(Journal d’un système qui continue… mais ne tient plus)
I — RIEN NE S’EFFONDRE
Tout fonctionne.
Les trains roulent.
Les administrations répondent.
Les chiffres sortent.
78 782.
Un record.
Encore.
Personne ne panique.
Et c’est précisément le problème.
Car les systèmes ne s’effondrent pas quand tout s’arrête.
👉 ils s’effondrent quand tout continue
👉 alors qu’ils ne devraient déjà plus tenir

Les dernières données publiées par le Tribunal national de l’asile révèlent un jalon statistique historique : le nombre d’asiles accordés en France a atteint un niveau sans précédent. En 2025, un nombre record de 78 782 personnes ont obtenu l’asile, soit une augmentation de 12 % par rapport à l’année précédente. Le taux de reconnaissance a également atteint un niveau record de 52,1 %, ou 47,1 % si l’on exclut les mineurs non accompagnés.
La première étape de la procédure d’asile est gérée par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA). En cas de rejet de la demande, les demandeurs peuvent faire appel devant le Tribunal national d’asile. Bien qu’il existe différentes formes de protection, l’objectif ultime pour beaucoup est l’obtention du statut de réfugié, car il confère des droits similaires à ceux des citoyens français dans la plupart des domaines, notamment la protection sociale, l’éducation et le logement.
Le système d’asile reste très accessible, malgré les déclarations répétées du président Emmanuel Macron sur la nécessité pour la France de réduire l’immigration, comme il l’avait fait en 2023 .
« Sommes-nous submergés par l’immigration ? Non. On ne peut pas dire cela. Mais la situation actuelle n’est pas tenable, et nous devons réduire significativement l’immigration, à commencer par l’immigration clandestine. Nous avons le devoir d’agir », avait déclaré le président français à l’époque.
Les sondages montrent que la grande majorité des Français souhaitent une réduction de l’immigration, et même une majorité de femmes souhaitent une immigration zéro , légale et illégale.
La France compte déjà la plus importante population musulmane d’Europe, ce qui engendre de graves problèmes culturels, sociaux et même sécuritaires . Contrairement aux politiques débattues ou mises en œuvre dans des pays comme l’Italie ou le Danemark, qui visent à restreindre l’accès à l’asile, la France dispose d’une législation très souple, permettant notamment aux personnes déjà présentes sur son territoire de déposer directement une demande d’asile. Cela représente un défi de taille pour l’État, car même en cas de rejet des demandes, les autorités éprouvent d’énormes difficultés à expulser les personnes concernées. Macron, par exemple, avait déclaré viser un taux d’expulsion de 100 % . Or, le taux d’expulsion réel de la France se maintient depuis lors autour de 15 %.
En réalité, la France enregistre année après année des records d’immigration. L’année dernière, Remix News annonçait que 6 millions d’étrangers vivaient en France, un chiffre record, après l’arrivée de 400 000 migrants en 2024. Plus tôt cette année, Remix News rapportait qu’un nombre record de premiers titres de séjour avaient été délivrés en 2025 .
Néanmoins, malgré une forte pression de l’opinion publique, le nombre de demandes d’asile acceptées est plus élevé que jamais. Même au plus fort de la crise migratoire de 2015, la France n’avait pas accordé autant d’asile. Les conflits armés demeurent un facteur majeur. Pour la deuxième année consécutive, les Ukrainiens constituent le groupe le plus important de demandeurs d’asile, suivis de près par les ressortissants de la République démocratique du Congo et d’Afghanistan.
Au-delà de la géopolitique, la jurisprudence de plus en plus étendue de la Cour nationale d’asile joue un rôle central.
En 2025, la Cour a reconnu le statut de réfugié automatique à toutes les personnes originaires de la bande de Gaza, puis de Cisjordanie.
Autrement dit, les Palestiniens ont un accès quasi illimité au territoire français.
La Cour a également reconnu un droit automatique aux femmes originaires d’Iran et de Somalie, pays considérés comme hostiles aux femmes.
Des protections similaires ont été étendues aux personnes homosexuelles d’Égypte, du Guatemala et, fin 2024, du Sri Lanka.
