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Le plan de relance keynésien canadien est un échec, juge l’Institut Fraser

Le plan de relance keynésien canadien est un échec, juge l’Institut Fraser

« Le plan économique du Canada fonctionne… Notre performance le prouve », déclarait fièrement le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, dans son dernier discours du budget, en mars.

Ce n’est certainement pas l’opinion de l’Institut Fraser, qui écrit dans la dernière livraison de sa publication Perspectives : « Les dépenses de relance du gouvernement n’ont eu pratiquement aucun effet sur la reprise économique au Canada. »

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Il est vrai, admet l’Institut Fraser, que les perspectives économiques se sont grandement améliorées depuis l’année dernière. Les marchés boursiers ont rebondi, les mises en chantier ont augmenté, le taux de chômage est en baisse, les ventes manufacturières dépassent les attentes, la productivité du travail est en croissance, etc.

Toutefois, les données de Statistique Canada montrent que l’économie canadienne a commencé à s’améliorer au milieu de 2009. Plus précisément, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,2 % au troisième trimestre de 2009 et de 1,2 % au quatrième trimestre, après trois trimestres de déclin.

Mais quelle part de ce redressement peut être attribuée aux dépenses du gouvernement ? Du deuxième au troisième trimestre, le PIB a augmenté de 1,1 point de pourcentage (de -0,9 % à 0,2 %). De ce 1,1 point, les dépenses de consommation et d’investissement des administrations publiques se sont établies à seulement 0,1 point de pourcentage. Alors que les investissements du secteur privé, véritable moteur de la croissance du deuxième au troisième trimestre de 2009, ont apporté une contribution de 0,8 point de pourcentage.

« Malgré les tentatives du gouvernement de stimuler la rénovation résidentielle grâce à un crédit d’impôt, les données de Statistique Canada montrent que les investissements résidentiels n’ont pas contribué à la croissance du PIB au troisième trimestre de 2009 », affirme l’Institut Fraser. Même échec, selon lui, pour la mesure fiscale destinée à encourager les entreprises à renouveler leur matériel informatique.

La seule bonne note qu’accorde l’Institut au gouvernement est la réduction de 4,5 milliards de dollars de l’impôt sur le revenu des particuliers qui a sûrement eu un impact sur les dépenses de consommation. « Malheureusement, moins de 10 % du plan de relance fédéral est consacré à cet allégement fiscal permanent », affirme l’Institut Fraser, qui conclut que toutes ces dépenses gouvernementales n’ont servi qu’à alourdir la dette des Canadiens…

source F&I juil10

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