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Bourse et Finance : VIVENT LES CRISES ?

VIVENT LES CRISES

Ci dessous la valeur du portefeuille boursier mondial ; Hmm, Hmm!

La multiplication des pains?

Non la richesse mondiale ne progresse pas, elle se contracte, le monde s’appauvrit, mais certains voient leur pouvoir de prelèvement sur cette richesse mondiale qui régresse augmenter.

Bruno Bertez

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« Le CAC 40, qui a cédé 14,90 points, à 4.896,33, sur la semaine, suite à la dégradation de la situation économique et sanitaire, est un peu plus réaliste que Wall Street. Depuis le 18 mars 2020, le CAC 40 a progressé de 33 %, mais il est toujours en retrait de 17 % par rapport aux 6.000 de fin décembre 2019. Quant à l’indice américain des actions S&P 500, il a grimpé de 55 % depuis le 23 mars dernier ; le NASDAQ a, lui, progressé de 63 %. 

L’économie mondiale est à genoux et la crise sanitaire sévit toujours, mais le S&P 500 à Wall Street vient de battre un record historique à pratiquement 3.400. Il a non seulement regagné tout le terrain perdu depuis la crise sanitaire, mais a même progressé de 5 % depuis le début de l’année. La réalité aux États-Unis, ce sont pourtant les inscriptions au chômage qui repassent au-dessus du million, le bilan de la Fed qui, suite au Covid-19, est passé d’environ 4.200 milliards à 7.000 milliards de dollars, des aides étatiques record qui se traduisent par un déficit public et un endettement public tout aussi record.

L’autre réalité, c’est que la hausse de Wall Street correspond, en fait, aux GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, les seuls grands vainqueurs de la crise. Le fabricant américain de voitures électriques Tesla, dont le cours en Bourse de 1.000 dollars, il y a quelques mois seulement, dépassait déjà l’imagination, est aujourd’hui à plus de 2.000 dollars ! Les biotechs et les fabricants potentiels de vaccins affolent également les compteurs de Wall Street. La capitalisation d’Apple dépasse les 2.000 milliards de dollars, soit davantage que le CAC 40, dont la capitalisation est d’environ 1.800 milliards de dollars. La réalité, c’est qu’il y a une bulle sur certaines actions à Wall Street qui, un jour ou l’autre, finira par éclater. »

Marc Rousset

La dispersion ou breadth est inquietante.

Alors que le S & P500 clôture sur un nouveau record de tous les temps juste en dessous de 3400 vendredi, on peut être tenté de penser qu’il y a un marché haussier qui fait rage.

C’est une illusion.

Hélas, on ne peutt pas être plus éloigné de la vérité.

En fait, la série de sommets records consécutifs la semaine dernière a été entièrement imputable à une poignée d’actions, alors que l’ensemble du marché s’est effondré à des niveaux qui précèdent généralement les principaux krachs boursiers à la baisse.

La concentration Boursière est sans précédent. Une poignée de sociétés les FAAMG avec AAPL dépassant la barrière de 2 billions de dollars donnent une idée fausse de ce que fait le marché Boursier. Mais dans le S&P la tendance de fond était négative, ce qui signifie qu’il y avait plus de titres déclinants que de titres avançants.

Ainsi 87% des gains du DJIA provenait d’Apple: (indice + 191pts vs contribution AAPL 167pts).

Et c’était pire pour les autres indices:

103% de l’augmentation du S&P 500 (11,7 vs 12,0)
148% de Nasdaq Composite (46,9 vs 69,7)
105% du Nasdaq 100 (78,1 contre 81,8)

Ce que l’on appellle la divergence se voit clairement en mettant en regard deux indices boursiers, l’un avec pondération et l’autre sans pondération: celui qui est sans pondération est baissier, celui qui est pondéré en fonction du poids de chaque chaque valeur est haussier.

Ou encore présenté autrement avec un graphe de ZH

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Voici une autre mesure classique de la divergence , c’est à dire de l’affaiblissement de l’appétit pour le jeu; alors que l’indice S&P 500 bat ses records, le nombre de valeurs qui inscrivent des records de 52 semaines est loin derrière et baissier. Cela signifie que l’unanimité n’y est plus et que quelque chose s’est cassé.

Et cette autre mesure de la breadth , c’est à dire de l’appétit pour le jeu, le pourcentage de nombre de titres qui se traitent au dessus de leur moyenne mobile des 200

BRUNO BERTEZ

Examinons la situation américaine:

Le ratio dette fédérale / PIB des États-Unis a fortement augmenté pendant la grande récession de 2008-09 et il a continué d’augmenter par la suite, passant de 62% en 2007 à 90% en 2010.

En 2019, il avait atteint 106%, et le Le Congressional Budget Office a averti que les fonds pour la sécurité sociale et l’assurance-maladie seraient épuisés d’ici 2028.

