Etats-Unis

Energie / Contreverse sur Les éoliennes : autant en emporte le vent ?

Energie / Contreverse  sur Les éoliennes :  autant en emporte le vent ?

Pour Robert Bryce, Les Etats-Unis devraient arrêter de subventionner cette énergie sur laquelle on ne peut pas compter.

PLUS/MOINS DEOLIENNE EN SUIVANT :

Dans le Texas, on fait les choses en grand, et rien n’échappe à la règle, pas même le vent. C’est en effet l’Etat américain le plus prolixe en énergie éolienne, pouvant ainsi produire environ 9.700 megawatts. (À peu près l’équivalent de la production éolienne installée en l’Inde) Les contribuables texans paient aujourd’hui 4 dollars de plus par mois sur leur facture d’électricité (environ 3,12 euros) afin de financer les quelques 3.700 kilomètres de câbles électriques tout neufs qui servent à transporter le courant généré par les éoliennes situées en zone rurale jusqu’au coeur des villes.

Mais aujourd’hui, les citoyens de cet Etat devraient demander à se faire rembourser. Pourquoi? Parce qu’en périodes de fortes chaleurs –et dieu sait qu’il peut faire sacrément chaud au Texas– les contribuables texans ne peuvent pas compter sur cette énergie éolienne. Le 4 août dernier, vers 17h, la demande électrique de l’Etat a battu un record avec 63.594 megawatts. Mais si l’on en croit l’opérateur du réseau électrique de l’Etat (l’Electric Reliability Council of Texas, ou ERCOT), les turbines des éoliennes ne produisaient qu’environ 500 megawatts au pic de la demande, et alors que le prix de l’électricité était au plus haut.

Autrement dit, au moment où ils en avaient le plus besoin, les Texans ne pouvaient compter que sur 5% de la capacité éolienne installée de leur Etat. Ils peuvent bien se vanter de la taille de leurs fermes éoliennes, il n’empêche qu’avec tout l’air chaud du Texas, elles n’ont réussi qu’à produire 0.8% de la demande électrique de l’Etat lorsque celle-ci culminait.

Le vent, ce n’est pas fiable

Pourquoi le Texas arrive-t-il à tirer si peu de jus de ses éoliennes quand la demande s’emballe?

Pour une raison simple: s’il fait si chaud au Texas l’été, c’est parce qu’il n’y a pas de vent. Les gradients de pression –les différences de pression atmosphérique entre deux points géographiques– sont largement responsables de la vitesse du vent près de la surface de la Terre. Plus les différences de pression sont grandes, plus le vent souffle. Pendant les canicules, ces gradients sont souvent au minimum; résultat, des turbines éoliennes qui ne tournent pas.

N’allez pas croire que l’énergie produite le 4 août est une aberration; l’ERCOT avait prévenu depuis longtemps: en 2007, l’opérateur a déterminé qu’«au cours des pics de demande des douze prochains mois, on ne pourra compter que sur 8,7% de la capacité éolienne installée». Rebelote en 2009 avec le même chiffre, 8,7%.

L’incorrigible versatilité du vent n’est pas l’apanage du Texas; rappelez-vous les problèmes d’énergie éolienne liés au froid intense qui ont touché l’Angleterre l’hiver dernier. Au mois de janvier, le Daily Telegraph écrivait que les températures glaciales s’accompagnaient également d’«une absence de vent qui signifie que sur les habituels 5%, seulement 0,2% de l’électricité du Royaume-Uni» était générée par le vent.

Il est crucial de comprendre ce manque de fiabilité du vent, au moment même où les principales infrastructures  américaines s’effondrent, désespérément à la recherche de nouveaux investissements. En juin dernier, le Government Accountability Office publiait un rapport où il déclarait que «les collectivités auront besoin de centaines de milliards de dollars dans les années à venir pour construire et moderniser les infrastructures de traitement des eaux usées». Ajoutez à cela les routes, les barrages, les ponts, les gazoducs et oléoducs, les transports en commun, et vous comprendrez rapidement que l’engouement des hommes politiques pour l’énergie éolienne ne fait que détourner l’argent de projets qui méritent un réel investissement et qui sont bien plus importants aux yeux du public.

