Aristote contre Platon

Ajoutez la dette publique totale US à celle des ménages américains et vous obtenez 41 000 milliards de dollars

L’Amérique est embourbée au sein de la plus grande bulle d’endettement de toute l’histoire de l’humanité.En 1980, la dette publique totale américaine ajoutée à celle des ménages américains dépassait les 3 000 milliards de dollars, mais aujourd’hui, elle vient de franchir à la hausse les 41 000 milliards de dollars. Cela signifie que depuis que Ronald Reagan a été élu Président des Etats-unis pour la première fois en 1980, cette dette a été multipliée par 14. Je n’arrive pas à trouver les mots pour vous expliquer à quel point la situation est extrêmement inquiétante. Cette nation se dirige petit à petit vers un suicide national, mais pour autant, la plupart des Américains ne sont absolument pas conscients de ce qui se passe.

Selon l’économiste Michael Lebowitz, cofondateur du site financier 720Global, la dette publique totale américaine ajoutée à celle de la dette des ménages américains était d’un peu plus de 3 000 milliards de dollarsen 1980. Cela équivalait à 38 552 dollars d’endettement par ménage et ce chiffre représentait 79% du revenu médian d’un ménage américain de l’époque.

Aujourd’hui, la dette publique totale américaine ajoutée à celle des ménages américains vient de franchir à la hausse le seuil des 41 000 milliards de dollars. Lorsque vous divisez ce montant pharaonique par le nombre actuel de ménages, on obtient 329 961,34 dollars d’endettement par ménage, ce montant représente dorénavant 584% du revenu médian d’un ménage américain. (Vous pouvez vérifier le nombre de ménages américains au 31 décembre 2016 sur le site de la Fed de St Louis)

Si aujourd’hui quelqu’un pense que l’endettement américain n’est pas un problème très grave, j’aimerais bien l’entendre.

Et n’oubliez pas que dans les chiffres précédents, on ne comptabilise même pas la dette des entreprises. Les chiffres que je viens de vous donner ne prennent en compte que les dettes du budget fédéral des États-Unis, celles des États, celles des collectivités locales et enfin l’ensemble des dettes contractées par les ménages américains.

Donc, croyez-vous sincèrement que chaque ménage américain puisse rembourser une dette de 329 961,34 dollars au moment où je rédige cet article ?

Parmi tous ceux que je connais personnellement aux Etats-Unis, pas un seul ne serait en capacité de signer un chèque d’un tel montant. En vérité, l’Amérique est complètement fauchée, ruinée. Pour que ce système puisse perdurer et ne s’effondre pas, c’est en s’endettant toujours davantage, mais bien entendu, cette situation ne pourra pas durer éternellement.Un jour où l’autre, l’Amérique se prendra le mur des réalités en pleine face et elle risque de le payer au prix fort.

L’une de mes marottes, c’est la dette publique américaine. Les politiciens américains dépensent n’importe comment l’argent des contribuables, et pourtant, peu importe ce que nous pouvons en penser, rien ne semble changer.

Par exemple, l’armée américaine semble avoir des problèmes érectiles puisqu’elle dépense actuellement environ 42 millions de dollars par an an pour du Viagra.

Oui, vous avez bien lu.

Des impôts américains, sachez que 42 millions de dollars sont consacrés à l’achat de Viagra chaque année.

Et au total, les traitements de la dysfonction érectile entraîneraient chaque année un coût de 84 millions de dollars….

selon une étude du «Military Times», il semblerait que les uniques prescriptions de Viagra, ce médicament utilisé dans le traitement de la dysfonction érectile, aient coûté environ 41,6 millions de dollars US en 2014.Au total, l’ensemble des stimulants sexuels entraîneraient chaque année des dépenses de 84 millions de dollars.

Au total, depuis 2011, 294 millions de dollars (plus de 258 millions d’euros) ont été investis dans ces médicaments, qu’il s’agisse de Viagra, de Cialis, de Levitra, ou d’autres types de pilules soignant les dysfonctionnements érectiles, précise Military Times, qui indique, à titre de comparaison, qu’il s’agit du prix de quatre avions F-35 de l’armée américaine.

