1984

A bas BRUIT ! : Un couteau sans lame auquel il manque un manche

Un couteau sans lame auquel il manque un manche

– MichelOnfray.com

On ne compte plus les égorgements de rue perpétrés par des islamistes présentés par le personnel politique de la France maastrichtienne comme des épiphénomènes à ranger dans la rubrique des faits divers. Très vite, les journalistes, les éditorialistes, les parleurs ayant leurs ronds de serviette sur les plateaux de télé des chaînes d’information continue, invoquent des problèmes avec l’alcool, la drogue, les antidépresseurs, la famille explosée, ils glosent abondement sur « les antécédents psychiatriques » -tout est fait, et dit, pour éviter que le réel soit vu en face. Or ces attentats ne sont pas des faits divers conjoncturels mais des actes de guérilla structurels conduits par des gens dont l’horizon idéologique et politique est d’affaiblir d’abord puis d’abolir ensuite la démocratie et la république en France afin d’y faire avancer la cause de la charia.

L’islamo-gauchisme ne concerne pas, hélas, que les gauchistes. Ce serait tellement simple si cette frange antisémite de la gauche était la seule à trouver systématiquement des excuses aux égorgeurs! Car, dans l’extrême gauche historique, je songe aux trotskistes, on assimile Israël, l’argent, le capital, le capitalisme, le sionisme et les Etats-Unis afin de compagnonner avec l’islamisme sous prétexte qu’il serait la nouvelle avant-garde éclairée sur laquelle il faudrait s’appuyer afin d’en finir avec le capitalisme. L’islamiste d’aujourd’hui serait le prolétaire d’avant-hier. Si les seuls gauchistes pensaient ainsi, ce serait quantité négligeable.

Mais l’islamo-gauchisme concerne hélas une grande partie de La France insoumise. Dans ce parti, certains justifient et légitiment la cause islamiste puis s’opposent aux souverainistes républicains et laïcs qui ont mon soutien, mais que Mélenchon vire comme des malpropres -je songe aux récentes évictions de Djordje Kuzmanovic et de François Cocq, membre fondateur du Parti de gauche.

Le PCF, pour ce qu’il en reste, entre un récent tropisme LGBT (qui lui fait désormais justifier la marchandisation des utérus et la vente des enfants) et l’amnésie concernant son soutien au nazisme, eu égard au Pacte germano-soviétique entre 1939 et 1941, se retrouve sur la ligne du compagnonnage avec la cause islamiste.

On trouve également la même complaisance pour cette cause chez la quasi totalité des socialistes qui ont abandonné le peuple à la famille Le Pen depuis des années. L’instrumentalisation mitterrandienne du Front national pour casser la droite traditionnelle en deux afin d’assurer une réélection en 1988 qui, sinon, se serait trouvé bien difficile, suivie de l’instrumentalisation de Carpentras afin de faire descendre un parti que Mitterrand  avait fait monter trop haut, montre aujourd’hui ses limites. C’est François Hollande lui-même qui, s’épanchant dans le giron de deux journalistes du Monde, entre une tranche de saucisson et un verre de vin rouge en regardant un match de foot (véridique, lisez Un président ne devrait pas dire ça…), annonce que la partition est assez probablement le devenir du pays qu’il n’a pas su diriger pendant cinq ans.

Ajoutons à ces benêts de l’extrême gauche, d’une frange de La France dite « insoumise », du Parti communiste français, de la plupart des socialistes, l’essentiel de ceux qui défendent le projet maastrichtien: car, qu’est-ce qui distingue Besancenot et Raffarin, Hollande et Sarkozy, Juppé et Macron, Mélenchon et Edouard Philippe, Olivier Faure et Fabien Roussel -respectivement les noms des patrons du PS et du patron du PCF pour ceux qui l’auraient oublié…-, et Alain Juppé ou Gérard Larcher sur la question qu’on dira par facilité islamo-gauchiste?

