Cela se passe près de chez vous

Marxisme Culturel : Être une femme au pays des féministes 2.0

Il y a quelques mois, la presse relayait une « fausse information » concernant la loi Marlène Schiappa sur le harcèlement de rue… On prétendait qu’un regard appuyé eût pu provoquer une verbalisation. Tout le monde s’est offusqué, c’est la moindre des banalités, mais finalement, on s’est aperçu qu’il s’agissait d’un ensemble de comportements jugés sexistes, dégradants et intimidants, dont ce fameux regard appuyé. Alors, rassuré, tout le monde a souri en levant les mains du clavier, l’air de dire « C’est pas mon problème », comme s’il n’existait plus.

Mais, entre nous, si la parole culte du Quai des brumes sévissait aujourd’hui dans les salles effarées du cinéma de la bien-pensance, Gabin serait déjà devenu le Weinstein de la réplique et Marcel Carmé serait en taule. Il faut, désormais, exhorter ces messieurs à corriger leurs habitudes de courtoisie, la brigade Schiappa veille !

Allons jusqu’à rappeler qu’à la suite de cette déclaration, le secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes avait tweeté hâtivement une précision légendaire : non, ce projet de loi ne vise pas à sanctionner la drague. Ouf ! Il suffit juste de suivre les mesures de sécurité et de connaître la sortie de secours qui a souvent tendance à déboucher sur le banc des accusés. Mais, surtout, pas un regard. Pas une poussière dans l’œil, de crainte qu’elle ne le fasse cligner. Pas de sourire, pas de bavure, ce serait malvenu, ce serait grossier. La bienséance est, semble-t-il, devenue la maison close des bonnes mœurs. L’on n’ose alors imaginer combien de vipères profitent de cette « atteinte » pour balancer un quelconque porc, même aveugle… Une question d’égalité, apparemment. Attention, pas d’amalgame !

Notons, enfin, à quel point ce rejet de l’homme pour « une plus grande liberté de la femme » est ahurissant. Si l’homme s’avère être un prédateur en toutes circonstances, rappelons ce dont le féminisme moderne semble se désolidariser. Partout, encore, des femmes se battent pour vivre libres dans des pays ou des foyers qui les emprisonnent ; certaines prient jour et nuit pour que, si l’homme ne les écoute pas, Dieu prête oreille à leur détresse ; d’autres meurent sous la lapidation par « culture », « religion » et par conscience ; beaucoup souffrent d’une infériorité sociale au bureau et au quotidien… La liberté de la femme voilée soumise à son époux ne dérange-t-elle pas autant nos oratrices d’excellence ? À force de s’enfermer dans des prisons genrées, qui ira libérer la femme grillagée de Pierre Perret ? Ce visage romancé à qui l’on prête tous les mérites, tout le courage du monde pour ce choix fastidieux qu’est celui d’assumer son voile au détriment de son corps. Disons les choses. Qui ira soulever le voile pour constater les hématomes de cette culture défendue ? Bien souvent, ces femmes font la révolution elles-mêmes, parfois au péril de leur vie. Ça change des Femen qui urinent sur l’autel du bon Dieu. Comme acte de résistance, on a vu mieux.

On parle donc, ici, d’une liberté d’existence. Ce n’est pas une liberté à étendre mais une liberté à gagner. La liberté à étendre, c’est celle qui consiste à croire qu’une femme doit être « plus », soit l’inverse de la liberté. L’inverse de la féminité. Il y a donc deux féminismes. L’un oppresse, l’autre libère. Oserons-nous, un jour, parler de l’égalité des sexes sans en mépriser les différences ?

Être une femme, ça n’est pas un joug, c’est un don et un rang à affirmer, non pas face mais avec l’homme. Celui qui prétend être supérieur à des fins d’abaissement commence à avoir raison lorsque nous tentons de nous mettre à son niveau. À quoi bon.

À trop vouloir que la société évolue, c’est la femme qui change… Pourvu que ce soit dans le bon sens.

http://www.bvoltaire.fr/etre-une-femme-au-pays-des-feministes-2-0/?mc_cid=e025a3ae96&mc_eid=b338f8bb5e

La dernière lubie de deux féministes ? Parce que la galanterie masculine serait un « mythe » concourant à l’asservissement de la femme, il faut le « déconstruire ».

