Art de la guerre monétaire et économique

Le marquis de Sade sur notre affaire Epstein Par Nicolas Bonnal

Le marquis de Sade sur notre affaire Epstein

Tout le monde a déjà tout dit et rabâché et ahané sur notre affaire Epstein… Kubrick aussi nous avait mis en garde… Et comme il n’y a rien de nouveau sous le sommeil, on va rappeler notre texte sur le marquis de Sade et la mondialisation (littérature et conspiration). Car nos élites avaient déjà pris le marquis…On n’aura pas oublié Descoings, Clinton, DSK, les gardes du corps d’Obama et les milles peccadilles recensées dans le livre Sexus politicus d’Albin Michel….

Sade a gagné la partie, et pas qu’un peu. Il a laissé Platon, Leibnitz, Marx et Hegel loin derrière. Il est le vrai inspirateur de la société ouverte de George Soros (Bergson et Popper cela fait pékin à côté pour un diplômé de philo). Une société où sur Theeconomiccollapseblog.com Michael Snyder dénombre quatre millions de sites de sexe rien qu’en Amérique, une société où le porno fait mille milliards de dollars de business par an, devant l’armement et la pharmacie, a encore de beaux jours sadiens devant elle.

A propos du lien Sade-Scorsese et du film Loup de Wall Street, le blogueur Dany-Robert Dufour déclarait :

« Son récit montre que les luxueuses propriétés bien gardées, les yachts, les hélicoptères, les jets privés, la valse des prostituées et les drogues faisaient partie de l’univers quotidien d’une partie non négligeable du monde de la haute finance où ce héros de Wall Street baignait, caractérisant selon lui jusqu’à 20% des acteurs-clefs de ce secteur. À lire ce récit, le nom de Sade vient à l’esprit, comme dans d’autres situations touchant directement ce qu’il convient d’appeler l’actuelle hyperbourgeoisie… Si ces informations venaient à se vérifier, il faudrait en conclure que le Président du conseil italien qui, de façon très fellinienne, a accueilli le G8 de juillet dans la ville martyr de L’Aquila, a utilisé une de ses luxueuses villas pour abriter des « fêtes » dans une « ambiance (je cite) désinhibée » pour lesquelles étaient recrutées des escorts girls (c’est-à-dire des prostituées) parfois mineures. »

Economie de marché, sadomasochisme, cruauté anti-pauvres, abolition des préjugés, antichristianisme, libération sexuelle, homosexualité, pédophilie, procédés argumentatifs poussés jusqu’à l’écœurement rhétorique, tout est déjà chez le Divin Marquis comme dans un bon vieux catalogue de fringues, vous savez, ces catalogues de fringues fabriquées par des enfants musulmans, bengalis ou indonésiens, payés douze euros par mois – mais quand on préfère parler des maillots de bain à Cannes ou à Menton…

Lisons donc sa philosophie dans le boudoir :

  • Sur nos éternels préjugés qui frappent les personnes pas libérées, filles surtout :

« Mais qu’elle ne revienne plus sur les préjugés de son enfance, menaces, exhortations, devoirs, vertus, religion, conseils, qu’elle foule tout aux pieds, qu’elle rejette et méprise opiniâtrement tout ce qui ne tend qu’à la renchaîner, tout ce qui ne vise point, en un mot, à la livrer au sein de l’impudicité (p.44).»

  • Sur la postmoderne et surtout nécessairement rebelle Jeune Fille :

« Jeunes filles trop longtemps contenues dans les liens absurdes et dangereux d’une vertu fantastique et d’une religion dégoûtante, imitez l’ardente Eugénie, détruisez, foulez aux pieds, avec autant de rapidité qu’elle, tous les préceptes ridicules inculqués par d’imbéciles parents (p.4). »

On croirait revoir les Valseuses de Blier. 1973 !

