Chinamerica

ISM Chinois indicateur avancé de reprise économique mondiale

ISM chinois  indicateur avancé de reprise économique…mondiale

Et ou il semblerait que les Chinois économiquement et financièrement parlant  soient les plus corrélés et les plus réactifs à la politique monétaire de la FED…

POUR CONNAITRE LA SUITE :

L’ISM chinois a amorcé sa remontée au moment ou la FED a déclenché sa politique de taux zéro en décembre…Comme le dollar ( valeur refuge) se trouve aussi étroitement et inversement corrélé à la tension sur les taux obligataires US  la Chine s’est  sentie  de plus  parfaitement rassurée quant à la rentabilité de ses capitaux investis en Bons du Trésor US et elle a  pu ainsi en toute sérénité passer  à l’achat sur les actions de son marché domestique mais  aussi de l’ensemble des marchés asiatiques… Permettant  du même coup , et en étroite collaboration avec la FED, aux Banques US de se délester  -avec de grosses plue values-  d’importantes participations prises dans le passé auprès de grosses entreprises chinoises  et cela sans aucun dommage en termes de capitalisation pour les entreprises concernées…L’objectif étant pour les Banques US de renforcer leurs fonds propres et pour les Chinois de renforcer le poids des institutionnels au sein des plus grosses entreprises du pays , Banques en particulier….Dès lors comme on peut le constater la Chinamerica fonctionne donc toujours et au mieux de sa forme !!!…Et  j’en vois déjà susurrer à mes tendres oreilles : « oui mais alors quid de l’abandon du dollar par la Chine ? » et je leur répondrais d’une voix tout aussi cajoleuse  : « art de la guerre monétaire…touche pas à mon yuan sous évalué si tu veux pas que je touche à tes dollars dépréciés… »   

Mais revenons plus précisement  à l’ISM Chinois (indice PMI manufacturier chinois). son virage et envol  a été pris au cœur de l’hiver après que le point bas ait  été atteint en décembre. En novembre dernier, il touchait son plancher absolu à 38,8 points. Son niveau de beau temps, qu’il présentait jusqu’au premier semestre 2008, était en moyenne de 55 points.Or, en décembre, il repassait au-dessus de 40 points. Son ascension ne s’est pas démentie depuis lors. En avril, il était presque revenu à son niveau d’avant-crise, à 53,5 points. Pour Roland Duss, le stratège de la Banque suisse Gonet  «l’économie chinoise est revenue à la croissance».Par ricochet ce virage s’observe aussi dans les autres grandes économies. Les directeurs d’achats reprennent espoir tant en Europe qu’aux Etats-Unis, après avoir tous atteint leur point le plus bas en décembre…..Aux USA désormais  le scénario d’inflexion conjoncturel est étayé par le redressement de l’indice ISM relatif aux industries non manufacturières (43.7 en avril après 40.8 en mars). A l’instar de l’enquête réalisée auprès des fabriques, le flux de commandes semble se stabiliser (47, pour un niveau d’équilibre centré sur 50) et les entreprises montrent moins d’empressement à réduire leurs effectifs (retour à la phase de création schumpétérienne)….La boucle est bouclée.

POUR COMPLEMENT et INFO :

L’INDICE ISM : INSTITUT OF SUPPLY MANAGEMENT (ex NAPM)

L’ISM est certainement l’indicateur économique réalisé par le secteur privé le plus attendu et le plus surveillé aux Etats-Unis. Il y a deux raisons à cela. La première est sa longévité : cet indicateur a été créé en 1931 et, après un court arrêt durant la Seconde Guerre mondiale, a été publié sans interruption depuis 1948. La seconde est qu’il permet d’anticiper les renversements de cycle grâce à une corrélation étroite avec la croissance du PIB américain.

Cet indice est produit à partir du sondage mensuel sur le sol américain de plus de 300 sociétés de 20 secteurs différents, et ce dans plus de 50 états. Il interroge les prospects sur un certain nombre d’indicateurs mensuels , tels que les commandes, la production, l’emploi, les stocks, les délais de livraison. Chaque personne sondée doit caractériser chaque indicateur comme suit : en hausse, en baisse ou inchangé par rapport au mois dernier, mais sans jamais donner de chiffres spécifiques.

Après avoir relevé la répartition des réponses pour chacun des sujets abordés, l’indice est calculé en réalisant une moyenne pondérée des résultats obtenus sur ces cinq indicateurs principaux.

Concentré uniquement sur le secteur manufacturier, cet indice a aussi ses limites. Certains lui reprochent de ne pas prendre en compte le secteur des services dans son calcul, secteur dont la part est de plus en plus significative dans l’économie américaine.

Le bien-fondé de cette remarque est cependant contesté. Bien que la part du secteur manufacturier soit en relatif déclin, il tend à mener l’ensemble de l’économie à entrer ou à sortir de la récession. C’est pour ces qualités d’anticipation que l’indice ISM est tant surveillé. La place de leader de l’indice ISM a été reconnue au cours des années. Ses points bas au cours d’une récession ont précédé le renversement de cycle d’environ quatre mois. L’indice ISM est publié le premier jour ouvré de chaque mois à 10h00 heure locale.

Plus récemment, l’institut a développé un indice d’activité ISM non manufacturier (l’ensemble du secteur tertiaire), secteur parent pauvre des statistiques. Celui-ci est  publié le troisième jour ouvré du mois. Il est quasiment identique à l’ISM manufacturier, mais le manque d’historique ne permet pas de calculer un indice composite (PMI) : le chiffre généralement cité ne correspond qu’à la variable  » production « .

ET ENFIN :

La banque américaine Bank of America a cédé pour 7,3 milliards de dollars américains environ un tiers de sa participation dans la banque chinoise China Construction Bank (CCB), a affirmé mardi le Wall Street Journal (WSJ). Selon le quotidien , citant des sources proches du dossier, l’institution américaine a vendu 13,5 milliards de ses titres à un groupe d’investisseurs comprenant le fonds souverain singapourien Temasek, la société d’investissement chinoise Hopu mais aussi l’assureurcontrôlé par l’Etat China Life Insurance. Cette vente représente environ un tiers de la participation de Bank of America, soit la totalité de ce qu’elle avait la possibilité de céder conformément aux termes de ses accords avec la banque chinoise, a observé le WSJ. La part de BofA dans CCB était de 16,7%.

Source : WSJ 12/5/09

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