Je regardais une chaîne d’information continue qui commentait l’attentat de la préfecture de police de Paris. Nous étions dans les premières heures et on savait sûrement qu’un homme avait égorgé et tué quatre policiers à l’arme blanche dans le bâtiment et qu’il s’était converti à l’islam dix-huit mois plus tôt (disait-on alors -en fait une dizaine d’années). Le modus operandi de l’égorgement au couteau, les cibles républicaines, la conversion à une religion qui semble bien être la seule en France depuis des années à revendiquer des attentats mortels et à fournir le contingent de leurs acteurs -il n’y a en effet ni catholiques, ni juifs, ni protestants, ni bouddhistes, ni témoins de Jéhovah, ni sikhs, dans la liste des auteurs d’attentats qui ensanglantent le pays depuis des années -tout ceci ne suffisait pas: les journalistes, les éditorialistes se refusaient à l’évidence que tout cela ressemblait fort à un attentat terroriste.

Quand le Rassemblement national a dit sur ce sujet ce que le bon sens imposait qu’il fut dit, l’habituel panoplie des insultes est arrivé -récupération indigne, fond de commerce de politique politicienne, discours de haine, sans parler de l’inévitable islamophobie bien sûr…

Je suis toujours stupéfait de constater les ravages effectués par l’idéologie en vertu de laquelle on ne voit pas ce qu’il y a à voir mais on voit ce qu’on veut voir. Les compagnons de route de l’islamo-fascisme refusent de croire ce qu’ils voient parce qu’ils voient ce qu’ils croient -on pourrait même dire: ils ne voient que ce qu’ils croient. Normalement, en toute bonne logique: conversion à l’islam + couteau + égorgement + cibles républicaines = suspicion d’attentat terroriste. Et bien non… La logique ne fait plus la loi dans un régime libéral où le slogan a remplacé la réflexion.

Cette crainte de passer pour islamophobe quand on dit qu’un attentat a été commis par un islamiste qui a crié « Allahu akbar » -autrement dit: qu’on se contente de dire ce qui a eu lieu, d’énoncer un fait…- inhibe toute intelligence, toute réflexion, tout bon sens même. Si l’islamophobie est étymologiquement peur de l’islam, l’usage de cette épithète infamante génère la peur de passer pour quelqu’un qui n’aimerait pas l’islam -péché mortel en régime idéologique islamo-gauchiste. Or, il n’y a aucun jugement de valeur dans le fait de dire, quand un musulman radicalisé égorge au nom de sa religion, qu’un musulman radicalisé a égorgé au nom de sa religion.

L’un des signes du régime totalitaire, c’est que l’idéologie qui le sous-tend réussit à abolir le réel auquel on lui préfère une fiction. Le musulman radicalisé qui a égorgé au nom de sa religion n’est pas un musulman, il n’est pas radicalisé, il n’a pas égorgé et son geste n’a pas été perpétré au nom de sa religion. Il s’en faut de peu qu’avec force sophisme et effets de rhétorique, les journalistes et les éditorialistes recyclent l’image de Lichtenberg et parlent avec conviction d’un couteau sans manche auquel il manque la lame utilisé par un homme dont le suivi psychiatrique atteste qu’il avait perdu tout discernement lors de son geste et que, bien qu’il ait crié en arabe « Dieu est Grand », la religion n’entre en rien dans ce fait divers qu’il faut classer le plus rapidement possible. Il ne s’agirait donc pas, selon ceux qui nous gouvernent, d’une guérilla perpétuelle contre laquelle les politiques ne peuvent rien mais une série de faits divers hétérogènes.

Cette cécité est visible, si je puis dire, quand on apprend que l’égorgeur de la préfecture de police de Paris était un Antillais connu pour s’être converti à l’islam (1), qu’il avait fait savoir publiquement sa satisfaction lors de l’attentat de Charlie Hebdo (2), qu’il refusait de serrer la main des femmes dans son service (3), qu’il avait été condamné pour violence à l’endroit de son épouse (4), qu’il fréquentait une mosquée à laquelle il se rendait habillé avec le vêtement des radicalisés (5), qu’il était en contact avec des islamistes (6)! Qu’aurait-il fallu de plus au ministère de l’Intérieur pour retirer son accréditation secret défense à cet homme qui travaillait expressément au renseignent à la préfecture de police de Paris? Quoi d’autre? Quoi de plus?