L’une a presque 50 ans, l’autre 90 : Laure Murat et Michèle Perrot, sur France culture, sont venues dire à quel point les femmes appréciant la galanterie française, se fourvoyaient. Sachez, charmantes demoiselles et gentilles dames, qu’un homme qui « vous ouvre la portière et vous donne des fleurs » ne vous accorde pas plus d’importance qu’à lui et ne vous place pas au centre de son attention, mais que c’est « toujours une manière »,pour lui de vous « mettre de côté ».

L’amour courtois du Moyen-Âge, en opposition aux pratiques rustres d’hommes mal dégrossis, tout ça les débecterait donc, les Murat et Perrot. Avoir troqué le mâle fruste qui se fichait royalement du bien-être des femmes, contre l’homme emprunt de bonnes manières qui la révère, quelle insupportable « construction sociale » ! En somme, pour ces péronnelles… quelle odieuse évolution !

Mais c’est quoi, leur problème, à ces féministes ? Si, en tant que spécialistes de l’étude du genre, elles ont une dent contre les hommes, qu’elles n’en dégoûtent les autres ! Parce que la galanterie, c’est quand même mieux que la muflerie. Entendre un compliment élégamment tourné dans la bouche d’un homme bien élevé, c’est quand même autre chose qu’un « elle est bonne, la meuf » émanant d’un jeune, le futal en bas des fesses, non ?

Et puis, la galanterie ne traduit pas seulement le style de séduction dû à une bonne éducation. Elle est signe d’intelligence, de raffinement qui entend mater, dépasser ses instincts les plus triviaux. La galanterie, c’est aussi le désir tout en délicatesse et retenue, tout le contraire de ce que subissent les femmes quotidiennement dans certains quartiers, dans la rue, dans le métro… C’est drôle d’en vouloir à un homme qui, de sa veste, réchauffe les épaules d’une femme, et occulter superbement dans le même temps, les multiples « forfaits » commis par d’autres…

On serait « un petit peu empoisonné en France par cette idée de galanterie »« il ne faut pas s’emprisonner dans des stéréotypes, des préjugés et des représentions », assène la nonagénaire. Mais qui est emprisonnée dans les siens, alors que la lutte de l’immense majorité des premières féministes n’a rien eu à voir, ni avec une déconstruction, ni à une volonté de bannir l’altérité, mais réclamait simplement et légitimement l’égalité en droit ? Ces féministes-là, en ne reniant pas l’altérité entre les sexes prouvaient que les hommes n’étaient pas leurs ennemis…

Avec ces féministes pontifiant sur France Culture, les femmes doivent donc se casser les reins et se mettre du cambouis plein les mains à changer le pneu crevé de la voiture pendant que leur bonhomme les regarde (goguenards !), en se tournant les pouces. Vachement galant, hein ? L’essentiel, n’est-ce-pas, pour la femme du XXIe siècle, c’est de bien montrer au mâle qu’elle n’a pas besoin de lui, qu’il ne lui est plus indispensable, la preuve par la PMA y compris pour celles qui ne sont pas homosexuelles : quelle tristesse et quelle C…

Mais, après avoir bien tapé sur la galanterie et enjoint à tout déconstruire, pour la vieille féministe, cela « ne veut pas dire que les rapports entre les hommes et les femmes ne doivent pas être plein d’amour, de tendresse, de taquinerie, etc. bien sûr ». Sans galanterie, à part la vulgarité et la goujaterie, je ne vois pas… et Michèle Perrot au crépuscule de sa vie, sans plus d’explication sur la question, d’évidence… non plus !

http://www.bvoltaire.fr/derniere-lubie-des-feministes-la-galanterie-est-un-mythe-a-deconstruire/?mc_cid=e84c40ca62&mc_eid=b338f8bb5e

Simone de Beauvoir dans une manifestation féminisme

Progressisme ou régression ?

Sur France info, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, se plaint qu’en France, on ait tendance à « romantiser » des « comportements de domination et de prédation » envers les femmes.

Surtout, elle déplore que la galanterie « à la française », la séduction « à la française » empêchent de « progresser ». Elle affirme que le romanticisme soit le prétexte à des comportements de « domination et de prédation ».

Le mouvement #MeToo, porteur de progrès… je demande à voir.

  • Je ne suis pas certain que ce qui nous arrive aux Etats-Unis, où il est maintenant recommandé aux hommes de ne jamais se trouver dans une pièce seuls en présence d’une femme qui n’est pas leur épouse, soit un progrès.
  • Je ne crois pas que les mamans d’étudiants, qui comprennent avec l’affaire Kavanaugh qu’avoir éduqué leurs fils à une conduite irréprochable ne les protège pas, dans 30 ans, de voir leur vie détruite par les accusations sans preuve d’une copine qu’ils ont fréquentée au lycée, trouvent ce progrès séduisant.
  • Je ne suis pas convaincu que ce soit non plus un progrès que de faire passer des notes aux hommes, dans les grandes entreprises, pour qu’ils déclenchent l’enregistreur audio de leur Smartphone quand ils entrent dans l’ascenseur, pour le cas où ils se retrouveraient seuls avec une femme qui sait-on jamais, les accuserait d’attouchements.

