Etats-Unis

Les dirigeants de la Fed révèlent leurs divisions

 Les dirigeants de la Fed révèlent leurs divisions

La banque centrale américaine doit publier ce mercredi les minutes de sa réunion de politique monétaire de fin juin. Les dirigeants de la Fed ont livré au WSJ leurs divergences sur d’éventuelles initiatives de politique monétaire.

Des dirigeants de la banque centrale des Etats-Unis (Fed) ont fait part dans le « Wall Street Journal » mardi de leurs divergences quant à la nécessité de nouvelles initiatives de politique monétaire pour relancer l’économie.

Le débat sur l’action de la Fed s’est reflété dans des propos rapportés par le quotidien des affaires sur son site internet.

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Le président de la Fed de Boston (Nord-Est) Eric Rosengren, traditionnellement partisan de mesures énergiques pour stimuler la croissance, s’est prononcé pour une action contre le risque d’affaiblissement de la conjoncture.

« Je m’inquiète du fait que le second semestre risque d’être un peu plus faible que nous ne pouvions l’anticiper il y a quelques mois », a-t-il expliqué.

« Si l’économie s’avère beaucoup plus faible que nous ne le prévoyions, il nous faudrait examiner d’autres possibilités de politique, qui comprendraient éventuellement de réinvestir les fonds ou peut-être de faire des achats supplémentaires » d’actifs financiers pour créer de la monnaie, a-t-il ajouté.

Le président de la Fed d’Atlanta (Sud-Est) James Lockhart s’est montré plus réservé.

« C’est le moment d’être patients sur notre politique et devoir comment évolue l’économie. Cette petite période de pause dans laquelle nous sommes aujourd’hui démontre simplement que les économies peuvent aller dans deux directions et que nous devrions examiner ce que nous ferions dans divers cas », a-t-il affirmé.

Le président de la Fed de Richmond (Est), Jeff Lacker, s’est en revanche opposé à de nouvelles mesures: « nous sommes très loin d’avoir besoin de penser à entreprendre des achats d’actifs », a-t-il considéré.

« La reprise prendra du temps. Il nous juste être patients et la gérer prudemment. Je ne pense pas que ce soit le moment de changer de braquet encore », a-t-il dit.

La Fed doit publier mercredi les minutes de sa réunion de politique monétaire de fin juin, lors de laquelle elle avait estimé la conjoncture financière « moins favorable à la croissance ». Elle pourrait faire part à cette occasion de prévisions de croissance revues à la baisse.

Quant au dissident Thomas Hoenig, le président de la Fed de Kansas City, il  a répété mercredi qu’il pensait que la croissance aux Etats-Unis serait d’environ 3% sur l’ensemble de l’année 2010 et a également estimé que le secteur immobilier restait un point d’interrogation, mais qu’il se « stabilisait » et que la reprise s’effectuerait progressivement. Il a indiqué s’attendre à une amélioration sur le front du chômage pendant le reste de l’année, sans toutefois donner de prévisions précises.

T.Hoenig a également répété ses inquiétudes relatives au discours de politique monétaire de la Fed, qui compte maintenir les taux actuels « pendant une période prolongée ». « Il faut garder à l’esprit les conséquences à long terme, qui peuvent contrebalancer les bénéfices attendus à court terme du maintien d’une politique accommodante », a-t-il déclaré.

Source agences juil10

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