B.R.I. (Banque des Règlements Internationaux)

Problèmes financiers en Europe des PIGS : banques françaises allemandes et suisses très exposées selon la BRI

Les prétentions des banques suisses envers des créanciers publics et privés dans les pays d’Europe considérés comme financièrement fragiles, Espagne, Grèce Irlande, Italie et Portugal, sont importantes, 122,5 milliards de dollars selon la Banque des règlements internationaux. Il reste que les montants sont inférieurs aux engagements des instituts français, allemands, néerlandais, britanniques, américains et même japonais

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Si les banques suisses sont fortement exposées à la Grèce, au deuxième rang derrière les banques allemandes, elles le sont moins que leurs consœurs européennes à l’ensemble des pays considérés comme financièrement fragiles en Europe.

Ainsi, selon les statistiques de la Banque des règlements internationaux (BRI) (cliquez sur le lien) à la fin du troisième trimestre, leurs engagements en Espagne, Grèce, Irlande, Italie et Portugal, réunis derrière l’acronyme PIIGS, sont inférieurs à ceux des instituts français, allemands, néerlandais, britanniques, américains et même japonais.

Le total des prétentions des banques suisses dans ces cinq pays se montait fin septembre à 122,5 milliards de dollars. La Grèce en représente la moitié, 64,0 milliards.

A noter cependant que ce chiffre est nettement supérieur à celui figurant dans une statistique provisoire à fin décembre. Il n’a cependant pas été possible d’obtenir mardi une explication de la BRI sur la nature de cette différence.

Quoi qu’il en soit, ces prétentions concernent aussi bien les gouvernements que le secteur public. Des données détaillées ne sont pas disponibles et qui désire faire la différence devrait faire établir des estimations.

Cependant, en cas de défaut de paiement de gouvernements, sur lesquels porte l’inquiétude actuelle, il est probable que le problème contaminerait également le secteur privé.

Crainte d’un effet domino

Au sein du secteur bancaire, les instituts français sont les principaux créanciers des cinq pays au centre des inquiétudes des milieux financiers, à hauteur de 878,9 milliards de dollars. L’Allemagne suit de près, avec 732,4 milliards. Un peu plus loin, le Royaume-Uni (425,5 milliards) et les Etats-Unis (240,7 milliards) sont également des créanciers importants pour ces pays, selon les données de la BRI.

Si les créances des banques suisses s’inscrivent nettement en retrait de celles de consœurs, il convient cependant de les mettre en rapport avec la taille du pays. En outre, ce que les intervenants sur les marchés redoutent, ce ne sont pas tant les problèmes financiers de quelques économies européennes, mais un effet domino à l’échelle du continent. Et, dans ce contexte, il faut relever que les prétentions en Europe représentent un montant important pour les banques suisses: 710,2 milliards de dollars, ou 38,6% du total de leurs prétentions à l’étranger de 1838,6 milliards.

Par Jean-Pascal Baechler le temps avril10

8 réponses »

  1. Mercredi 28 avril 2010 :

    Voici une information très importante concernant le conseiller officieux d’Angela Merkel, Hans-Werner Sinn.

    Hans-Werner Sinn est un économiste allemand, président de l’institut de recherche économique Ifo. Il vient de dire tout haut ce que tous les dirigeants européens n’osent pas dire à leurs opinions publiques :

    la Grèce ne remboursera jamais les prêts que pourraient lui accorder les Etats européens.

    Lisez cet article :

    La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière à l’Allemagne, estime le président de l’Ifo.

    La Grèce ne remboursera jamais l’aide financière que l’Allemagne entend débloquer dans le cadre d’un mécanisme de soutien européen à Athènes, a prévenu mercredi un influent économiste allemand.

    A la question de savoir s’il croyait au remboursement de l’aide financière à l’Allemagne, Hans-Werner Sinn, président de l’institut de recherche économique Ifo, l’un de ceux qui conseille le gouvernement, a répondu sur la radio MDR : « à dire vrai, non ».

    http://www.lesechos.fr/info/inter/afp_00247948-la-grece-ne-remboursera-jamais-l-aide-financiere-a-l-allemagne-estime-le-president-de-l-ifo.htm

    Nous pouvons donc maintenant prévoir ce qui va se passer :

    1- l’Allemagne ne prêtera pas un seul euro à la Grèce, car l’Allemagne sait que la Grèce est incapable de rembourser quoi que ce soit ;

    2- l’Allemagne laissera la Grèce se déclarer en défaut de paiement ;

    3- l’Allemagne préfèrera renflouer les banques allemandes ruinées par le défaut de paiement de la Grèce ;

    4- la France la jouera de façon plus sournoise : elle commencera par prêter quelques centaines de millions en urgence, puis, quand la Grèce aura fait défaut, la France renflouera les banques françaises.

    De cette façon, les dirigeants français pourront dire :

    « Vous avez vu ? La France a prêté à la Grèce ! La France a fait preuve de solidarité ! La France n’a rien à se reprocher ! »

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