est supérieure à celle d’Hillary Clinton, à l’inverse aidée par une couverture médiatique extatique.

 © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

EN BANDE SON :

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