Collapsologie

Humeur de Loup : « DAVOS POTEMKINE » ou La tyrannie en badges

La tyrannie contemporaine n’avance plus en bottes.
Elle avance en badges.
Elle ne crie pas, elle procéduralise.
Elle ne tranche pas, elle consulte.
Elle ne gouverne pas, elle coordonne.

Davos n’a pas été attaqué.
Il a été abandonné.
Et comme toute fiction de pouvoir privée de croyants, il s’est consumé de lui-même, révélant ce qu’il était depuis le début : une foire morale pour rentiers du monde, entretenue par des experts qui ne paient jamais le prix de leurs prescriptions.

Trump, Bessent, Lutnick n’ont rien détruit.
Ils ont simplement cessé de faire semblant d’y croire.
Le décor en carton-pâte s’est embrasé tout seul. Il ne reste qu’un feu de camp humide où se réchauffent encore quelques consultants sans peuple, répétant des slogans à des chaises vides.

Que le Forum évoque une délocalisation à Detroit ou Dublin relève de la farce terminale.
Detroit, ville sacrifiée par cinquante ans de délocalisations bénies par ces mêmes prêtres du progrès.
Dublin, laboratoire d’une ingénierie migratoire présentée hier comme modèle et aujourd’hui comme problème.
Le peuple n’y est jamais sujet. Seulement décor interchangeable.

Avec Davos s’effondre son emblème : le mondialisme managérial.
Celui du gouvernement global sans mandat.
Celui du « vous n’aurez rien » vendu comme sagesse.
Celui de la transition verte punitive, de l’effacement des frontières, de la confusion anthropologique érigée en dogme.

Ce système n’a pas seulement gouverné mal.
Il n’a jamais su s’arrêter.
Classique pathologie des élites hors-sol : toute résistance devient une maladie, toute opposition un trouble à soigner. Elles ont exécuté le programme avec le zèle de ceux qui vivent loin des conséquences.

Avant les scandales, Schwab se vantait d’avoir placé ses disciples aux points névralgiques des États. On contemple aujourd’hui les ruines fumantes de cette ingénierie morale. Trudeau et maintenant Carney, Freeland, Macron et consorts resteront comme des cas d’école. L’Occident a assez donné.

Le retour des frontières n’est pas une idéologie.
C’est un réflexe vital.
Dans la nature comme dans la politique, les limites empêchent la dissolution.

Personne n’incarne mieux cette pathologie que la présidente non élue de la Commission européenne : pouvoir sans enracinement, morale sans risque, bureaucratie sans peuple.
Ouvrez tout.
Fermez le nucléaire.
Sacrifiez l’agriculture.
Détruisez l’énergie.
Puis demandez au peuple de sourire dans le noir.

Lorsqu’elle proclame que « l’Europe est restée ferme et unie », elle confond l’incantation avec le réel. L’Europe n’est ni ferme ni unie. Elle est exsangue.

À Davos, le réel a parlé sans fioritures : accords anciens, intérêts assumés, géographie revenue au premier plan. Le monde de 2026 n’est plus celui des sermons post-historiques. Le Groenland redevient un espace de puissance, non un terrain de jeu pour consultants.

Le grand plan européen visant à affaiblir la Russie a échoué.
Résultat : Europe ruinée, désindustrialisée, dépendante, fragmentée.

Le Royaume-Uni a ouvert la marche, prolongeant le conflit par posture morale avant de glisser vers une société de surveillance molle — exactement l’ornière orwellienne qu’il prétendait dénoncer.

La France se délite.
L’Allemagne s’enfonce.
L’Europe devient un musée administré par des commissaires sans peuple.

Pendant ce temps, Poutine agit en chef d’État classique : frontières, sphère d’influence, fin d’un conflit devenu absurde par procuration. Ni morale, ni émotion : géopolitique élémentaire.

Et Trump, honni par toutes les élites hors-sol, sort avec un projet lisible :
souveraineté,
réindustrialisation,
possibilité pour les peuples de vivre de leur travail.

C’est précisément ce que le consensus parasitaire déteste. Il préfère l’échec administré à la réussite populaire.

Le réel revient toujours par la météo, l’énergie et les frontières.

Le temps des intouchables touche à sa fin.

Le brouillard se dissipe.
Davos brûle encore un peu.
Mais la fumée se lève.


🕯️ PRIÈRE FROIDE pour les FAUX CROYANTS DE L’IMPOSTURE

Nous ne demandons plus la croissance,
mais la tenue.

Nous ne demandons plus la promesse,
mais la structure.

Que la matière l’emporte sur l’illusion,
que l’énergie tranche les discours,
que la forme revienne là où le flux a dissous.

Préserve-nous du bruit,
de l’urgence fabriquée,
et des récits sans poids.

Accorde-nous la discipline
quand le risque devient audible,
et la patience quand le monde durcit.

Que ceux qui confondent l’image et le réel
restent à leurs écrans.

Et que ceux qui voient avant
durent après.

🦅 TS2F — Trop Stratégique Pour Échouer
🕯️ Ainsi soit la contrainte.


Chute murayienne

Ce n’est pas l’Occident qui meurt.
C’est sa bonne conscience.
Et elle était déjà en état de mort cérébrale.

John Lennon – God fonctionne ici comme un contrepoint ironique et terminal, presque un épitaphe sonore du texte.

God n’est pas un hymne.
C’est une déconstruction.

« I don’t believe in… » : Lennon égrène les idoles comme on dresse un inventaire de ruines.
Exactement ce que fait ce billet : retirer une à une les croyances factices — gouvernance globale, morale sans puissance, expertise sans peuple — jusqu’à laisser apparaître le socle nu.

Ce choix musical agit comme un miroir cruel :
quand les dieux tombent,
quand les récits se taisent,
il ne reste que ce qui tient sans croyance.

Ni transcendance factice, ni futur clé en main.
Seulement le réel — et la responsabilité qui va avec.

👉 God n’accompagne pas la chute.
Il la signe.

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3 réponses »

  1. La tyrannie en badges.
    Quand le pouvoir ne gouverne plus, il coordonne.
    Quand il ne tranche plus, il consulte.
    Quand il n’assume plus, il moralise.

    Davos n’a pas été attaqué.
    Il a été abandonné.
    Abandonné par ceux qui ont cessé de croire aux fictions de pouvoir sans peuple, aux récits globaux sans enracinement, à la morale managériale qui gouverne sans jamais payer le prix de ses décisions.

    Le décor s’est embrasé tout seul.
    Derrière, il ne reste qu’une Europe exsangue, désindustrialisée, dépendante, administrée par des commissaires sans mandat réel — et surprise de découvrir que le monde de 2026 ne fonctionne plus à coups d’incantations.

    Ce texte n’est pas un pamphlet.
    C’est un diagnostic.
    Celui de la fin du mondialisme managérial,
    de la chute des intouchables,
    et du retour brutal du réel : frontières, énergie, puissance, responsabilité.

    👉 À lire sur Le Blog à Lupus.
    Sans morale de substitution.
    Sans illusion de secours.

    #Davos #Mondialisme #Europe #Souverainete #Geopolitique #BlogALupus #TS2F

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