A Chaud!!!!!

L’Edito du Dimanche 11 Aout 2013: Le partage du travail à l’échelle de l’Europe Par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 11 Aout 2013: Le partage du travail à l’échelle de l’Europe Par Bruno Bertez

Atlantico nous a demandé, il y a quelques jours, un article sur le thème, formulé vulgairement: quelle est la plus grosse connerie de l’actuel gouvernement français en matière économique?
Nous avons décliné l’offre car nous considérons qu’un article ne suffirait pas. Il faudrait, soit en faire un feuilleton pour l’été, soit publier un livre de quelques centaines de pages.

Par ailleurs, aucun article ne peut exposer « la plus grosse connerie du gouvernement », car c’est l’ensemble de la politique suivie qui est incohérent, contradictoire, gribouillesque. Gribouille, nous vous le rappelons, c’est ce personnage célèbre qui se jetait à l’eau pour ne pas être mouillé.

Image du Blog pauvrefrance.centerblog.netFrance GDP vs PMI & jobless claims

  L’objectif annoncé, mieux même, claironné par ce gouvernement, est la lutte contre le chômage. La lutte pour l’emploi. Nous n’avons aucune raison de croire que ce gouvernement, pour reprendre Platon, est méchant, fait le mal volontairement. Nous lui faisons ce crédit des bonnes intentions.
S’il n’est pas méchant volontairement, il n’y a qu’une hypothèse pour expliquer sa politique, c’est qu’il est ignorant. Nous retenons cette hypothèse car c’est notre jour de bonté, nous sommes inclinés sinon à l’indulgence, du moins à la compréhension.

Ce sont de pauvres gens, totalement dénués, à la fois de connaissances théoriques et, encore plus, d’expérience de la pratique entrepreneuriale. Et comme nous le répétons sans cesse, ce sont les Français et leurs corps intermédiaires qui sont responsables, ils les ont choisis, ils les ont eus. Maintenant, il faut boire la coupe jusqu’à la lie.

Image du Blog pauvrefrance.centerblog.net  

Nous avons expliqué que le problème n’est pas la gestion de Hollande ou Ayrault, mais leur choix. Comme le dit Cioran, la seule solution au problème de la vie, ce n’est pas le suicide, non, la seule solution, c’est de ne pas être nés. Il en va de même des socialistes, ce qu’il aurait fallu, c’est ne pas les choisir. Laissons de côté la question de savoir si la fausse droite et Sarkozy aurait fait mieux, vous savez ce que nous en pensons…

Nous acceptons, facialement, la revendication gouvernementale selon laquelle la priorité est la lutte pour l’emploi, la lutte contre le chômage. Ajoutons que l’objectif, revu et remanié, par cette classe politique, n’est guère ambitieux puisque la nouvelle formulation de ce volontarisme, c’est: infléchir, ralentir. Auparavant, il s’agissait de faire régresser .

 French unemployment rate by age 

L’objectif mérite d’être précisé et analysé en terme de contenu. Les chiffres du chômage sont des attrapes nigauds et seule compte la réalité qui se cache derrière ces chiffres. Pourquoi? Parce que la perte ou l’absence de possibilité d’emploi ne sont pas des abstractions, derrière il y a un vécu, une souffrance, voire un ressentiment. Derrière les signes, mauvais reflet « soft », il y a toujours du « hard » et c’est lui qui compte. On va donc créer des parkings à chômeurs, plus ou moins jeunes, pour dégonfler les statistiques et on va le claironner.

Cela fait longtemps que la France s’enfonce dans cette cosmétique et, bien sûr, la pratique n’est pas propre à la gauche, elle est régulièrement aussi celle de la fausse droite. Face à l’inflation des chiffres, on déflate.

Mais la question n’est pas là. La question est que l’on marche sur la tête car, au plan réel, ce qui compte, ce sont les vrais emplois. Ceux qui sont productifs, ceux qui créent des richesses, ceux qui sont productifs de biens et services internationalement négociables. La France est endettée, elle consomme , ou plutôt gaspille plus qu’elle ne produit et ceci la conduit à la perte de souveraineté, à la dépendance vis à vis des marchés, c’est à dire des banques et bien sûr, vis à vis de l’Allemagne.