De nombreux économistes ont fait valoir qu’un ratio dette / PIB de 100% était déjà extrêmement élevé et que les futures augmentations d’impôts nécessaires pour le réduire devraient être massives.

Puis vint COVID-19. Confrontés à des verrouillages et à l’effondrement de l’activité économique, les gouvernements du monde entier ont approuvé d’énormes dépenses supplémentaires même si les revenus devaient baisser.

Après avoir projeté un déficit budgétaire annuel de 1 trillion avant la pandémie, l’office du Budget a ajouté pour l’exercice 2020 (qui se termine par Septembre) 2,2 trillions de dollars supplémentaires, suivis par 0,6 trillions de dollars supplémentaires en 2021.

Selon le Comité pour un budget responsable, on est à 17,9% du PIB en 2020 et à 9,9% en 2021.

Dans l’état actuel des choses , la dette fédérale devrait atteindre 108% du PIB d’ici l’an prochain.

Cela signifie qu’en l’espace de sept mois seulement, le taux d’endettement américain a déjà dépassé le niveau accumulé pendant les deux années de la Grande Récession, et cela ne tient même pas compte des factures de dépenses supplémentaires que le Congrès n’a pas encore adoptées. .

Le consensus est que ces dépenses sont justifiées, compte tenu des circonstances horribles et sans précédent de la pandémie.

Néanmoins, hommage du vice à la vertu, les décideurs doivent reconnaître que des mesures pour réduire le ratio déficit / PIB seront nécessaires de toute urgence une fois que le virus aura été maîtrisé.

Certes, certains économistes à la Krugman ont fait valoir que dans un environnement de faible inflation et de taux d’intérêt bas, il ne fallait pas s’inquiéter de la taille de la dette fédérale, ce qui implique que les déficits devraient augmenter encore plus pour financer les travaux keynésiens d’infrastructures et autres dépenses .

Mais rien ne garantit que les conditions financières d’aujourd’hui se maintiendront indéfiniment. Peu importe, dans le long terme nous seront tous morts.

Le mythe de la réduction des déficits

La réduction des déficits budgétaires actuels et futurs, solution évidente au problème, elle a également tendance à être la plus difficile à réaliser politiquement. N’oublions pas l’état déplorable de la société civile.

Cela implique qu’il y aura une forte tentation de réduire la dette au moyen de mesures appelées «répression financière». Les décideurs vont essayer de réduire les coûts du service de la dette en plafonnant les taux d’intérêt que les institutions financières – y compris les banques et les fonds de pension et d’assurance – sont autorisées à payer.

Un plafond aux taux d’intérêt permet aux gouvernements de vendre et de rouler les obligations d’État à des taux d’intérêt plus bas qu’ils ne le pourraient autrement, car les épargnants ne peuvent pas obtenir de meilleurs rendements ailleurs.

Utilisée dans le passé, la répression financière a fonctionné, réduisant le ratio dette / PIB des États-Unis après la Seconde Guerre mondiale de 116% en 1945 à 66,2% en 1955 .

Cette réduction progressive est due au fait que les plafonds des taux d’intérêt sont inférieurs au taux d’inflation, ce qui a entraîné un rendement réel négatif pour les créanciers pendant cette période. En fait on impose une sorte de prelèvemlent sur le capital des préteurs.

Reinhart estime que si les taux d’intérêt réels avaient été positifs, la dette fédérale américaine en 1955 se serait élevée à 141,4% du PIB. Cette différence de 75 points reflète le montant de l’augmentation de la dette publique si le gouvernement n’avait pas recouru à la répression financière, toutes choses étant égales par ailleurs.

La répression financière réduit la croissance du PIB et elle est néfaste pour l’économie. La répression financière détourne l’épargne privée de l’investissement privé vers les titres d’État – généralement accompagnée d’une hausse de l’inflation en raison d’une demande excessive au taux d’intérêt contrôlé. Pour ces raisons, elle s’accompagne presque toujours d’une croissance relativement plus lente, d’une inflation élevée . La répression financière ce qui étouffe la reprise. Elle magnifie les inégalités!

De nombreux économistes croient à une accélération de l’inflation dès 2021, , il vont jusqu’à envisager 3 et même 3,5%. Je pense qu’il est trop tot pour une estimation valable.

L’autre possibilité serait pour le Congrès de promulger des augmentations d’impôts, ou de fixer un calendrier d’augmentations pour le moyen terme. C’est un subterfuge qui peut marcher même si sa crédibilité réelle est faible: la rigueur pour demain Hmm, ce n’est pas trés crédible! Surtout dans la situation présente de compétition strategique avec la Chine!

On évoquera peut etre , selon le résulat des éléctions, une taxe carbone, une taxe sur la valeur ajoutée ou une surtaxe sur les impôts sur les riches.

BRUNO BERTEZ

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