Etats-Unis

WSJ : Banques la réforme la plus simple

Nouvel élément à la rubrique simplement consacrée a la présentation  d’articles TRADUITS en français issus du WALL  STREET JOURNAL….Si comme moi vous appréciez un angle et un point de vue différents  sur les marchés financiers et boursiers mondiaux vous y verrez la l’occasion d’enrichir et vos connaissances, et votre suivi des marchés et je vous le souhaite aussi une manière de booster ou de protéger vos investissements…et de vous assurer une retraite complémentaire, vous en aurez besoin….

NOUVEL ARTICLE EN SUIVANT :

Peter Eavis  5/5/09

   THE WALL STREET JOURNAL

 

Jouez de façon simple. Les entraîneurs sportifs donnent souvent cette consigne à leur équipe, mais elle s’applique également au gouvernement alors qu’il essaye de mettre en place une meilleure supervision des banques.

L’Administration Obama n’est pas à court d’idées sur le sujet. Elle pense notamment à créer un seul régulateur pour superviser le système bancaire dans son ensemble, à surveiller les rémunérations des banquiers et à confier à la Réserve fédérale la mission de veiller aux risques systémiques.

Mais la réforme la plus simple serait peut-être tout simplement d’exiger des banques qu’elles détiennent plus de fonds propres. Les superviseurs seront en effet toujours sujet à des absences ou à des manquements quand les banques sortent des clous.

Un moyen de préserver le système face à cet aveuglement périodique des régulateurs serait de fixer des normes de fonds propres plus élevées pour tout le monde.

Quand les bilans des banques seraient mis sous pression avec une crise, il y aurait ainsi un coussin de sécurité financier qui permettrait de disposer de plus de temps pour réagir.

Aujourd’hui serait un bon moment pour exiger un relèvement des ratios de solvabilité. C’est sans doute déjà l’un des objectifs tacites du plan de sauvetage TARP. Avec les titres préférentiels du TARP, les ratios de capitaux Tier 1 ont bondi. Le ratio Tier 1 de Citigroup est 67% plus élevé qu’il ne l’était à la fin de 2007, tandis que celui de Bank of America a dans le même temps gagné 47%.

La question centrale est donc de savoir si l’Administration permettra que ces ratios baissent lorsque les banques rembourseront les fonds du TARP.

Cela semble être le cas pour JPMorgan chase, qui prévoit un ratio Tier 1 de 9,3% à l’issue du deuxième trimestre, contre 11,4% à la fin du premier trimestre.

C’est certes plus que le ratio moyen de 8,4% des banques pendant la crise du crédit, et c’est largement supérieur au ratio de 8,3% affiché par Wells Fargo.

Mais si le gouvernement fermait les yeux sur ces profonds reculs des ratios de solvabilité lors des prochains mois, il perdrait une occasion en or de faire la plus simple, et la plus efficace, des réformes.

CECI EST A METTRE EN RELATION AVEC L’EXCELLENT BILLET DU NON MOINS EXCELLENT ECONOMISTE  JEAN PIERRE CHEVALLIER :

https://lupus1.wordpress.com/2009/05/19/wsj-banquesles-emissions-non-garanties-redonnent-espoir/

ET TOUJOURS D’ACTUALITE :

https://lupus1.wordpress.com/2009/06/01/focus-sur-le-secteur-bancaire-us/

EN COMPLEMENT :

Les banques américaines ont levé plus de 19 milliards de dollars cette semaine.
Rien ne vaut la liberté de mouvement. Cet adage qui vaut pour la société américaine vaut aussi pour ses banques, vu leur empressement à se défaire du plan de soutien fédéral à la finance (Tarp). Un soutien que le gouvernement avait généreusement accordé il y a quelques mois, mais qui pèse de plus en plus lourd sur les épaules des dirigeants des banques, qui veulent décider seuls à quoi ressembleront demain leurs établissements.
Les autorisations de remboursement doivent être annoncées la semaine prochaine, a fait savoir la Réserve fédérale. Ce sera à peine un mois après la publication des tests de solidité. Début mai, le Trésor avait communiqué son opinion sur les 19 principales banques du pays, détenant au moins 100 milliards de dollars d’actifs. Dix d’entre elles avaient alors été priées de renforcer leur base capitalistique, de près de 75 milliards de dollars au total, en levant des capitaux, en cédant des activités et des participations ou en reconvertissant des titres.
American Express, Bank of New York Mellon, Capital One Financial, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et MetLife avaient été dispensés. Pourtant, même ces établissements, classés parmi les bons élèves, devront d’abord démontrer leur capacité à lever des capitaux en Bourse ou à émettre de la dette sans garantie fédérale avant de pouvoir se défaire du soutien de l’Etat, a décidé la Banque centrale américaine cette semaine.
Réagissant immédiatement, JPMorgan Chase et American Express ont procédé à des augmentations de capital, respectivement de 1 milliard et de 500 millions de dollars. De son côté, Goldman Sachs a récupéré 1,9 milliard de dollars en cédant un cinquième de sa participation dans la banque chinoise ICBC. Morgan Stanley, qui ne faisait pas partie du groupe des bons élèves, a levé 2,2 milliards de dollars, en plus des 8 milliards déjà amassés. Bank of America a converti des titres pour 9,5 milliards de dollars, portant son montant total de fonds levés à près de 33 milliards. En incluant les opérations des banques régionales, plus de 19 milliards de dollars ont été récoltés en l’espace d’une semaine.
Les tests de solidité semblent bien remplir l’objectif fixé : ramener la confiance en séparant le bon grain de l’ivraie.
Depuis le 6 mars l’indice KBW des banques a doublé.

source JDF juin 09

1 réponse »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s