France trade balance since 1970

Ce qu’il faut, ce sont des emplois productifs. Tout le reste correspond à de la répartition, à du partage, lesquels, au lieu de traiter le mal français, ne font que l’aggraver. Tant que l’on se fixera de façon incantatoire des objectifs abstraits, poudre aux yeux, on aggravera le mal, on creusera la tombe économique et sociale.

Le changement de politique internationale et européen , qui modère jusqu’à le supprimer, l’objectif de rééquilibrage des comptes et la restructuration des budgets produit, mécaniquement, sinon une embellie passagère, du moins une apparence de stabilisation. Il n’y a là rien d’anormal, on sait qu’il y a un lien, une petite corrélation, entre l’activité et l’emploi. La pause, et peut-être même l’abandon des politiques de restructuration fiscale, devrait être mis à profit pour prendre les mesures qui s’imposent afin d’ améliorer le potentiel du pays et sa capacité a créer des emplois. Hélas, il n’en est rien, la pause est mise à profit… pour faire de la petite politique politicienne, c’est à dire tenter de remonter dans les sondages. Comme le dit le père fouettard allemand de la Bundesbank, « On gaspille la fenêtre qui a été ouverte » .

Elle ne durera pas longtemps, cette ouverture de fenêtre, car elle est artificielle. L’ouverture ne résulte pas d’une appréciation de la situation, mais d’une manipulation. La manipulation de Draghi. Ce qui s’est passé en 2012 se réduit à ceci: les banques ont pesé sur les marchés et menacé de couper les vivres aux Etats, afin de faire pression sur la Banque Centrale et obtenir que celle-ci accepte de fournir tout refinancement en toute quantité. Les banques ont gagné. En apparence. Car, comme les pays et les gouvernements, elles ont gâché, gaspillé le temps, le sursis obtenu par le chantage. Aucune opération de reconnaissance des pertes, aucune véritable mesure de réorientation stratégique. On traîne et on va continuer de traîner des comptes faux et des risques disproportionnés en regard des bilans et des ressources stables. L’Anglo-saxon et le FMI ne s’y trompent pas, qui réclament une restructuration d’envergure de l’appareil bancaire européen.

La pause dans l’austérité ne sera pas éternelle. Elle ne durera que le temps de la surabondance des liquidités globales. On l’a vu récemment, lorsque la mer des liquidités spéculatives a menacé de se retirer, les pays à risque, les émergents, ont trinqué. Encore faut-il tenir compte du fait que tout le monde injecte, il n’y a pas que l’Américain, les injections des pays tiers limitent en quelque sorte le reflux.

Il reste que l’Américain est central, roi ; c’est lui qui donne le « la » et l’échéance du mandat de Bernanke fait planer une lourde incertitude sur la poursuite de la politique monétaire de la Fed. On sait que Summers n’est pas tendre à l’égard de la politique monétaire actuelle et qu’il modifiera, dans un sens purement favorable aux Américains, le dosage entre politique monétaire et politique fiscale. Summers a compris et peut-être fera comprendre à Obama que l’idéalisme monétaire de Bernanke est une imbécillité en l’absence de processus, de dispositif de transmission.


Summers a compris que le seul mode de transmission de la politique monétaire, dite stimulante, passe par le déficit budgétaire. Le déficit budgétaire injecte de la demande, produit de la création de crédit d’Etat, des revenus et ces revenus, fabriqués par le crédit, font tourner la machine économique. La transmission, c’est cela, c’est là qu’elle se fait, pas dans les incantatoires effets de richesse. Une telle politique, si Summers était choisi et s’il la mettait en œuvre, bouleverserait la donne sur les marchés. Notre pari est que l’on ne peut compter sur le maintien des dispositions favorables des marchés et que les facilités -gaspillées- dont bénéficient les Européens ne sont pas garanties.

Elles sont temporaires.

