Allemagne

Brèves de trottoirs du Samedi 10 Aout 2013: Angela élue Marquise des Banques, l’argent nerf de la guerre électorale…

Brèves de trottoirs du Samedi 10 Aout 2013: Angela élue Marquise des Banques, l’argent nerf de la guerre électorale…

Pourquoi les fourmis allemandes devraient-elles payer pour les cigales du sud de l’Europe? En réalité, la posture de l’Allemagne constitue un stratagème destiné à dissimuler un comportement consistant pour le gouvernement à subventionner le secteur et les banques allemandes au détriment de tous – y compris des contribuables allemands.

Les contribuables allemands ont déjà payé cher les erreurs des banques allemandes. En 2008, lorsque les Landesbanks se sont révélées être infestées de prêts hypothécaires américains à risque, l’État allemand les a renflouées grâce à un plan de sauvetage de 500 milliards d’euros (650 milliards d’euros) financé par les poches du contribuable.

En 2010, lorsque les banques allemandes ont été gravement surexposées – à hauteur de 704 milliards d’euros – à la Grèce, à l’Irlande, à l’Italie, au Portugal et à l’Espagne, les contribuables européens et la BCE les ont aidées à rapatrier la majeure partie de cet argent. 

Plusieurs banques allemandes risquent de devoir passer des charges de dépréciations alors que se profilent de nouveaux tests de résistance à l’échelle européenne, rapportait il y a peu le Spiegel. Le régulateur bancaire allemand, la BaFin, a prié les banques de rendre publics les risque que courent leurs bilans et de mener de nouvelles dépréciations d’actifs sur leur exposition entre autres au secteur du transport maritime, explique l’hebdomadaire

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A PROPOS Par Bruno Bertez

Lisez bien la première brève, elle mériterait un développement plus chiffré, plus étayé, mais l’essentiel y est : l’Allemagne est et était fragile, vulnérable : Son système bancaire a commis deux énormes bourdes:

-Il a voulu bénéficier de la manne des profits générés par le recyclage des déficits américains, le meilleur exemple étant fourni par la Deutsche Bank, mais aussi par les Landesbanken

-Il a voulu recycler les excédents Allemands vers le financement des déficits des pays du sud et accumulé les créances sur la zone.

La vulnérabilité financière et bancaire allemande était, est encore considérable.

On peut interpréter.

-La politique d’austérité imposée à la périphérie comme la tentative des usuriers allemands de récupérer leurs créances avec l’aide du pouvoir politique.

– L’acquiescement hypocrite à la politique de la BCE, comme la constitution d’un tiers payant ou solvabilisant , sur les marchés,  le dégagement des banques des allemandes.

C’est pour cela que nous disons que Sarkozy a raté le coche en ne faisant pas chanter les Allemands et en engageant la perte de souveraineté française à l’égard de Merkel.

Tout gouvernant, même pas bon joueur de poker,  aurait créé une relation de force vis à vis de l’Allemagne et ainsi lui aurait  mis les épaules à terre.

Hélas la soumission aux ordres de la  kleptocratie et l’inaptitude intéressée des gens de son cabinet , ne lui ont permis de faire face à ses responsabilités historiques,  car la vassalisation de la France, poursuivie par Hollande est une phénomène historique.

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Face à Angela Merkel, Peer Steinbrück s’enlise

Pendant qu’Angela Merkel, la chancelière Téflon, lézarde au Tyrol du Sud, son challenger social-démocrate Peer Steinbrück parcourt l’Allemagne en tous sens, à la recherche de ses électeurs. Mais plus la pression augmente, plus il patauge dans ses déclarations et plus il s’enfonce avec son parti, le SPD, dans le marais des sondages.

Sa dernière sortie sur le manque de foi européenne d’Angela Merkel, à cause de son enfance en ex-RDA, lui a valu quelques volées de bois vert de la droite comme de la gauche. Un dérapage difficilement pardonnable dans un pays en campagne électorale qui, 23 ans après la réunification, veut avoir cicatrisé le passé. Juste retour de bâton, diront les Suisses, pour cet ex-ministre des Finances qui, en 2009, voulait leur envoyer la cavalerie.