Quatre personnes sont mortes. On ne sait combien cela fait de veuves, de veufs et d’orphelins, de familles et de parents dont la vie s’est arrêtée ce jour funeste.

Mâchoire serrée, Emmanuel Macron pourra aller aux obsèques, accrocher une breloque sur les drapeaux tricolores qui recouvriront le cercueil. Il y aura des gros plans sur son visage lors de la cérémonie retransmise sur les chaines d’information continue. Il lira un discours, écrit par un autre, rempli de bons sentiments, de prêchi-prêcha, de dénégation, de politiquement correct, de catéchisme idéologique maastrichtien. Puis un mort chasse l’autre, jusqu’au prochain. On oubliera.

Qui saurait dire au pied levé combien il y a eu d’attentas de ce genre en France depuis le début de l’année? Et combien de victimes?

Michel Onfray Le 6 Octobre 2019

https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/un-couteau-sans-lame-auquel-il-manque-le-manche?mode=text

Une première chose sidérante est qu’un homme radicalisé et connu comme tel dans son service ait pu être habilité « secret défense » par l’Etat français afin de travailler pendant plus d’une décennie dans le cœur nucléaire du renseignement pour la lutte contre le terrorisme notamment islamiste. Que dirait-on d’un paysan qui nourrirait tous les jours un renard au cœur même de son poulailler? Qu’il est cinglé? Oui, et on aurait raison…

Une autre chose est qu’on apprend de la bouche même du ministre de l’Intérieur auditionné par les sénateurs qu’il existe actuellement une vingtaine de policiers radicalisés mais qui sont suivis nous dit Castaner -par des fonctionnaires parmi lesquels se trouvent peut-être aussi des radicalisés pas encore détectés? Que dirait-on cette fois-ci d’un paysan qui nourrirait tous les jours un élevage de renards au milieu de ses poules?  Qu’il est vingt fois plus cinglé que le précédent. Et l’on aurait encore raison…

La question des journalistes et des éditorialistes est: « que faut-il en faire? », et chacun de piquer du nez dans son assiette médiatique. Les plus audacieux évoquent un reclassement -ce qui, en filant la métaphore, signifie: on déplace les renards, mais on les garde pas bien loin des poules, à portée de gorge…

La gauche crie à l’islamophobie: un radicalisé est peut-être un terroriste en puissance mais dire qu’il l’est en puissance est un procès d’intention, il faut qu’il le soit en acte. Et encore car, quand le terroriste en puissance est devenu terroriste en acte et qu’il a laissé quatre cadavres dans leur sang sur le sol, on finit tout de même par expliquer que la tuerie n’a rien à voir avec l’islam, qu’on pratique l’amalgame, etc. De bonne âmes frottées de sophistique vont même jusqu’à affirmer que le policier ayant arrêté le terroriste dans sa course aurait pu tirer dans les jambes pour épargner cette vie précieuse ou que, affligé de surdité, le tueur qui brandissait un couteau n’a pu entendre les diverses sommations qui lui ont été faites et qu’il y a là quelque chose comme une illégalité, un vice de forme ou de procédure qui pourrait bien se retourner contre… le policier qui arrête le massacre! D’ici à ce qu’un avocat propose bientôt dans un procès d’indemniser la famille du renard qui a répandu la terreur, il n’y a qu’un pas…

La droite regarde ce que pense la gauche, et comme elle a peur que les médias disent qu’elle fait le jeu de l’extrême droite, elle bafouille la même chose, avec quelques variantes infinitésimales pour bien marquer la différence: elle est d’accord pour éloigner le renard du poulailler, mais de dix centimètres seulement, un plus loin que la gauche…

En fait, ces gens-là pensent tout bas ce que Hadama Traoré de Gonesse, qui voulait organiser une manifestation de soutien au tueur, clame tout haut: le terroriste n’est pas un terroriste, c’est « une crème » -c’est son mot…- poussée à bout par son chef de service, une meuf blanche qui l’avait dans le nez et qui persécutait un homme de couleur, qui plus est musulman et handicapé. Harpon était donc dans un état de légitime défense quand il a tué… Conclusion: le renard était une poule et les poules, des renards… On a désormais l’habitude de ces inversions de valeurs en tout.

