Art de la guerre monétaire et économique

Le Billet du LUPUS : Si l’on veut être délivré du Mal, commençons par nous délivrer du Bien !

Si l’on veut être délivré du Mal, commençons par nous délivrer du Bien !

 

C’est parce que le présent éclaire le passé et non l’inverse, qu’il est possible de mesurer avec moult précisions, et avec effarement, l’étendue des mensonges de nos gouvernements. Si les gouvernements disaient la vérité, nul besoin alors  de théorie du complot pour tenter de décrypter le présent. C’est ainsi qu’un complot chassant l’autre, mais surtout un complot pouvant en cacher un autre, il est  devenu d’usage pour les gouvernements de les nier en blocs, pour l’opposition contrôlée d’en limiter les effets, et pour l’opposition réfractaire d’en maximaliser l’importance.

 

Tout ceci à au moins un avantage pour le personnel politique en place mais jamais pour longtemps : pendant que l’on discute de la véracité et de la validité de tel ou tel complot, les agendas gouvernementaux continuent eux de courir, et les populations de mourir, ce qui fait que c’est toujours la génération suivante qui est victime du complot de la génération qui l’a précédée.

Et puisque l’on parle de génération sacrifiée, prenons  les « vacanciers » de 1936,pouvaient ils  imaginer que ce serait les mèmes, ou a peu prés, qui allaient  les  envoyer quelques années plus tard, se faire bronzer au son du tocsin germanique. Que nenni !

En 1945, tout juste rentrés des camps, on apprenait aux « survivants » du « plus jamais ça » qu’un grand projet européen  « fraternel » étaient désormais dans les cartons, après l’avoir été  bruyamment dans les canons. Voilà de quoi faire  perdre leur latin  teutonique aux derniers catholiques;  mais que voulez le complot à ses raisons que le coeur de la nation ne connait pas. Ainsi ceux qui se sont battus pour la plage et ses congés en 36, sont morts pour la France épongée en 39, pour renaitre européen en 45 !

Pour les communistes ce fut encore plus dur : alliés objectif  de l’Allemagne nazie en 39 au travers de son pacte  « germano demono-soviétique », ils durent endosser l’habit étroit de la résistance quelques années plus tard, pour finir platement par gouverner avec De Gaulle à la libération.  Dramatiquement amusant de constater que l’insécurité pour tous, qu’est la guerre, aura finit  par engendrer la sécurité  sociale pour quelques uns, entendez par là ceux qui survécurent  à la grande boucherie. Le tout sous l’égide « affectueuse » de nos « amis » communistes…

Paradoxe, paradoxe, tout n’est que paradoxe dans ce bas monde.

Mais je m’égare, alors revenons à nos moutons complotistes. Balzac en son temps disait déjà : « Il y a deux Histoires : l’Histoire officielle, menteuse qu’on enseigne, l’Histoire ad usum delphini, puis l’Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse ». Si l’on ajoute comme Machiavel que « le mal se déguise souvent sous l’apparence du bien ; mais l’homme l’éviterait sans peine, s’il se montrait sous la forme du mal », l’on comprend aisément pourquoi les gouvernements mondialistes du camp du Bien, réformistes comme révolutionnaire, préfèrent dénier les fondements de tout complot les incriminant. Car si complot il y a, il est ourdi d’abord contre les peuples, qui abasourdis, ne veulent pas dans leur majorité en croire un traitre mot, préférant aux mots vrais, des maux de traitres.  Un mensonge qui arrange, étant toujours préférable à une vérité qui dérange, selon l’adage populaire.  En matière de lâcheté Il n’y a visiblement pas que le Bourgeois à se satisfaire de son confort douillet, le Peuple aussi est lâche ! Ce n’est que quand il a tout perdu, même son honneur, qu’il rentre en résistance.

Prenons le covid19, en l’absence de véritable pandémie, il faut bien s’en remettre à l’explication complotiste, celle d’un prétexte, visant à reculer les limites d’un système économique à bout de souffle. Reculer les limites,  comme le furent en leur temps, l’abandon de l’étalon or par Nixon, la financiarisation de l’économie avec Reagan, l’abandon des règles prudentielles bancaires avec Clinton et le renflouement du système bancaire par la Fed sous Obama. Belle logique imparable en effet que voilà, puisqu’en 50 ans les Américains auront fait, grâce au Dollar, du « déficit spending » à moindre cout pour mener des guerres hégémoniques de part le monde, et consommer à tout va s’en jamais se soucier du règlement des factures. « Notre privilège, votre problème », il nous coute cher le Plan Marshall, à nous les vaincus de la Résistance.