  • Sur les délices de la bisexualité :

« …les délices de Sodome lui sont aussi chers comme agent que comme patient ; il n’aime que les hommes dans ses plaisirs, et si quelquefois néanmoins il consent à essayer les femmes, ce n’est qu’aux conditions qu’elles seront assez complaisantes pour changer de sexe avec lui (p.7). »

  • Sur la logique du viol. A transmettre aux suédoises ou aux jeunes allemandes : c’est la doctrine Merkel. On ne se refuse pas au conquérant violeur et bienvenu quand on est féministe ou libérée…

« … Le premier mouvement de concupiscence qu’éprouve une jeune fille, est l’époque que la nature lui indique pour se prostituer, et sans aucune autre espèce de considération, elle doit céder dès que sa nature parle ; elle en outrage les lois si elle résiste (p.163). »

Menu fretin. Sade justifie ensuite viols, pédophilie, consommation d’enfants. On se croirait à Key West, à Marrakech ou Negombo. La saison est ouverte dans les luxueuses colonies pédophiles qui prospèrent aux quatre coins de la planète. Il faut reconnaître (et Sade nous le rappelle à propos en connaisseur) que les mœurs de Retz ou du grand Condé (et de ses favoris) n’étaient pas tristes non plus. Mais on ne se refait pas.

– Sur les destructions créatrices, prétendument venues de Schumpeter, sujet qui obsède les néo-libéraux (le Grand Remplacement en fait partie, lisez enfin la prose du copain du pape l’effarant Peter Sutherland) :

« Ces vérités une fois admises, je demande si l’on pourra jamais avancer que la destruction soit un crime… La destruction étant une des premières lois de la nature, rien de ce qui détruit ne saurait être un crime (p.64). »

Sade encense et la rapide destruction de l’espèce humaine ; encore un sujet qui obsède nos élites militaires et politiques qui adorent nous mijoter aux petits obus (Céline) !

  • Sur nos bons « rebelles », nouveaux riches de la mondialisation qui défient les préjugés :

« …l’irréligion, l’impiété, l’inhumanité, le libertinage découlent des lèvres de Dolmancé, comme autrefois l’onction mystique, de celles du célèbre archevêque de Cambrai ; c’est le plus profond séducteur, l’homme le plus corrompu, le plus dangereux…p.11) »

– Sur les progrès déjà bien relatifs de la science (la nullité technique des USA et de leur pentagone est compensée comme on sait par une aberration (et non libération) sexuelle du meilleur aloi :

« Le mot technique est couilles,… testicules est celui de l’art. Ces boules renferment le réservoir de cette semence prolifique dont je viens de te parler, et dont l’éjaculation dans la matrice de la femme, produit l’espèce humaine ; mais nous appuierons peu sur ces détails, Eugénie, plus dépendants de la médecine que du libertinage (p.22). »

 – Voici comment Sade baptise les prostituées :

« Les putains… Voilà les femmes vraiment aimables, les seules véritablement philosophes (p.31) ! »

La femme libérée a ensuite pour obligation, pour contrainte morale et même juridique de ne pas se refuser au libertin. Se libérer c’est se rendre esclave, Sade le souligne deux siècles avant Orwell revenu d’illusions bien plus naïves. Et comme il est interdit d’interdire, il est interdit d’interdire le viol, le meurtre, le génocide. Nos élites libérales ne s’en privent pas, tout cela barbouillé à la sauce humanitaire.

  • Sur le révisionnisme antichrétien et antisémite, proche de celui de Voltaire :

« … c’est dans le sein d’une putain juive ; c’est au milieu d’une étable à cochons que s’annonce le dieu qui vient sauver la terre ; voilà la digne extraction qu’on lui prête ; mais son honorable mission nous dédommagera-t-elle (p.35) » ?

