Douce France

Les Banques Françaises et Allemandes ont le plus prété aux PIIGS

Selon Kenneth Rogoff, interrogé par Bloomberg, la Grèce ne sera sans doute pas le seul pays européen à faire appel au FMI. Ce professeur de Harvard, qui avait prédit l’effondrement de grandes banques américaines peu avant la chute de Lehman Brothers, évalue la probabilité d’un autre recours au FMI au sein de la zone euro d’ici deux à trois ans à 50 %.
La propagation d’une crise des dettes souveraines pourrait s’étendre au-delà des frontières européennes. Des pays comme la Grande-Bretagne, ou, dans un scénario encore plus apocalyptique, les Etats-Unis, pourraient être concernés.

Maintenant que le défaut d’un Etat paraît possible, les investisseurs tentent d’identifier qui pourraient être les victimes.
Or, les banques françaises sont parmi les plus exposées, en termes d’implantation et de créances à la fois.

PLUS DE BANKSTERS EN SUIVANT :

Cette exposition a sans cesse été évaluée ces derniers mois pour les activités les plus concernées, crédit à la consommation et banque de détail. Dans la première activité, BNP Paribas et le Crédit Agricole ont constaté une forte hausse du coût du risque.

Concernant la banque de détail, tout dépend de l’exposition directe de chaque acteur.

La Société Générale et le Crédit Agricole sont présents en Grèce.

Le Crédit Agricole a toutefois le malheur d’avoir également des liens capitalistiques avec une banque portugaise (23,9 % de Banco Espirito Santo) et une banque espagnole (23,4 % de Bankinter). De plus, la Banque verte souffrirait en cas de dégradation de l’économie italienne, à travers ses réseaux Cariparma et Friuladria, qu’elle est sur le point de renforcer, avec l’acquisition de quelques centaines d’agences nouvelles.

 BNP Paribas est aussi très présent dans l’Italie, avec le réseau BNL, intégré en 2006.

 Protégées par des couvertures

Les banques seraient les premières concernées par un défaut de paiement ou une restructuration des dettes publiques. Elles sont déjà pénalisées par le fait que les obligations grecques sont désormais qualifiées de « spéculatives ». Toutefois, elles avaient anticipé cette situation en se couvrant massivement.
Le Crédit Agricole a chiffré son exposition à la dette grecque à 850 millions d’euros. Ses concurrentes n’ont pas donné d’indications plus précises que celles de la Banque des règlement internationaux. 

source jdf avril10 

 
L'exposition des établissements français et allemands n'est guère étonnante, car ils comptent parmi les plus grands de l'Union européenne.
  
EN COMPLEMENTS INDISPENSABLES : Exposition des Banques et Assureurs européens au risque souverrain grec (cliquez sur le lien)
 

7 réponses »

  1. Les ministres des finances de la zone euro ont décidé, dimanche 2 mai, « d’activer » sans délai un plan d’aide à la Grèce de 110 milliards d’euros, dont 80 milliards à leur charge, et le reste apporté par le FMI.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/02/l-europe-approuve-l-aide-financiere-a-la-grece_1345672_3214.html#ens_id=1268560

    Prenons les quatre pays qui devraient prêter le plus :

    – 1- L’Allemagne devrait prêter à la Grèce 27,92 % du prêt total, soit 22 milliards 336 millions d’euros.

    – 2- La France devrait prêter à la Grèce 20,97 % du prêt total, soit 16 milliards 776 millions d’euros.

    Vous avez bien lu : la France devrait prêter à la Grèce 16 milliards 776 millions d’euros.

    – 3- L’Italie devrait prêter 18,42 % du prêt total, soit 14 milliards 736 millions d’euros.

    – 4- L’Espagne devrait prêter 12,24 % du prêt total, soit 9 milliards 792 millions d’euros.

    Les Etats européens vont maintenant emprunter sur les marchés internationaux. Ensuite, ils vont re-prêter ces sommes à la Grèce. Enfin, ils ne reverront jamais ces sommes car la Grèce ne pourra jamais les rembourser.

    Cette folie a un nom : ça s’appelle un suicide collectif.

  2. Voici une excellente vue d’ensemble des dettes intra Europe:

    http://www.nytimes.com/interactive/2010/05/02/weekinreview/02marsh.html?ref=global

    L’aide à la Grèce est uniquement motivée pour honorer les créances des banques françaises et allemandes, qui verraient leurs notes dégradées et devraient être renflouées par nos états si la Grèce faisait défaut, avecles conséquences en chaine que l’on connait.

    @BA, ce n’est pas un suicide, mais de la cavalerie, nous sommes en pleine chevauchée fantastique contre le temps ;-))

  3. GPS a écrit :
     » Ecoutez la réaction de Nicolas Dupont Aignan :
    http://www.dailymotion.com/video/xd6w3v_crise-greque-inter view-de-nda-a-l-a_news

    Le bon sens Gaulliste est une nouvelle fois la seule planche de salut de la France.  »

    et il en fait quoi des positions des banques Françaises avant ce prêt il s’assoit dessus

    D’après la BRI, les banques françaises sont exposées a hauteur de 79 milliards d’euros sur un total européen de 189 milliards d’euros. Les banques allemandes le sont moins : à 43milliards. On reste interdit devant pareils chiffres : qu’est-ce qui justifie en effet que les banques françaises soient si investies en Grèce : est-ce l’effet d’une position commerciale particulièrement avantageuse qui justifierait que les banques accompagnent leurs clients, est-ce l’effet d’une industrie financière particulièrement active et innovante, est-ce l’effet d’une abondante épargne en quête de placements sûrs (obligations en euros) ? La réponse n’est pas évidente surtout si l’on se fie aux déclarations des dirigeants de cette industrie. Pour Baudouin Prot en effet l’exposition de BNPP est « négligeable » ; quant aux dirigeants du CA ils ont laissé filtrer des chiffres dans la presse révélant une exposition inférieure à 1 milliard d’euros.

    http://www.telos-eu.com/fr/article/grece_nuages_noirs_sur_ les_banques_francaises?utm_source=feedburner&utm_medium=fe ed&utm_campaign=Feed%3A+Telos-FR+%28Telos-eu+%28FR%29%29

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