 

Et puisque nous sommes en guerre, dixit Macron le fossoyeur des illusions perdues, à la guerre comme à la guerre, détruisons notre économie nationale, pour mieux la reconstruire, en new green deal façon mondiale et gouvernement Attali. C’est le principe du Grand Reset made in Davos,  en prolongement du  Socialisme fabien qui s’évertue depuis 150 ans à vouloir le Meilleur des deux mondes : le communisme intégral et le capitalisme dirigé,  pour au final n’en obtenir qu’un , celui d’un parfait syncrétisme idéologique entre Huxley et Orwell. Alors oui,  en la matière, le complot à du sens, toujours plus, en tous les cas, que d’en référer en permanence à l’incompétence généralisée ou à la pathologie de psychopathie avérée de nos chers gouvernants, même si dans certains cas, l’un n’empêche pas l’autre. 

Si l’on veut être délivré du Mal,  en attendant tel Godot la grande tempête façon Q,  commençons par nous délivrer du Bien, Bien qui consiste à penser que parce que nous le pensons, nous le valons bien. Pensez bien, c’est souvent penser mal, et pour certains, à mal .

 

LE LUPUS

 

« Le petit-bourgeois, figure dominante de la société actuelle, apparaît «branché» mais trahit un extraordinaire conformisme. Il est la cible et l’acteur principal de l’ahurissement intellectuel et des dispositifs de mise-au-pas régentés par le soft-totalitarisme d’aujourd’hui. »

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7 réponses »

  1. Dans le New- Normal nouvelles « formes » ils ne nous jettent plus les uns contre les autres ils ont décidés de la jouer « globale » eux contre les nous ..tout en nous divisant quand même a l’intérieur d’un pays…les guerres civiles fleurissent ici et la, les Etats-Unis écrivent la partition ..l’Europe réuni
    l’orchestre et nous allons valser…hélas pas a Vienne… ce sera une valse lente décomposée ..une dissolution ..comme un Chant de MALDOROR
    Notre futur:
    « Il est difficile de décider si le mot monstre est ici suffisant. Cela ressemble à quelque effroyable polymorphe sous-marin qu’une tempête surprenante aurait lancé sur le rivage, après avoir saboulé le fond de l’Océan. La gueule même de l’Imprécation demeure béante et silencieuse au conspect de ce visiteur, et les sataniques litanies des Fleurs du Mal prennent subitement, par comparaison, comme un certain air d’anodine bondieuserie. Ce n’est plus la Bonne Nouvelle de la Mort du bonhomme Herzen, c’est quelque chose comme la Bonne Nouvelle de la Damnation. Quant à la forme littéraire, il n’y en a pas. C’est de la lave liquide. C’est insensé, noir et dévorant. »
    Nos ennemis:
    « Alors, n’est-il pas vrai, on comprendra que l’ennemi dont Lautréamont a fait l’ennemi, le  » créateur  » anthropophage et décerveleur, le sadique  » juché sur un trône formé d’excréments humains et d’or « , l’hypocrite, le débauché, le fainéant qui  » mange le pain des autres  » et que l’on retrouve de temps en temps ivre-mort  » comme une punaise qui a mâché pendant la nuit trois tonneaux de sang « , on comprendra que ce créateur-là, ce n’est pas derrière le nuage qu’il faut aller le chercher, mais que nous avons plus de chance de le trouver dans l’annuaire Desfossés et dans quelque confortable conseil d’administration ! »
    Leon Bloy et Charles Beaudelaire a propos des CHANTS DE MALDOROR De Lautréamont.

