Marché Obligataire

Business as usual : Le retour des obligations corporatives de 100 ans

le retour des obligations corporatives de 100 ans

L’imagination des financiers n’a pas de limite. Ainsi, Wall Street vient de relancer le concept de « long bond », soit des obligations corporatives de 100 ans.

La grande question : les investisseurs vont-ils mordre? ou mieux encore se faire harponner comme au bon vieux temps ?

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Par les temps qui courent, les amateurs d’obligations achètent tout ce que le marché leur propose. Mais certains banquiers vont tester leur voracité, constate le Wall Street Journal dans « Rethinking the ‘Long’ Bond » (Repenser l’obligation à long terme).

De telles obligations sont émises par les sociétés les plus fortes de l’économie américaine, desquelles on s’attend à ce qu’elles survivent une centaine d’années!

Ce genre de produit avait déjà été proposé entre 1993 et 1997 par une douzaine d’émetteurs. Mais ce type d’obligations demeure très rare depuis.

Avec les taux à des niveaux historiquement bas, plusieurs sociétés sont à la recherche de financement à très long terme. Et parce que la demande d’obligations corporatives domine l’offre, elles entendent en profiter.

Avec une échéance située en 2110, les investisseurs seront tous morts quand les obligations seront retirées du marché.

Pour les acheteurs, le risque se situe dans les taux d’intérêt : dans le prochain siècle, vont-ils grimper à un niveau tel qu’ils diminueront la valeur de l’obligation? Selon l’historique du marché obligataire, les experts en sont certains.

C’est pourquoi plusieurs doutent de l’intérêt réel d’un tel produit. Malgré tout, les banquiers qui proposent actuellement des obligations centenaires affirment qu’il y a une tendance « naturelle », depuis quelque temps, à aller vers les obligations à long terme.

Les entreprises qui ont émis des obligations centenaires par le passé sont Norfolk Southern, Anadarko Petroleum, Burlington Northern Santa Fe, Motorola, Walt Disney, Coca-Cola, Fedex, Ford, IBM… Le coupon de la majorité de ces obligations jouait entre 7% et 8%.

Les acheteurs naturels de ces obligations sont les compagnies d’assurance et les caisses de retraite. Elles ont besoin de titres à très long terme pour marier le risque avec leurs engagements à long terme envers leurs bénéficiaires. Par leur nature, les obligations centenaires sont échangées sur les marchés secondaires

source F&I sep10

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