  • Sur l’art de traiter le pauvre et le droit du travail, spécialité de la mondialisation et du socialisme à la française :

« J’entends de toutes parts demander les moyens de supprimer la mendicité, et l’on fait pendant ce temps-là tout ce qu’on peut pour la multiplier. Voulez-vous ne pas avoir de mouches dans une chambre, n’y répandez pas de sucre pour les attirer. Voulez-vous ne pas avoir de pauvres en France, ne distribuez aucune aumône, et supprimez surtout vos maisons de charité : l’individu né dans l’infortune, se voyant alors privé de ces ressources dangereuses, emploiera tout le courage, tous les moyens qu’il aura reçus de la nature, pour se tirer de l’état où il est né, il ne vous importunera plus… (p.39) »

Pas la peine de parler au marquis de l’abolition de Schengen après cela !

Notre prestigieux penseur libéral-libertaire n’en reste pas là. Comme le très inspiré Fig-Mag, il donne en exemple la Chine et l’Asie :

« Là, tout le monde travaille, là, tout le monde est heureux, rien n’altère l’énergie du pauvre, et chacun y peut dire comme Néron : Quid est pauper (p.40)?»

Sur la libération sexuelle et la libération de ces « préjugés » qui tant insupportent nos maîtres, le marquis est aussi très bon. On l’écoute :

« …brise le joug s’il veut t’asservir, plus d’une fille a agi de même avec son père. Fous, en un mot, fous, c’est pour cela que tu es mise au monde ; aucunes bornes à tes plaisirs, que celles de tes forces ou de tes volontés ; aucune exception de lieux, de temps et de personnes ; toutes les heures, tous les endroits, tous les hommes doivent servir à tes voluptés… »

La barbarie sadique débouche sur la guerre libérale de tous contre tous, programme qui fait fureur actuellement :

« À la bonne heure, le plus fort seul aura raison. Eh bien ! Voilà l’état primitif de guerre et de destruction perpétuelle pour lequel sa main nous créa, et dans lequel seul il lui est avantageux que nous soyons (p.83). »

Il ne vous reste qu’à prendre le Marquis et vous rappeler, à vous gilets jaunes, sa leçon sur la cruauté :

« La cruauté est dans la nature, nous naissons tous avec une dose de cruauté que la seule éducation modifie ; mais l’éducation n’est pas dans la nature, elle nuit autant aux effets sacrés de la nature que la culture nuit aux arbres… la cruauté n’est autre chose que l’énergie de l’homme que la civilisation n’a point encore corrompue… »

Et n’oublions que nous sommes en république, dans leur république qui lutte contre les préjugés et qui, fondée dans la haine antichrétienne et dans la Terreur (elle a donné le mot terroriste d’ailleurs au lexique moderne) adore la violence. Le marquis énonce alors son idéal citoyen :

« …la fierté du républicain demande un peu de férocité ; s’il s’amollit, son énergie se perd, il sera bientôt subjugué… une nation déjà vieille et corrompue, qui courageusement secouera le joug de son gouvernement monarchique pour en adopter un républicain, ne se maintiendra que par beaucoup de crimes (p.176) ».

(…)

Dans Justine ou les malheurs de la vertu, Sade encense « l’état de guerre perpétuel (p.45) ». Cette heureuse expression est celle qu’utilisera l’historien révisionniste américain Charles Beard quand il parle du pentagone, et de ces guerres qui attendent un jour d’être couronnées par une paix perpétuelle (on verra laquelle, mais on n’a aucune raison d’être pessimistes…). On rappellera que le pentagone est cette institution qui depuis trois-quarts de siècle répand la révolution sexuelle de par le monde pacifique, indien, océanien ou tropical, à coups de GI et de BMC. Car Eros ne marche jamais sans Polemos, Sade l’a compris bien avant le vieux Freud.

NICOLAS BONNAL

Sources principales :

DAF de Sade – La philosophie dans le boudoir ; Justine ou les malheurs de la vertu (sur ebooksgratuits.com)

Dufour, L’individualisme méthodologique : examen critique

Houellebecq – Rester vivants, Flammarion

Nicolas Bonnal – Les mystères de Stanley Kubrick, Littérature et conspiration

 Perpetual war for perpetual peace, 1953 – Mises.org

The Costs of war, 1999. The Military as an Engine of Social Change, by Allan Carlson – Mises.org

EN BANDE SON :

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