Peer Steinbrück est un habitué des dérapages et des propos à l’emporte-pièce. Les journalistes allemands se font désormais un plaisir de guetter le moindre de ses écarts de langage.

Peer Steinbrück a multiplié les impairs. En pleine crise de la dette, il a réclamé sans réfléchir une augmentation des indemnités de la chancelière, trop faibles à son goût. «N’importe quel directeur de caisse d’épargne gagne plus qu’elle», avait-il lancé.

Il rate sa première sortie diplomatique en traitant Silvio Berlusconi et son allié de «clowns» alors que les Italiens viennent de voter pour lui. Il est contraint de renvoyer son conseiller Internet, débauché dans un fonds d’investissement spéculatif. Cette connivence avec le monde des banquiers et des chefs d’entreprise a éveillé finalement des soupçons sur ses convictions politiques.

Peer Steinbrück, rattrapé par l’affaire de ses discours rémunérés par les banquiers, ne sait plus comment s’y prendre pour sortir du piège. Il était difficile de défendre l’égalité sociale et de condamner les parachutes dorés des chefs d’entreprise après avoir touché jusqu’à 25 000 euros pour des discours privés (le candidat de la gauche a gagné plus d’un million d’euros en marge de son mandat de député).

N’est pas Marquis qui veut! 

PLUS DE BREVES EN SUIVANT:

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HAMBOURG (Reuters)/24-7-2013 – Les anciens membres du directoire de la banque allemande HSH Nordbank comparaissent devant la justice ce mercredi, un procès exemplaire en ce que, pour la première fois en Europe, c’est la totalité de l’exécutif d’une banque qui doit répondre de ses actes perpétrés durant la crise financière.

Le parquet de Hambourg a accusé six membres du directoire, dont son ex-président Dirk Jens Nonnenmacher et son prédécesseur Hans Berger, d’abus de confiance. Nonnenmacher et Jochen Friedrich, ex-responsable des marchés de capitaux, sont également accusés de faux en écriture.

S’ils sont reconnus coupables, les prévenus risquent 10 ans de prison quoique les juges ont l’habitude de commuer les peines en amendes.

HSH, ainsi que d’autres Landesbanken (banques régionales) allemandes, a perdu des milliards d’euros en raison d’investissements risqués durant la crise financière. Elle a dû subir une injection de capitaux de trois milliards d’euros, accompagnée de 10 milliards d’euros de garanties de prêt.

Alors même que les autorités ont réagi à la crise financière en édictant des règles prudentielles plus dures pour éviter que le contribuable ne mette à nouveau la main à la poche, peu de responsables bancaires ont été poursuivis.

En Allemagne, où Commerzbank, deuxième banque du pays, et quatre Landesbanken ont bénéficié d’une aide, seul l’ancien président du directoire d’IKB, établissement spécialisé dans le crédit aux entreprises, a été condamné, à 10 mois d’emprisonnement avec sursis, après avoir été convaincu de manipulation du marché.

IKB avait bénéficié d’un renflouement de 10 milliards d’euros durant la crise.

En Espagne, une centaine de banquiers sont dans le collimateur de la justice après l’effondrement du marché immobilier. L’ancien directeur général de la Caja Madrid, devenue Bankia, a été placé en garde à vue mais son affaire a donné lieu à un non lieu partiel.

En Grande-Bretagne, plusieurs anciens responsables de HBOS et RBS ne peuvent plus prétendre à certains postes à responsabilité mais ils n’ont pas été poursuivis.

La Belgique, l’Autriche et le Portugal comptent quelques responsables bancaires poursuivis et l’Islande s’est employée à faire toute la lumière sur des scandales bancaires passés mais la situation n’a pas évolué en Irlande, en Italie et en Grèce.

40 AUDIENCES

Dans le dossier HSH, le tribunal de Hambourg devra essentiellement déterminer si les managers ont rendu compte dans les formes de transactions passées pour absorber le risque lié à des actifs immobiliers.

En décembre 2007, alors que la crise financière se développait, HSH a vendu des créances liées à des actifs immobiliers à BNP Paribas en échange de produits structurés confectionnés par la banque française, dont certains avaient un lien avec des certificats de Lehman Brothers et des obligations islandaises.