Une fois de plus, cette attitude libérale à l’égard du droit d’asile ne bénéficie pas du soutien de l’opinion publique française, les sondages montrant que 61 % des Français souhaitent une restriction du droit d’asile dans le pays.
Selon le quotidien BVoltaire , « il est urgent de réformer. Les partisans de cette réforme estiment que la France doit envisager de renégocier les conventions internationales et de modifier la Constitution, car l’efficacité de l’État et la préservation de l’identité française sont actuellement menacées. »
II — LE TEMPO INVISIBLE
Rien n’est spectaculaire.
Pas de rupture brutale.
Pas de moment fondateur.
Pas de bascule identifiable.
Juste :
👉 une accélération lente
👉 une tension diffuse
👉 un bruit de fond qui monte
Une société ne casse pas.
👉 elle se désaccorde
Comme un orchestre qui joue encore…
mais où chacun a déjà quitté la partition.
III — L’ACCUMULATION SANS MÉMOIRE
Chaque année ressemble à la précédente.
Un peu plus de flux.
Un peu plus de décisions.
Un peu plus d’exception.
Mais aucun moment n’est suffisant pour dire :
👉 “c’est trop”
Alors on continue.
Clé Lupus :
👉 le système ne s’arrête pas
👉 parce qu’il n’a pas de point d’arrêt
Il ne connaît que deux états :
👉 fonctionner
👉 ou casser
Et tant qu’il fonctionne…
👉 il accélère
IV — LES HOMMES NE SONT PLUS SYNCHRONISÉS
Le réel se fragmente.
👉 ceux qui vivent les tensions
👉 ceux qui les analysent
👉 ceux qui les administrent
Trois mondes.
Trois temporalités.
Ils coexistent.
Mais ils ne communiquent plus vraiment.
Résultat :
👉 le système parle
👉 mais personne n’écoute la même chose
V — LA CONFIANCE SE RETIRE EN SILENCE
La rupture ne fait pas de bruit.
Elle ne se manifeste pas par des cris.
👉 elle se manifeste par des retraits
Moins de confiance.
Moins d’adhésion.
Moins de projection.
Les gens ne croient plus vraiment.
Mais ils continuent.
Clé Lupus :
👉 le système ne tient plus par conviction
👉 il tient par inertie
Et l’inertie est une énergie finie.
VI — LA VIOLENCE CHANGE DE NATURE
Ce n’est pas une guerre.
Pas encore.
Ce n’est pas un conflit frontal.
C’est autre chose.
👉 des gestes isolés
👉 des tensions locales
👉 des passages à l’acte sans centre
Une violence sans déclaration.
Sans stratégie globale.
Sans chef.
👉 une violence d’environnement
Elle ne vise pas à gagner.
👉 elle exprime une désagrégation
VII — LE SYSTÈME RÉPOND… MAIS À CÔTÉ
Face à cela, le système agit.
👉 plus de règles
👉 plus de dispositifs
👉 plus de surveillance
Mais il traite :
👉 des symptômes
👉 à la surface
Alors que le problème est :
👉 structurel
👉 diffus
👉 cumulatif
Clé Lupus :
👉 le système devient plus précis
👉 au moment où il perd la vision d’ensemble
VIII — LE POINT DE NON-RETOUR INVISIBLE
Il n’y aura pas de moment clair.
Pas de date.
Pas de déclaration.
Juste un seuil.
Franchi sans bruit.
Un moment où :
👉 revenir en arrière devient impossible
👉 mais où rien ne semble encore irréversible
C’est là que tout se joue.
Mais personne ne le voit vraiment.
IX — UNE SOCIÉTÉ QUI CONTINUE… SANS SAVOIR VERS OÙ
Le système avance.
Toujours.
Mais il n’a plus de direction claire.
👉 il gère
👉 il ajuste
👉 il absorbe
Mais il ne construit plus vraiment.
Clé Lupus :
👉 une société peut survivre sans croissance
👉 mais pas sans direction
X — CONCLUSION : LA RUPTURE SANS ÉVÉNEMENT
Il n’y aura peut-être jamais d’effondrement spectaculaire.
Pas de chute.
Pas de chaos total.
Mais autre chose.
👉 une transformation lente
👉 une perte progressive de cohérence
👉 une normalisation de l’instable
Jusqu’au moment où :
👉 ce qui était impensable devient banal
👉 ce qui était exceptionnel devient quotidien
Et où la question disparaît.
