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Enquète Russell Investments sur allocation actifs des institutionnels

Enquète Russell Investments sur allocation actifs des institutionnels

 Les investisseurs institutionnels prévoient d’accroître la part des investissements alternatifs de 14 à 19% dans leur portefeuille total d’ici 2012, constate Russell Investments dans sa dernière enquête. L’immobilier, le capital-investissement et les hedge funds demeurent les classes d’actifs préférées des investisseurs institutionnels, bien que les matières premières et les infrastructures soient vouées à progresser sensiblement.

PLUS DALLOCATIONS DACTIFS EN SUIVANT :

 « Les investisseurs institutionnels interrogés ont confirmé que l’investissement alternatif a survécu à la crise financière mondiale de 2008 et début 2009 et nous estimons qu’ils sont prêts à profiter du redressement de ces prochaines années. Les investissements alternatifs se sont forgés une réputation solide en tant qu’éléments de diversification des portefeuilles et de réduction des risques qui leur permettra de poursuivre leur progression même si la reprise mondiale actuelle venait à s’essouffler » explique Janine Baldridge, à la tête des Consulting and Advisory Services.

La part du capital-investissement a reculé en 2009 en raison du rebond marqué des marchés actions, mais elle devrait repartir à la hausse en 2012, pour passer de 4,3 % en moyenne en 2009 à 6,8 % en 2012 en Amérique du Nord. Les anticipations ne sont pas aussi optimistes pour l’Europe (3,7 %) ou le Japon (2,5 %). En Australie, les allocations au capital-investissement étaient de 3,5 % en 2009, et devraient faiblement progresser d’ici 2012.

Globalement, la part des portefeuilles investie en hedge funds devrait passer de 4,2 % en 2009 à 5,7 % en 2012. D’après les enquêtes précédentes, les hedge funds représentaient 7-8 % des portefeuilles en Amérique du Nord et en Europe, et 9-10 % en Asie et au Japon.

En 2009, la part de l’immobilier dans le portefeuille total des investisseurs institutionnels qui ont participé à l’enquête Russell représentait 4,0 % en Amérique du Nord, 4,9 % en Europe et 2,7 % au Japon. Les sondés tablent sur une augmentation tirée par les valorisations d’ici 2012 dans toutes ces régions.

source options finances juillet10

EN COMPLEMENT : Le « Panel Allocation AGEFI » adopte un portefeuille plus défensif pour l’été 

Panel Secteurs 

Les gestions reviennent à une position neutre sur les actions, et préfèrent se renforcer sur le cash et sur les actifs alternatifs 

Pour la trêve estivale, les membres du Panel Allocation réduisent fortement le profil de risque de leur portefeuille. 

Ils ne consacrent désormais plus que 44% de leurs encours aux actions, soit une baisse de trois points en un mois, et un retour sur le niveau de l’été dernier. 

Pourtant depuis un an, l’EuroStoxx 50 n’a progressé que de 7%.

 A quelques jours du début de la saison des résultats semestriels, les gestions semblent préférer jouer la prudence sur cette classe d’actifs. 

Faute de visibilité sur la croissance mondiale, qui vient de montrer quelques signes de ralentissement tant aux Etats-Unis qu’en Chine, les entreprises pourraient s’abstenir de donner des prévisions pour le second semestre et pour 2011, voire décevoir le marché lors de la publication de leurs semestriels. 

Un risque que ne semblent pas vouloir prendre les gérants du «Panel Allocation». 

Pourtant les valorisations restent attractives. 

Plus de la moitié des gestions ont conservé quasiment inchangée leur position sur les actions, tandis que quatre (Aberdeen AM, AllianzGI, Nordea, et UFG-LFP) l’ont réduite de 4 à 5 points. 

Seul Robeco s’est renforcé sur les actions, mais reste fortement sous-pondéré par rapport à son portefeuille de référence. 

Désormais, l’ensemble des gestions est redevenu neutre sur les actions. 

Les membres du Panel ne préfèrent pas plus les obligations, pour lesquelles certains intervenants jugent le potentiel de performance limité. 

Ils ont maintenant tendance à sous-pondérer le crédit dans leur portefeuille. 

Seuls AllianzGI et Nordea se sont renforcés, tandis que UFG-LFP s’en tient fortement à l’écart, réduisant son allocation de 17 points à 35%. 

En revanche, les gestions reviennent sur le cash et sur les niches des actifs alternatifs pour assurer la performance de leur portefeuille. 

Le cash revient ainsi à son plus haut niveau depuis la création du panel en avril 2009, signe de l’extrême prudence des gérants.

Bruno de Roulhac – 05/07/2010

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