Je suis tout de même étonné qu’on se demande quoi faire des radicalisés -et des dizaines d’anciens combattants de l’Etat islamique qui risquent de rentrer de Syrie après l’attaque des Kurdes par les Turcs…- alors que l’Etat français sous régime maastrichtien sait très bien quoi faire avec ceux qu’elle considère, eux, comme de véritables ennemis !

Je songe à Philippe Verdier qui présentait la météo sur le service public, France 2 en l’occurrence,  avant de se faire licencier le 12 octobre 2015 pour motif de « climato-scepticisme »… Quelle est la faute de cet homme qui a obtenu un master en développement durable à Dauphine avec un mémoire qui examinait la question du changement climatique et sa perception dans les médias, qui a dirigé le service météo de France 2 à partir de septembre 2012, qui a couvert les conférences sur le climat de Bali en 2007, de Copenhague puis de Cancun en 2009? Avoir publié un livre intitulé Climat investigation dans lequel il a mis en évidence la collusion de scientifique et de politiques, d’hommes d’affaires et d’ONG environnementales pour propager un credo qui attribue une seule cause au réchauffement climatique (que Philippe Verdier ne nie pas…): le seul comportement des hommes, en niant toute autre influence notamment cosmologique. Le 12 octobre 2015, il est licencié par France 2 au motif évidemment prétexte qu’il aurait manqué au devoir de réserve en disant, lors de la promotion de son livre, qu’il travaillait sur France 2. Viré…

Je songe à Mathieu Faucher, instituteur dans l’Indre, à Malicorney précisément, un village de deux cents habitants, qui, en 2017, a été suspendu de ses fonctions par l’Etat français pendant quatre mois, sanctionné, puis muté pour avoir fait travailler ses élèves sur des textes de la Bible. Gageons que, s’il avait utilisé un extrait du Coran il n’aurait pas eu ces problèmes et qu’on l’aurait même proposé comme un modèle pédagogique progressiste! La direction académique de l’Indre a motivé sa décision: l’enseignant a « enfreint son devoir de neutralité »… Une lettre anonyme de trois pages dénonçant un « cas de prosélithysme (sic) religieux à l’école de Malicornay (sic: un « a » à la place d’un « e ») a suffi pour que l’Etat français donne raison au corbeau illettré et envoie son inspecteur qui a puni… Pendant une semaine, l’instituteur a dû se rendre à l’inspection académique pour y pointer tous les jours et rester sans rien faire assis dans les locaux. Au maire, on a dit que son instituteur avait été suspendu pour faute grave. Il est vrai que cet enseignant se rend aux cérémonies du 8 mai et du 11 novembre au monument aux morts, qu’il anime un chorale et, circonstance aggravante, qu’il fait répéter ses élèves dans l’église du village -il est marié civilement et aucun de ses trois enfants n’est baptisé. Il a demandé un recours à l’époque à Najat Vallaud Belkacem qui, on ne s’en étonnera pas, l’a refusé. Le 20 juillet 2019, le tribunal de Limoges a fini par lever la sanction…

Je songe à l’humoriste Tex dont le métier, donc (Faut-il le préciser? Il semble que oui) consiste à faire des blagues, en raconte une qui, comme la plupart des plaisanteries, joue avec les passions tristes pour tenter d’en faire des occasions de rire. Derrière chaque plaisanterie se dissimule une tension que le rire est sensé détendre llire ou relire Le Rire de Bergson… Cette blague racontée le 30 novembre 2017 concerne les femmes battues: « Vous savez ce qu’on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir? On ne lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois. » Tout le monde n’a pas la hauteur spirituelle de Raymond Devos. On peut estimer que cette saillie n’est pas drôle, c’est mon cas. Mais qu’attend-t-on d’un humoriste si ce n’est qu’il fasse de l’humour, bon ou mauvais, chacun choisissant le sien? Cette sortie de Tex enflamme les réseaux sociaux, l’équipe de l’émission publie un texte qui met les choses au point: c’est bien sûr de l’humour et personne ne cautionne les violences infligées aux femmes! Cela ne suffit pas. Le lendemain, Tex lui même présente ses excuses sur son compte Facebook. Ça ne suffit toujours pas. La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, monte au créneau , elle affirme que ce trait d’esprit banalise les violences conjugales. Elle saisit le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Huit jours plus tard, France 2 licencie Tex…