Non pas :
👉 “comment en est-on arrivé là ?”
Mais :
👉 “comment avons-nous pu ne pas le voir ?”
🔥 PHRASE FINALE (version sombre)
👉 Les sociétés ne meurent pas dans le fracas.
👉 Elles se vident lentement de leur capacité à tenir ensemble.

🔥 XI — LE RETOUR DU DEHORS À L’INTÉRIEUR
(Quand la guerre lointaine entre dans la ville)
Il y a encore peu de temps,
la guerre était ailleurs.
👉 au Moyen-Orient
👉 dans des zones lointaines
👉 dans les écrans
Elle appartenait à la géopolitique.
Pas au quotidien.
Puis quelque chose a changé.
Un attentat déjoué à Paris.
Une banque ciblée.
Des jeunes recrutés à distance.
Et maintenant :
👉 des menaces explicites
👉 des institutions financières sous surveillance
👉 des entreprises américaines désignées comme cibles
La guerre ne se rapproche pas.
👉 elle s’infiltre

Cinq jours après que les autorités françaises ont déjoué un attentat terroriste visant le siège parisien de Bank of America, le contexte de menaces pesant sur les institutions financières américaines dans la capitale française semble s’aggraver.
Selon un nouveau rapport du Parisien , le siège parisien de Goldman Sachs a été placé sous surveillance policière mercredi soir suite à des menaces qui seraient liées à des réseaux terroristes iraniens.
Le Parisien expose les raisons de ce renforcement des mesures de sécurité :
Il est 1h30 du matin lorsque le téléphone sonne, brisant le calme de la nuit.
Un agent de sécurité en service dans une banque américaine reçoit un appel de son chef de la sécurité, basé à Londres.
D’après nos informations, elle l’informe qu’elle a reçu un courriel des autorités américaines lui conseillant de « redoubler de vigilance » à la banque .
La raison ? « Un groupe iranien menace d’attaquer les bâtiments avec des engins explosifs », explique une source proche du dossier.
Jeudi matin, le parquet de Paris a toutefois indiqué qu’« aucun élément suspect n’avait été trouvé sur les lieux » à la suite des opérations de surveillance menées dans et autour de l’immeuble de Goldman Sachs, situé au 85 avenue Marceau, dans le 16e arrondissement.
Reuters rapporte que les employés de Goldman Sachs et de Citigroup à Paris travaillent à distance en raison des menaces.
Cette nouvelle menace survient après l’arrestation, la semaine dernière, de trois suspects liés à l’attentat terroriste déjoué devant le siège parisien de Bank of America . Les enquêteurs français auraient établi un lien entre cet incident et les tensions plus générales découlant du conflit irano-américain au Moyen-Orient.
XII — LA LOGIQUE NOUVELLE : FRAPPER SANS FRONT
Il ne s’agit plus de guerre classique.
Pas de front.
Pas de ligne.
Pas de déclaration.
Mais une logique différente :
👉 identifier des symboles
👉 externaliser l’action
👉 frapper à distance
Une banque à Paris devient une cible.
Non pour ce qu’elle fait localement.
👉 mais pour ce qu’elle représente globalement
Clé Lupus :
👉 le territoire n’est plus un sanctuaire
👉 il devient une extension du champ de bataille
XIII — LA DISSOLUTION DES FRONTIÈRES
Avant :
👉 intérieur = sécurité
👉 extérieur = conflit
Aujourd’hui :
👉 intérieur = exposition
👉 extérieur = projection
Les deux se mélangent.
👉 un conflit géopolitique produit des effets locaux
👉 des acteurs lointains activent des relais proches
👉 des individus deviennent des vecteurs
Ce n’est plus une guerre d’États.
👉 c’est une guerre d’environnement
XIV — LA FRAGILITÉ CUMULÉE
Et c’est ici que tout converge.
👉 une société déjà fragilisée
👉 une confiance déjà affaiblie
👉 une cohésion déjà incertaine
Et par-dessus :
👉 une pression extérieure
👉 des menaces ciblées
👉 une violence importée
Clé Lupus :
👉 le danger n’est pas chaque facteur isolé
👉 c’est leur superposition
C’est là que le système devient instable.