Le parquet estime que cette transaction, effectuée par le biais d’un véhicule ad hoc appelé Omega, a dégagé des fonds propres et fait apparaître le bilan plus sain avant un projet d’introduction en Bourse.

Il pense également que les managers ont négligé d’effectuer les contrôles adéquats sur les risques éventuels.

Lorsque les marchés sont partis en vrille, la transaction Omega a obligé HSH à constituer pour 500 millions d’euros de provisions et à solliciter un renflouement en 2008. Lorsque la transaction a été dénouée deux ans plus tard, les actifs immobiliers avaient regagné une partie de leur valeur de départ mais la banque n’en avait pas moins subi une perte de 158 millions d’euros sur eux.

Le tribunal prévoit de tenir 40 audiences jusqu’au début 2014.

HSH et BNP Paribas se sont refusés à tout commentaire et on les comprend…

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 NEW YORK (Dow Jones)/ 30/7/2013–Une division de la banque allemande Landesbank Baden-Württemberg (LBBW) a engagé une action en justice contre treize banques, les accusant d’entente illicite sur le marché de 25.000 milliards de dollars des Credit Default Swap (CDS), des dérivés qui font office d’assurance contre un risque de défaut des émetteurs.

Dans le cadre d’une plainte déposée lundi auprès d’un tribunal américain dans l’Etat de l’Illinois, la division de gestion d’actifs de la banque accuse ces établissements d’être en position dominante déloyale sur le marché des CDS, leur permettant ainsi de surfacturer leurs clients depuis 2006.

Les banques désignées par LBBW sont les suivantes: Citigroup Inc. (C), Goldman Sachs Group Inc. (GS), J.P. Morgan Chase & Co. (JPM), Credit Suisse Group AG (CS), Deutsche Bank AG (DB, DBK.XE), Morgan Stanley (MS), Barclays PLC (BCS, BARC.LN), Bank of America Corp. (BAC), HSBC Holdings PLC (HBC, HSBA.LN), Royal Bank of Scotland Group PLC (RBS, RBS.LN), BNP Paribas SA , UBS AG (UBS) et Wells Fargo & Co (WFC).

La plainte stipule que les banques étaient les principaux teneurs de marché ou fournisseurs sur les CDS représentant plus de 95% du montant en dollars des transactions réalisées entre 2008 et 2011. Bank of America, Citi et J.P. Morgan représentaient à elles trois, 75% du marché, est-il indiqué dans la plainte de LBBW Asset Management.

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1 réponse »

  1. Lisez bien la première brève, elle mériterait un développement plus chiffré, plus étayé, mais l’essentiel y est : l’Allemagne est et était fragile, vulnérable : Son système bancaire a commis deux énormes bourdes:

    -Il a voulu bénéficier de la manne des profits générés par le recyclage des déficits américains, le meilleur exemple étant fourni par la Deutsche Bank, mais aussi par les Landesbanken

    -Il a voulu recycler les excédents Allemands vers le financement des déficits des pays du sud et accumulé les créances sur la zone.

    La vulnérabilité financière et bancaire allemande était, est encore considérable.

    On peut interpréter.

    -La politique d’austérité imposée à la périphérie comme la tentative des usuriers allemands de récupérer leurs créances avec l’aide du pouvoir politique.

    – L’acquiescement hypocrite à la politique de la BCE, comme la constitution d’un tiers payant ou solvabilisant , sur les marchés, le dégagement des banques des allemandes.

    C’est pour cela que nous disons que Sarkozy a raté le coche en ne faisant pas chanter les Allemands et en engageant la perte de souveraineté française à l’égard de Merkel.

    Tout gouvernant, même pas bon joueur de poker, aurait créé une relation de force vis à vis de l’Allemagne et ainsi lui aurait mis les épaules à terre.

    Hélas la soumission aux ordres de la kleptocratie et l’inaptitude intéressée des gens de son cabinet , ne lui ont permis de faire face à ses responsabilités historiques, car la vassalisation de la France, poursuivie par Hollande est une phénomène historique.

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