Je songe à moi-même, si je puis me permettre, qui, pour avoir commenté dans un texte voltairien, sinon diogénien, la photographie d’un doigt d’honneur validé par le président de la République française alors qu’il effectuait un voyage aux Antilles, me suis soudainement retrouvé congédié du service public en 2018, France-Culture en l’occurrence, où j’ai travaillé pendant seize années comme producteur d’émissions dans la grille d’été, non sans succès puisqu’Olivier Poivre d’Arvor, alors patron de la chaîne, m’avait appris que mes cours d’Université populaire atteignaient le million de podcasts. La mise à pied s’est effectuée sèchement par un mail de la directrice de France-Culture envoyé à mon éditeur sonore -pas même à moi.

Autrement dit: si l’on est un islamiste radicalisé qui travaille dans le renseignement, l’Etat français ne peut rien faire, sinon attendre le prochain massacre pour accrocher des légions d’honneur posthumes sur des coussins posés sur des cercueils en présence de familles détruites.

En revanche, si l’on étudie un texte de la Bible dans une école primaire (ou un verset comme « malheur à la ville dont le prince est un enfant » par exemple qu’on trouvera dans L’Ecclésiaste X.16), si l’on incite à réfléchir sur les causes du réchauffement climatique en dehors de la seule raison anthropique en convoquant la science et non pas les vieilles ficelles des sectes apocalyptiques et millénaristes qui foisonnent en ces temps de civilisation qui s’effondre, si l’on balance une vanne de comptoir qui génère un rire gras, si l’on affirme qu’un président de la République ne devrait pas faire du doigt d’honneur un argument politique (la communication de l’Elysée fit savoir qu’il était destiné aux électeurs du Rassemblement national…), alors on sait très bien comment mettre à la porte du service public le contrevenant qu’on estime alors plus coupable qu’un homme qui se réjouit des morts de l’attentat de Charlie-Hebdo.

Si on met ce genre d’individu à l’abri des foudres qui, dans notre régime orwellien actif sous le drapeau maastrichtien, s’abattent sur un instituteur laïc, un climatologue rationaliste, un humoriste populaire, un philosophe critique, c’est qu’effectivement la guerre civile est commencée à bas bruit.

Michel Onfray Le 11 Octobre 2019

https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/a-bas-bruit?mode=text

EN BANDE SON :

4 réponses »

  1. Oui. Je l’avais annoncée sur mon blog il y a 6 ou 7 ans.
    On y est. Ce n’est que le début.
    A l’époque je pensais tout de même que les français allaient réagir.
    Je dois dire que je suis tombé de haut.

    « On ne compte plus les égorgements de rue perpétrés par des islamistes présentés par le personnel politique de la France maastrichtienne comme des épiphénomènes à ranger dans la rubrique des faits divers.  »
    Onfray est très courageux de dire ça.
    On ne compte plus non plus les incendies de site Seveso. J’en ai compté 8 depuis le mois de juin.
    Mais bien sûr, aucun rapport avec la choucroute.

    Ce pays est foutu.

