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Charles Gave : Pile je gagne et face je ne perds pas !

Charles Gave est l’un des plus brillants économistes et analystes au monde….Il est français mais exilé aux US depuis maintenant  plusieurs années car il souffre de défauts  jugées rédhibitoires  en matière économique dans notre beau pays : il n’est pas marxiste, il n’est pas keynésien, il n’est pas antiaméricain et il n’est pas libertarien tendance école autrichienne…En bref c’est  un monétariste tendance Milton Friedman et un business économiste de tout premier plan…En France il contribue de manière très régulière au Journal des Finances et demeure un  grand pourfendeur devant l’éternel du système Euro  et  un adversaire acharné de l’ « IGNORAMUS TRICHET »….. Voici le 19ème volet d’une série de billets qui lui sont consacrés….

« Les grands problèmes économiques sont toujours créés par des erreurs, au nombre de 5 : une guerre ; une hausse des impôts (qui amène une aggravation du déficit budgétaire) ; une poussée protectionniste ; une augmentation des règlementations ; une erreur de politique monétaire. »

Pile je gagne et face je ne perds pas ! 

L’attrait de la beauté Suédoise

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Article à paraitre dans le JDF, écrit pas Charles Gave, le 17 Septembre 2009

Depuis pas mal de temps, j’essaie d’attirer l’attention des lecteurs du JDF sur une contradiction qui me laisse totalement perplexe : Jamais les sociétés industrielles ou commerciales n’ont été mieux gérées, jamais certains Etats n’ont été aussi mal gérés. Pour ceux qui investissent leur argent ou celui de leurs clients en ne se préoccupant pas une seconde de l’état des finances publiques, cela ne pose aucun problème. Ils achètent les sociétés bien gérées quand elles sont bon marché, essayent de les vendre quand elles cessent de l’être, le plus parfait exemple de ces investisseurs étant sans doute représenté par le légendaire Warren Buffet.

Pour nous autres, pauvres mortels qui essayons de comprendre comment le pays est gouverné avant que d’y investir, la situation est beaucoup plus complexe.

Les façons dont j’ai essayé de m’en tirer n’a certainement pas échappé aux lecteurs.

• Soit j’ai tenté de trouver des pays à peu prés normalement gérés du style Canada, Brésil Hong-Kong ou cette contradiction entre macro et micro économies n’existe pas et/ou est gérable. Un certain nombre de lecteurs m’ont fait remarquer que ces pays étaient bien lointains et qu’il n’était pas facile pour un investisseur individuel Français d’y investir, et ayant investi d’y suivre leurs positions. Cette critique est parfaitement valable. Je remarque cependant que dans l’ère Google, suivre des pays lointains est infiniment plus facile qu’il y a peu.

• Soit j’ai dit au lecteur que le vrai risque était celui de problèmes budgétaires devenant incontrôlables à moyen terme et que la solution consistait donc à éviter systématiquement tout investissement dans des obligations d’Etat pour privilégier les investissements en actions. Mais comme les évolutions des dernières années l’ont amplement montré la volatilité des actions même de sociétés fort bien gérées est considérable et ne convient pas toujours à tout le monde…une diversification obligataire est parfois bien utile, comme on l’a vu encore récemment..

Ces mêmes lecteurs qui ont la gentillesse de m’écrire m’ont donc posé une question assez simple :

Existe-t-il en Europe un pays à la fois bien géré, ayant une bonne démographie et dont la cote renferme de nombreux leaders mondiaux. La réponse est : ce pays fort improbable existe et c’est la Suède, l’ancienne patrie de la Sociale Démocratie.

En 1992, la Suède et son système bancaire firent quasiment faillite. Depuis les gouvernements suédois (aujourd’hui conservateurs) ont redressé la barre. Les finances publiques sont en équilibre ainsi que le commerce extérieur, la monnaie est sous évaluée par rapport au dollar ( !) et très sous évaluée par rapport a l’Euro, l’inflation complètement sous contrôle, la banque centrale a parfaitement négocié la crise actuelle, le gouvernement a refusé de soutenir les secteurs en difficulté ( le rôle de l’Etat n’est pas de soutenir le secteur automobile a dit le ministre de l’Industrie), l’impôt sur la fortune a été supprimé, le système éducatif réformé et décentralisé, le contrôle en étant transféré aux régions ou aux municipalités, l’impôt sur le revenu a été réduit permettant une forte hausse des recettes fiscales et le retour de nombreux exilés. Bref Madame Thatcher est en vie et en bonne santé… à Stockholm (« Alive and kicking »)