Imaginez qu’une société propose de construire un pont à Minneapolis, ou dans n’importe quelle autre grande ville des États-Unis, et qui coûterait, disons, 250 millions de dollars (195 millions d’euros). La route serait étudiée pour faire circuler des milliers de voitures par jour, mais il y a un hic: aux heures de pointe, la voie principale serait fermée, le pont laisserait alors les automobilistes n’exploiter que 5 voire 10% de sa capacité totale. Si un tel scénario se produisait, la réaction indignée des habitants ne se ferait pas attendre.

Comment stocker?

C’est exactement le problème auquel nous sommes aujourd’hui confrontés avec l’énergie éolienne. La vérité, c’est que ces imposantes turbines –même si elles séduisent certains partis politiques– sont tout simplement trop nombreuses dans notre réseau tentaculaire de distribution de l’électricité. Elles ne remplacent pas et ne remplaceront jamais les centrales à charbon, au gaz, ou bien (mes préférées) nucléaires.

Malgré tout cela, les lobbyistes pro-éoliennes ont fait mouche en parvenant à convaincre le public et –plus important encore– les politiciens que l’énergie éolienne représente la voie de l’avenir. Aujourd’hui, plus de 30 Etats ont mis en place des règles qui exigeront une augmentation spectaculaire de la production d’énergie renouvelable au cours des prochaines années. Et c’est le vent qui devra fournir la plus grosse partie de cette électricité, puisqu’il s’agit de la seule énergie renouvelable qu’on peut installer rapidement et à grande échelle pour répondre aux exigences d’un mandat.

Les problèmes posés par l’intermittence du vent pourraient être rapidement résolus si seulement nous avions un moyen extrêmement peu coûteux de stocker de grosses quantités d’énergie. Si seulement. Cette question du stockage à grande échelle donne du fil à retordre aux inventeurs depuis des siècles. De nos jours, même les meilleures batteries sont trop encombrantes, trop chères, ou bien trop capricieuses. Certaines solutions, comme le stockage d’énergie par air comprimé ou les réserves d’eau pompée, sont viables, mais ce sont, à l’instar des batteries, des technologies coûteuses. Et même si les coûts dégringolaient, faisant donc du vent une source énergétique réellement viable, qui paierait la facture?

Une analyse objective des coûts élevés de l’énergie éolienne et de sa maigre contribution à nos besoins en électricité est urgente en ces temps de crise. Malgré une santé financière nationale peu encourageante, et malgré le fait que le secteur de l’énergie éolienne, grâce à son crédit d’impôt de 0,022 dollar (0,017 euro) par kilowatt-heure produit, reçoive une subvention à hauteur de 6,40 dollars (4,99 euros) par million de Btu (1 Btu=1.054-1060 joules) produit –une subvention 200 fois supérieure à celle reçue par le secteur du pétrole et du gaz, selon l’Energy Information Administration– les lobbyistes pro-énergie éolienne en demandent toujours plus. Le 27 juillet dernier, l’American Wind Energy Association (Ndt: l’Association américaine de l’énergie éolienne) publiait un communiqué exhortant à la création d’un mandat fédéral pour l’électricité renouvelable, et où ils déploraient également la chute spectaculaire du nombre d’éoliennes construites au cours du deuxième trimestre par rapport à 2008 et 2009. La présidente de ce lobby, Denise Bode, a déclaré que «l’industrie éolienne américaine est en détresse».

Heureux de l’entendre. Il est grand temps que nous arrêtions de dépenser autant d’argent dans le vent.

Robert Bryce
Chercheur au Manhattan Institute, son dernier ouvrage: Power Hungry: The Myths of «Green» Energy and the Real Fuels of the Future

Traduit par Nora Bouazzouni/Slate AOUT10

 

4 réponses »

  1. L’éolien au Texas, rapides données complémentaires :

    Pour situer un peu le journaliste texan R. Bryce et le Manhattan Institute :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Bryce_(writer)

    Quelques réponses faîtes aux Etats-Unis à Robert Bryce :

    Matt Wasson, Director of Programs for Appalachian Voices :

    « Extreme Misinformation in the Washington Post » :

    http://www.huffingtonpost.com/matt-wasson/extreme-misinformation-in_b_552097.html

    « Relying on bad science like the Nature Conservancy’s « Energy Sprawl » study and thoroughly discredited white papers like « The Case of Denmark » from Bjorn Lomborg’s Institute for Energy Studies, Bryce deftly turns common sense on its head to convince his readers that burning more fossil fuels is really the best path to a
    green energy future ».

