Art de la guerre monétaire et économique

Le cybercrime en forte progression au Canada et aux États-Unis

Le vol d’identité sur Internet et les courriels frauduleux ont coûté 59 millions de dollars aux internautes canadiens l’an dernier.

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 Une offre d’emploi qui pourrait propulser votre carrière. Un investissement dans une entreprise qui permettrait d’obtenir 10 fois votre mise. Un médicament révolutionnaire qui guérirait votre mal récurrent. Trop beau pour être vrai ? Si c’est sur Internet, autant vous méfier : ça pourrait bien l’être.

C’est ce qui émane d’un rapport publié à l’occasion du Mois de la prévention de la fraude par le Bureau de la concurrence du Canada. Le constat est clair : la fraude en ligne connaît un essor fulgurant depuis cinq ans. L’an dernier seulement, le Bureau de la concurrence a reçu plus de 40 000 plaintes d’internautes canadiens, qui estiment avoir perdu au total plus de 59 millions de dollars à cause du cybercrime. C’est une hausse de 77 % par rapport à 2005. 

Le raffinement des techniques utilisées par les fraudeurs est ce qui inquiète le plus le Bureau de la concurrence. Ils n’hésitent pas à utiliser l’image d’entreprises ou d’institutions reconnues et dignes de confiance afin de pousser les internautes à leur faire parvenir de l’argent ou à leur confier de l’information confidentielle, comme le nom d’usager et le mot de passe qui permet d’accéder à un compte de banque. 

Aux États-Unis aussi, la cybercriminalité est à la hausse. La valeur des fraudes commises sur Internet y a plus que doublé en un an, selon le FBI, pour atteindre 560 millions de dollars américains en 2009. En 2008, le coût des fraudes en ligne était estimé à 268 millions de dollars. 

Les méthodes utilisées chez nos voisins du sud sont semblables à celles employées au Canada : les internautes américains se plaignent surtout au FBI parce qu’ils ont reçu un courriel frauduleux d’un pirate se faisant passer pour… le FBI. 

 » Les criminels utilisent des méthodes toujours plus sophistiquées afin de piéger des consommateurs peu méfiants « , dit Peter Trahon, directeur de la Cyberdivision du FBI.  » Nous encourageons les gens à mettre leurs logiciels de sécurité à jour et d’évaluer toute sollicitation reçue par courriel avec beaucoup de scepticisme, car si c’est trop beau pour être vrai, c’est que ça l’est.  »

source les affaires.com mars10

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