Changes et Devises

Commentaire : Voilà pourquoi Wall Street peut encore jouer la baisse du dollar

Politiques, banquiers centraux et économistes ont beau tergiverser sur la meilleure orientation pour le billet vert, les investisseurs de Wall Street n’ont, eux, pas matière à hésiter: la baisse du dollar est bénéfique aux actions…..en clair et à titre d’exemple emprunter du dollar US pour acheter du dollar Néo Zélandais ou Australien pour l’investir dans des actions décotées des marchés  asiatiques reste un excellent moyen de s’enrichir pour l’investisseur US…. Il gagne à ce jeu 3 fois : une fois via le levier de la dette, une autre fois via un taux de change favorable et enfin une 3ème fois  par le biais d’un cycle économique et financier favorable au  Marché action…Alors pourquoi donc faudrait il donc qu’il s’arrête  ????

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Si l’on applique aux marchés financiers la loi de Newton, qui stipule que les objets restent en mouvement jusqu’à ce qu’une autre force s’exerce, alors les investisseurs des marchés actions devraient continuer de jouer la baisse du dollar jusqu’à ce qu’une telle force entre en jeu, comme le note l’analyste de JPMorgan & Co. Jan Loeys. Et il faudra, le moment venu, que cette force soit visible, avec un relèvement des taux d’intérêt de la Réserve fédérale par exemple.

Depuis le début de l’année dernière, la corrélation inversée entre les actions et le dollar a été presque parfaite jusqu’à fin septembre. La stratégiste de Wells Fargo, Gina Martin Adams, estime la corrélation journalière entre l’indice S&P 500 et le dollar à -0,93 jusqu’à la fin du mois dernier. Durant cette période, l’indice dollar a reculé de 6,4% tandis le S&P 500 a progressé de 17%.

Parmi les dix secteurs que compte le S&P 500, ceux des technologies et des matières premières ont enregistré la plus forte corrélation, à -0,93, respectivement, indique G.M.Adams. Ensuite viennent les secteurs financier et de la consommation discrétionnaire avec chacun une corrélation de -0,92. Le secteur de l’énergie, qui de tout temps a été très fortement corrélé à l’évolution du dollar en raison de son impact sur les prix des matières premières, ne se classe en revanche qu’en septième position, à -0,77, remarque G.M.Adams.

Malgré quelques inquiétudes liées aux valorisations et le récent battage médiatique, il est difficile de perdre certaines habitudes de rentabilité. Jan Loeys, de JPMorgan, indique dans une note récemment que le billet vert est 12% trop faible par rapport au dollar néo-zélandais et affiche un alignement déficient de 6% avec le dollar australien et le yen. En outre, le sentiment de marché est extrêmement partiale. Les stratégistes de Credit Suisse ont ainsi indiqué que 99% de ses clients rencontrés récemment aux Etats-Unis et en Europe continentale se positionnaient à la baisse sur le billet vert.

Il est tentant de penser qu’un marché survendu et exagérément baissier est suffisant pour déclencher un rebond du dollar, mais, comme le dit J.Loes, les valorisations ne comptent que lorsque les fondamentaux changent. Et plus l’objet est rentable, plus le changement doit être important pour le stopper.

Acheter des dollars néo-zéalandais, quand le taux directeur est de 2,5%, et vendre des dollars américains, lorsque le taux des fonds fédéraux se situe entre zéro et 0,25%, engendre un différentiel de rendement positif de 2,25% à 2,5%. Et cela n’inclut pas la progression d’environ 25% du dollar néo-zéalandais par rapport au billet vert à ce jour cette année. La même opération appliquée au dollar australien génère un différentiel positif de 3% à 3,25% (alors même que les taux montent en Australie). Le dollar australien a par ailleurs grimpé d’environ 30% par rapport au billet vert depuis le début de l’année.

Les discours répétés des représentants du gouvernement et les achats de dollars opérés par certaines banques centrales régionales pour soutenir le billet vert ne vont pas changer fondamentalement la donne. La seule façon d’inverser la tendance est de rendre les opérations de carry trade moins rentables, et le relèvement des taux des fonds fédéraux marquerait à cet égard un tournant décisif.

Jusque-là, les investisseurs de Wall Street peuvent poursuivre leurs opérations sur titres en misant sur la faiblesse du dollar.

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE :  Retour sur les raisons de la chute actuelle du Dollar (cliquez sur le lien)

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