XV — LE BASCULEMENT SILENCIEUX
Rien ne change officiellement.
Les institutions fonctionnent.
Les dispositifs s’activent.
La surveillance augmente.
Mais dans les esprits :
👉 quelque chose bascule
👉 sentiment d’exposition
👉 perception d’un monde plus poreux
👉 impression que le contrôle diminue
Et ce sentiment compte autant que la réalité.
Car une société tient autant :
👉 par ses structures
👉 que par ce que les gens croient encore possible
🔥 ENCADRÉ — LE TERRORISME MODULAIRE
Ce qui émerge aujourd’hui n’est plus un terrorisme classique.
👉 Ce n’est plus une organisation lourde
👉 Ce n’est plus une chaîne hiérarchique
👉 Ce n’est plus une stratégie centralisée
C’est autre chose.
👉 un modèle léger
👉 fragmenté
👉 reproductible
Un système où :
👉 la cible est définie à distance
👉 l’exécution est externalisée
👉 l’acteur est interchangeable
Clé Lupus :
👉 l’attaque n’est plus un événement exceptionnel
👉 elle devient une fonction du système
Quelques caractéristiques :
- 🔹 faible coût → quelques centaines d’euros suffisent
- 🔹 recrutement numérique → réseaux sociaux, messageries
- 🔹 logique d’opportunité → frapper là où c’est possible
- 🔹 anonymat relatif → dilution des responsabilités
- 🔹 effet psychologique maximal → symboles ciblés
👉 Une banque
👉 une entreprise
👉 une infrastructure
Non pour leur valeur locale.
Mais pour ce qu’elles incarnent.
Ce modèle change tout.
👉 il abaisse drastiquement le seuil d’entrée dans la violence
👉 il multiplie les points d’impact potentiels
👉 il rend la menace diffuse et permanente
Clé Lupus :
👉 ce n’est plus une guerre d’organisations
👉 c’est une guerre de capacités distribuées
Et dans une société fragilisée :
👉 chaque faille devient exploitable
👉 chaque individu devient un vecteur possible
⚠️ PHRASE FINALE
👉 Le terrorisme n’a plus besoin de structures.
👉 Il lui suffit d’un système déjà fissuré pour se propager.
XVI — CONCLUSION DU COMPLÉMENT
Ce qui se joue n’est pas un événement isolé.
C’est une mutation.
👉 la guerre devient diffuse
👉 le territoire devient poreux
👉 les symboles deviennent des cibles
Et dans une société déjà engagée dans une rupture lente…
👉 cela agit comme un accélérateur
🔥 PHRASE FINALE (complément)
👉 Quand le dehors entre dans le dedans,
👉 ce n’est pas seulement la sécurité qui est touchée.
👉 C’est la frontière mentale d’une société qui disparaît.

LED ZEPPELIN : Immigrant Song+Communication Breakdown
🔥 LECTURE LUPUS — LE DUO PARFAIT
⚔️ 1. Immigrant Song → LA PRESSION
Ce morceau, c’est :
👉 mouvement
👉 énergie brute
👉 irruption
👉 poussée historique
Mais surtout :
👉 quelque chose qui arrive
👉 et qu’on ne contrôle pas vraiment
👉 flux
👉 dynamique
👉 choc de contact
Clé Lupus :
👉 ce n’est pas une invasion au sens militaire
👉 c’est une force de transformation
⚡ 2. Communication Breakdown → LA DÉSAGRÉGATION
Là, on change totalement de registre :
👉 rupture
👉 saturation
👉 incapacité à se comprendre
👉 système qui dysfonctionne
👉 le message ne passe plus
👉 le lien ne fonctionne plus
👉 la coordination disparaît
Clé Lupus :
👉 le problème n’est pas seulement ce qui arrive
👉 c’est que le système ne sait plus traiter ce qui arrive
🧠 LA SYNTHÈSE (TRÈS PUISSANTE)
👉 Immigrant Song = le flux
👉 Communication Breakdown = l’incapacité à l’absorber
👉 ensemble = rupture lente
🎧 BANDE-SON LUPUS
Immigrant Song décrit le mouvement.