Non seulement on se laisse bercer par les facilités renouvelées, mais précaires, du crédit, non seulement on gaspille le répit accordé, mais fondamentalement, on s’enferre. C’est secret de polichinelle que les banques des pestiférés, les Italiennes et les Espagnoles, font le tourniquet. Elles continuent d’aggraver leurs risques en faisant la contrepartie des emprunts d’Etat de leurs souverains. Lorsque le petit nuage crèvera, les bonds vigilantes, les vrais, pas les faux nez des banques, risquent d’imposer un peu plus de discipline.

Tout ceci pour dire que les éventuelles embellies sur l’emploi, les cosmétiques et les autres, ne représentent rien de solide, elles ne constituent pas une tendance qui pourra se développer, spontanément, dans la bonne direction.

En revanche, il y a des éléments récurrents, durables, qui vont dans la mauvaise direction. Et cela tient à la politique générale qui est suivie: la politique de solidarité à l’égard des pestiférés. On s’endette et détruit un peu plus son bilan pour leur venir en aide, on ferme les yeux sur les perversions, tricheries, et on subit leur concurrence destructrice d’emplois français. On accepte que leurs économies baissent leurs coûts salariaux par le travail au noir, on finance leurs exportations, on ferme les yeux sur les dumpings.

L’Espagne et, à un degré moindre l’Italie, utilisent les facilités qui leur sont ainsi offertes sur un plateau. La solidarité, façon socialiste français, consiste à alourdir la situation de la France et de l’économie française afin d’alléger celles des plus pestiférés. Elle consiste à aider les concurrents à détruire les emplois français. La politique de solidarité européenne du gouvernement Hollande transfère l’emploi français, le productif, à la périphérie. Nous disons bien le vrai emploi, c’est à dire celui qui rééquilibre les comptes extérieurs, paie les dettes, celui qui fait des travailleurs, non pas des assistés, mais des bread-earners. A force de penser faux, de nier la réalité des marchés et donc celle de la compétition, on fait le contraire de ce qu’il conviendrait de faire pour satisfaire ses objectifs.

L’Espagne, concurrente directe de la France dans de nombreux domaines, fait un tabac sur les marchés extérieurs. Le montant des contrats qu’elle engrange est ahurissant . Rien que dans la construction, là où elle est en concurrence directe avec la France, l’Espagne vient d’ engranger un carnet de près de 80 milliards. Le redéploiement des grands firmes espagnoles à l’exportation prend des proportions qui étonnent les Espagnols eux mêmes: de Riyad à la Mecque, on saute à Sao Polo, on passe par Londres, Liverpool, le Texas, Montréal, Panama, Ouarzazate, Macao, Nadym en Russie, Istanbul.

La liste des succès espagnols, obtenus à la faveur de la politique de solidarité prônée par le gouvernement Hollande, s’égraine comme un catalogue des échecs français. Comme le précise le gouvernement espagnol qui se glorifie, bien sûr: dans tous ces grands contrats, la part du travail proprement domestique ressort en moyenne à 84%.

Singulier gouvernement français qui, chez lui, pratique une politique d’emplois bidons et qui partage le vrai travail, le productif, avec ses concurrents stratégiques. Autre version du partage du travail?

BRUNO BERTEZ Le Dimanche 11 Aout 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

EDITO PRECEDENT: L’Edito du Dimanche 4 Aout 2013: Les marchés créent de la valeur, pas à Detroit! par Bruno Bertez

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12 replies »

  1. Le contenu du con tenant serait donc inadéquat ?

    De plus son but annoncé serait de contine hué ? Une histoire à ne pas écrire pour l’amour du ciel !

    QUELLE HORREUR !!!

    Et MERCI une fois de plus à Bruno Bertez pour cette analyse aussi implacable qu’indiscutable.

    Vous avec TOUS (pas si sur ?) bien sur compris que « c’est pour rire » que je niaise ainsi.

    Dame, (il me semble ?) qu’il en faut au moins un pour déconner un peu ?