    « Manhattan Institute, has received $800,000 from the big-time polluters at Koch Industries in recent years, on top of money from Exxon Mobil. It’s no surprise Big Oil and polluters fund right-wing disinformation »

    Jigar Shah CEO Carbon War Room et créateur de SunEdison :

    « For the record, I don’t know Robert and he is I am sure a brilliant senior fellow, but I needed a foil »

    http://www.cleantechblog.com/2010/04/robert-boyces-5-myths-show-ignorance.html

    « The Always-Provocative Robert Bryce Lists 5 Myths About Green Energy » by Scott Carlson

    http://chronicle.com/blogPost/The-Always-Provocative-Robert/23626/

    Ecarts entre les fonds alloués aux E-U en R & D pour différentes énergies à différentes périodes : dans tous les cas favorables au nucléaire et aux énergies fossiles, contrairement aux indications de R. Bryce :

    http://www.nationalaglawcenter.org/assets/crs/RS22858.pdf

    Subventions non exhaustives aux énergies fossiles :

    American taxpayer funding of oil and gas exploration keeps the price of fossil energy artificially low, a study conducted by Wood Mackenzie for the American Petroleum Institute shows.

    According to an article in the Oil & Gas Journal, the study found that eliminating tax deductions for intangible drilling costs and for US oil and gas production
    expenses would « shift the average break-even points for US oil and gas development from $47/bbl and $5.40/Mcf, respectively, to $52/bbl and $6/Mcf. »

    In other words, by subsidizing the oil and gas industry, American taxpayers are picking up a portion of the real cost of those fossil energy sources. In turn, that
    discourages conservation and makes it harder for renewable energy sources to compete on price.

    It’s important to note that this still doesn’t get us anywhere near the real price of fossil energy. To do that, you’d still have to look at the tax breaks that
    subsidize foreign oil production, the hundreds of billions spent around the world subsidizing fossil energy and the trillions the U.S. spends on the Ministry of Oil
    Defense.

    If we want renewable energies to compete without government support, shouldn’t we ask fossil energies to do the same ?

    Au niveau mondial (Bloomberg) pour 2008 : les subventions affectées aux énergies renouvelables sont 12 fois moindres en moyenne que celles affectées à l’industrie du pétrole. Environ 45 milliards de dollars pour subventionner les énergies renouvelables, sous forme de crédit d’impôts ou de réglementation du marché de l’électricité, à comparer à plus de 550 milliards que l’Agence Internationale de l’Energie a comptabilisé en subventions à l’industrie du pétrole.

    R. Bryce dans ses articles et livres est en faveur des gaz de schistes (qui avec de très nombreux forages posent, entre autres d’importants problèmes et risques environnementaux : contaminations de nappes phréatiques etc) et du gaz en général, puis de l’énergie nucléaire, contestant les soutiens (pourtant en diminution constante et qui ont été comparativement aux autres énergies faibles dans le temps) aux énergies renouvelables – de développement pourtant très récent et nécessitant la mise en place de filières et de développements technologiques pour beaucoup très prometteurs – alors que le gaz de schistes (de ressources bien plus anciennes et au total très largement subventionnées : gaz et pétrole) est toujours bien favorisé fiscalement, ce qui ne semble pas très cohérent (à moins de représenter des intérêts énergétiques particuliers). De plus le gaz et plus encore le pétrole ont des utilisations bien plus utiles (chimie, pharmacie etc) que d’être exploités sous forme combustible. Il n’est par ailleurs quasiment jamais tenu compte des facteurs Ges (gaz à effet de serre), ni des filières complètes de la source à l’exploitation, des risques et facteurs environnementaux, ni des déchets ultimes, ni des développements technologiques à venir, donc çà simplifie évidemment bien des calculs et çà fausse l’ensemble des données moyen-long terme.

    Il faut environ 1 an pour mettre en place un parc éolien (capacité totale actuelle + de 10.000 MW au Texas) alors qu’il en faut environ 5 pour un réseau électrique
    (en bonne partie obsolète au Texas et qui ne concerne pas que l’éolien) et environ 10 pour une centrale
    nucléaire – dont le choix posait en particulier des problèmes de sécurité, le Texas étant déjà un Etat leader dans la production de pétrole et de gaz : 75% de la production de gaz et plus de 35% du pétrole
    se situent dans un triangle Texas Louisiane golfe du Mexique – (le Texas produit encore à lui seul
    25% du pétrole des Etats-Unis avec des réseaux le rendant plus sensible qu’un autre, unités de production, stockage, pipelines/gazoducs etc. et il manque généralement de ressources en eau).