  2. Comment allons-nous fêter Noël? Est-ce un bien de le faire si l’on est croyant?
    Est-ce un mal de le fêter si lon est un affreux mécréant?
    Ne pas pouvoir accrocher ses boules au sapin me met les boules, boules qui refusent la distanciation sociale. Et pourtant j’ai obéi avec ardeur – croyez-moi- aux ordres gouvernementaux, suivant rigoureusement leurs « deux poids, deux mesures »! Mais rien n’y a fait; elles refusent tout écart, même de conduite! Le petit Jésus ne trouve plus de crêche…Mes espoirs n’ont plus de béquille…Serait-ce un mal pour un bien qui me fera homme de combat?
    Ne suis-je, au bout du compte, qu’un pauvre petit homme balotté entre ses contradictions?
    Pourtant mon papa, coureur motocycliste, me disait toujours: « La bonne garde au sol, fils, c’est quand ta béquille ne frotte pas. Tu la supprimes ».
    Je ne peux donc plus faire d’étincelles, même en virage!
    Pour sûr, plus rien ne frotte à part le masque sur les joues et les oreilles.
    Les mauvais regards suspicieux des zéros qui se croisent se frottent de loin.
    Pour le près, il faudrait un peu de testotérone mais à force de frotter, le carter est perçé; elle s’est barrée.
    Eh oui, que voulez-vous! « L’homomodernus » a de grandes jambes et même s’il a la tête au-dessus des vapeurs d’échappement, sa pensée rase le sol. Un vrai gastéropode qui a l’estomac dans les talons!
    Et quel estomac! L’envie, la jalousie, la bassesse le font gargouiller!
    Tous ces estomacs qui marchent au pas cadencé créent un égrégore d’où sont exclues toutes possibilités de réflexions sur le Bien puisque le « mal » c’est l’autre, le maigre comme le pansu.
    Dans quelle catégorie ai-je ma place?
    Honni soit qui mal y panse!

  3. « … A la noire énigme de l’ingratitude, répond le clair mystère de la générosité. Si l’ingratitude est l’en deçà de la raison, la générosité est son au-delà. L’ingratitude est déraisonnable. La générosité est une divine folie. Lorsque ces deux forces s’équilibrent, la raison humaine dispose de quelque chance d’affirmer ses prérogatives mesurées. Or jamais, dans l’histoire du monde, cet équilibre en fut aussi tragiquement rompu. Jamais ne fut plus nécessaire l’implosion dans nos âmes de la divine folie de la générosité. La générosité est un ensoleillement intérieur. Elle défie à la fois la pensée calculante et l’imprévoyance médiocre. Naguère, on nommait les généreux des précurseurs. Ils furent de ceux qui se sacrifient pour la beauté reçue. L’humilité et l’amour-propre trouvent en la générosité leur point de haute pertinence. Ce point, qui est la pointe de la spirale ascendante, peut seul nous délivrer du cercle du Mal.
    Le monde moderne n’est pas exactement un monde où le Mal domine le Bien; il est un monde encerclé par le Mal. Non certes que le Bien y fût absent, mais rendu inopérant, confondu devant les obstacles innombrables, enfermé en lui-même, son rayonnement natif est devenu le principal, sinon l’unique objet de vindicte de l’immense foule des ingrats. Le Mal n’est pas moins gradué que le Bien dont parlent les néoplatoniciens. Ainsi, il existe une ingratitude banale, et pour ainsi dire sommaire ou vénielle, qui se contente de prendre sans remercier. Plus bas, et plus proche de l’opacité, il est une ingratitude nihiliste, qui refuse de prendre, qui se refuse au Don, quand bien même elle en serait l’exclusive bénéficiaire, sans aucune contrepartie imaginable. Plus proche encore des ténèbres, il est une ingratitude qui veut la mort de celui qui donne. A cette profondeur ténébreuse, la divine Providence elle-même devient inopérante. Le cercle s’est refermé étroitement sur le Bien et cet exil de l’exil, cet oubli de l’oubli ne laisse plus passer le moindre rai de lumière. Le mépris, l’opprobre, l’indifférence, la persécution qui furent et demeurent l’apanage sacrificiel des grands auteurs, tiennent à cette réalité abyssale de l’ingratitude. Réalité abyssale, métaphysique du Mal, énigme noire,- ces expressions sont encore faibles pour désigner l’étrange scandale que constitue, – chaque auteur en aura fait l’expérience, – la non-réponse, ou la réponse déloyale, procédurière, mesquine qui est donnée aux œuvres. »…..
    De Luc-Olivier d’Algange
    Prolégomènes à une lecture maistrienne des temps présents
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  4. « Si l’on veut être délivré du Mal, commençons par nous délivrer du Bien ! »
    Que savons du bien et du mal ?
    Le mal existe t-il de tous temps ?
    Si non, il faut savoir quel est le rapport qui peut exister entre les principes mêmes qui ont créé la vie et dirigé l’évolution et les actions des hommes ; pourquoi la nature humaine est organisée de telle sorte qu’en suivant ses impulsions l’homme ne va pas toujours vers le bien ?
    Quelle signification on doit donner au mot bien et au mot mal, quel est le but que l’homme doit chercher à atteindre, en un mot, qu’est-ce que la perfection morale ?
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/lebienetlemal.html

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