    Non, je veux dire ICI …. aussi ! lol

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  2. Autre citation de Cioran: « Quand je descends dans la rue, au milieu des gens, extermination, est le premier mot qui me vient à l’esprit…… » Cet homme clairvoyant est évidemment politiquement incorrect, cela va sans dire!

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  3. Le gouvernement par ci, le gouvernement par là, à croire que c’est le gouvernement qui conçoit les produits de valeur exportables dont vous parlez dans l’article, c’est à dire des produits que les gens veulent, utiles, pratiques et de qualité.
    En France, les entrepreneurs passent plus de temps à quémander des subventions et à organiser leur délocalisation qu’à faire leur travail. Le gouvernement gère une situation catastrophique avec les outils technocratiques transmis de génération en génération. Hollande est prisonnier de l’énorme dette et de la corruption érigées en système par son prédécesseur. Il n’y parviendra pas parce que d’une part il fait partie du système corrompu qui est la cause de cette catastrophe et d’autre part parce qu’il ne comprend pas comment la monnaie unique, trop forte pour nos entrepreneurs mendiants, ruine notre compétitivité.

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    • Merci de résumer en un seul commentaire plusieurs articles que nous avons publié sur ces thèmes et dans le même esprit.
      Je corrige cependant : son prédécesseur en ses prédécesseurs.

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    • La vision caricaturale de l’entrepreneur Français que vous présentez ici me désole quelque peu. La plupart des subventions sont versées a des grosses boites et non les TPE et PME. Un entrepreneur cherche un retour sur investissement. J’ai été entrepreneur dans mon pays qui est la France mais je me suis mis en « stand by ».
      Alors je vous rejoins sur un point, je vais dépenser ce que l’état m’a laissé pour probablement payer un avocat fiscaliste et voir comment il peut améliorer ma situation. Cet argent n’apportera rien à l’économie du pays mais sera pour ma sécurité et celle de ma famille.

      l’entrepreneur que j’étais n’injectera plus d’argent en capital pour entreprendre en France.
      Actionnaire d’une société ou j’ai investi en 2008 je touche essentiellement des revenus lorsque nous dégageons des dividendes. J’ai fait ce choix de rémunération car je suis salarié sur une autre société dont je suis également actionnaire. (PS: ces deux sociétés sont des PME si on veut ou des TPE avec 32 salariés et 20 salariés pour la plus récente de 2008.
      Bref, donc mon investissement en temps, car j’ai travaillé depuis 2008 sans salaire pour développer cette dernière société et boostez l’activité, et j’ai mis de l’argent.
      Bref lorsque nous avons fait une très belle année (2012) j’ai fait fin d’année le calcul de ce que j’allais touché bien entendu.
      Alors prenons une base de 100k euros de bénéfices me concernant (par rapport à mes parts).
      Déjà on enlève 33% d’impôt sur les sociétés il me reste donc 66K Euros.
      Ensuite toujours sur les 66K on enlève 18,5 de csg et RDS, soit 12.2 K en moins
      il ne me reste déjà plus que 53.8 K Euros.

      Et allons y cette année pour le bouquet final.
      Etant mensualisé je paie tous les mois mes impôts, prenons une base 1K euros mensuel depuis janvier 2013 jusqu’en septembre pour payer les impôts de l’année fiscal 2012.
      Viendra se rajouter un petit réajustement de 1,5K derrière pour bien faire les choses bien sur.
      j’aurai donc payé en octobre 1k*9 +1,5 K d’impôts sur les bénéfices pour 2012.

      Comme notre cher François et notre Mosco_vient_ici n’en avait pas assez, hé bien voilà qu’au mois de mai au moment des versements de dividendes, étant donné que les méchants entrepreneurs se « gavent » on va leur prendre déjà l’impot de l’année 2013.
      Et me voilà ponctionné sur les dividendes d’un taux dit « d’acompte sur l’impot sur le revenu » (oui oui je vous parle bien de celui que l’on soldera en septembre 2014) à hauteur tenez vous bien !! de 21%.

      De ce fait je suis ponctionné de 11.3K euros . sachant que je me suis marié en juin, et que j’ai 3 enfants, je paierai la moitié de ce qui m’est prélevé en acompte.