    R. Bryce ne mentionne pas qu’une bonne part des déficits ponctuels en énergie éolienne relevée par le principal gestionnaire de réseau Ercot sont en majorité liés à ce retard de mise en place du réseau, qui se justifie mieux sur une zone venteuse diversifiée importante et qu’un % non négligeable n’est donc pas encore en mesure d’approvisionner, quand nécessaire, plusieurs villes (dont Dallas) où les pics de demande sont bien sûr les plus forts.

    La production éolienne au Texas, si elle est très rarement faible – ce qui peut en attente de réseau plus large adéquat ou stockage être aisément compensé les quelques jours manquants éventuellement par an pour cet Etat où la production de gaz est majoritaire – bat au contraire régulièrement des records (88% de la capacité par exemple pour certains parcs locaux et 70 % pour l’ensemble du Texas en octobre 2009 ou encore dans les premiers mois de 2010 etc).

    Cette production éolienne est en fait souvent en forte surcapacité, comme par exemple au Nord de l’Allemagne et il y a pour le moment un réseau incomplet et inadéquat (plus de vent à l’Ouest du Texas et densité de population la plus forte au Nord) pour ce surplus d’énergie.

    Le prix de l’électricité éolien déjà compétitif baisse régulièrement ( – 90% sur moins d’une dizaine d’années à comparer à + 100% de hausse pour le gaz dans le même temps)
    et c’est bien sûr aussi le cas au Texas et la tendance à la baisse va se poursuivre puisque les éoliennes installées à l’origine sont nettement moins performantes que celles actuelles et à venir. Ce n’est pas par hasard ni par seuls intérêts de tels ou tels que l’éolien a été choisi (en plus d’origine principalement étrangère), même si certains aspects sont objectifs, mais bien notamment en fonction du coût (inférieur au nucléaire), d’ailleurs sinon pourquoi ne pas avoir alors opté dès le départ pour le solaire ou la biomasse (d’origne principalement américaine) dont le potentiel est très élevé au Texas.

    Les autres énergies renouvelables y sont à l’heure actuelle en effet sous exploitées et en particulier le solaire alors que c’est un Etat ensoleillé et que c’est une énergie
    très complémentaire à l’éolien, en particulier au Texas :

    http://www.ars.usda.gov/is/pr/2010/100812.htm

    ..de même que la biomasse alors que l’agriculture y
    est importante (2e Etat agricole), la géothermie etc

    A celà il faut ajouter que c’est un des Etats les plus consommateurs d’énergie, avec un réseau ni adapté ni récent et que l’efficacité énergétique y est très en retard.

    Ne sont pas évoquées les hausses des prix du pétrole et du gaz à venir et leurs conséquences.

    N’est pas cité non plus par Bryce dans ses articles l’impact positif sur les revenus, la création d’emplois (27% de plus que les centrales à charbon et 20% de plus que pour le gaz), en particulier ruraux, sans dépendance
    externe et nettement moins d’émissions de Ges, ni déchets critiques :

    329 millions de dollars de recettes annuelles pour le Texas, plus de 10.000 emplois déjà créés et plus de 41.000 en prévision d’ici 5 ans :

    http://www.renewabletexas.org/downloads/wind_benefits_for_tx.pdf

    Rapport des consultants de Perryman sur l’éolien au Texas :

    The Perryman Group (TPG) was recently asked to quantify the
    economic contributions of wind generation and transmission
    investment resulting from Texas’ CREZ project (Competitive Renewable Energy Zones) in a comprehensive manner.

    The build-out of CREZ is predicted to conserve
    approximately 17 billion gallons of water annually and lead
    to reductions in emissions including up to 16% in CO2 and up
    to 13% in NOx (pour mémoire c’est mieux dans tous les cas que le nucléaire, comme le confirment plusieurs universités dont celles de Stanford ou du Wisconsin)

    Emplois et recettes :

    The combined construction impact of new power transmission
    facilities as well as wind turbine construction following the initial implementation of the CREZ initiative on business activity in Texas is projected to total $30.6 billion in output (gross product) and some 383,972 person-years of employment. This economic activity leads to notable
    incremental tax receipts over the development period; TPG
    estimates the gains to include about $1.6 billion for the State and $329.1 million for various local governments.

