Marchés Financiers et Boursiers Actions

Regard sur les Pays Emergents : Le coup de stylo sur les B.I.C

Des nouvelles de mon stylo à 3 couleurs : Brésil, Inde et Chine….La Russie Poutinienne a une couleur « spéciale » non répertoriée par mon stylo… 

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

CHINE

Du coté des sociétés, China Mobile, titre chinois qui n’affichait, à fin juillet, qu’une hausse de 7% depuis le début de l’année, vient d’enregistrer une forte progression. Plusieurs éléments permettent d’expliquer cette performance : les résultats attendus pour le 2e trimestre seront apparemment meilleurs qu’anticipés ; les assauts de ses deux concurrents n’arrivera vraisemblablement pas à éroder son leadership ; le groupe cherche une cotation sur le marché domestique de Shanghai, (celle-ci se fera à un niveau de valorisation bien plus élevé que la cotation de Hong Kong actuelle). Pour mémoire, le même procédé avait été appliqué à Petrochina et avait propulsé le cours de la valeur cotée à Hong Kong de 11 HKD à 20 HKD.

La plupart des résultats sont en ligne, voire décevant pour certaines valeurs phare. C’est le cas notamment de China Mobile avec des résultats de 2e trimestre en bas de la fourchette d’estimation et une pression de la compétition de China Telecom et China Unicom qui s’intensifie. Certains « nouveaux » secteurs, moins représentés dans les indices, sont quant à eux beaucoup plus encourageants. C’est le cas des secteurs de la santé et de la technologie d’information où les croissances de profits affichées sont supérieures à 35% sur un an glissant.

Un dernier mot concernant les nombreuses rumeurs liées à des mesures de resserrement monétaire qui pourrait avoir lieu en Chine.  La Chine a procédé à un relâchement monétaire massif depuis début 2008 après des années de resserrement. Il est normal qu’elle commence graduellement à rehausser légèrement les contraintes sur les banques afin de limiter tout dérapage de liquidité vers des allocations douteuses. Pour autant, l’inflation reste négative en Chine ,elle  n’a donc aucune raison fondamentale de resserrer brutalement ses flux monétaires au risque de pénaliser, trop tôt, son économie.

Il s’agit véritablement de maintenir un contrôle étroit tout en laissant quasi intacte une politique monétaire favorable inexistante depuis 2002/2003. Une hausse des taux directeurs ou des taux de réserves obligatoires des banques sera limitée et n’inversera pas la tendance positive.

INDE

Les pluies de mousson en Inde sont, pour l’instant, plutôt en dessous des moyennes saisonnières. Le manque d’eau pourrait atteindre entre 15 et 20% de la moyenne historique. Le secteur agricole observerait alors une diminution de sa croissance cette année (de 1 à 2% contre 1,5% attendu). La croissance du PIB indien pourrait s’en trouver ralentie mais pas de façon dramatique, l’agriculture ne représentant que 17% du PIB Indien. Dans l’hypothèse d’un scénario pessimiste, la croissance du PIB de l’Inde devraitquand même  atteindre 6% sur l’année fiscale s’achevant en mars 2010.

 La croissance annualisée de la production industrielle est bien meilleure qu’anticipée, à +7,8% (contre des attentes à+3,8%). Enfin, il convient de souligner les excellents chiffres du trafic aéroportuaire, en hausse mensuelle de 15% en mai, ainsi que la vitalité du marché de la téléphonie mobile avec 9,9 millions de nouveaux abonnés en juillet (contre 9,3 en juin).

Tous ces chiffres démontrent que la faiblesse de l’Inde rurale devrait être compensée par la force de la reprise de l’Indeurbaine.

Peut-être plus préoccupant serait l’impact d’une telle sécheresse sur les produits agricoles et le risque de connaître une nouvelle hausse de l’inflation. Néanmoins, il est difficile de faire des prévisions en matière de météorologie et la situation peut encore évoluer. Cet élément est donc à prendre en compte mais dans des proportions raisonnables. L’inflation est actuellement négative (-1,74%), essentiellement en raison d’un effet de base favorable jusqu’en septembre. Les mauvaises conditions climatiques créent une inflation alimentaire. Cependant, pour lutter contre celle-ci, une intervention du Gouvernement sur la régulation des prix de certaines denrées alimentaires apparaît plus adéquate qu’une intervention sur les taux.

Sur le premier trimestre de l’année fiscale, les sociétés du Sensex ont affiché une croissance annualisée de -7% alors que le marché anticipait une croissance de -13%. Il convient de souligner que si les sociétés de matières premières étaient exclues, la croissance bénéficiaire aurait été positive.Les volumes de ventes de ciment et d’automobiles, tous deux en hausse de 13% en juillet sur une année glissante, confirment la reprise économique et rendent plausible une croissance du PIB aux alentours de 6% malgré une mauvaise mousson.

Lle marché a réagi positivement à une proposition de réforme fiscale baissant l’impôt sur les sociétés de 33% à 25% et supprimant les différentes exonérations. Si cette proposition de loi est adoptée pour l’année fiscale 2012 (avril 2011 -mars 2012), elle ne devrait pas creuser le déficit fiscal dans la mesure où, aujourd’hui, parmi les 100 plus grandes sociétés indiennes, environ 30% sont imposées à moins de 15% grâce aux différentes exceptions légales dont elles jouissent.

Le marché se traite 17x

BRESIL

Les sociétés de consommation (banques, distribution, construction de logements) profitent du rebond de la consommation discrétionnaire qui bénéficie notamment des baisses récentes des taux d’intérêt (qui sont actuellement à leur plus bas historique : 8,75%) et de la baisse du taux de chômage (8,1%). A noter également que la production industrielle est, en juin, en hausse pour le sixième mois consécutif (+0,2%). Le marché des véhicules ayant fortement progressé, le prix de l’acier plat devrait augmenter dans les deux prochaines semaines. L’inflation devrait baisser et le consensus prévoit maintenant un taux à 4,5% en 2009 et 4,35% en 2010. Néanmoins, il est possible que la Banque Centrale ait, pour le moment, terminé le cycle de baisses des taux. Une enquête des banques montre que la croissance des crédits en 2009 devrait atteindre 16,3% avec un taux de créances douteuses de 5,8%. Le réal continue sa progression, porté par les investissements sur les marchés de capitaux et par les investissements directs étrangers. La hausse globale des prix des matières premières a également aidé, notamment celle du minerai de fer…

Les résultats du 2e trimestre 2009 sont globalement en ligne avec les attentes, sans grande surprise, à l’exception d’ItauUnibanco qui a publié des chiffres quelque peu décévant,  Petrobras quant à elle a fortement amélioré sa rentabilité….

source edram aout09

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