      Coup de fil à mon inspecteur des impots, qui n’a aucune trace de cet accompte (versé au centre des impots des entreprises) et qui ne connaît pas cette nouvelle loi !!! oui oui c’est bien ça.
      Mais je peux dire une chose, il était compatissant au téléphone et cherchait à m’aider.

      Bref au final il me reste donc versé au titre des dividendes la somme de 42,5K euros sur 100K euros de bénéfices avant impot.

      De plus en regardant de plus près j’aurai versé entre janvier et septembre 2013 10,5K de mensualisation+11,3K d’accompte pour 2014 soit 21,8 K euros,

      Mon solde budgétaire est donc de 42,5K-10,5K. Bref il reste 32K.

      Vous parlez d’entreprendre? Entreprendre quoi?
      Oui entreprendre la recherche rapide de la protection de l’argent honnêtement gagnée avant que le trou noir Hollande finisse par me prendre plus que ce que je ne gagne.

      Alors Mr, entreprendre oui, me prostituer à 50h/semaine pour un tel résultat non, alors en effet je vais faire partie de la masse d’entrepreneur qui vont chercher des subventions (bien que ce n’est pas mon cas mais pourquoi pas finalement) pour récupérer une partie de l’argent que l’on m’a volé, et je vais destiner mes économies à payer des gens compétents pour protéger mon patrimoine.

      C’est le bobo socialisme à la Française qui a tué le travail et non le travail qui a tué les Français.

      Je suis entrepreneur depuis 15 ans, je gère du personnel depusi autant de temps, j’ai créé plus de 50 emplois minimum depuis que j’ai commencé à entreprendre et je considère qu’aujourd’hui on me vole.

      Les entrepreneurs « mendient » après le passage du bourgeois venu percevoir sa taxe, sa dime.

      Hollande ne comprend rien à l’économie de marché et la production de richesse. C’est bien ce gouvernement qui a fait monter d’un cran la pression sur les nos TPE et PME. Les entreprises disparaissent par rachat par les « groupes nationaux ». La disparition des TPE et PME c’est la dispariation des classes moyennes hautes.

      A la place de changer de politique économique on enfonce le clou en place dans le bois pourri.

      Alors oui Mr C’est bien le gouvernement, ceux désignés soit disant par le peuple pour gouverner, gérer, qui est responsable de ce qui arrivera.

      Pour le reste je suis tout à fait d’accord mais un peu de respect pour les entrepreneurs.

      Bien à vous.

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      • Le malentendu n’est pas nouveau, c’est évidemment aux autres de payer.
        Le service de la dette est le premier poste budgétaire et ne cesse d’augmenter. Hollande n’est que le dernier de la longue liste de chef d’état à l’origine de cette catastrophe financière. Sa seule originalité est d’arriver au moment où tout le monde réalise qu’il mettre fin à cette longue glissade vers l’abîme. Lui mettre tout sur le dos et crier à la spoliation est facile mais malhonnête. Son prédécesseur à lui seul à doubler la dette de la nation en dépensant sans compter et en diminuant les impôts des plus riches pour laisser au final un pays désuni au bord du dépôt de bilan.
        L’heure est donc venue de rembourser et pour tous, de mettre la main à la poche.
        Si vous regardez autour de vous ce qui se passe, vous verrez que le système anglo-saxon, que l’on veut à toute force nous vendre, ne s’en sort pas. Les américains coulent, les anglais coulent, les japonais coulent.. la misère progresse dans tous ces pays.
        Perso, je suis content de vivre en France et de payer ma part à la société dans laquelle je vis et dont je fais partie quelques soient par ailleurs sa corruption et ses abus dont je suis tout à fait conscient.

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      • @Zoltis

        Hum, je comprends TRÈS BIEN tant votre parcours que vos mutations et vos choix …
        parce que d’autres temps … plus anciens, j’étais arrivé aux mêmes conclusions !

        J’avais après mure (et douloureuse) réflexion fait le choix de l’expatriation
        dans un pays où les choses étaient BEAUCOUP plus simples et POSSIBLES.
        Le Canada en l’occurrence.

