Art de la guerre monétaire et économique

Toute personne qui produit le chaos ne peut pas écarter la responsabilité de ce chaos : L’Amérique n’a pas renoncé à détruire la Syrie

« Toute personne qui produit le chaos ne peut pas écarter la responsabilité de ce chaos »

Le CEO d’Apple, Tim Cook, a prononcé dimanche un discours à l’Université de Stanford à l’occasion de la fin de l’année universitaire. Dans ce discours, il a lancé un appel fort aux grands réseaux de médias sociaux et a encouragé les diplômés à donner la priorité à la « responsabilité ».

Les citations les plus remarquables :

« Récemment, l’industrie est devenue plus célèbre pour une innovation peu noble : la conviction que l’on peut s’attribuer le mérite de quelque chose sans en assumer la responsabilité. »

« Ce que vous faites définit qui vous êtes. Si vous produisez du chaos, vous ne pouvez pas vous soustraire à la responsabilité de ce chaos. « 

« Nous le voyons tous les jours, avec chaque fuite, chaque violation de la vie privée, chaque tolérance envers les propos haineux et les infox qui empoisonnent notre débat national. »

À l’instar de son prédécesseur Steve Jobs, Cook se positionne maintenant comme la conscience morale de la Silicon Valley et Apple comme le modèle dans une industrie peuplée d’acteurs peu fiables.

 L’Amérique n’a pas renoncé à détruire la Syrie

Après huit ans de guerre, les islamistes n’ont plus aucune chance de remporter la victoire militaire qu’ils convoitaient en Syrie. Ils n’ont pourtant pas manqué d’aides : des dizaines de milliers de djihadistes venus du monde entier, des aides directes du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Turquie, des aides plus discrètes mais importantes des pays occidentaux, Etats-Unis et Israël en tête.

Le Pentagone et la CIA avaient organisé, non seulement des livraisons d’armes, mais aussi la mise sur pied de milices composées de « rebelles modérés » recrutés à grands coups de dollars. Ce programme coûteux, baptisé Timber Sycamore, s’est transformé en fiasco puisque la plupart des dits « rebelles » passèrent ensuite chez les groupes islamistes avec armes et bagages.

Les Néo-conservateurs avaient l’intention d’utiliser les dizaines de milliers d’extrémistes djihadistes de type al-Qaida qu’ils avaient recrutés – armés pour transformer la Syrie en une poudrière comme ils l’avaient fait avec la Libye, puis d’utiliser la Syrie comme base arrière pour terroriser l’Asie centrale et l’Europe.

L’affaire, révélée par le New-York Times, fit grand bruit aux États-Unis et la presse internationale la relaya complaisamment. Trump mit fin à l’expérience à son arrivée à la Maison-Blanche. Il est vrai que, dans l’intervalle, l’intervention russe déclenchée en septembre 2015 avait ruiné tout espoir de victoire militaire de l’insurrection islamiste.

Pour autant, l’Amérique n’a pas renoncé à renverser le régime syrien. Certes, Trump avait annoncé le départ de ses troupes fin 2018, mais il n’en n’a finalement rien été et il semble bien que le Pentagone ait convaincu le président de laisser une force sur place. La raison officielle est le soutien à l’allié kurde afin que les Turcs n’en profitent pas pour les tailler en pièces. Certes, mais il y a une autre raison.

L’obsession américaine du moment est l’Iran comme chacun a pu le remarquer. Les sanctions très dures contre ce pays le fragilisent et étouffent son économie. Les menaces contre toute entreprise, quelle qu’elle soit, de commercer avec l’Iran ont montré leur efficacité et aucune multinationale n’ose enfreindre cette interdiction.

Les conséquences sont rudes pour les alliés de l’Iran, au premier rang desquels la Syrie. Les livraisons de pétrole sont bloquées et la pénurie d’essence devenue structurelle crée une vague de mécontentement, y compris chez les fidèles d’Assad : « On a soutenu Assad pendant 8 ans, on a consenti des sacrifices pendant la guerre et c’est le cadeau maintenant que l’on reçoit » a déclaré au Figaro un habitant de Damas. D’autres produits de première nécessité sont également absents des rayons et l’économie syrienne tourne au ralenti malgré la victoire.

Pourtant, fin décembre, l’euphorie régnait : la Ligue arabe parlait de réintégrer la Syrie et de financer sa reconstruction. Les Emirats Arabes Unis rouvraient leur ambassade et d’autre pays arabes en parlaient.

Mais le faucon de la Maison-Blanche, Mike Pompéo, ne l’entendait pas de cette oreille et sa tournée de janvier au Moyen-Orient a tout changé. L’ordre était formel : pas de réintégration de la Syrie dans le monde arabe et pas d’argent pour sa reconstruction. L’Irak s’est en outre vu interdire de rouvrir son poste-frontière d’Abu Kamal. Le Liban n’a pas été épargné par le chantage américain et son système bancaire, partenaire traditionnel de la Syrie, sera sanctionné si des transactions entre les deux pays (traditionnellement en dollars) sont observées.

Curieusement, la Russie n’a pas réagi et semble même laisser faire. Y a-t-il un bras de fer en cours avec Assad ? Poutine le lâchera-t-il ?

L’avenir le dira mais en attendant les vainqueurs de la plus grande coalition islamiste de l’histoire ne sont guère récompensés

Le conflit en Syrie n’a JAMAIS été une « guerre civile » comme le dépeignent les médias occidentaux. Il s’agissait d’une invasion d’extrémistes djihadistes radicaux venus  de tout le Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’Europe et d’Asie, armés, encouragés, financés par les gouvernements des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Arabie saoudite et du Qatar.

Les néoconservateurs et les mondialistes ont l’intention d’utiliser les 20 millions de réfugiés qu’ilsont créés dans leurs guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et en Somalie, etc. pour déstabiliser l’Europe en encourageant les migrations illégales massives. Faux passeports syriens ont été vendus en Turquie pour 200 $.

EN BANDE SON :

2 réponses »

  1. D’autres exemples sur d’autres plans (actualité)
    « Un homme politique, c’est la conviction que l’on peut s’attribuer le mérite de quelque chose sans en avoir la paternité. » La fête de la musique en est l’exemple : Jack Lang s’en est arrogé l’idée au détriment de André Henry.

    J'aime

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