Art de la guerre monétaire et économique

Zone Euro :Eclatement de la bulle keynésienne

Eclatement de la bulle keynésienne

La peur est de retour sur les marchés, ainsi qu’en atteste l’évaluation du risque sur le marché interbancaire, selon l’éditorial du Wall Street Journal.

PLUS/MOINS DE KEYNESIANISME EN SUIVANT :

Commentaire du Wolf : Tous les indicateurs virent au rouge… (cliquez sur le lien)

La situation actuelle rend plus périlleux l’octroi de crédits. La chute de l’euro aggrave encore la situation. Mais au lieu de rester calmes, les hommes politiques européens multiplient les interventions. Les pressions sur la BCE grandissent, la poussent à garder les taux bas plus longtemps et à ne pas stériliser ses achats d’obligations. Elles minent sa crédibilité et son indépendance.

Trappe à dettes/Banques Centrales : L’échappatoire de la monétisation (cliquez sur le lien)

Le problème fondamental, c’est l’éclatement de la bulle keynésienne. Après les appels à la relance et aux politiques de stimulation de la demande, même le FMI préconise des programmes d’austérité.

Pour Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, l’UE et les pays développés ont besoin de plus que de rigueur budgétaire. Dans une lettre (cliquez sur le lien)publiée mardi par le Financial Times, il les invite à s’inspirer de l’Amérique latine qui est sortie de la trappe de la dette grâce à la croissance.

Arturo Bris, professeur à l’IMD à Lausanne renchérit : «Un équilibre doit être trouvé entre la sauvegarde de la reprise et le retour à la stabilité financière. Cette dernière est une base indispensable à la croissance. Les coupes budgétaires projetées restent relativement modestes par rapport au PIB. Leur impact sera donc faible. En revanche, l’essentiel des dépenses sociales comme les prestations de chômage ou de santé ne seront que peu affectées car leurs financements sont basés sur des systèmes d’assurance.»

EN COMPLEMENT : Tour d’horizon sur les divers plans d’économies en Europe

Plusieurs pays ont annoncé ces dernières semaines des plans d’austérité plus ou moins drastiques pour réduire leur déficit public, creusé par la crise. Voici un tour d’horizon:

_ Grèce.

Après avoir annoncé en mars des économies de 4,8 milliards d’euros, Athènes a adopté en mai un nouveau plan visant à réduire de 30 milliards le déficit public, qui frôlait l’an dernier 14% du PIB, pour le ramener d’ici 2014 sous le seuil européen de 3%.

Cette cure de rigueur sans précédent, contrepartie de l’aide financière de la zone euro et du FMI, combine des hausses des prélèvements obligatoires, notamment de la TVA, et des coupes salariales dans la fonction publique. Les réformes des retraites et du marché du travail, ainsi que la lutte contre une évasion fiscale endémique, doivent compléter ce programme.

_ Espagne

Madrid a annoncé en janvier un plan d’austérité de 50 milliards d’euros d’ici 2013 afin de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013, contre 11,2% en 2009.

Sous la pression des marchés et des partenaires européens, le gouvernement a approuvé la semaine dernière une accélération de cette cure, avec des économies de 15 milliards dès 2010 et 2011. Cela comprend une baisse des salaires des fonctionnaires en moyenne de 5% dès juin et un gel de la revalorisation de certaines retraites en 2011.

_ Portugal

Face au risque d’une contagion de la crise grecque, Lisbonne a renforcé en mai ses objectifs de redressement budgétaire, promettant de ramener son déficit de 9,4% du PIB en 2009 à 4,6% dès 2011.

Après l’annonce en février d’un programme axé sur une réduction des dépenses, le gouvernement a décidé une hausse générale des impôts.

_ Irlande

En 2009, Dublin a adopté deux plans d’austérité de 3 et 4 milliards d’euros, pour ramener le déficit public à 11,5% du PIB en 2010, après 14,3% en 2009. Parmi ces mesures figurent une baisse des allocations sociales et une réduction de 5 à 15% des salaires des fonctionnaires.

_ Italie

Rome a approuvé hier soir une cure d’austérité de 24 milliards d’euros pour 2011-2012. Il devrait s’agir de deux tiers de réductions des dépenses publiques et d’un tiers de recettes fiscales supplémentaires, tandis que les salaires des fonctionnaires seraient gelés pendant trois ans. Le déficit public de l’Italie est resté limité à 5,3% du PIB en 2009, mais la dette, l’une des plus élevées au monde, représentait

115,8% du PIB.

_ France

Le déficit public, attendu au niveau record de 8% du PIB cette année, doit revenir à 3% en 2013, a promis le gouvernement. Il a annoncé un gel des dépenses de l’Etat pendant trois ans. D’autres réductions des dépenses sont aussi à l’ordre du jour, ainsi qu’une diminution de cinq milliards en deux ans des niches fiscales.

_ Grande-Bretagne

Le nouveau gouvernement a présenté lundi un premier programme de 6,2 milliards de livres (7,2 milliards d’euros) de coupes immédiates dans les dépenses des ministères, n’épargnant que la santé, la défense et l’aide au développement.

Les «quangos», des organismes para-publics, seront fortement réduits et les recrutements sont gelés. Le déficit britannique a atteint 11,1% du PIB à la fin de l’année budgétaire achevée fin mars._

ON LIRA AVEC GRAND INTERET : Rigueur vs. Croissance, mais qui a raison ? et Rigueur, Thatcher et Laffer (BLOG ICONOMIE) (cliquez sur le lien)

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