    The Case I level is roughly equivalent to the current
    size of the air transportation in the state, while Case II is about as large as the computer and electronics sectors (secteurs employeurs importants au Texas)

    Another perspective is on a per-customer basis. Depending on
    the levels of overall generation fuel prices, the typical
    residential customer at project maturity will save between
    $160.93 and $354.94 per year (fully adjusted for the
    associated transmission costs), resulting in a stimulus to the economy of $454.44 to $995.60 in total spending and $216.76 to $478.03 in gross product.

    This report presents the results of TPG’s analysis :

    http://www.perrymangroup.com/reports/Winds_of_Prosperity_Final.pdf

    Site de Perryman Economic and Financial Analysis Firm

    http://www.perrymangroup.com/

    Records réguliers du parc éolien texan :

    Mars 2010 – Le Texas a établi un nouveau record concernant la production d’énergie éolienne lorsque 19 % de l’électricité en provenance du réseau principal a été
    générée grâce au vent, soit une puissance instantanée de 6272 MW. Bien évidemment, la moyenne globale de la production d’énergie éolienne au Texas est beaucoup plus
    faible que ces pics. L’année dernière, le Texas a fourni environ 6,2 % de son électricité à partir de turbines éoliennes.

    Cependant, plusieurs parcs éoliens installés au Texas tournent au ralenti ou sont dans l’obligation de fermer les jours de vent à cause d’une carence certaine dans
    les infrastructures réseaux qui servent à transporter le courant vers des villes plus éloignées…

    L’Etat du Texas a décidé d’y remédier en y consacrant près de 5 milliards de dollars. Il a ainsi l’intention de construire un réseau de lignes à haute tension afin de décongestionner les principales villes.

    Le Texas est l’Etat américain le plus venteux et donc le plus prolixe en énergie éolienne. Ci-dessous, la liste des 10 Etats les plus venteux :

    1. Texas
    2. Kansas
    3. Montana
    4. Nebraska
    5. Dakota du Sud
    6. Dakota du Nord
    7. Iowa
    8. Wyoming
    9. Oklahoma
    10. Nouveau-Mexique

    http://www.smartgridnews.com/artman/publish/Technologies_DG_Renewables_News/Record-Wind-Energy-in-Texas-Underscores-Transmission-Need-1527.html

    Plus la production des énergies renouvelables augmente, plus augmentent les conflits d’intérêts (çà aide à mieux comprendre les compétitions qui règnent dans certains Etats
    et explique les diverses publications parfois difficiles à
    décrypter ! :

    http://online.wsj.com/article/NA_WSJ_PUB:SB10001424052748704188104575083982637451248.html

    Il ne faut pas omettre non plus que toutes les énergies peuvent être concernées par des coupures ou ruptures d’approvisonnement

    Cas du gaz en Angleterre :

    http://news.scotsman.com/uk/Energy-fears-over-gas-and.5958191.jp

    du charbon en Chine :

    http://www.chinamining.org/News/2010-01-07/1262833168d33140.html

    du nucléaire en Espagne ou France etc :

    http://www.euractiv.com/fr/energie/canicule-entrane-fermeture-centrales-nuclaires/article-156926

    http://www.monde-diplomatique.fr/2004/02/BOVET/11015

    Quelques exemples de coûts de stockage d’énergies renouvelables pas si élevés qu’indiqués :

    « Il apparaît évident que le stockage est une technologie pertinente pour favoriser l’intégration des énergies renouvelables intermittentes dans les réseaux
    électriques ». Exemple de la Réunion

    http://www.arer.org/pj/articles/271_Rapport-etude-stockage-Marine-Tran-sept08.pdf

    http://www.arer.org/pj/articles/448_Rapport-stock-hydraulique-CF2009.pdf

    Bon, R. Bryce, parfois un peu en incohérence avec ses idées a mis du solaire sur son garage, mais la façon dont çà a été posé on peut là aussi se demander si ce n’est pas non plus un peu mal intentionné à l’égard de cette autre branche des énergies renouvelables ! ;o)

    http://tv.muxlim.com/video/fU1PCgQ056K/Energy-Expert-Robert-Bryce-questions-Green-future/

    • En mettant cet article de R Bryce histoire de jouer un peu les avocats du diable j’avais espérer une contre argumentation de votre part….Vous avez dépassé toutes mes espérances…Bravo et merci à vous Olivia d’avoir ainsi pris ainsi sur votre temps

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