        Une certaine aspiration vers un « socialisme » à la française s’est mis à grandir
        (au Québec en particulier) et de nos jours, la situation est moins sympa
        qu’elle a pu l’être il y a qq décennies.

        N’empêche, AU VU DE CE QUI SE PASSE …. un peu partout ?
        Ben savez vous, comme je le dis à mes amis qui me demandent pourquoi
        je ne « reviens pas » dans la mère patrie ?

        Au meilleur de ma connaissance, LE CANADA EST ((l’un des TRÈS RARE)
        LE MOINS MAUVAIS ENDROIT POUR VIVRE EN CE MOMENT SUR LA PLANÈTE TERRE ?

        LE MEILLEUR DONC ? Bien ça, je n’arrive pas à le dire, MAIS LE MOINS MAUVAIS ? OUI !

        Pensez y ! « Des gus comme vous ont leur place par icitttt ! »

        BONNE RÉFLEXION ET BONNE CHANCE.

        ET … EN TOUTE VÉRITÉ, NE PENSEZ SURTOUT PAS QUE LES CHOSES
        VONT ALLER EN S’AMÉLIORANT ! Comme le disais Sénèque,
        alors qu’il « voyait » le capitaine pédalo dans un rêve prémonitoire (sic) !

        LE PIRE EST À VENIR !

        Étonnant non ?

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  4. Lundi 12 août 2013 :

    La Grèce aura besoin d’une aide supplémentaire en 2014, selon la Buba.

    Depuis la déclaration des ministres des Finances de l’Eurogroupe, le 27 novembre dernier, il ne fait plus de doute que la Grèce bénéficiera, d’une façon ou d’une autre, d’un nouveau soutien financier. Les créanciers d’Athènes s’y sont clairement engagés à étudier de nouvelles mesures de réduction de la dette pour autant que le pays soit parvenu à dégager un excédent primaire de son budget (c’est-à-dire hors charges de la dette). Ce dont le gouvernement d’Antonis Samaras s’est fait une priorité absolue pour la fin 2013.

    Dans le document cité par le « Spiegel », présenté comme un rapport de la Bundesbank destiné au ministère allemand des Finances et au FMI, la banque centrale allemande prédit que les Etats européens « vont certainement s’accorder sur un nouveau plan d’aide à la Grèce » d’ici au début 2014 au plus tard. Au début du mois d’août, le FMI avait publié un rapport indiquant qu’il manquerait 11 milliards d’euros à la Grèce pour les années 2014 et 2015 pour tenir son objectif d’endettement.

    http://www.lesechos.fr/journal20130812/lec2_entreprise_et_marches/0202944751283-la-grece-aura-besoin-d-une-aide-supplementaire-en-2014-selon-la-buba-594565.php

    Sur ces 11 milliards d’euros de prêts à la Grèce, environ 19 % seront prêtés par les contribuables allemands, et environ 14,5 % seront prêtés par les contribuables français.

    Problème : l’Allemagne n’a pas cet argent, et elle va donc devoir l’emprunter.

    De même, la France n’a pas cet argent, et elle va donc devoir l’emprunter.

    En tout, cela fait 240 milliards d’euros qui sont prêtés à la Grèce, avec l’espoir que la Grèce remboursera … un jour.

    Contribuables, préparez-vous à subir des dizaines de milliards d’euros de pertes.