Ma recommandation est donc la suivante. Le lecteur du JDF dont je soupçonne qu’il détient peu d’actifs dans la Venise du Nord aurait peut être intérêt à considérer des investissements là bas. Certes, il y fait froid en hiver et les nuits y sont courtes, mais rien ne l’oblige à y vivre. Passer un peu de temps à étudier la cote suédoise, investir dans les obligations de l’Etat local semble une bonne idée, voire une très bonne idée De plus comme la Suède fait partie de l’Europe (mais non de l’Euro) les investissements doivent pouvoir être mis dans des contrats d’assurance, être éligible au PEA etc…

Ce que je dis est dans le fond assez simple. Le potentiel de hausse à Stockholm est au moins égal à celui de Paris, la monnaie est sous évaluée, et il n’y a aucun risque budgétaire. Trop beau pour être vrai ? Peut être, mais de temps en temps, il existe des investissements trop beaux pour être vrais comme les obligations du secteur privé, il y a quelques mois.

Ces choses ne durent jamais très longtemps cependant, et il faut savoir en profiter.

Un mot pour conclure sur autre chose. Je viens de publier un nouveau livre « Liberal mais non coupable » chez Bourin éditeur et Si le lecteur a envie de me poser des questions sur cet ouvrage, qu’il n’hésite pas à le faire. J’entends répondre à ses questions aussi vite que mes autres activités me le permettront…

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE : Un nouveau livre pour Charles Gave : Libéral mais non coupable (cliquez sur le lien)

Charles Gave – né en 1941, il est économiste spécialiste des marchés financiers. Il a reçu un PhD en économie de l’Université de Chicago où il fut l’élève de Milton Friedman. Après avoir commencé sa carrière comme analyste financier dans une banque d’affaires française, il crée en 1974 une entreprise de recherche économique indépendante, Cecogest. En 1986, il diversifie son activité vers la gestion de portefeuille et devient le cofondateur de Cursitor-Eaton Asset Management, qui est ensuite vendu en 1995 à Alliance Capital. C’est en 1995 que Charles Gave crée Gavekal Research, Gavekal Capital et Gavekal Securities, trois entreprises dont le siège est aujourd’hui à Hong Kong.

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11 réponses »

  1. :-)))

    Merci encore. On en re-imprime 1 500 exemplaires, gardons la foi dans les reseaux de distributions (sic!). L’espoir étant le seul péché impardonnable,j’y crois donc toujours. Non pas aux vertus du libéralisme mais à la faculté de l’Homme a s’amender.

    Merci lupus,

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    • Comme quoi la liberté éditoriale ne s’use que si l’on ne s’en sert pas, parce qu’effectivement coincé entre la poire et poire et le fromage c’est à dire victime du syndrome de la tranche sur une étagère poussiéreuse de telles ventes tiennent de la performance…. Et si l’on glisse alors sur un plan plus philosophique : Croire que l’on met Charles à l’amende n’est ce pas déjà faire amende honnorable ???

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    • Coquille ou tour de plume ?
      « L’espoir étant le seul péché impardonnable » Ah bon ! Sous la plume de Charles Gave, en note fin de page 136 de son dernier petit livre rouge (CGT4 pour Charles Gave Tome IV), « Libéral mais non coupable », je lis : « Comment un chrétien peut-il être pessimiste. C’est une faute contre l’esprit, la seule qui d’après le Christ est impardonnable. »

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      • alors là Josick j’avoue ne pas y avoir pensé…coquille ou tour de plume…le mieux serait de lui poser la question…

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      • Mon cher Josick
        Ce que j’ai voulu dire c’est que etre pessimsite est par essence diabolique
        Etre Malthusien est croire que Dieu nous a mis sur une terre ou il n’y en a pas assez pour tout le monde, ce qui serait abominable
        Je me suis sans doute mal exprime
        Amities
        cg

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  2. très bon article, comme toujours. Une petite coquille : « l’aire google » je pense que vous entendez « l’ère google »

    Cordialement,
    fut

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    • Merci Fut coquille restifiée , rien n’échappe décidement à votre acuité visuelle et d’esprit

      amicalement

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  3. Le manque d’espoir…j’ecris trop vite. C’est ma faute, ma trés grande faute.

    Les raccourcis intellectuels familiaux font que l’on ne prend plus le temps de developper ses idées; entre paresse et facilité.

    :-((

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