Les hommes que vous accusez, ce sont vos fils que vous avez éduqué, mesdames

Je critique cette tendance de la gauche à imposer un raisonnement de groupe, à diviser les uns et les autres pour mieux imposer ses idées les plus folles. « Les femmes ». « Les hommes ». Non ! Toutes les femmes ne pensent pas comme un seul bloc : nous sommes des in-di-vi-dus. Je sais, mes amis gauchistes vont me détester pour le leur rappeler, eux qui ne veulent pas voir l’être mais des collectivités et des sociétés.

Tous les hommes ne sont pas des porcs. Certaines victimes d’agressions sexuelles sont des menteuses. Christine Ford est le dernier exemple. En Finlande, quatre femmes ont été condamnées à 7400 euros d’amende pour calomnie ce vendredi. Elles accusaient sur Facebook le chanteur Tomi Metsäketo d’être un violeur en série.

Les jeunes adultes qui ont abusé de leurs copines sont vos fils, mesdames, et vous les avez je suppose élevés avec de valeurs solides. Assumez.

Tout n’est pas simple, ne simplifions pas tout

Claire Bretécher – Frustré n°5

Catherine Deneuve avait publié avec d’autres femmes une tribune dans laquelle elle disait qu’une main aux fesses ne faisait de mal à personne. En tant qu’homme non inhibé qui aime les femmes et les respecte au plus haut point, je dois ajouter que cela fait aussi beaucoup de bien. Et immédiatement préciser que toucher cette partie du corps d’une femme sans son consentement n’est pas acceptable. Car rien n’est ni tout blanc ou tout noir et les contradictions font entièrement partie de la nature humaine.

A Hollywood, où aucun des atouts féminins n’est négligé pour faire tourner la machine, Anne-Cécile Mailfert affirme que « ce genre de tribune [de Deneuve] serait impensable ». J’encourage cette militante à se décomplexer vis-à-vis des Américaines.

Verrait-elle une Nikki Minaj française exhiber sa grosse poitrine durant ses concerts ?

Bretécher a, avant vous Mailfert, fait le tour des contradictions de la cause féministe sans que vous ayez forcément besoin de réinventer la roue et d’imposer à votre génération les excès et travers que nous avons cautérisés.

A la fin du chef d’œuvre de Sergio Leone Il était une fois dans l’Ouest, Cheyenne (Jason Robards) mourant dit à la sublime Claudia Cardinale :

« Tu sais quoi ? À ta place j’irai porter à boire à ces pauvres gars. Tu te rends pas compte ce qu’un homme peut avoir de plaisir à regarder une fille comme toi, rien que la regarder, et si l’un deux s’avise de te pincer les fesses, fait comme si c’était pas tellement grave. Il sera heureux. »

Et si certaines femmes libérées aimaient ça, une main aux fesses ?

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Mise à jour : Ce n’est pas Charles Bronson mais Jason Robards qui apporte ce témoignage envers la beauté féminine. L’article a été corrigé dimanche 7 octobre.

https://www.dreuz.info/2018/10/06/metoo-la-galanterie-francaise-empeche-t-elle-le-combat-feministe-de-progresser-ou-regresser/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

OK+++++++++++++++++++++++++++++++++++

3 réponses »

  1. Les leçons du féminisme :






    Mon double maléfique n’a pas grande chose à dire aux féministes, chiennes de garde (wouaf wouaf aux pieds médor), leur parler serait de la domination post patriarcale, du manspreading mental etc…

    Rien à dire aux féministes , elles font partie d’un lointain passé rance, issu de la mutation du communisme dans les années 30 aux USA.
    Toutes les études prouvent que les gourous du féminisme étaient/sont et/ou, communistes, gouines, suicidaires, ayant des problèmes de couple, sans enfants, ultra-bourgeoises, en consultation psychiatrique, toxicos etc…
    (les bons livres ne manquent pas pour passer les féminisme à la loupe, c’est digne du cirque Barnum)

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  2. Me too, manspreading, refugees welcome même combat et même financiers …
    Rose McGowan co créatrice du mouvement me too


    Mouvement open legs et open borders féministe :

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