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  5. Conversation entre un président de la République française (de gauche ou de droite, peu importe) et un Premier ministre français (de gauche ou de droite, peu importe) :
    En 2009 :
    – Le Premier ministre : Chef, la Grèce est en faillite.
    – Le Président de la République : Qu’on lui prête 10 milliards d’euros !
    – On ne les a pas.
    – Qu’on les emprunte, et ensuite qu’on les prête à la Grèce !
    En 2010 :
    – Le Premier ministre : Chef, la Grèce est en faillite.
    – Le Président de la République : Qu’on lui prête 50 milliards d’euros !
    – On ne les a pas.
    – Qu’on les emprunte, et ensuite qu’on les prête à la Grèce !
    En 2011 :
    – Le Premier ministre : Chef, la Grèce est en faillite.
    – Le Président de la République : Qu’on lui prête 100 milliards d’euros !
    – On ne les a pas.
    – Qu’on les emprunte, et ensuite qu’on les prête à la Grèce !
    En 2012 :
    – Le Premier ministre : Chef, la Grèce est en faillite.
    – Le Président de la République : Qu’on lui prête 150 milliards d’euros !
    – On ne les a pas.
    – Qu’on les emprunte, et ensuite qu’on les prête à la Grèce !
    En 2013 :
    – Le Premier ministre : Chef, la Grèce est en faillite.
    – Le Président de la République : Qu’on lui prête 200 milliards d’euros !
    – On ne les a pas.
    – Qu’on les emprunte, et ensuite qu’on les prête à la Grèce !
    En 2014 :
    – Le Premier ministre : Chef, la Grèce est en faillite.
    – Le Président de la République : Qu’on lui prête 240 milliards d’euros !
    – On ne les a pas.
    – Qu’on les emprunte, et ensuite qu’on les prête à la Grèce !
    En 2015 :
    – Le Premier ministre : Chef, la Grèce est en faillite.
    – Le Président de la République : Qu’on lui prête 300 milliards d’euros !
    – Mais le plan de sauvetage de la Grèce a déjà coûté 240 milliards d’euros aux contribuables européens ! Et la Grèce est toujours en faillite !
    – On s’en fout ! Les contribuables européens sont des cons !

    Mardi 13 août 2013 :

    En récession depuis six ans, la Grèce s’est vu octroyer deux plans d’aide, en 2010 et 2012, par la « troïka » (FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne), pour un total de 240 milliards d’euros. C’est de l’insuffisance de ces sommes, colossales, qu’il s’agit aujourd’hui. Elles sont versées par tranches, en fonction du respect par le gouvernement grec du programme d’assainissement fixé avec la « troïka ».

    De nouvelles négociations pourraient être nécessaires à l’automne, au moment fixé pour le versement d’une nouvelle tranche d’aide. Des discussions d’autant plus urgentes que le financement du plan d’aide n’est pas complètement assuré pour 2014 et 2015 : il manquerait 11 milliards d’euros selon le FMI.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/13/faut-il-un-nouveau-plan-d-aide-pour-la-grece_3460790_3234.html

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  6. les mots mème sont fallacieux. Les emplois ne sont pas importants – sinon il suffirait d’interdire les tracteurs et de distribuer des houes et des bèches à la sortie des villes.

    Les emplois ont deux aspects : les personnes qui les occupent, avec toutes leurs relations personnelles et sociales, et leur production, directe ou fonctionnelle ( sans administratif, infirmière, policier, femme de ménage, cuisinier… les « producteurs » ne mettraient pas longtemps à ne plus pouvoir survivre ).

    Le fait de parler d’emplois et non des personnes d’un coté, et de l’autre structures de production, a 2 effets : la ligature de la socièté civile à l’économique – in fine la ploutocratie , ce qui est révoltant mais naturel, et , ce qui parait bienveillant mais est débile, oui débile car faible et idiot, de protèger les structures de production obsolètes.
    En France la consèquence de cette débilité est l’organisation de notre sécurité sociale, qui fonctionne de plus en plus sous l’égide du malthusianisme libèral et conservateur : idéal pour faire de bonsaïs, calamiteux pour sauver des vies, développer les savoirs, et les richesses…et faire des économies pertinentes.
    Mais et c’est encore plus grave surtout l’immobilisme social, paritaire et corporatiste.

    Les emplois à la mie de pain sont fait pour attirer les pigeons…ho que c’est surprenant !
    Les imbèciles de gauche et les salauds de droite tirent dans le mème sens pour perpètuer le système dont les pourris se gobergent.

    Protèger l’emploi c’est favoriser les entreprises riches et anciennes. Un raisonnement de bourgeois ou d’aristocrate…regardez d’où viennent les gens qui nous administrent !

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