Non mais sincèrement, vous pensez que c’est à l’armée américaine de s’occuper des problèmes érectiles ? La dette publique américaine est de 20 000 milliards de dollars aujourd’hui, et pourtant, l’Amérique continue à dépenser de l’argent n’importe comment et ce comme s’il n’y avait pas de lendemain. Cet endettement astronomique aura de sévères conséquences. A ce sujet, consultez mon article précédent intitulé «Aimeriez-vous voler 128 millions de dollars sans vous faire pincer ?»

Un tel endettement aujourd’hui, je ne l’aurais jamais cru. Pareil pour la bulle boursière, je n’aurais jamais pu imaginer qu’elle puisse devenir aussi énorme. Maintenant, j’aimerais que vous vous penchiez quelques instants sur une liste de faits qui vont vous montrer que cette bulle boursière est bel et bien là. Cette liste ci-dessous a été récemment publiée par le site zerohedge

  • Le ratio cours/bénéfice (CAPE) pour le S&P500 n’a été supérieure qu’à une seule occasion, à la fin des années 1990. Il tutoie actuellement les niveaux qui avaient été atteints lors de la Grande Dépression.
  • Ce ratio cours/bénéfice (CAPE), ajusté à la croissance économique actuelle, est plus surévalué qu’il ne l’était à la fin des années 1920 et à la fin des années 1990. ( Lien )
  • Le ratio Capitalisation/Chiffre d’affaires se situe à un niveau record.
  • L’ensemble des bénéfices des entreprises américaines (without IVA and CCAdj) a augmenté de 0,97% par an et ce au cours des cinq dernières années. Avant cette période et depuis l’an 2000, la croissance annuelle des bénéfices était de 7,95% (calculé sur un laps de temps de 5 ans). (Remarque: cette période comprenait deux récessions) ( Lien )
  • Au cours des dix dernières années, les sociétés composants le S&P500 ont distribué plus d’argent aux actionnaires via des campagnes de rachats d’actions et des dividendes que ce qu’elles ont pu réellement dégagé en termes de bénéfices.
  • Les 200 premières sociétés composants le S&P500 ont des fonds de pension en déficit à hauteur de 382 milliards de dollars et des sociétés telles que GE a dépensé plus d’argent dans des programmes de rachats d’actions (45 milliards de dollars) que pour son fonds de pension qui est en déficit de 31 milliards de dollars, soit le plus important de toutes les sociétés du S&P500. ( Lien )
  • En exploitant les données depuis 1987, le rendement à l’échéance des obligations à haut risque (high yield) est de 3%. Selon le Wall Street Journal, les rendements des obligations à haut risque, ajustés aux défauts de paiement, sont maintenant inférieurs à ceux des obligations de bonne qualité. Actuellement, le rendement de l’indice Barclays U.S. High Yield est inférieur aux taux de défaut prévisionnels.
  • A Wall Street, l’indice de volatilité, est ainsi tombé à son plus faible niveau depuis plus de 30 ans. ( Lien )

Les marchés financiers sont bien plus proches d’un krach aujourd’hui qu’ils ne l’étaient en 2008.

Dans l’histoire moderne, les seules périodes où l’on a connu une telle survalorisation des marchés boursiers, c’était à la fin des années 1920, juste avant le Krach d’octobre 1929 et à la fin des années 1990, juste avant l’explosion de la bulle internet.

La plupart des gens semblent complètement convaincus que les choses ne se finiront pas de la même manière cette fois-ci. Ils pensent que les lois qui régissent l’économie sont devenues obsolètes et que nous ne seront pas sévèrement impactés durant des décennies et ce malgré des décisions irresponsables.

Actuellement, le monde est endetté à hauteur de 217 000 milliards de dollars. Un peu plus tôt cette année, Bill Gross avait tapé du poing sur la table lorsqu’il avait déclaré: « notre système financier fortement endetté est comme un camion chargé de nitroglycérine circulant sur une route défoncée. Au moindre soubresaut du camion, tout pourrait exploser », et je suis complètement d’accord avec lui.