Communication Breakdown décrit la rupture.Entre les deux : une société qui continue…
mais ne tient plus.
⚡ PHRASE MANIFESTE (VERSION LED ZEPPELIN)
👉 Ce n’est pas le flux qui fait basculer une société.
C’est le moment où elle ne sait plus lui répondre.
Le problème n’est pas ce qui arrive.
C’est que plus rien ne fonctionne pour y répondre.
VERSION CONCLUSION (LUPUS)
Le flux continue.
Le système répond encore.Mais quelque chose ne passe plus.
Et c’est là que commence la rupture.

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FRANCE : CHRONIQUE D’UNE RUPTURE LENTE (Journal d’un système qui continue… mais ne tient plus)
Tout continue.
Les chiffres sortent.
Les institutions fonctionnent.
Les villes vivent.
Et pourtant, quelque chose a basculé.
Une banque ciblée à Paris.
Des jeunes recrutés pour quelques centaines d’euros.
Des menaces géopolitiques qui deviennent locales.
Ce n’est pas un événement.
C’est un signal.
le monde extérieur est entré dans le territoire
la violence n’a plus besoin d’organisation
le système n’a plus besoin de s’effondrer pour être fragilisé
Bienvenue dans une nouvelle phase :
celle où une société ne casse pas…
mais devient progressivement instable
Clé Lupus :
le danger n’est pas le choc
c’est l’accumulation silencieuse
flux + fragmentation
tensions + désynchronisation
pression extérieure + fissures internes
Et au milieu :
des institutions qui continuent
mais qui ne maîtrisent plus totalement
Le vrai sujet n’est pas :
ce qui arrive
Mais :
la capacité à y répondre
Et c’est là que commence la rupture.
FRANCE : CHRONIQUE D’UNE RUPTURE LENTE
Quand tout tient encore… mais ne tient plus vraiment
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Manuel de survie en terrritoire zéro
Laboratoire de catastrophes général
Le théatre des opérations :
Qu’est-ce qu’une authentique liberté ? C’est le moment où une vérité concernant l’état général de votre condition vous éclaire, à tel point qu’une distance critique s’effectue entre vous et le monde d’avant, que vous êtes en mesure de déployer vos ailes et d’acquérir un peu de mobilité, un peu d’autonomie en regard de la foule des combinats sociaux, puis très vite, vous voilà face à la vérité dénudée dans toute sa cruelle lumière : cette liberté s’anime sur un jeu de contraintes supérieures, celles du monde d’après, auquel il vous faudra vous adapter (y compris en luttant de toutes vos forces contre lui). »
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Votre citation de Maurice G. Dantec est particulièrement juste — et surtout dangereuse, au sens noble du terme.
Elle rappelle une chose essentielle que notre époque tente précisément d’effacer :
👉 la liberté n’est pas un état confortable
👉 c’est une rupture cognitive suivie d’un déplacement dans un espace plus exigeant
Vous parlez de “territoire zéro”.
C’est une bonne image.
Car ce que nous traversons n’est pas simplement une dégradation,
mais une désagrégation des repères opératoires :
normes qui ne produisent plus de cohérence
institutions qui ne garantissent plus la stabilité
discours qui ne correspondent plus au réel
Dans ce contexte, la “liberté” telle que la décrit Dantec devient presque une anomalie :
➡️ voir réellement
➡️ prendre distance
➡️ sortir partiellement du théâtre social
Mais — et c’est là que votre commentaire touche un point critique —
cette sortie n’ouvre pas sur un espace vide ou apaisé.
Elle expose à autre chose :
👉 un niveau supérieur de contraintes
👉 plus brutales, plus directes, moins médiatisées
Autrement dit :
👉 on ne sort pas du système
👉 on change simplement de couche de réalité
Et cette nouvelle couche est moins confortable parce qu’elle exige :
de choisir
d’assumer
de supporter l’incertitude sans anesthésie collective
C’est là que beaucoup reculent.
Parce que la plupart des individus ne cherchent pas la liberté réelle,
mais une version aménagée de la sécurité.