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  2. Sur le fond, les islamistes font actes de guérilla pour eux même provoquer l’amalgame. Le but étant que notre société supposément à majorité blanche stigmatise cette religion au point qu’elle fasse bloc. La classe politique qui se croie plus maline fait tout pour séparer le bon grain de l’ivraie.
    Cette stratégie pourrai marcher face à une culture qui veux s’intégrer et adhérer aux valeurs républicaines. Mais ce n’est pas le cas. Enfermée dans un carcan de rancœur, parqués dans des cités propices au communautarisme depuis au moins 3 générations avec pour seul avenir, d’être footballeur ou dealer de cage d’escalier cette jeunesse se tourne vers des valeurs de ces ancêtres mahométan qu’elle ne connait pas avec pour « guide » des imams financés aux pétrodollars salafistes. Je n’amalgame pas. Il est vrai qu’un pourcentage non insignifiant de descendants d’immigrés musulman ne sont pas ressemblant à cette peinture, mais j’y reviendrai.
    Effectivement la classe politique (toutes chapelles confondue) est responsables de ce marasme.
    Pour ne pas l’avoir vu venir, puis pour l’avoir cacher. Pour avoir continuer à favoriser le « regroupement familial » afin de générer (mathématiquement) un chômage si utile au patronat qui les nourri.
    Mais bon. On en est là.
    Alors on fiat quoi?
    La tentation est grande de se tourner vers un « homme à poigne » qui va enfin avoir le courage de prendre des décision radicales; ça fait pas envie comme vision d’avenir.
    Sur le YT, je suis pas mal Aldo Stérone cet agglo algérien qui à vécu en France à fait tout une série de vidéo pour démonter par le menu le discours des islamistes, le coran et surtout les hadith sunnites qui sont le ferment des radicaux. Dans une de ses vidéo, il explique que la liberté de culte n’a pas cour dans les pays musulmans soit parce l’islam y est dominant et donc s’oppose à tout autres religion soit parce la société à été confronté aux « barbus » et sait à quel point la moindre ouverture est une faille qu’ils sauront exploiter.
    Le principe de Lucifer (Howard Bloom) offre un regard froid sur notre avenir. La violence l’emportera toujours. La preuve en est que l’histoire est écrite par les vainqueurs. Mais je ne sais pas si dans notre torpeur un chef compétant et inspiré pourrait émerger qui nous sortirai de ce songe. Et quand je regarde la classe politique pourtant rafraîchie depuis la mort des éléphants du PS (voila une espèce dont la disparition m’émeut guère) je ne vois pas l’ombre d’un homme providentiel. Car depuis ces trois générations la majorité supposément blanche a elle aussi été radicalisé. Mais un radicalisme mou. De Dolto qui a fait des enfants des rois (ou des tyrans) au soft power américain dessiné pour abrutir les foules et les faire sur-consommer nous sommes devenu une majorité silencieuse aussi inaudible que les fils d’immigrés perméables aux valeurs occidentales. Le summum du délitement se concrétise dans l’UE qui porte dans sa constitution le non agir par l’affirmation que 28 pays doivent décider à l’unanimité. Ce qui est impossible en situation de crise.
    Seule la minorité agissante imposera le changement. Le consensus de la tyrannie molle est de dénoncer la minorité agissante. C’est la raison pour la quelle tous les discours politique se doivent d’être politiquement correct pour être relayé vers par les médias. C’est cette mollasitude qui rejette les porteurs de mauvaise nouvelles. C’est peut être un biais cognitif ? mais un biais sculpté par des énarques ou assimilé élites consanguine dirigeante (Branco à fait un bon bouquin la dessus)
    Car le non-agir porte en lui ses propres limites. Tôt ou tard il faudra bien choisir un camp et se battre pour lui ou mourir en mouton.

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    • En fait, c’est une question de démographie avant tout. La France française est vielle, ne fais plus d’enfant, et riche. En face il y a une jeunesse musulmane qui jalouse le reste du vieux pays. Au milieu des politocard qui essayent de ménager la chèvre et le chou.
      Non il n’y aura pas d’homme providentiel car il n’y a pas de volonté du peuple (je parle des français séculaires) de se défendre face à la démographie islamique.
      Nos ancêtres n’auraient pas supporté le 100ème de ce que nous on supporte avant de choisir notre camps. Les choses vont empirer … mais certains ont déjà choisi leur camp.
      La question est : qu’est-ce que vous vous attendez.

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  3. Juste en passant il me semble très paradoxale qu’en France pays qui se veut laïque par excellence on insiste à ce point sur la race et l’origine religieuse en interne et que l’on ne veuille pas voir en externe qu’un pays pseudo laïque comme les Etats Unis est aux mains des Evangélistes protestants. Dans les 2 cas j’y vois un manque de discernement et de lucidité de mes compatriotes. Préparer les masses à l’impensable par la narrative fictionnelle revient pour moi à les empêcher de penser. C’est le propre et le sale de la Propagande

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