Je vais sans doute plomber l’ambiance mais cela ne peut que très mal se terminer. Oui, les manipulations des banques centrales peuvent permettre de prolonger la fête pendant quelques temps, mais un jour ou l’autre, tout finira par s’effondrer et nous serons alors tous confrontés à un désastre sans précédent.

Source: theeconomiccollapseblog 

http://www.businessbourse.com/2017/07/30/ajoutez-la-dette-publique-totale-us-a-celle-des-menages-americains-et-vous-obtenez-41-000-milliards-de-dollars/

D’après une étude récente de l’université de Harvard, presque 40 millions d’Américains vivent « dans un logement dont le prix est supérieur à leurs moyens ». Le taux de propriété est en baisse aux États-Unis tandis que les loyers continuent de grimper, ce qui signifie que des millions d’Américains doivent payer des montants supérieurs à ce qu’ils devraient raisonnablement allouer au logement.

Dans cette étude, les chercheurs ont fixé l’accessibilité du logement à la capacité des ménages à consacrer 30 % ou moins de leurs revenus au logement, montant qui peut inclure les remboursements de leurs crédits hypothécaires, l’assurance et les taxes foncières.

Le taux de propriété ne cesse de baisser, d’après le rapport complet « 2017 State of the Nation’s Housing » du Joint Center for Housing Studies. Cela s’explique en partie parce que les prix de l’immobilier ont continué de grimper sur de nombreux marchés tandis que les salaires n’ont pas suivi le même rythme. En 2016, « le taux de propriété a baissé jusqu’à 63,4 %, marquant ainsi une douzième année consécutive de déclin ».

De nombreux candidats acheteurs sont contraints et forcés de louer, d’après le rapport d’Harvard : « L’augmentation de la demande pour les locations qui a débuté en 2005 est globale : elle frappe même certains types de ménages qui traditionnellement privilégient l’achat immobilier. »

Simultanément, les locations sont plus chères alors que « la hausse des loyers à travers le pays continue de progresser bien plus vite que l’inflation. » Et l’offre locative est tendue. Vu que la plupart des nouveaux logements construits tendent vers le haut de gamme, « le nombre de logements à prix modeste qui sont disponibles à moins de 800 $ par mois a baissé de 261 000 unités entre 2005 et 2015 tandis que le nombre de logements coûtant plus de 2 000 $ par mois a bondi de 1,5 million ».

Pour de nombreux Américains, surtout pour ceux qui vivent dans les zones métropolitaines qui pourvoient la majorité des emplois enviables, la situation semble morose. NBC News l’a résumé ainsi : plus de 38 millions de ménages américains payent des frais de logement supérieurs à leurs moyens, soit une augmentation de 146 % sur ces 16 dernières années.

Mais même ceux qui ont eu la chance de pouvoir acheter ne sont pas à l’abri. Le rapport de Harvard mentionne que « la valeur de la maison du propriétaire moyen n’a pas en moyenne effacé les pertes enregistrées durant la crise de l’immobilier ». Même si dans certaines régions comme la Californie, la Floride et la Nouvelle-Angleterre la valeur de l’immobilier a pu grimper jusqu’à 40 % depuis 2000, tandis que les prix ont doublé dans certaines zones urbaines, les prix stagnent ou peuvent même être en baisse de 46 % dans de nombreuses régions du sud et du Midwest.

Évolution des prix de l’immobilier aux USA

Le logement est-il abordable ? Tout dépend de la situation géographique. En termes d’achat, seulement 19 % des habitants de Honolulu et seulement 25 % des résidents de Los Angeles et de San Francisco peuvent se permettre d’acheter une maison au prix médian du marché.

La situation est particulièrement difficile pour les travailleurs paupérisés. À travers les États-Unis, « le loyer représente un lourd fardeau pour 70,3 % des ménages aux revenus les plus modestes ». Chez certains, plus de 50 % des revenus mensuels sont engloutis par le loyer, ce qui signifie que ces sommes ne peuvent être épargnées ou utilisées pour rembourser anticipativement des crédits.

Traduction de l’article de cnbc.com publié le 13 juillet 2017

https://or-argent.eu/les-frais-de-logement-de-38-millions-de-menages-americains-sont-superieurs-a-leurs-moyens-selon-harvard/

EN BANDE SON : 

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