Votre “laboratoire de catastrophes général” est donc à comprendre non pas seulement comme une dérive,
mais comme une zone de test :
➡️ test des structures
➡️ test des individus
➡️ test des seuils de tolérance psychologique et sociale
Dans ce théâtre, deux trajectoires se dessinent :
👉 ceux qui restent dans le décor, même fissuré, parce qu’il rassure encore
👉 ceux qui acceptent de voir les coulisses — mais découvrent que la scène n’est pas remplaçable facilement
La vraie question devient alors celle-ci :
👉 que faire de cette lucidité ?
Car Dantec le dit implicitement :
la liberté n’est pas une échappatoire,
c’est une charge supplémentaire.
Et dans une France en “rupture lente”, cette charge devient encore plus lourde :
➡️ parce que rien ne s’effondre totalement
➡️ mais rien ne fonctionne pleinement
C’est le pire des régimes :
👉 celui de l’usure sans catharsis
En résumé :
👉 oui, la liberté commence par une révélation
👉 mais elle se poursuit par une confrontation
👉 et elle se paie par une exposition accrue au réel
Et c’est précisément pour cela qu’elle reste marginale.
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Le nombre de personnes soupçonnées de viol en Autriche a plus que doublé depuis 2015 , les ressortissants étrangers – et notamment syriens – contribuant de manière disproportionnée à cette augmentation. De plus, les étrangers sont désormais responsables de près de la moitié des viols, une hausse également importante par rapport à 2015.
Les chiffres, fournis par le ministère autrichien de l’Intérieur en réponse à une demande du journal autrichien Express , dressent un tableau frappant d’une tendance qui dure depuis une décennie.
La composition du profil des suspects a considérablement évolué. En 2015, 250 des 688 suspects étaient de nationalité étrangère, soit 36,3 % du total. En 2025, ce nombre était passé à 538, représentant 46,9 % de l’ensemble des suspects, alors que les ressortissants étrangers ne constituent que 20,5 % de la population autrichienne.
Le nombre de viols signalés en vertu de l’article 201 du code pénal autrichien est passé de 826 cas en 2015 à 1 359 en 2024, soit une augmentation d’environ 64,5 %. Le nombre de suspects a connu une hausse parallèle, passant de 688 à 1 196.
Les chiffres préliminaires pour 2025 montrent une légère baisse à 1 147 suspects, mais cela représente tout de même une augmentation d’environ 66,7 % par rapport à 2015.
Le nombre de suspects autrichiens a également augmenté au cours de la même période, passant de 438 à 609, soit une hausse de 39 %.
Le nombre de suspects étrangers a toutefois augmenté de 115 %, soit plus du double.
L’écart entre les deux tendances s’est considérablement creusé au cours de la décennie.
Environ 7 à 8 % des citoyens autrichiens sont d’origine étrangère.
On ignore encore quel pourcentage de cette population a commis des crimes tels que le viol, car l’Autriche ne publie pas ces informations statistiques.
Les suspects autrichiens sont simplement enregistrés comme « Autrichiens », indépendamment de leur origine migratoire ; le pays de naissance et l’origine des parents ne sont pas enregistrés.Les Syriens constituent désormais le groupe le plus important.
Les Syriens figurent en tête de liste des suspects de viol . En 2015, seuls trois Syriens étaient enregistrés comme suspects de viol. En 2024, ce nombre atteignait 92, puis 101 en 2025, faisant des Syriens le groupe le plus important parmi les suspects étrangers. Environ un suspect de viol étranger sur cinq est aujourd’hui syrien.
Parmi les autres nationalités présentant des chiffres constamment élevés figurent l’Afghanistan, qui enregistre environ 50 cas par an depuis plusieurs années, ainsi que la Turquie et la Roumanie.
Le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) s’inquiète des limites de la collecte de données en Autriche. Celle-ci ne distingue pas les auteurs de violences bénéficiant de l’asile et ceux bénéficiant d’une protection subsidiaire. Comme indiqué précédemment, le statut des Autrichiens issus de l’immigration n’est pas non plus pris en compte.
Le député du FPÖ, Christian Lausch, qui a passé des décennies à travailler comme gardien de prison à la prison de Josefstadt à Vienne, souligne que l’absence de ces données essentielles rend plus difficile l’évaluation de la véritable réalité du viol en Autriche.
« Alors vous ne pouvez pas travailler sur les problèmes », a-t-il dit.
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