Etats-Unis

USA: premières opérations de nettoyage du bilan des banques

Le Trésor américain a indiqué  que son programme de rachat des actifs invendables accumulés par les banques était toujours d’actualité et que les premières opérations avaient eu lieu au mois de septembre.

Le plan du gouvernement US pour délester les banques de leurs actifs invendables accumulés au cours de la dernière bulle immobilière prévoit d’associer des fonds d’investissements privés à l’Etat. Deux mécanismes sont prévus, l’un pour la reprise des prêts immobiliers, l’autre pour celle des titres adossés à des créances hypothécaires.

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

La première opération a été réalisée mi septembre dans le cadre du PPIP (Public-Private InvestmentProgram) et organisée aux Etats-Unis par le FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation), le Trésor et la Réserve fédérale. L’objectif est d’offrir aux banques le moyen de céder certains de leurs actifs douteux et d’améliorer la qualité de leurs bilans. L’enjeu est ici autant symbolique que directement opérationnel.

Il s’agit en fait d’un rodage de la procédure et l’opération porte sur des prêts hypothécaires d’un montant nominal de 1,3 Md $ détenus par la Franklin Bank, en faillite depuis novembre 2008, et saisis par la FDIC. A la suite de cette cession, c’est une société de gestion de crédits hypothécaires (RCS) qui sera, conjointement avec le FDIC, propriétaire de ces actifs. L’acquisition se fait avec une décote de 30% et un effet de levier de 6, le financement à 5 ans étant fourni par le FDIC. Le FDIC investit le même montant et partagera les plus  values avec RCS.

En recevant une application concrète, le PPIP retrouve un rôle dans le processus d’assainissement des bilans bancaires alors que son sort était devenu très incertain. Il reste à voir ce que les banques accepteront d’en faire et leur réticence a été jusqu’à maintenant tout à fait ouverte. Il était facile pour cette première opération de vendre des actifs qui sont sous la responsabilité du FDIC, il sera plus difficile de convaincre une banque en exercice de céder des actifs à un prix qu’elle estime trop faible. Les investisseurs potentiels ne manquent pas mais le problème est donc ailleurs et les autorités auront du mal à faire du PPIP un instrument réellement pertinent face à une situation bancaire toujours fragile pour certains cas ou qui s’améliorent de manière franche dans d’autres….

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE : Bruno Colmant :Repenser les capitaux propres des banques… (cliquez sur le lien)

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