REBLOG

Douce France : Vers une récession en double creux et un effondrement en 2021 ? Les seniors vont-ils encore être tondus ?

La Bourse de  a connu sa pire semaine en trois mois. L’indice CAC 40 a chuté de 5 % et a perdu 20,88 % depuis le 1er janvier. Le marché baisse progressivement, suite aux mesures de protection sanitaire mises en place dans toute l’Europe. Les investisseurs se demandent si les plans de relance des États et la création monétaire des Banques centrales vont réussir à maintenir le rebond enclenché depuis la fin des confinements.

Le scénario officiel des médias est celui d’une reprise en U pour le second semestre 2020 avec la découverte d’un vaccin contre le Covid-19 au premier semestre 2021, une croissance économique satisfaisante et une hausse des valeurs délaissées en 2021 telles que les banques, l’automobile, l’aéronautique, les foncières, le tourisme et l’hôtellerie. Ces prévisions sont remises en question par une possible deuxième vague d’infections et les nouvelles restrictions de confinement telles qu’à Marseille, avec en prime l’arrivée de la grippe cet hiver. Une contraction dès le quatrième trimestre 2020 est fort possible, auquel cas la reprise en cours avorterait ; nous serions alors en présence d’une récession avec un double creux, plus particulièrement aux  et en Europe où l’économie de la zone euro a déjà chuté de 11,8 % au deuxième trimestre.

L’INSEE a prévu un taux de chômage de 9,5 % fin 2020. 715.000 emplois ont été détruits en France au 1e semestre, selon Le Monde. Un million d’emplois seront supprimés en France d’ici la fin de l’année selon Euler Hermes, leader du recouvrement commercial. Les défaillances d’entreprises françaises devraient reculer de -9 % en 2020 avant de connaître, selon l’assureur-crédit, une explosion de +32 % et un taux de chômage de 12,5 % en 2021. La vague de plans sociaux annoncée pour la rentrée de septembre va bien déferler sur la France, mais seulement début 2021. Les secteurs en restructuration à venir sont l’aéronautique, la distribution, l’automobile, le tourisme, l’événementiel, les banques. En juin 2020, Euler Hermes estimait qu’il y avait au total 9 millions de « jobs zombies » dans les pays de l’Union européenne, dont 1,8 millions en France. La Société Générale veut fusionner ses réseaux avec ceux du Crédit du Nord ; Auchan a déjà annoncé la suppression de 1.475 postes et le constructeur de bateaux Beneteau 1.390 emplois.

La dette publique commence enfin à inquiéter le Français moyen. Bruno Le Maire vient de le confirmer : « Une dette, ça se rembourse ». La dette publique française s’est envolée à 2.640 milliards d’euros au deuxième trimestre, soit 114 % du PIB, sous l’effet de la crise, soit la bagatelle de 200 milliards d’euros en trois mois. À la dette supplémentaire de 113,4 milliards d’euros de l’État, est venue s’ajouter 84,9 milliards d’euros des administrations de sécurité sociale et 2,7 milliards des collectivités locales. Le retour à la croissance et les réformes de structures, de diminution des dépenses publiques annoncées par Bruno Le Maire pour 2021 relèvent de la démagogie ; c’est au début du quinquennat de Macron que ces réformes auraient dû être effectuées.

Quant aux banques, les provisions pour risque de défaut sur les prêts aux entreprises explosent, avec +263 % pour le premier semestre à la Société générale et +414 % à la Banque postale. BNP Paribas serait très exposée aux prêts dans l’hôtellerie, le tourisme ou la distribution à hauteur de 235 % de ses fonds propres. Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution qui ne disposait que de 4,5 milliards d’euros fin 2019 pour assurer la garantie des dépôts bancaires (100.000 euros par client), en cas de défaillance d’une banque française, n’est qu’une sinistre plaisanterie.

Il semble également que les épargnants commencent à fuir l’assurance-vie, suite à la rentabilité insuffisante de 1 % des fonds euros, des risques sur les actions (krach) et sur les fonds immobiliers (télétravail et non location de bureaux vides, de commerces fermés). La décollecte sur les cinq derniers mois par rapport à 2019 est de 22 milliards d’euros. Selon le journal financier L’Agefi, l’assurance-vie va boire la tasse. Que ce soit pour les banques ou l’assurance-vie, seule la BCE serait à même de fournir les liquidités nécessaires en cas de crise, les gouvernements étant déjà surendettés.

 ne survivra pas politiquement aux bouleversements économiques et au tsunami social à venir, si la récession en double creux se réalise effectivement en 2021.

