Commentaire de Marché

Commentaire du Wolf : Too old to rock and roll , too young to die

Commentaire du Wolf : Too old to rock  and roll , too young to die

   Autre version plus prosaïque : avant l’heure ce n’est pas l’heure , après l’heure il n’est plus temps…

C’était Il y a  maintenant 18 mois et pendant plus d’un an qu’il fallait se positionner sur les actions , la reflation alors en marche avait  toutes les chances d’aboutir à une hausse rapide et vertigineuse…et ce fut le cas…Ici même nous vous avons à maintes reprises donner tous les éléments vous permettant de vous positionner avantageusement ….Puis est venu le temps des turbulences annoncé dès le début de cette année 2010 et son lot d’espoir/déception/, stop and go… portes de saloon,  pullback et autres joyeusetés et chausse trappes propres au marchés financiers….avec son corrolaire et mauvais compagnon d’infortune : la volatilité…

PLUS DE WOLF EN SUIVANT :

Terminé!!!!, finish l’investissement unidirectionnel ,place désormais à la stratégie de couverture , à la liquidité pour les appels de marge et autre  « moyennage » à la baisse, le tout couplé à un rebalancing constant du portefeuille et à une accumulation rapide de  prise de profit sur fond de rachat de couverture ou d’élargissement de celle ci …

On reste sur les marchés, mais en l’absence de market timing opérant,  on tend à neutraliser les risques…

Bref, l’heure de redéployer les portefeuilles a-sonné, pour les parer de leurs plus beaux atours en faisant attention de ne pas se laisser influencer par des taux d’intérêt proches de zéro (mais pour combien de temps!!!) et sans oublier de se poser les bonnes questions :

Dans quelle phase du cycle économique nous trouvons-nous? Que faut-il penser des valorisations? Les actions vont-elles évoluer à la hausse ou à la baisse? L’inflation est-elle appelée à augmenter? Les obligations sontelles chères? L’or a-t-il atteint son sommet? Autant de questions désormais  légitimes

Ce genre de problématique relève autant d’un besoin instinctif d’atténuer l’incertitude que d’une quête de facteurs objectifs contribuant à alimenter un processus de prise de décisions. En effet, les investisseurs ont besoin de motiver des décisions difficiles, dont les conséquences financières s’avèrent incertaines; raison pour laquelle ils sont toujours à l’affût d’informations servant à étayer leurs convictions.

L’homme a de tout temps rêvé de pouvoir prédire l’avenir. Dans toutes les cultures et sur tous les continents, les devins, pythies et autres prophètes ont profité de la crédulité des foules. Celles-ci rémunéraient de leur plein gré cette «capacité» à réduire l’anxiété induite par la part d’inconnu que nous réserve l’avenir. On ne s’étonne donc pas de voir la déception qui se lit sur les visages de bon nombre d’acteurs lorsque la certitude rassurante qu’ils escomptent habituellement d’un expert boursier est absente des réponses proposées. «Que sera, sera – Whatever will be, will be!»

Mais revenons à nos moutons électriques  car si il est tempsde prendre des risques réfléchis – car ceux-ci ont toujours leur raison d’être. A l’inverse, la prise de risques inconsidérés ne saurait se justifier.

EN COMPLEMENT  : Jouer le momentum du marché est vain en l’absence d’orientation claire. Sommes-nous entrés dans une période de stagnation prolongée?

La dernière phase de ce type a débuté au milieu des années 1970, selon Legg Mason Capital Management.

Le 1er octobre 1975, l’indice Dow Jones Industrial Average s’établissait à 784 points; le 6 août 1982, soit près de sept ans plus tard, il clôturait exactement aumême niveau. Selon Robert Hagstrom, ces périodes sont difficiles à gérer pour les investisseurs:

«Les adeptes de l’approche indicielle passive ont du mal à en tirer parti et les stratégies de trading (aller-retour rapide sur une valeur) ne se révèlent que très rarement payantes.»

 Cependant, même lorsque les marchés stagnent, il existe de multiples opportunités de surperformance pour les investisseurs de long terme qui conservent leurs titres pendant trois à cinq ans. Robert Hagstrom donne l’exemple de la période 1975-1982, durant laquelle les fonds Berkshire Hathaway et SequoiaFund, gérés respectivement par Warren Buffett et Bill Ruane, ont généré une performance cumulée de 675 et 415%.

Ces phases de stagnation offrent toujours des opportunités: «Nous avons constitué un panier des 500 plus grandes capitalisations et observé leur progression durant la période 1975-1982. Sur une année, 3% de ces valeurs en moyenne ont vu leur cours progresser de 100% au moins. Sur des périodes de trois ans glissants, les résultats sont plus encourageants encore: en moyenne, 18,6% des actions ont vu leur cours doubler, soit 93 sur 500. Sur une période de cinq ans, les résultats sont étonnants: en moyenne, 38% des actions ont progressé de 100% ou plus, soit 190 titres sur 500, alors que dans le même temps, l’indice est resté quasiment inchangé.»

Certaines stratégies d’investissement se sont donc révélées plus fructueuses que d’autres durant ces périodes de stagnation

Selon les résultats d’une enquête d’Empirical Research Partners, la stratégie de valorisation (value) a donné les meilleurs résultats, surclassant sa moyenne historique de 60%. La stratégie axée sur la «qualité des résultats» vient en seconde position, tandis que celle visant à profiter d’une «réaction de marché (momentum) » figure en queue de peloton.

Pour Robert Hagstrom, «les stratégies dites de momentum sont particulièrement performantes lorsque le marché évolue dans une direction claire et qu’elles sont étroitement alignées sur l’état d’esprit des investisseurs. Dans un marché en stagnation, le sentiment des investisseurs fluctue en raison du manque de visibilité sur la reprise économique. Sur la période 1975-82, fait est constaté que la stratégie optimale de sélection de titres consistait à retenir des valeurs de croissance sous-évaluées. Dans ce type de configuration, en effet, les fondamentaux de chaque entreprise gagnent en importance: la croissance constitue alors une ressource rare et ce sont les sociétés aux fondamentaux les plus solides qui sont les plus recherchées.

Principe de réalité aidant  le mot de la fin provisoire sera  laissé au très écouté mais un rien contrarian : David Rosenberg, stratège chez Gluskin Scheff:

«Pour devenir bullish, je veux voir diminuer l’écart entre le taux interbancaire offert à Londres (LIBOR) et le taux OIS (Overnight Index Swaps) (NDLR: cela permet de mesurer la disponibilité des liquidités sur les marchés interbancaires européens).

Je veux aussi voir l’euro se stabiliser et techniquement, il serait encourageant de voir deux grosses séances de suite à la hausse avec du gros volume.

Ça aiderait aussi de voir le sentiment général pencher dans le camp des pessimistes. Croyez-le ou non, le plus récent Investors Intelligence Survey montre encore un important écart qui favorise les optimistes (bulls) face aux pessimistes (bears).»

COMMENTAIRE PRECEDENT : Commentaire du Wolf : Carnage sur les marchés (cliquez sur le lien)

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