Le Figaro, dans son édition du 15 septembre, rend compte du rapport rendu par l’inspecteur des finances Laurent Vachey, qui avait été chargé par le gouvernement de réfléchir sur le financement de la dépendance, problème récurrent qui traîne depuis vingt ans et que les pouvoirs successifs évitent de résoudre, vu qu’ils n’ont le choix qu’entre de mauvaises solutions et qu’ils veulent éviter de heurter les Français.

Le rapport de M. Vachey est tout bonnement explosif ! Il s’agit de récolter un milliard d’euros en 2021 et de 4 à 5 milliards en 2024. On réaffectera, dans un premier, temps les sommes déjà collectées dans ce domaine. M. Vachey propose, ensuite, de créer une deuxième journée de solidarité, à l’instar de celle mise en place par M. Raffarin, qui avait retiré le lundi de la Pentecôte de la liste des jours fériés. Cette mesure est ambiguë, car il s’agit en réalité d’un prélèvement sur les entreprises. À ces dernières de répercuter ou non cette nouvelle taxe sur leurs salariés : elles peuvent leur faire cadeau de cette obligation (ce qui handicape leur compétitivité), soit les obliger à travailler gratuitement sept heures, voire supprimer un jour de RTT. L’alternative à cette mesure proposée par M. Vachey serait d’aligner la CSG des retraités sur celle des salariés et donc de rogner une nouvelle fois les pensions. Les seniors seraient une nouvelle fois tondus, ce qui serait politiquement insoutenable. L’une ou l’autre de ces mesures devrait rapporter 780 millions d’euros.

Le rapport préconise également de réduire de 400 millions d’euros la niche des travaux à domicile (sur un montant total de deux milliards). Beaucoup, à gauche, reprochent à cet avantage fiscal de ne profiter qu’aux plus aisés ; ils ont tendance à affirmer que « les riches peuvent payer ». Mais les personnes âgées de condition modeste utilisent aussi largement cet avantage fiscal qui leur permet de rester à domicile. On voit mal une contribution pour financer la dépendance mettre à mal un dispositif qui évite le placement en EHPAD. Le coup de rabot (20 % !) devrait sans doute concerner les moins de 60 ans et surtout les travaux de jardinage qui, déjà, l’an dernier, étaient dans le collimateur du pouvoir. Mais voilà bien une politique de Gribouille ! Sous le quinquennat de M. Hollande, les députés socialistes avaient rogné cette niche fiscale sous prétexte de taxer les riches. Résultat : explosion des licenciements, du chômage et du travail au noir, cocktail qui, pour finir, a coûté bien plus cher que les économies récupérées. On est vite revenu sur cette disposition !

Le rapport Vachey préconise aussi de diminuer de moitié l’abattement de 10 % dont bénéficient les retraités sur leurs revenus pour le calcul des impôts, le tout rapportant 1,5 milliard d’euros ! Une vraie boucherie ! Dernière mesure : supprimer l’exonération des charges sociales des employés à des personnes de plus de 70 ans, pour un gain de 180 millions d’euros.

Enfin, il serait obligatoire de contracter une assurance dépendance, dont le coût pèserait sur les maigres pensions de nos aînés.

Si les recommandations de M. Vachey étaient suivies, les revenus des seniors déjà bien malmenés en 2019 et 2020 subiraient un recul difficile à chiffrer, mais qui serait conséquent. Pas sûr que l’opinion publique l’accepte.

🎖COVID 19 : explosion de l’assurance maladie en vue ?

Selon les Échos, qui ont eu accès au PLFSS 2021, l’objectif national de dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) serait en pleine « explosion » du fait du COVID. Le gouvernement anticipe donc une continuation de l’épidémie l’an prochain. Au total, l’addition s’élève à plus de 10 milliards cette année, et à plus de 7 milliards en 2021. Cette prévision intègre le coût des tests, qui est d’ores et déjà colossal. Les complémentaires santé seront inévitablement mises à contribution. Toute la question est désormais de savoir si l’assurance-maladie peut survivre à cette épreuve… Le COVID devient un problème majeur pour les finances publiques aussi à cause des dépenses qu’il occasionne par sa simple curation. Selon les Échos, l’ONDAM devrait fortement augmenter dès 2020 pour intégrer les opérations directement liées au coronavirus. Parmi celles-ci, on trouve notamment le remboursement des tests effectués en masse depuis plusieurs mois, dont l’addition s’élève à au moins 2 milliards. Le COVID constitue un choc important pour les finances sanitaires, et de nouvelles mesures verront sans doute le jour dans les mois à venir. L’ONDAM 2020 a explosé Alors que la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 avait prévu des dépenses d’assurance-maladie de seulement 205 milliards, l’addition finale, après COVID, devrait s’élever à 215 milliards.

Catégories :REBLOG

Tagué:,

2 réponses »

  1. Non un simple creux qui s’appelle une tombe après avoir été tondus ,c’est le principe en vigueur avec sa mise en route virale programmée

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :